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Le Velvet des livres

Helene Hanff, 84 Charing Cross Road

lundi 19 octobre 2009

Voilà un petit bijou qui m'a plu énormément. J'ai adoré cet échange de lettres autour de livres. L'auteure écrit des scénarios. Elle n'a pas vraiment fait d'études, mais elle a une soif de lire et d'apprendre hors du commun. Elle ne trouve pas les ouvrages qu'elle souhaite à New York, aussi lorsqu'elle découvre une bibliothèque à Londres, elle décide de s'y approvisionner avec constance. Elle leur lance de véritables défis et à l'affut d'éditions rares, elle multiplie les requêtes les plus inattendues. Elle commence aussi une relation forte avec les employés de la librairie, en particulier avec Frank Doel. Elle envoie souvent de bons colis, bien remplis pour les aider à passer le cap du rationnement. Elle apprend à connaître la famille de Frank et sa femme Nora devient proche également. Les lettres sont échangées sur près de vingt ans. Helene promet de venir en Angleterre. Elle ne pourra pas tenir sa promesse avant la mort de Frank.
On dirait un roman épistolaire. Les lettres sont simples et touchantes et tiennent le lecteur en haleine. Je l'ai lu d'une traite et j'ai apprécié la poésie, les émotions du quotidien et la tendresse présente à chaque instant. Une belle histoire humaine qui fait mouche. J'aimerais voir le film avec A. Hopkins et A. Bancroft.

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Laurie Colwin, Accidents

dimanche 18 octobre 2009

J'ai adoré ce livre, c'est un véritable petit bijou. C'est le deuxième que je lis de cette auteure et je ne vais pas en rester là. La narratrice est veuve. Elle perd son mari dès le début du roman et on voit comment elle accuse le coup et comment petit à petit, elle réussit à remonter la pente. L'histoire mêle habilement des introspections et des récits en arrière. On découvre le passé du personnage qu'elle fait revivre avec un brin de nostalgie. Très vite, elle assume son indépendance, déménage, travaille un peu et entretient sa passion pour le piano. Elle va nouer des liens très forts avec Patrick son beau-frère.
L'histoire est bien menée, les personnages sont décrits en profondeur et finesse. J'ai suivi cette tranche de vie avec intérêt.

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Jérémy Nabati, Question de l'être et beauté féminine

mercredi 14 octobre 2009

J'ai reçu ce livre grâce au partenariat proposé par le superbe blog de blog-o-book. Il faisait partie des lectures du mois d'octobre. Je les remercie pour cet envoi et je tiens à souligner cette excellente initiative qui permet aux amoureux de la lecture de partager leur passion.




Passée la joie d'avoir reçu le livre, il a fallu le lire et malheureusement, contrairement à certaines lectrices, je n'ai pas du tout réussi à pénétrer l'esprit du livre. Il s'agit, vous l'aurez compris, pour moi d'une véritable déception. Pourtant le livre a tout pour plaire, le sujet, (Aldo en quête de la femme idéale) l'écriture facile et détendue. Mais les personnages manquent de profondeur. Je n'ai pas aimé le ton pseudo décalé où tout devient sujet à rire. Les noms de rue même sont des hommages détournés à de grands lieux ou de grandes oeuvres: "place du Parthénon",. On trouve même des clins d'oeil à des personnalités moins sérieuses: la "Place Sim des Grosses Têtes". (l'humour est à ce niveau, je pense). Les philosophes eux aussi sont pastichés: on trouve Heidegger comme auteur d'un traité de pataphysique ou Quetzsche (vous aurez compris Nietzsche) est évoqué par ailleurs. Il me semble que cet humour de prof de philo est un peu léger. Bref, je n'en vois pas l'intérêt. La syntaxe ne s'embarrasse pas de fioritures: "Un matin, quand Aldo se réveilla, il était seul dans son lit, sauf une odeur de pain grillé." Donc une simplicité affichée et revendiquée, de l'humour à la pelle... Mais le sens de tout cela m'a échappé. J'imagine qu'à la fin, les personnages frôlent la mort. Le style très elliptique ne m'a pas permis de le comprendre aisément.
La seconde partie de l'ouvrage m'a rendu plus perplexe encore. J'ai apprécié le dernier poème avec des effets de style revendiqués:
"Peut-être l'écriture attend
La pensée
Comme la pensée
Attend l'écriture.". Je trouve justement que ceci sous une spontanéité apparente dénote une trop grande réflexion qui m'a laissé de marbre. On dirait des carnets un peu surréalistes écrits sous la forme de jets automatiques.
Pourtant au début j'étais séduite par l'idée et le propos, je me suis perdue en route. Dommage parce qu'à mon avis tous les ingrédients sont présents chez cet auteur pour qu'il en devienne un grand. Maintenant ce n'est que mon avis, mais j'ai rarement été aussi déçue par un ouvrage.

