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Voici le premier roman d'un de mes auteurs fétiches. Il m'a été offert par Lili, ma chère amie. Et en fait je l'ai beaucoup aimé, je l'ai dévoré d'une traite. On trouve en germe toutes les caractéristiques de l'auteur. Il adopte un ton humoristique et décalé pour évoquer un quotidien des plus moroses. Le destin de Maria n'a rien de grandiose mais vu à travers les yeux du narrateur elle devient une véritable héroïne tragique. Elle a vraiment une vie horrible et fait sans arrêt des découvertes saisissantes sur son entourage. Elle se rend compte régulièrement que personne ne l 'aime. A Oxford déjà ses compagnes de dortoir se révèlent infames avec elle. Elle en découvre de tout autant revêches dans la maison de son enseignante. Quant aux conquêtes masculines, elle aurait mieux fait de s'abstenir, ce que sous-entend le narrateur en expliquant qu'elle n'aurait pas dû manger du jambon. Car ayant soif ensuite, elle s'est retrouvée dans un pub avec une amie qui l'a invitée à une soirée, où elle a rencontré son mari. L'épisode du mariage n'est guère plus réjouissant. Sa relation conjugale se résume à quelques brutalités et elle a engendré un enfant des plus mesquins. Elle voit de temps en temps Ronny qui se dit fou amoureux d'elle, et pourtant lui aussi, va la décevoir. Son frère entretient avec elle des relations distendues et suspicieuses. Il ne lui dévoile même pas ses secrets.
Le statut du narrateur est des plus plaisants. Il apostrophe gaiement le lecteur en lui taisant volontairement certaines scènes: celles de famille et les autres à caractère sexuel. Le ton est ironique et les commentaires cassent sans arrêt l'illusion romanesque. Donc le talent se trouve déjà dans ce premier roman que j'ai découvert avec plaisir.

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Présentation de l'auteur
Theodor Fontane a tout d'abord appris le métier d'apothicaire et ce n'est qu'assez tardivement qu'il a pu vivre de sa plume. Il a commencé par écrire des poèmes, puis des articles dans différents journeaux. Il a été un fin observateur de son temps et n 'a pas hésité à s'impliquer politiquement dans ses articles. Il a beacoup voyagé, y compris en France pendant la guerre. Ce qui lui a valu d'être emprisonné. Ses romans et nouvelles présentent des atmosphères assez pessimistes et on y retrouve des caractéristiques presque autobiographiques. Les lieux n'ont rien d'imaginaires et les descriptions mettent en valeur des paysages qu'il connaît bien, comme les îles de la Baltique, présentées dans Effi Briest. Il a été reconnu de son vivant et le gouvernement lui a confié de grandes responsabilités au ministère de l'intérieur.

Présentation de son dernier roman
Le titre met l'accent sur une héroïne. Et effectivement nous suivons son destin sur les dernières années de sa vie. Pourtant elle est jeune. Elle est presque enfant lorsqu'elle se retrouve mariée. Mais bien vite ses espérances sont déçues par un mari distant, souvent absent qui ne tolère aucune de ses lubies. Il la laisse trembler de peur dans une demeure lugubre, inhospitalière et peut-être hantée. Elle doit trouver du réconfort ailleurs. Elle sait apprécier la compagnie du chien Rollo. Lui semble la comprendre. Plus tard elle rencontre Roswitha qui lui sera fidèle jusqu'à ses derniers instants. Elle est pourtant entourée de ses parents qui sont là pour elle et la gâtent comme leur fille unique. Mais quand la honte va s'abattre sur la famille, tout le monde va lui tourner le dos. Elle ne saura pas se remonter toute seule et va se laisser gagner par la dépression et les "nerfs".
La vision de cet univers est très pessimiste. L'auteur critique sans hésitation les bourgeois et leurs ambitions égoïstes. L'écriture pratique l'ellipse et on ne sait que l'essentiel. L'intrigue avance lentement car l'auteur passe beaucoup de temps à analyser les caractères et les conversations. Ces mondains sont disséqués sous nos yeux. La parenté avec le roman naturaliste est flagrante, d'ailleurs à un moment il est question du roman de Zola, Nana. On découvre des détails sur l'époque, sur Bismarck, sur la vie du ministère. La sympathie du lecteur va à l'héroïne qui est sacrifiée telle une innocente victime sur l'autel des conventions et des convenances.

