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Les allées du Palais semblent tristes
Ton souffle,
Voletant sous les bas plafonds
Ce n’est pas l’hiver.
Les chemins du Palais semblent s’effacer
Tes rires,
Mêlés à la poussière sablonneuse
Ce n’est pas encore le printemps.
Les vitrines du Palais semblent s’éteindre
Nos regards,
Echangés sur ce banc immobile
C’était sûrement l’Eté.
Les jardins du Palais sont flétris
Ma main dans la tienne,
S’éloigne,
C’est déjà la fin.
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PERTE
Perte
Contenue
Elimée de sa raison
Alors vient le rayon,
Habité de frisson
Quand ta main repose
Au fond de moi
Une marche
De solitude.
Et ta nudité
Simple,
De chair.
Perte,
Livrée,
Epargnée de douleur.
Tu marches
Souvent
En mon sein
Perte
De Toi,
Ecrite comme
Eternelle.
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NUIT COUPABLE
A la grâce succombe sa peine
Puisqu’il n’est de repos
Oublie nos mots, nos souffles
Conserve le mal que je te fais
Dans mes tempes le sang s’enfuit
Et frappe de colère sur le chemin
Qui mène à mon cœur
Coupable d’amour
Ecorché, sur une funeste pensée
Je ne laisse rien.
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INCENDIE NOCTURNE
Elle dort,
Comme une amante épuisée.
Je suis dans son regard,
Eperdu de nouveauté.
Frôle mon astre fragile,
Dans une danse désespérée.
Je suis le rien, la foi qui t’anime
Et toi ma perte, le vide qui m’abîme.
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Ce week-end j'ai décidé de me pencher sur le phénomène Beigbeder...un peu réticent au début...mais quelle surprise! Je n'ai jamais, contrairement à beaucoup de gens, trouvé cet homme désagréable, c'est un acteur en puissance, et...un écrivain!
Je me suis avalé sa trilogie "Marc Maronnier" en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et je peux vous dire que c'est du tout bon. On croirait presque, dans "Vacances dans le coma" avoir affaire à un Céline sous speed.
Au-delà des références littéraires un peu trop étalées à mon goût, il y a quelques purs moments de poésie lorsque notre cher Frédéric nous parle de sa femme (ex aujourd'hui) Anne. Partant de son postulat que l'amour dure trois ans, moi je lui réponds que s'il écrit ce genre de choses sur elle, l'amour dure une éternité, une éternité pour l'oublier. Certaines femmes ont ce don, rendre l'oubli impossible.
Bref, sa trilogie est très drôle, parfois complètement fantasmagorique et remplie de vérités bonnes ou mauvaises à dire, mais on accroche toujours. Je me suis régalé sur certains passages.
Je vous le conseille fortement pour passer un bon moment et tous les trentenaires qui le liront s'y reconnaitront sans doute un peu.
VIE DE MORTEL
La nuit me manque pour vivre
Et nos songes sont enfermés
Dans de petites cases étroites
J’aimerais monter et dire à l’eau
De cesser sa valse incessante
J’aimerais partir et brûler mes yeux de soleil
Lécher le suc de la vie
Je chercherai une étoile et la lancerai
Dans l’ombre qui m’entoure
Je dresserai la table pour nos convives
Et nourrirai leurs âmes de rires
Je pleurerai des larmes de cristal
Et les casserai de rage
Le jour me manque pour mourir
Et ma vie s’enferme à nouveau
Dans des espaces si vastes.
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SONGE FINI D’UNE NUIT SANS OMBRE
La substance dont se nourrit la vie
Fuit sous les ongles et s’étale
Du haut d’un peuplier, si déraciné
Que son ombre se propage sur la ligne
On observe les maux.
La porte est fermée au reste des chants
Entonnés comme des musiques de mort
Qui accompagne un abîme toujours plus proche
L’abri formé par la croisée de tes mains
Eparpille des ondées de couleurs
Aux quatre coins de mon visage
Et soudain, le sourire
Chatoie et irradie, ces lèvres
Naïve, pure comme le voile
Dressé au-dessus du ciel
Tu t’écartes et multiplie
Les avatars de feu
Brillants comme tes yeux.
Donne-les moi pour voir
A travers toi, au-delà de l’étroitesse
De mes songes finis.
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LUTTE
Il me faudra
Briser nos heures
Refaire la lutte
De nos corps.
Heures pleines
Du vide
De ta tristesse.
Eplorée
Sur mon âme folle.
Son nom maudit
A ta bouche
Creusera nos lèvres
Les maux se joueront
De nos mots
Mille et une nuits
Nous errerons
Avec pour but,
Cette lutte.
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Bienvenue à Gattaca d'Andrew Niccol, film ovni dans un cinéma formaté où le divertissement prime. A la première vision, on est boulerversé, chaviré. Par la musique de Michael Nyman tout d'abord, sans doute le "score" le plus émouvant qui soit avec celui de "Mission". Une musique poétique, intimiste qui est comme un narrateur dans le monde désabusé qui y est décrit.
