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SONGE FINI D’UNE NUIT SANS OMBRE
La substance dont se nourrit la vie
Fuit sous les ongles et s’étale
Du haut d’un peuplier, si déraciné
Que son ombre se propage sur la ligne
On observe les maux.
La porte est fermée au reste des chants
Entonnés comme des musiques de mort
Qui accompagne un abîme toujours plus proche
L’abri formé par la croisée de tes mains
Eparpille des ondées de couleurs
Aux quatre coins de mon visage
Et soudain, le sourire
Chatoie et irradie, ces lèvres
Naïve, pure comme le voile
Dressé au-dessus du ciel
Tu t’écartes et multiplie
Les avatars de feu
Brillants comme tes yeux.
Donne-les moi pour voir
A travers toi, au-delà de l’étroitesse
De mes songes finis.
Rubrique : Poemes
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