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Mo Hayder, Birdman

mardi 13 octobre 2009

C'est son premier roman, et j'en avais déjà lu d'autres. Je trouve qu'il est culotté et vraiment c'est un gros coup de coeur pour moi. En même temps, je suis fan à la base, donc je n'ai pas été déçue. J'ai beaucoup aimé l'entrelacement des histoires et découvrir le personnage de Jack Caffery à ses débuts. Le lecteur est orienté tout au long de l'histoire, on a des pistes sur les différents temps de l'enquête. A un moment, on comprend bien que le tueur n'était pas seul, et là tout se fait lien et on connecte les informations entre elles.
Les milieux sont sordides à souhait, les personnages ont une profondeur suffisante et très vite, on se surprend à détester Véronica la petite amie de Jack qui lui pourrit la vie. L'ambiance est pessimiste comme dans les autres livres. Mais ce que je trouve génial chez cette auteure, c'est que même avec le même flic, elle évite le même genre d'histoire. Evidemment il existe des points communs et des similitudes fortes, mais selon moi, elle parvient bien à se renouveler.
Le roman est construit comme une tragédie grecque et l'horreur s'infiltre petit à petit, sans complaisance mais juste pour souligner la noirceur humaine, car c'est bien de l'homme qu'il s'agit. J'ai été saisie par l'ambiance et la fragilité des personnages. Et j'en veux encore. A quand son prochain livre?

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Saskia Noort, Petits meurtres entre voisins

jeudi 24 septembre 2009

Je suis contente d'avoir découvert ce petit bijou par hasard dans ma librairie préférée. Le titre bien sûr m'a rappelé le film.
J'ai trouvé rapidement le suspect, mais comme dans un bon Colombo, il était intéressant de cheminer auprès du personnage principal, Karen qui a su tout de suite flairer les irrégularités dans son entourage.
Les relations créées dans une campagne hollandaise entre des femmes qui s'ennuient sont assez croustillantes et effarantes. Le vernis craque et chacun se révèle égoïste, insensible aux ennuis des autres.
Le premier meurtre maquillé en suicide met le feu aux poudres et bientôt la maîtresse du défunt va être soupçonnée.
L'histoire est alerte et ne s'embarrasse pas de détails inutiles, on suit la routine de ces femmes aisées et oisives. Les rivalités sont larvées et éclatent au grand jour. Mais on s'attend quand même  à une fin heureuse, le coupable est arrêté et on sait bien que Karen va récupérer son gentil mari et qu'elle se tiendra correctement sans faire de vagues à l'avenir. Elle a compris le message. Une écriture au vitriol et un climat lourd et pesant font de ce roman une réussite.
Encore une fois ce coup de coeur m'a donné envie de lire son prochain livre.

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José Carlos Somoza, la Théorie des cordes

mardi 15 septembre 2009

Je remercie tous les gens qui ont fait l'éloge de ce livre m'incitant donc à le lire. Cela a été un enchantement de tous instants. Le livre est une véritable aventure à mi-chemin entre la science-fiction et le fantastique. Les personnages sont creusés et d'une grande densité. Je me suis perdue dans les allusions scientifiques mais elles ont eu une valeur exotique pour moi et j'ai bien attaché à l'ambiance effrayante dès le départ.
Les épisodes sont concentrés et ménagent le suspens jusqu'à une fin ambiguë qui n'est pas sans rappeler certains feuilletons anciens. La description et l'analyse du monde des savants vu par un Carter par exemple, frise le ridicule. Ils ont l'air plus préoccupés de leurs recherches que de leurs contemporains. Ils semblent égoïstes et indifférents aux autres.
L'évolution est menée sans complaisance et les personnages apparaissent dans tous leurs défauts.
Il serait intéressant de voir une adaptation au ciné de ce chef d'oeuvre. Ou tout au moins j'aimerais une suite. Pourquoi ne pas retrouver l'héroïne et Carter quelques années après ? L'histoire est à creuser.
C'est un auteur exaltant et peu banal que je retrouverais avec plaisir.