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Le livre en question
J'ai encore reçu ce livre grâce à l'heureuse initiative du Blog-o-Book et des éditions du Seuil. Les oeuvres de jeunesse sont de qualité aux éditions du Seuil et les adolescents apprécient particulièrement des auteurs comme Hubert Ben Kemoun, Yaël Hassan, Claire Mazard ou David Klass. La collection porte le nom bien choisi de "Karactère(s)".
Présentation de l'auteure
Mireille Disdero vit en Provence dans la région d'Aix. Elle est titulaire d'un DEA. Elle a travaillé dans les métiers du livres. Elle est directrice d'une maison d'édition: Alba, créée en 2003. On retrouve ses écrits dans son blog.
Présentation du roman
Le livre décrit en 16 chapitres le quotidien d'une adolescente de 16 ans qui vit dans une cité. Bien sûr le sujet a déjà été traité, mais ici les propos sortent de l'ordinaire. Les relations entre Shayna et sa mère sont finement analysées. Le portait de la mère est sans concession. La réalité n'a rien d'idéale, Shayna est même confrontée à la violence. Heureusement son ami Enzo la protège. Mais quand il provoque la bande de Rox Man pour la protéger, on ne peut s'empêcher de trembler pour lui.
Le livre se lit facilement. Les personnages sont bien saisis dans leur essence, on se passionne très vite pour cette tranche de vie. On a l'impression de connaître les personnages tant il nous semble proches. La jeune fille se rattache à ce qu'elle a pour progresser, elle est positive et optimiste malgré le poids de la fatalité. Sa mère, plus résignée, devra reconnaître que sa fille lui a donné une belle leçon de courage. Le personnage du professeur de Français aussi est très positif. Il incite Shayna à poursuivre ses études. Grâce aux petits papiers qu'elle lui laisse, elle la guide sur le chemin de la sagesse. Cette mère de substitution l'autorise à grandir en prenant confiance en elle. On comprend que la véritable mère de Shayna l'aime aussi mais qu'elle n'est pas capable d'exprimer de la tendresse à son attention. Elle ne fait que la mettre en garde contre les dangers de la vie. Elle a peur que sa fille devienne comme elle. Les difficultés matérielles semblent la bloquer et restreindre tout geste d'amour maternel.
En somme, l'auteur donne un bel exemple de courage. Elle sous-entend que, malgré les difficultés, on peut être maître de son destin.
Un extrait du roman
"La lumière de l'été, forte, mange les murs et les ombres minuscules qui s'y réfugient. Elle absorbe la colère qui navigue dans mes yeux quand je pense à ma mère. Et j'y pense souvent. C'est ma mère, elle rime avec colère."