Les images volontairement saturées de couleurs basiques (que dire de la scène avec les panneaux solaires, ou le tunnel de LA maintes fois utilisé au cinéma), les véhicules (français) passéistes, ne nous font pas penser que nous sommes face à un film d'anticipation. Dans ce monde où vit Ethan Hawke (acteur généralement cantonné à faire bisquer les minettes à ballerines) la génétique tient la première place car on est en mesure de savoir dès la naissance d'un enfant ce que ce dernier accomplira au regard de son génome.
Le héros, bien sûr, refuse cette fatalité, souhaitant réaliser son rêve, voyager dans l'espace. Pour ce faire, il devra user de stratagèmes fins et être aidé par le brillant Jude Law. L'amour évidemment a sa place même dans ce monde génétique formaté. Il prend l'apparence de la ravissante Uma Thurmann (Mme Hawke à la ville pendant quelques temps). Je ne vous en dis pas plus.
En quoi ce film est poétique? Les images bien sûr, l'ambiance, la musique, le thème abordé plutôt pessimiste et fataliste, le désir de vivre et l'acharnement du héros à vivre son rêve.
En vérité, ce n'est pas un film mais un poème filmé....à acheter les yeux fermés et à contempler les yeux et les oreilles grands ouverts.
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AUTOUR DE L’ELEMENT
Des ponts sans eau,
Des surfaces sans planéité…
Un monde vide….
Un reflet oublié vient froisser le miroir
Et c’est le tien
Inchangé….
La glace envahit les rainures du bois
Et la chaleur grime les visages…
Tout est perdu.
Je me perds et je trébuche
Au fond du gouffre…
Seul dans l’infini.
La lumière touche le sol
Et plus rien…
Juste un souffle brisé,
Inutile.
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CONSTELLATION
L’iris éclate de mille feux
Et au fond du cercle inconnu
Palpitent le feu et l’eau.
Constellation comme des dessins
Dans tes mains,
On écrit ton nom sur la page
On emprunte ta lumière
Pour se rassurer,
Tomber,
Se relever.
J’ai la foi de ces éclats qui naissent
Au fond de tes yeux d’amoureuse.
Tu veilles mes songes, les cueilles
Parsème, fond et grave ce que tu vis
Car je suis ton tout,
Ton entier,
Ta sève.
Mon chant,
Ma mort,
Mon immuable.
Ma chair dans la tienne,
Et ces constellations,
Muettes.
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Simplicité des mots, histoires quotidiennes, poids des traditions, poèmes plus cruels...les poèmes de Cesare Pavese sont un concentré de vie. Toujours remplis de symboles aisément compréhensibles, le poète nous fait voyager dans sa région d'origine, dépouillée, comme ses textes. Et puis il y a l'amour, le vrai sujet du poète! Pavese en parle avec humilité, fait de nous les spectateurs impuissants d'un drame. C'est toute la force de "La mort viendra et elle aura tes yeux", impossible d'en changer le cours puisque tout est dans le titre...
A méditer régulièrement en tant qu'aspirant poète.
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Chères lectrices, Cher lecteurs,
Dans ce foisonnement de blogs qui décrivent des milliers de choses, des tendances, des moments de vie intimes, j'ai choisi d'en consacrer un à l'art poétique. Pourquoi la poésie? Sans doute parce que la vie quotidienne en manque cruellement, sans doute par excès de sensibilité ou parce que des expériences de vie marquantes en sont l'origine. Vouée à une vulgarité manifeste, la "toile" n'est qu'un reflet de la nature humaine : parfois splendide, parfois immonde...
Au milieu de cette jungle étouffante d'informations, de commentaires, de tranches de vie, j'ai pensé que ce blog pourrait devenir un lieu de calme, où les mots apaisent, font ressentir, font aimer.
Je vous livrerai au gré des jours des poèmes de ma composition, mais sans doute aussi des impressions sur certains livres qui m'ont touchés ou émus, ou pourquoi pas des oeuvres cinématographiques?
Le but avoué est de montrer que la poésie est une valeur sûre, qui vit partout pour peu que l'on prenne le temps d'y être attentif.
La poésie est un quotidien transcendé, inutile de forcément savoir qui se cache derrière. Toutefois j'ai choisi de ne pas me cacher car l'internet n'a d'anonyme que le nom et quel mal pourrait-il y avoir ou quelle honte à écrire de la poésie? Mon nom n'est d'ailleurs pas très commun...
Je vous encourage bien sûr à apporter vos propres contributions à ces pages, elles seront toutes les bienvenues en observant le respect mutuel. Nous sommes sur un blog qui traite de la poésie, faisons en sorte de nous comporter en âmes sensibles et sensées.
Richard SZWAJCER
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