topolivres autres topoblogs créer un topoblog connexion

Le Velvet des livres

Camilla Läckberg, L'oiseau de mauvais augure

mardi 10 août 2010

Ce quatrième opus des aventures de Erica Falck est une digne suite des précédents. En même temps on retrouve tous les ingrédients familiers de ceux qui ont précédé. Le bébé d'Erica et Patrik occupe une place importante, ainsi que sa soeur et son meilleur ami. Les crimes passent presque au second degré, tant l'histoire se concentre sur la cellule familiale.
J'espère que pour le prochain, l'auteure va réussir à se renouveler. J'ai très vite découvert le meurtrier et le dessous de l'affaire. L'intérêt réside certes dans la narration, mais je trouve que le charme a été rompu un peu vite et c'est souvent les mêmes ficelles qui reviennent d'un livre à l'autre.
J'ai quand même apprécié la narration, les personnages qui me sont familiers à présent. L'auteure sait indéniablement camper les situations.


Commentaires : 0 Rubrique : Lectures critiques

René Belletto, Hors la loi

lundi 24 mai 2010

 

 

Il s'agit d'un livre complexe, brillamment écrit et qui m'a interloquée dès le début. Seulement passé l'éblouissement du début, j'ai eu du mal à le terminer parce qu'à un moment, je n'ai plus réussi à adhérer à l'histoire.

Le titre est celui d'un livre écrit par un extraterrestre qui a choisi le prénom d'Axel pour être plus accessible aux humains. Il a rencontré Clara Nomen, une musicienne brillante, qui n'est autre que la fiancée du narrateur. Celui qui raconte l'histoire première, la matrice des autres c'est Luis Archer. Il est à ses heures professeur de musique et il copie de la musique. Le début du livre passe en revue les évéments qu'il a vécus à son école, ainsi que l'histoire de Clara. Les récits s'entremêlent et présentent des portraits brillants et fascinants. On est obligé de s'intéresser de très près aux personnages, parce qu'on sait tout d'eux.

Cependant j'ai l'impression que l'imagination a fait cruellement défaut à l'auteur, qui par une idée farfelue, fait enlever l'héroïne par un gentil extraterrestre. Cet épisode, dont je ne comprends pas l'utilité, a ralenti ma lecture. Par moment aussi, on se fatigue de la toute-puissance du narrateur qui prévient sans arrêt tel Cassandre de ce qui va se produire. Certains personnages sont caricaturaux. Le style vire parfois à l'emphase.

Néanmoins la lecture a été agréable. Et je vais lire d'autres oeuvres du même auteur car j'ai bien apprécié son univers.

 

 

 

On peut lire la critique de Télérama.

Commentaires : 0 Rubrique : Lectures critiques

Patricia Cornwell, Trompe-l'oeil

jeudi 31 décembre 2009

C'est une lecture de vacances et ce n'est certainement pas son meilleur. Malgré tout  j'ai pris plaisir à découvrir l'inspecteur Win Garano et sa sympathique grand-mère. Comme toujours chez P. Cornwell les femmes sont compliquées et ont eu des vies terribles. Monique Lamont en offre un exemple particulièrement explicite. Elle n'est pas vraiment honnête, mais l'auteure finit par nous la montrer sous un jour plus humain. Et on s'attache petit à petit au personnage trouble de Stump. Elle est une caricature de femme forte en apparence qui se laisse apprivoiser par le bel inspecteur. Un livre qui se lit très vite et peut aussi vite s'oublier.

Commentaires : 0 Rubrique : Lectures critiques

Jérémy Nabati, Question de l'être et beauté féminine

mercredi 14 octobre 2009

J'ai reçu ce livre grâce au partenariat proposé par le superbe blog de blog-o-book. Il faisait partie des lectures du mois d'octobre. Je les remercie pour cet envoi et je tiens à souligner cette excellente initiative qui permet aux amoureux de la lecture de partager leur passion.




