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Poèmes pour demain

Palais Royal

mardi 29 juillet 2008

PALAIS ROYAL

 

Les allées du Palais semblent tristes

Ton souffle,

Voletant sous les bas plafonds

Ce n’est pas l’hiver.

 

Les chemins du Palais semblent s’effacer

Tes rires,

Mêlés à la poussière sablonneuse

Ce n’est pas encore le printemps.

 

Les vitrines du Palais semblent s’éteindre

Nos regards,

Echangés sur ce banc immobile

C’était sûrement l’Eté.

 

Les jardins du Palais sont flétris

Ma main dans la tienne,

S’éloigne,

C’est déjà la fin.

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Perte

mardi 29 juillet 2008

PERTE

 

Perte

Contenue

Elimée de sa raison

 

Alors vient le rayon,

Habité de frisson

Quand ta main repose

 

Au fond de moi

Une marche

De solitude.

 

Et ta nudité

Simple,

De chair.

 

Perte,

Livrée,

Epargnée de douleur.

 

Tu marches

Souvent

En mon sein

 

Perte

De Toi,

Ecrite comme

Eternelle.

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Nuit coupable

vendredi 25 juillet 2008

NUIT COUPABLE

 

A la grâce succombe sa peine

Puisqu’il n’est de repos

 

Oublie nos mots, nos souffles

Conserve le mal que je te fais

 

Dans mes tempes le sang s’enfuit

Et frappe de colère sur le chemin

Qui mène à mon cœur

 

Coupable d’amour

Ecorché, sur une funeste pensée

Je ne laisse rien.

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Incendie Nocturne

vendredi 25 juillet 2008

INCENDIE NOCTURNE

 

Elle dort,

Comme une amante épuisée.

 

Je suis dans son regard,

Eperdu de nouveauté.

 

Frôle mon astre fragile,

Dans une danse désespérée.

 

Je suis le rien, la foi qui t’anime

Et toi ma perte, le vide qui m’abîme.

 

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Le phénomène Beigbeder

mardi 15 juillet 2008

Ce week-end j'ai décidé de me pencher sur le phénomène Beigbeder...un peu réticent au début...mais quelle surprise! Je n'ai jamais, contrairement à beaucoup de gens, trouvé cet homme désagréable, c'est un acteur en puissance, et...un écrivain!

Je me suis avalé sa trilogie "Marc Maronnier" en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et je peux vous dire que c'est du tout bon. On croirait presque, dans "Vacances dans le coma" avoir affaire à un Céline sous speed.

Au-delà des références littéraires un peu trop étalées à mon goût, il y a quelques purs moments de poésie lorsque notre cher Frédéric nous parle de sa femme (ex aujourd'hui) Anne. Partant de son postulat que l'amour dure trois ans, moi je lui réponds que s'il écrit ce genre de choses sur elle, l'amour dure une éternité, une éternité pour l'oublier. Certaines femmes ont ce don, rendre l'oubli impossible.

Bref, sa trilogie est très drôle, parfois complètement fantasmagorique et remplie de vérités bonnes ou mauvaises à dire, mais on accroche toujours. Je me suis régalé sur certains passages.

Je vous le conseille fortement pour passer un bon moment et tous les trentenaires qui le liront s'y reconnaitront sans doute un peu.

 

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Vie de mortel

vendredi 11 juillet 2008

VIE DE MORTEL

 

 

 

La nuit me manque pour vivre

Et nos songes sont enfermés

Dans de petites cases étroites

 

J’aimerais monter et dire à l’eau

De cesser sa valse incessante

 

J’aimerais partir et brûler mes yeux de soleil

Lécher le suc de la vie

 

Je chercherai une étoile et la lancerai

Dans l’ombre qui m’entoure

 

Je dresserai la table pour nos convives

Et nourrirai leurs âmes de rires

 

Je pleurerai des larmes de cristal

Et les casserai de rage

 

Le jour me manque pour mourir

Et ma vie s’enferme à nouveau

Dans des espaces si vastes.

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Songe fini d'une nuit sans ombre

vendredi 11 juillet 2008

SONGE FINI D’UNE NUIT SANS OMBRE

 

 

 

La substance dont se nourrit la vie

Fuit sous les ongles et s’étale

 

Du haut d’un peuplier, si déraciné

Que son ombre se propage sur la ligne

On observe les maux.

 

La porte est fermée au reste des chants

Entonnés comme des musiques de mort

Qui accompagne un abîme toujours plus proche

 

L’abri formé par la croisée de tes mains

Eparpille des ondées de couleurs

Aux quatre coins de mon visage

 

Et soudain, le sourire

Chatoie et irradie, ces lèvres

 

Naïve, pure comme le voile

Dressé au-dessus du ciel

 

Tu t’écartes et multiplie

Les avatars de feu

Brillants comme tes yeux.

 

Donne-les moi pour voir

A travers toi, au-delà de l’étroitesse

De mes songes finis.

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Lutte

jeudi 10 juillet 2008

LUTTE

 

Il me faudra

Briser nos heures

Refaire la lutte

De nos corps.

 

Heures pleines

Du vide

De ta tristesse.

 

Eplorée

Sur mon âme folle.

 

Son nom maudit

A ta bouche

Creusera nos lèvres

 

Les maux se joueront

De nos mots

 

Mille et une nuits

Nous errerons

 

Avec pour but,

Cette lutte.