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J'ai déjà lu deux livres de cet auteur: A la lumière des étoiles et Jude l'obscur. Ce troisième ouvrage m'a tout autant plu que les deux premiers. J'ai été séduite par le personnage et son étrange histoire. Les propos tiennent à la fois du romantisme le plus éthéré et d'un réalisme cru sans poésie aucune. Les événements sont retranscrits avec une précision et une froideur presque naturaliste. L'auteur analyse le long cheminement de l'héroïne en donnant rarement son avis.
On découvre l'existence de Tess placée sous le signe de la malchance. La seule circonstance atténuante est qu'il s'agit d'"une femme pure" ainsi que nous le suggère le sous-titre. Le livre est concentré sur différentes "phases" de la vie de la jeune femme. Elle mène une existence sage auprès de ses parents. Son père boit un peu, ne survient guère aux besoins familiaux, mais il fait un jour une découverte qui va changer sa vie. Il apprend qu'il est de noble ascendance. Tess est aussitôt envoyée chez des cousins éloignés où elle fait une très mauvaise rencontre. Son soi-disant cousin Alec d'Urberville ne pense qu'à la courtiser et à la mettre dans son lit. Il la harcèle de ses avances et n'abandonne pas tant qu'il n'a pas obtenu ce qu'il voulait. Ces incidents obligent Tess à fuir cet endroit devenu inhospitalier. Elle rencontre ensuite Angel. Elle se refuse à lui en raison de son passé, mais finit par succomber au charme du jeune homme. On pourrait croire qu'elle aurait été heureuse et que son passé aurait été oublié, mais le contraire se produit, et rattrapée par des événements qui la dépassent la voilà obligée de fuir à nouveau. Elle se cache pourtant bien, mais pas suffisamment car Alec la retrouve et enclenche l'infernale machine qui va causer sa perte. Tess se précipite tête baissée vers la tragique issue.
Le roman est savamment composé. L'auteur analyse chacune des phases avec beaucoup de précisions. Le style classique mêle réflexions psychologiques et descriptions pittoresques. L'ambiance est finement mise en place et certaines formules de l'auteur accompagnent le destin de Tess. Les sentences prophétiques scellent son sort plus sûrement que ne l'aurait fait le coryphée d'une tragédie. La passion presque entièrement condamnée ici n'a jamais sauvé Tess, malgré son coeur pur, elle a accumulé tant d'expériences malheureuses qu'elle a été punie par son attitude irréfléchie. L'auteur décrit une vie campagnarde rude et misérable. Les travailleurs de la terre sont méprisés par les gens riches qui les exploitent. Seul Angel Clare a su voir la beauté de Tess et a rêvé qu'elle l'assiste dans ses projets. Son audace a peut-être été sanctionnée également. La pesanteur des conventions sociales rattrapent tous ceux qui osent s'égarer et franchir les limites que la société impose. Alec, le pêcheur repenti, a trop vite rejeté ses nouvelles idées et lui aussi a payé pour son inconstance.
Un grand roman, qui me donne envie d'en lire d'autres du même auteur.

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Présentation de l'auteur d'après l'article de Wikipedia
Jean Edith Camilla Läckberg Eriksson (née le
30 août 1974 à Fjällbacka) est un auteur suédois de romans policiers. Elle est un des plus jeunes auteurs à succès dans son genre. Les romans de Camilla Läckberg se situent tous près de son lieu de naissance, la petite ville côtière de Fjällbacka, en Suède. 2005, Prix SFTK - écrivain de l'année (prix suédois) 2006, Prix de littérature du peuple suédois (prix suédois) 2008, Grand prix de littérature policière pour son roman La Princesse des glaces (prix français)

C'est le troisième opus de cette auteure que je lis, et j'ai pris beaucoup de plaisir à cette enquête. Erica est moins présente, on la retrouve en jeune accouchée légèrement déprimée. L'enquête va la toucher de près, car c'est la fille d'une de ses meilleures amies qui est assassinée. C'est Patrik qui va enquêter.
On découvre avec toujours autant de plaisir la vie suédoise dans ce petit bourg de Fjällbacka. Certains habitants n'ont pas l'air honnête et il est aisé de voir la culpabilité poindre dans chaque foyer décrit. L'auteur se plait à dévoiler les zones d'ombres des personnages. Peu d'entre eux sont irréprochables, y compris parmi les policiers. L'intérêt de la trilogie est que l'on retrouve certains proches d'Erica avec plaisir. Sa soeur Anna est cette fois peu présente. Son ancien petit ami Dan fait quelques apparitions. Les passages les plus drôles et caricaturaux sont les interventions de la belle-mère d'Erica. Celle-ci passe son temps à tout ranger et à faire culpabiliser sa belle-fille. Plus vraie que nature. On comprend bien que les aspects anecdotiques ont leur importance dans le livre.
Quel rapport avec le titre me direz-vous? Eh bien, le tailleur de pierre c'est le malheureux Anders qui a croisé la route d'une femme sans coeur. La jolie Agnes lui a rendu l'existence bien misérable. Cette histoire est menée en parallèle avec l'enquête sur la mort de la petite Sara. On imagine bien que les deux tranches de vie sont liées, mais il faut deviner quel en est le point commun.
J'ai découvert quelques pistes et tout fonctionne en huis-clos, donc on sait que le meurtrier n'est pas très loin.
Ce que j'ai aimé comme dans ses autres livres, est la prise directe sur le réel. Les personnages sont vraisemblables et ressemblent à n'importe qui. Pas d'effets spectaculaires, juste un descriptif qui sonne juste et fait mouche.
La fin semble relancer un livre prochain. Je l'attends déjà avec impatience.