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Ake Edwardson, Ce doux pays

lundi 24 août 2009

Encore une enquête du commissaire Erik Winter. Il est revenu d'Espagne très fatigué, il a des vertiges, il est jeune papa. Mais cela ne l'empêche pas d'aimer son métier, ce côté "souterrain" comme il le dit si bien. C'est un amateur de musique. Il aime tous les styles. Il découvre la musique kurde en fréquentant le milieu des clandestins et des immigrés irakiens. Le livre offre une perspective intéressante et émouvante sur la condition des expatriés. On découvre la fuite d'une jeune fille contrainte à l'exil, son récit est mené en parallèle de celui de l'enquête.
L'enquête est un huis clos qui se borne à quelques endroits clefs de la cité des quartiers nords. La police cherche un témoin capital, elle perd ses indics que quelqu'un s'évertue à tuer avec minutie. Très vite, les soupçons se portent sur l'interprète, mais il se peut que la piste soit trop évidente. Et pourtant.
Je suis sensible à l'univers de cet auteur. J'aime beaucoup les descriptions de l'été suédois, des jeux de lumière dans la poussière, des moments d'introspection du commissaire. Tous ces éléments en font à mes yeux un auteur à part et j'ai hâte de retrouver le dernier opus des aventures du commissaire. En effet, il paraît que la 10e enquête sera la dernière.


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Philippe Claudel, le café de l'Excelsior

jeudi 20 août 2009

Ce café se trouve à Nancy, mais il ne s'agit pas du grand bien connu. Celui-là est tenu par le grand-père du narrateur. Ce petit récit court est un véritable bonheur et se lit avec beaucoup de plaisir. Il est rempli de moments forts, de passages émouvants mais toujours justes. Comment ne pas être sensible à la plume de cet auteur?
On m'a posé la question récemment et je pense que c'est de loin un de mes auteurs préférés. Et je sais que je vais en lire d'autres.
Le petit garçon a perdu ses parents et il n'a plus que son grand-père. Ils sont très proches et s'entendent bien. Forcément le destin va les séparer mais l'enfant devenu adulte aura toujours l'esprit de son grand-père en lui et de manière symbolique, on sent qu'il va reprendre le café.
Beaucoup de scènes sont amusantes et l'ironie de l'auteur pique les petits travers des gens.
Une jolie balade en bonne compagnie. Encore un coup de coeur!

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Arto Paasilinna, Petits suicides entre amis

jeudi 13 août 2009

Ce n'est pas le premier titre de cet auteur, en revanche c'est la première déception infligée par cette lecture un peu longuette. Le sujet était plaisant, le style amusant. L'auteur n'épargne ni les mots d'humour, ni les bonnes blagues, ni les situations cocasses. Certaines ont été l'occasion de bons moments de lecture. Pourtant la fin est prévisible et de nombreux détails sur le tour operator de ce bus de futurs suicidés m'ont laissée perplexe. Les vies des personnages ne sont pas toujours intéressantes et certaines péripéties sont trop répétitives à mon goût. Ce livre commencé depuis six mois a traîné sur mes étagères et je n'ai pas acheté le dernier, de peur d'être déçue également.
J'ai bien aimé quand même la visite au château du Haut-Koenigsbourg, au moment où le guide leur dit que beaucoup de gens se sont suicidé du haut d'une tour; tous se penchent pour observer les rochers.
Il n'y a pas vraiment de personnage qui s'impose dans le roman. Il se présente plutôt comme le développement d'une thèse lancée dès le début dont l'auteur épuise toutes les ficelles jusquà une fin compassée.
On l'aura compris, cette lecture ne m'a guère enchantée.