Passée la joie d'avoir reçu le livre, il a fallu le lire et malheureusement, contrairement à certaines lectrices, je n'ai pas du tout réussi à pénétrer l'esprit du livre. Il s'agit, vous l'aurez compris, pour moi d'une véritable déception. Pourtant le livre a tout pour plaire, le sujet, (Aldo en quête de la femme idéale) l'écriture facile et détendue. Mais les personnages manquent de profondeur. Je n'ai pas aimé le ton pseudo décalé où tout devient sujet à rire. Les noms de rue même sont des hommages détournés à de grands lieux ou de grandes oeuvres: "place du Parthénon",. On trouve même des clins d'oeil à des personnalités moins sérieuses: la "Place Sim des Grosses Têtes". (l'humour est à ce niveau, je pense). Les philosophes eux aussi sont pastichés: on trouve Heidegger comme auteur d'un traité de pataphysique ou Quetzsche (vous aurez compris Nietzsche) est évoqué par ailleurs. Il me semble que cet humour de prof de philo est un peu léger. Bref, je n'en vois pas l'intérêt. La syntaxe ne s'embarrasse pas de fioritures: "Un matin, quand Aldo se réveilla, il était seul dans son lit, sauf une odeur de pain grillé." Donc une simplicité affichée et revendiquée, de l'humour à la pelle... Mais le sens de tout cela m'a échappé. J'imagine qu'à la fin, les personnages frôlent la mort. Le style très elliptique ne m'a pas permis de le comprendre aisément.
La seconde partie de l'ouvrage m'a rendu plus perplexe encore. J'ai apprécié le dernier poème avec des effets de style revendiqués:
"Peut-être l'écriture attend
La pensée
Comme la pensée
Attend l'écriture.". Je trouve justement que ceci sous une spontanéité apparente dénote une trop grande réflexion qui m'a laissé de marbre. On dirait des carnets un peu surréalistes écrits sous la forme de jets automatiques.
Pourtant au début j'étais séduite par l'idée et le propos, je me suis perdue en route. Dommage parce qu'à mon avis tous les ingrédients sont présents chez cet auteur pour qu'il en devienne un grand. Maintenant ce n'est que mon avis, mais j'ai rarement été aussi déçue par un ouvrage.

Commentaires : 1 Rubrique : Lectures critiques

Arto Paasilinna, Petits suicides entre amis

jeudi 13 août 2009

Ce n'est pas le premier titre de cet auteur, en revanche c'est la première déception infligée par cette lecture un peu longuette. Le sujet était plaisant, le style amusant. L'auteur n'épargne ni les mots d'humour, ni les bonnes blagues, ni les situations cocasses. Certaines ont été l'occasion de bons moments de lecture. Pourtant la fin est prévisible et de nombreux détails sur le tour operator de ce bus de futurs suicidés m'ont laissée perplexe. Les vies des personnages ne sont pas toujours intéressantes et certaines péripéties sont trop répétitives à mon goût. Ce livre commencé depuis six mois a traîné sur mes étagères et je n'ai pas acheté le dernier, de peur d'être déçue également.
J'ai bien aimé quand même la visite au château du Haut-Koenigsbourg, au moment où le guide leur dit que beaucoup de gens se sont suicidé du haut d'une tour; tous se penchent pour observer les rochers.
Il n'y a pas vraiment de personnage qui s'impose dans le roman. Il se présente plutôt comme le développement d'une thèse lancée dès le début dont l'auteur épuise toutes les ficelles jusquà une fin compassée.
On l'aura compris, cette lecture ne m'a guère enchantée.