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J'ai reçu ce livre grâce à l'opération Masse Critique de Babelio. Je remercie tout d'abord les instigateurs de cette idée et la maison d'édition Calmann-Lévy qui m'a envoyé le livre.
Ce livre est un chef d'oeuvre. J'avais déjà adoré Robe de Marié. Celui-là est encore meilleur. Sans faire de mauvais jeux de mots, le récit est mené de mains de maître. L'histoire est en trois parties, on découvre tout d'abord le quotidien d'un cadre, Alain Delambre, qui a perdu son emploi. Il se retrouve à effectuer n'importe quel emploi pour peu d'argent. Il commente largement sa vie professionnelle et sa vie familiale. On apprend à s'attacher à sa femme Nicole et à ses deux filles. Il perd de nouveau son emploi et prêt à tout s'engage corps et âmes dans la recherche d'un travail adapté à son domaine de compétences. Il va très vite découvrir qu'il est seul et qu'il ne peut pas compter sur grand monde. La deuxième partie est écrite selon le point de vue d'un autre personnage. Cette technique a déjà été utilisée par l'auteur dans le précédent opus. Le style s'adapte au changement de personnage et nous voyons le personnage principal sous un autre angle. C'est lui d'ailleurs qui revient dans la troisième partie. Les effets ne sont pas ménagés et le livre est réellement bien documenté sur les personnages, le milieu de la sécurité et sur les prises d'otage. Tout sonne juste dans cet univers angoissant mais en même temps si proche de nous. La troisième partie se révèle comme une explosion jusqu'à la conclusion finale. Tout est organisé à la minute près et on y croit, en dépit de quelques invraisemblances. Je me suis passionnée pour l'expérience de ce personnage qui n'a voulu au fond que conserver son travail, et donner une vie digne à ses proches.

Le livre, comme il est précisé dans les remerciements rend hommage à Céline, Kant, Proust et tant d'autres. Il est vraiment remarquable en tous points. Et rarement un livre ne m'a procuré autant de plaisir. Comment ne pas s'extasier devant un récit mené si brillamment et avec intelligence? L'horreur quotidien est magnifié ici comme sous la plume des plus grands; à l'instar des romanciers naturalistes, l'auteur nous enchante avec un monde noir et sans concession.

Voici quelques mots sur l'auteur, pris sur le site des éditions Calmann-Levy:
Né à Paris, Pierre Lemaitre a enseigné aux adultes, notamment les littératures française et américaine, l’analyse littéraire et la culture générale. Il est aujourd’hui écrivain et scénariste. Cadres Noirs est son troisième roman.
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Il s’agit d’un livre brillant qui mêle deux époques : celle du cuisinier chinois et celle d’un archéologue nommé Li Zhenduo qui a trouvé des rouleaux consacrés au fameux cuisinier. L'histoire est un peu construite comme un roman policier : Zhang Chenfu est invité à la cour pour concocter des mets de choix au roi. Une fois dans le palais, il tombe amoureux de la princesse du Qi, Yujin, la fille du roi Xuan. Leurs relations ne sont pas simples et ils doivent se cacher. Un complot dirigé contre le cuisinier devenu encombrant et populaire va le jeter en prison. En 2005, tout n’est pas facile non plus pour Li Zhenduo ; lui aussi est surveillé de près et risque sa vie pour découvrir la véritable histoire du cuisinier.
Le livre est très bien écrit avec des connaissances évidentes sur la Chine. L'auteur décrit avec minutie les personnages et la fresque prend tout son sens dans l’abondance des détails fournis par l’auteur. Il construit la palette des personnages comme un peintre et chacun se voit accorder une attention toute particulière.
Le livre commence ainsi:
« C’était une horde entière de gamins plus dépenaillés les uns que les autres qui se pendait à présent aux frusques de Zhang Chenfu. Ils avaient facilement repéré ce jeune voyageur à la barbe mal taillée et couvert de poussière, qui s’évertuait à tirer une mule lourdement chargée et de plus en plus récalcitrante. Les gosses étaient persuadés d’avoir affaire à un de ces étrangers attirés par la très commerçante ville de Linzi. »