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Michelle Richmond, l'Année brouillard

samedi 8 août 2009

Voilà un titre dont j'avais entendu le plus grand bien et qui s'est révélé au final une déception certaine. Le livre est truffé de longueurs, de passages didactiques et pseudo-lénifiants sur la mémoire, son rôle, le souvenir proustien, de phrases du type "tu vois ce souvenir est classé dans telle catégorie....". Ce baratin qui se veut scientifique n'a ici pas grand intérêt; il vient plomber le récit et ne fait pas avancer du tout l'intrigue.
L'héroïne est fatigante. Elle se croit investie d'une mission parce qu'elle se sent responsable. Elle se laisse traiter de façon cavalière par son fiancé qui finit tout de même par la quitter.
Abby cherche la petite Emma qui a disparu, alors qu'elles faisaient une promenade ensemble. Sa culpabilité la pousse à déplacer des montagnes. Elle ne s'autorise aucune pause, aucune distraction et quand elle est sur le point de craquer en compagnie de charmants jeunes hommes, elle s'arrête au dernier moment. Elle est pudibonde et se voudrait une mère parfaite, mais Emma n'est pas sa fille. Je trouve que les sentiments sont exagérés. Son chagrin est démesuré; elle en fait des tonnes; elle n'est pas crédible.
Quant à  la fin: elle me semble facile. Emma est trouvée par hasard, même si la piste qu'Abby a suivi semblait logique. En fait, elle n'a pas réussi à créer de lien véritable. Que dire de l'épisode raté du zoo? Est-il nécessaire d'emmener une petite fille qui vient d'être kidnappée au zoo?
Bref, vous l'aurez compris, c'est une déception.

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Sharon Bolton, Sacrifice

lundi 3 août 2009

Encore un polar qui fait partie de la sélection du prix sncf. Et je trouve qu'encore une fois, le jury a fait un excellent choix car ce livre est époustouflant. J'ai dévoré les 500 pages en deux jours et je suis presque frustrée qu'il soit terminée.
L'histoire se passe au nord de l'Ecosse dans les Shetlands plus exactement. Pour suivre le parcours de l'héroïne, j'ai ressorti mon guide du routard et j'ai franchement envie d'y aller.
Tora Hamilton est gynécologue et on la suit dans son travail et dans son quotidiene. Elle est passionnée par les chevaux et découvre un jour qu'elle veut enterrer un de ses équidés morts, un cadavre parfaitement conservé dans son jardin. Les runes gravées sur le dos de la jeune femme vont la renvoyer aux traditions écossaises les plus anciennes. Elle va découvrir aussi beaucoup de choses curieuses sur sa famille et son mari en particulier. C'est une jeune femme audacieuse qui va prendre tous les risques pour découvrir la vérité. Dana, la policière chargée de l'enquête va l'aider avec méthode.
De nombreux rebondissements tiennent le lecteur en haleine et même si j'avais deviné une partie de l'intrigue, je me suis laissée prendre par le rythme et l'ambiance du roman.
C'est un premier roman qui met en scène un personnage féminin au caractère bien trempé qui n'a pas peur de défier son beau-père, son chef de clinique et qui sait prendre ses responsabilités.
Espérons que d'autres suivront.
Ce livre mérite aussi de remporter le prix du polar sncf.

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Johan Theorin, l'Heure trouble

vendredi 31 juillet 2009

Encore une belle découverte que je dois à la sélection du prix polar sncf . Le même prix qui avait couronné à juste titre Tokyo. Ce livre a aussi reçu le premier prix du policier suédois en 2007.
L'histoire mène deux récits en parallèle et on se prend à les suivre avec un grand intérêt. La première raconte la situation de Julia de longues années après la disparition de son fils. L'enquête est relancée par l'arrivée d'une sandale qui lui appartenait. La seconde met en évidence les tribulations de Nils Kant, un jeune homme peu recommandable qui a dû fuir son pays pour se cacher en Amérique du Sud. Les destins de l'homme et du petit garçon se sont croisés en 1972.
Les personnages sont finement présentés. On les voit évoluer, remplis de culpabilité et se détruire petit à petit. Mais surtout, le roman explore les motivations et les pensées les plus profondes. Cette quête de la vérité va permettre à Julia et à Gerlof, son père, de se rapprocher. Ils ont failli perdre la vie en pistant l'assassin du petit.
La vie dans la province de Smaland est justement décrite. La narration fait une part belle au passé et aux légendes de la Suède.
Pour moi c'est une réussite, un premier roman prometteur, qui sera récompensé, j'espère par le prix du polar sncf.