Commentaires : 2 Rubrique : Lectures critiques

Michelle Richmond, l'Année brouillard

samedi 8 août 2009

Voilà un titre dont j'avais entendu le plus grand bien et qui s'est révélé au final une déception certaine. Le livre est truffé de longueurs, de passages didactiques et pseudo-lénifiants sur la mémoire, son rôle, le souvenir proustien, de phrases du type "tu vois ce souvenir est classé dans telle catégorie....". Ce baratin qui se veut scientifique n'a ici pas grand intérêt; il vient plomber le récit et ne fait pas avancer du tout l'intrigue.
L'héroïne est fatigante. Elle se croit investie d'une mission parce qu'elle se sent responsable. Elle se laisse traiter de façon cavalière par son fiancé qui finit tout de même par la quitter.
Abby cherche la petite Emma qui a disparu, alors qu'elles faisaient une promenade ensemble. Sa culpabilité la pousse à déplacer des montagnes. Elle ne s'autorise aucune pause, aucune distraction et quand elle est sur le point de craquer en compagnie de charmants jeunes hommes, elle s'arrête au dernier moment. Elle est pudibonde et se voudrait une mère parfaite, mais Emma n'est pas sa fille. Je trouve que les sentiments sont exagérés. Son chagrin est démesuré; elle en fait des tonnes; elle n'est pas crédible.
Quant à  la fin: elle me semble facile. Emma est trouvée par hasard, même si la piste qu'Abby a suivi semblait logique. En fait, elle n'a pas réussi à créer de lien véritable. Que dire de l'épisode raté du zoo? Est-il nécessaire d'emmener une petite fille qui vient d'être kidnappée au zoo?
Bref, vous l'aurez compris, c'est une déception.

Commentaires : 0 Rubrique : Lectures critiques

Forrest Gander, en Ami

mercredi 1 juillet 2009

Un roman très court cette fois qui se laisse lire vite. Il est composé comme une pièce: trois volets qui mènent au drame. On découvre Lester de sa naissance à sa mort. Il est vu par Clay, son ami et  collègue. Ensuite par sa petite amie Sarah et la dernière partie, la plus intimiste livre ses pensées les plus intimes.
Le style un peu décousu m'a un peu rebutée. J'ai trouvé que l'auteur reste un peu en surface des personnages et que cette volonté de faire moderne et poétique n'est pas très convaincante.
Une petite déception, même s'il se lit bien, ce livre n'atteint pas son objectif, je pense.

Commentaires : 0 Rubrique : Lectures critiques

Arnaldur Indridason, Hiver arctique

jeudi 9 avril 2009

Il faut bien le dire j'ai été déçue par ce nouveau titre. On retrouve trop les mêmes personnages avec les mêmes obsessions. Je trouve que les relations du policier avec ses enfants n'apportent rien à l'histoire. De plus, il revient toujours sur la disparition de son petit frère. Dans le genre, j'avais préféré le dernier Edwarsdon. Plus subtile. Je préfère Erik Winter aussi.
La fin aussi est loin d'être bluffante comme l'annonçaient certains articles de presse.
Ce que j'ai apprécié, c'est l'ambiance nordique. Les collaborateurs du policier sont attachants et certains moments sont bien trouvés. Mais je pense que le prochain doit faire évoluer le personnage principal.

Commentaires : 0 Rubrique : Lectures critiques

Carole Zalberg, Et qu'on m'emporte

lundi 9 mars 2009

J'ai rarement été en colère en lisant un livre. Mais là, le livre atteint des sommets rares d'ineptie et de vide. Le sujet est un vrai poncif. Les sentiments du personnage sont inintéressants au possible. On se fout vraiment de savoir ce qui va lui arriver. C'est une femme comme on en voit beaucoup. Elle se croit libérée parce qu'elle a détesté sa fille toute sa vie. Elle l'a même rejetée quand elle était à la rue. Quel intérêt? Regardez je suis une femme libre? Quand on voit que F. Bégaudeau l'a soutenue... Mais bon vu que j'ai détesté également son interprétation mollassonne et dénuée de sens dans Entre les Murs.... les petits esprits se rencontrent.... La méchanceté se retourne contre elle.

Un mauvais livre. Je vous le déconseille... J'ai été obligée de le lire et ce fut un calvaire.

Le titre "et qu'on me jette" conviendrait mieux.

D'ailleurs le jury de lecteurs ne s'y est pas trompé, on était tous du même avis.

 

Commentaires : 0 Rubrique : Lectures critiques