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C’est sur une dizaine de kilomètres,
à l’ouest d’Oran, que s’étend la magnifique baie de Mers El-Kebir, appelée
Portus Divinus à l’époque Romaine, et les nombreuses plages aux noms évocateurs
de plaisirs nautiques et aquatiques : Trouville, Paradis, les Sablettes ou
bien encore Clairefontaine.
Mers
El-Kebir, site archéologique vieux de plus de 100 000 ans a vu naître les
premières tribus qui donneront naissance, bien plus tard, à Ouahran, cité
florissante et ancêtre d’Oran. C’est de
cette baie que partent les grandes plages oranaises dont les hauteurs du Fort de
Santa Cruz offrent le plus beau panorama. C’est aussi dans cette baie qu’en
Juillet 1940, Winston Churchill donnera l’ordre de couler la flotte française,
de peur de la voir passer aux mains des nazis.
La légende du
Murdjadjo.
La légende veut que si on claxonne
sous le tunnel de Mariaya, sur la route de la corniche, en direction de Mers
El-Bebir, on s’attire la protection du marabout qui a été enterré dans les
parages.
La plus
grande de ces plages se situe cependant à 16 kilomètres d’Oran, sur la route
des Andalouses, en bordure de la plaine d’El-Eurfa : Aïn-El-Türk. Née d’un
décret du président Louis-Napoléon Bonaparte, Aïn-El-Türk-la-Plage vit le jour
en 1931. C’est aujourd’hui une station balnéaire si bondée de juin à septembre
qu’il est difficile d’y trouver une chambre si on ne s’y est pas pris à
l’avance. De plus, il semblerait que certaines portions de plage soient
régulièrement polluées par les eaux usées déversées directement dans la mer.
Prudence donc ! La station, dans laquelle on apprécie néanmoins de flâner
et où l’on ne manquera pas d’aller voir le site de Cap Falcon avec ses vestiges
berbères, tire son nom des janissaires qui avaient pris l’habitude d’y
débarquer quand ils venaient assiéger Oran. 
Plus loin,
à 30 kilomètres, toujours à l’ouest d’Oran, abritée par le Cap Lindlès, la
belle plage des Andalouses, dont le nom rappelle la conquête espagnole, offre
tout le nécessaire à la pratique des sports et loisirs nautiques. C’est ici que
fut découvert, à l’occasion de la construction d’un nouveau complexe
touristique, les restes d’une nécropole punique (VI au I
siècle avant J-C) et ceux de divers sites romains dont on peut admirer les
vestiges au Musée Zabana d’Oran.
A 30
minutes en voiture enfin, 2 dernières plages réputées de l’ouest oranais. Bou
Zedjar tout d’abord, proche de El-Amria, qui apparait comme la plage familiale
par excellence et, à quelques kilomètres de là, la plage de Madagh, véritable
rendez-vous paradisiaque.
Les îles Habibas.
Littéralement
cernée de forêts, cette plage offre une vue magnifique sur les îles Habibas que
l’on peut visiter en partant avec son propre bateau (accès aussi possible de
Bou Zedjar) puisqu’aucune compagnie n’assure à ce jour de liaisons. L’idéal est
de partir tôt le matin afin de partir à la découverte des petites plages et autres criques, des
anciennes maisons autrefois habitées par les colons français, et plus haut, le
phare de l’île. Si l’occasion se présente, vous pourrez rencontrer les
personnes qui s’occupent du phare ou bien encore quelques pêcheurs qui y
élisent domicile selon les périodes de l’année.
Véritable joyaux, les îles Habibas sont incontournables pour qui
souhaite visiter la région oranaise. 
Si bon
nombre de plages se trouvent à l’Ouest d’Oran, certaines, à l’Est méritent tout
autant qu’on y fasse escale comme celle qui précède la pointe de Canastel. Plus
loin, à 25 kilomètres au nord-est, sur la route d’Arzew, le petit port
pittoresque de Kristel se love dans une crique abritant une charmante plage.
Côté
sortie, on privilégiera la Corniche avec ses plages privées, où se succèdent
cabarets et discothèques dont le Murdjadjo, le Manara ou le Sol Azur ou bien
encore l’Hacienda du côté de Canastel. |