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Douglas Kennedy, Quitter le monde

mercredi 29 juillet 2009

Quel livre magnifique! Bon, à la base je suis fan, mais là j'ai l'impression que c'est le meilleur qu'il ait jamais écrit. Le personnage principal est fascinant et tout le monde peut s'identifier à elle. On suit son parcours avec attention et inquiétude. Son enfance n'a pas été des plus faciles et sa mère lui fait endosser la culpabilité du départ de son père. Elle est ambitieuse. Elle devient docteur en littérature. Elle a fait de prestigieuses études à Harvard. Elle s'engage dans la finance, mais son père lui demande 10000 dollars qu'elle lui prête alors qu'elle ignore qu'il est en cavale. Elle ruine son passage éclair dans ce monde qui n'est pas le sien. Ces débuts dans l'enseignement sont tout aussi difficiles. Elle finit par rencontrer un étudiant dans le cinéma. Mais comme toujours les relations conjugales chez l'auteur vire au drame. Sa seule joie a été d'avoir une fille avec lui. Malheureusement elle décède, renversée par une voiture.
Jane connaît alors une véritable descente aux enfers. L'épisode canadien qui suit sa sortie de l'hôpital est savoureux. Elle trouve un travail intéressant dans une bibliothèque à Calgary. Elle va ensuite jouer avec bonheur les détectives amateurs pour sauver une jeune fille kidnappée par un pervers. Finalement elle retrouvera les joies de l'enseignement.
Le style est pathétique et après avoir quitté le monde, Jane fera une entrée en fanfare. Encore une destinée féminine que j'ai suivi avec un grand intérêt. Les références littéraires et musicales foisonnent dans le livre et donnent plus d'épaisseur au contexte.
J'ai passé un excellent moment.

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Ann Cleeves, Noire solitude

dimanche 26 juillet 2009

Voilà un polar comme je les aime. C'est le deuxième livre que je lis de cette auteure. Seulement trois livres ont été traduits sur la vingtaine qu'elle a écrites. Dommage. J'en lirais bien d'autres. Surtout que l'inspecteur Jimmy Perez mérite d'être connu et je le retrouverais avec plaisir dans d'atures enquêtes.
J'ai particulièrement aimé l'ambiance, le nord de l'Ecosse, les coutumes et les personnages.
Franchement autant dans le premier j'avais des soupçons quant à l'assassin, autant là, la fin fut pour moi une réelle surprise. Rien ne m'avait guidée sur la piste du coupable.
L'histoire est rondement menée. La psychologie est bien mise en avant et complète à merveille ce tableau d'un pays un peu en repli et pétri de légendes. Le passé est fort présent et chacun semble avoir un secret lourd à porter.
Une réussite en ce qui me concerne.

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Pierre Péju, Naissances

samedi 25 juillet 2009

Ce petit livre est un régal. L'auteur évoque différentes naissances. La plus tragique est celle du bébé mort-né qui ne peut laisser insensible. La première, qui a lieu dans un camp de concentration, est assez dure à supporter également.
Les instants sont magnifiques de poésie et l'auteur expose tous les points de vue: celui de la mère, du père, du médecin...
Les récits conduisent à la mort et l'auteur se livre donc à une réflexion sur le sens de la vie.
Ces instanstanés se lisent avec plaisir et l'écriture est vraiment très belle.
Une belle découverte.
Cela m'a donné envie de lire la Petite Chartreuse que j'avais donnée en brevet blanc.

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Douglas Kennedy, l'homme qui voulait vivre sa vie

jeudi 16 juillet 2009

J'ai littéralement dévoré ce livre. En trois jours les 500 pages étaient terminées. Ce n'est pas le premier livre que je lis de cet auteur. Je suis sous le charme. J'aime son écriture, son esprit. L'idée que, lorsque tout paraît fini et qu'il n'y a plus rien dans un couple, tout peut recommencer ailleurs.
Il est le spécialiste de la dérive amoureuse. Le couple formé par Ben et Beth est d'une banalité affligeante. Lui s'ennuie dans sa vie professionnelle et constate que sa femme a mal évolué. Elle le trompe. Cet aspect va modifier sa vie à jamais.
On le suit dans sa fuite éperdue et on ne le lâche qu'une fois qu'il s'est remis en ménage avec une femme totalement différente de la sienne. Cette fin heureuse le personnage l'a bien mérité. Il parvient à revivre à travers un quotidien qui lui apporte bien moins que ses deux vies précédentes. Il a réussi à percer dans le milieu de la photo, mais sa plus belle réussite est d'accepter l'humilité et la facilité. Il ne faut pas envisager avoir plus.
J'ai déjà acheté son dernier livre. Je me le réserve pour plus tard.