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Une grande oeuvre poétique visuelle

jeudi 10 juillet 2008

 

Bienvenue à Gattaca d'Andrew Niccol, film ovni dans un cinéma formaté où le divertissement prime. A la première vision, on est boulerversé, chaviré. Par la musique de Michael Nyman tout d'abord, sans doute le "score" le plus émouvant qui soit avec celui de "Mission". Une musique poétique, intimiste qui est comme un narrateur dans le monde désabusé qui y est décrit.

Les images volontairement saturées de couleurs basiques (que dire de la scène avec les panneaux solaires, ou le tunnel de LA maintes fois utilisé au cinéma), les véhicules (français) passéistes, ne nous font pas penser que nous sommes face à un film d'anticipation. Dans ce monde où vit Ethan Hawke (acteur généralement cantonné à faire bisquer les minettes à ballerines) la génétique tient la première place car on est en mesure  de savoir dès la naissance d'un enfant ce que ce dernier accomplira au regard de son génome.

Le héros, bien sûr, refuse cette fatalité, souhaitant réaliser son rêve, voyager dans l'espace. Pour ce faire, il devra user de stratagèmes fins et être aidé par le brillant Jude Law. L'amour évidemment a sa place même dans ce monde génétique formaté. Il prend l'apparence de la ravissante Uma Thurmann (Mme Hawke à la ville pendant quelques temps). Je ne vous en dis pas plus.

En quoi ce film est poétique? Les images bien sûr, l'ambiance, la musique, le thème abordé plutôt pessimiste et fataliste, le désir de vivre et l'acharnement du héros à vivre son rêve.

En vérité, ce n'est pas un film mais un poème filmé....à acheter les yeux fermés et à contempler les yeux et les oreilles grands ouverts.

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Autour de l'élément

jeudi 10 juillet 2008

AUTOUR DE L’ELEMENT

 

 

 

Des ponts sans eau,

Des surfaces sans planéité…

Un monde vide….

 

Un reflet oublié vient froisser le miroir

Et c’est le tien

Inchangé….

 

La glace envahit les rainures du bois

Et la chaleur grime les visages…

Tout est perdu.

 

Je me perds et je trébuche

Au fond du gouffre…

Seul dans l’infini.

 

La lumière touche le sol

Et plus rien…

Juste un souffle brisé,

Inutile.

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Constellation

mercredi 9 juillet 2008

CONSTELLATION

 

L’iris éclate de mille feux

Et au fond du cercle inconnu

Palpitent le feu et l’eau.

 

Constellation comme des dessins

Dans tes mains,

On écrit ton nom sur la page

 

On emprunte ta lumière

Pour se rassurer,

Tomber,

Se relever.

 

J’ai la foi de ces éclats qui naissent

Au fond de tes yeux d’amoureuse.

 

Tu veilles mes songes, les cueilles

Parsème, fond et grave ce que tu vis

Car je suis ton tout,

Ton entier,

Ta sève.

 

Mon chant,

Ma mort,

Mon immuable.

 

Ma chair dans la tienne,

Et ces constellations,

Muettes.

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A emmener partout avec soi...

mercredi 9 juillet 2008

Simplicité des mots, histoires quotidiennes, poids des traditions, poèmes plus cruels...les poèmes de Cesare Pavese sont un concentré de vie. Toujours remplis de symboles aisément compréhensibles, le poète nous fait voyager dans sa région d'origine, dépouillée, comme ses textes. Et puis il y a l'amour, le vrai sujet du poète! Pavese en parle avec humilité, fait de nous les spectateurs impuissants d'un drame. C'est toute la force de "La mort viendra et elle aura tes yeux", impossible d'en changer le cours puisque tout est dans le titre...

 

A méditer régulièrement en tant qu'aspirant poète.

 

 

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Discours inaugural : poésie du quotidien

mercredi 9 juillet 2008

 

Chères lectrices, Cher lecteurs,

 

Dans ce foisonnement de blogs qui décrivent des milliers de choses, des tendances, des moments de vie intimes, j'ai choisi d'en consacrer un à l'art poétique. Pourquoi la poésie? Sans doute parce que la vie quotidienne en manque cruellement, sans doute par excès de sensibilité ou parce que des expériences de vie marquantes en sont l'origine. Vouée à une vulgarité manifeste, la "toile" n'est qu'un reflet de la nature humaine : parfois splendide, parfois immonde...

Au milieu de cette jungle étouffante d'informations, de commentaires, de tranches de vie, j'ai pensé que ce blog pourrait devenir un lieu de calme, où les mots apaisent, font ressentir, font aimer.

Je vous livrerai au gré des jours des poèmes de ma composition, mais sans doute aussi des impressions sur certains livres qui m'ont touchés ou émus, ou pourquoi pas des oeuvres cinématographiques?

Le but avoué est de montrer que la poésie est une valeur sûre, qui vit partout pour peu que l'on prenne le temps d'y être attentif.

La poésie est un quotidien transcendé, inutile de forcément savoir qui se cache derrière. Toutefois j'ai choisi de ne pas me cacher car l'internet n'a d'anonyme que le nom et quel mal pourrait-il y avoir ou quelle honte à écrire de la poésie? Mon nom n'est d'ailleurs pas très commun...

Je vous encourage bien sûr à apporter vos propres contributions à ces pages, elles seront toutes les bienvenues en observant le respect mutuel. Nous sommes sur un blog qui traite de la poésie, faisons en sorte de nous comporter en âmes sensibles et sensées.

 

Richard SZWAJCER

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