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J'ai découvert ce livre dans le Blog-o-Book. Il était proposé dans les lectures en partenariat. Le résumé me paraissait intéressant et je l'ai achété. Je ne le regrette pas. Autant j'ai eu du mal à accepter d'entrer dans l'univers d'un petit garçon plongé dans le coma, autant une fois le personnage un peu mieux présenté, j'ai eu du mal à lâcher le livre.
Le titre joue subtilement sur toutes les propositions du livre. Le jeune garçon plongé dans le coma et accompagné par son père où qu'il soit, est un fan de la revue Limbo. Ce terme désigne à la fois les limbes (où il se trouve) et l'univers des monstres qu'il fréquente en rêve. Son père lui fait la lecture de ce magazine, il lui apporte même des pyjamas à l'effigie de ses héros préférés. Sweeney veut le meilleur pour son fils. Aussi le fait-il transporter dans un hôpital très perfectionné pour le confier à un grand spécialiste. Mais arrivé là-bas, rien ne se déroule comme prévu pour lui. Il découvre à qui il a affaire, et surtout il fait la connaissance d'une bande de bikers peu fréquentables. Pourtant la petite ville moribonde va lui apporter plus qu'il ne le croit. Il va cheminer dans les labyrinthes de l'hôpital, dans ceux de sa conscience et même il aura la chance de pénétrer l'esprit de son fils pour découvrir ce qui s'est réellement passé. Les personnages sont étonnants. On devient vite accro à leur épopée.
Le livre, soutenu par J. Ellroy, offre un chemin vers la rédemption. Il montre la voie pour se dépasser et pour vivre en paix avec l'impossible souffrance. On ne se remet jamais de la perte d'un enfant, il faut se pardonner. Encore un livre que je vous recommande.

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Il s'agit encore d'un livre pour la sélection du Prix de l'Histoire. J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, car j'ai été agacée par le profil du personnage et son évolution. Surtout quand il arrive au camp. Mais ensuite, j'ai apprécié le déroulement de l'histoire. Le personnage finalement devient intéressant et il s'impose par ses grandes qualités. L'arrière-plan historique est une vraie richesse pour le livre.
Les descriptions sont assez nombreuses et toutes formatrices car l'auteur s'est vraiment bien documenté sur le cas de ces jeunes apprentis pilotes engagés au nom de la cause hitlérienne. Il est rare dans la littérature de jeunesse de lire le point de vue de jeunes allemands.
Je trouve que l'atmosphère est bien croquée et que tout sonne juste. Certains passages sont poignants. Surtout la correspondance avec sa mère et avec son ancienne voisine.
Je recommande cette lecture.
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Voici une collection intéressante et qui mérite d'être connnue. Ce petit livre offre de grandes perspectives de réflexion. Il permet en quelques pages de dresser le portrait du célèbre pacifiste. Il présente les points essentiels de sa vie : sa naissance, son mariage, son arrivée en Angleterre, son emprisonnement et surtout sa marche phénoménale pour inviter les Anglais à accorder l'indépendance à l'Inde.
Gandhi apparaît tel qu'il a été. Les portraits sont d'autant plus forts qu'ils sont brefs. Autant de formules coup de poings qui donnent envie d'en savoir plus sur l'homme divin. Il crée chez le lecteur des sentiments diffus. Il éveille la conscience et on se sent différent après cette lecture.
Sa femme, aussi apparaît comme un personnage attachant. On la découvre rétive au début et elle finit par comprendre celui qu'on l'a forcé à épouser. A la fin, elle meurt dans ses bras. La photo qui la montre se rendant dans la prison de son mari est d'autant plus émouvante.
Quelques phrases en passant: "Reste tel que tu es, joyeux de vivre et attentif à ce qui t'entoure. Ne deviens pas un guerrier, la haine n'a jamais fait avancer personne. Ne prends pas les armes.".
Ce livre fait partie de la sélection du Prix de l'Histoire.
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