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P.D. James, une mort esthétique

dimanche 12 juillet 2009

Il semblerait que la dernière aventure du commandant Dalgliesh soit arrivée et que celle-ci se termine par son mariage avec Emma.
Le style est toujours impeccable et l'ambiance savamment mise en place. Le début est très long et nous livre de belles pages sur les personnages. On apprend peu à peu à les découvrir et à les apprécier.
C'est la première fois qu'aucun indice ne permet de mettre le lecteur sur la piste. Le meurtre commis dans le manoir par quelqu'un qui s'y trouvait est longtemps laissé en suspens. Tous ont l'air innocent. On n'est orienté vers un personnage qui a éprouvé des griefs à l'encontre de la journaliste étranglée mais on ne pouvait pas la soupçonner pour autant.
La fin est plus ou moins inattendue et le livre se termine par un double mariage celui d'Adam et Emma et celui du chirurgien renommé avec l'héritière du manoir.
Une réussite pour cette romancière chevronnée que l'on retrouve avec plaisir à chaque roman.


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Régis de Sa Moreira, le Libraire

dimanche 12 juillet 2009

Ce livre est un petit bijou qui est écrit sur un mode plaisant et poétique. On s'attache d'emblée à ce personnage qui est présent et défie les lois de la logique. Il est toujours disponible et prêt à faire partager son amour des livres. On est curieux de savoir ce qui va lui arriver.
Les chapitres sont de courtes scènes où le libraire est confronté à des clients exigeants et farfelus. Certains reviennent, d'autres ne passent qu'un instant. La finalité n'est pas expliquée on n'assiste qu'à ces petits instantanés de vie et on apprécie le petit ton léger, décalé et drôle propre à chaque portrait.
Finalement le libraire rencontre sa moitié et il va continuer à exercer sa passion mais de manière différente.







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Mo Hayder, Skin

dimanche 12 juillet 2009

J'ai été ravie de retrouver l'inspecteur et Flea. Leurs histoires ne se croisent pas et elles évoluent vers un final qui laisse entendre une suite. Je crois que Rituel et Skin sont les deux premiers éléments d'une trilogie. Je suis pressée de lire le 3e opus.
Les clins d'oeil au précédent Rituel sont nombreux. Il est encore question du Tokoloshe et du nain difforme qui a fui pendant l'arrestation finale. L'inspecteur enquête sur des disparitions et Flea fait tout pour aider son frère même si celui-ci n'hésite pas à la trahir.
La fin permet à l'inspecteur de protéger son amie. Le marcheur lui fait comprendre qu'il serait temps pour lui de se pardonner et de s'accorder le droit d'aimer. L'idée germe en lui.
Les scènes de meurtre sont assez terribles et les personnages sont traités avec beaucoup de profondeur.
J'apprécie vraiment cette auteure et j'attends chaque livre avec impatience.
Je l'ai découverte pour le prix du polar sncf, qu'elle a reçu avec Tokyo.




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Ann Cleeves, des Vérités cachées

dimanche 12 juillet 2009

Voici encore une bonne surprise. Un polar bien mené par une main de maître, une auteure anglaise que j'ai eu du plaisir à découvrir.
L'inspectrice est atypique: elle aime boire, elle a un physique ingrat mais elle a un instinct très sûr qui la conduit rapidement sur la piste du meurtrier. Cet huis clos étouffant nous montre un clan d'amis évoluant au gré de leur passion: les oiseaux. Cette vie si lisse cache des secrets lourds à porter: adultères et obsessions diverses.
L'intrigue est croustillante à souhait et on se laisse prendre à cet univers original. La folie n'est pas loin et sans effets spéciaux ou artifices inutiles, on découvre la vérité avec une certaine satisfaction.
J'ai hâte de lire son dernier livre.



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