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<title>blog :: topo livres :: blog.topolivres.com</title>
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<title>MORT OU VIF :: exposition &quot;dialogue&quot; à la Fondation Francès :: Senlis :: Dimitri Tsykalov + Desiree Dolron + Regina José Galindo + Werner Reiterer + Andres Serrano &amp; Jeffrey Silverthorne</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Mort ou vif&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Exposition &quot;Dialogue&quot; à la Fondation Francès&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;

Estelle et Hervé Francès, dans l'intitulé inaugural qui dit où va leur collection et sur quelles bases leur Fondation se construit, écrivent&amp;nbsp;: &quot;inviter au dialogue, voilà ce que nous voulons&quot;. Ainsi les deux collectionneurs expriment simplement leur talent, celui du vouloir. La mise en oeuvre de leur volonté passe aussitôt par des actes et par des gestes. Ils ont choisi le territoire de leur Fondation comme on privilégie les silences tendus en musique et les espaces vides en dessin&amp;nbsp;: un écrin sobre, étrangement familier, accueille au pied de la cathédrale de Senlis les oeuvres poussées à l'échange entre elles, confrontées à ceux qui les respirent et les envisagent.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Ni timorée ni surlignée par un amoncellement d'oeuvres, &quot;Mort ou vif&quot; est une exposition tactile qui échappe totalement aux tares de l'époque. Si certaines photographies délivrent leur violence inexorablement, la provocation ne trouve pas le moindre strapontin dans cet accrochage lumineux où la sensation du sablier intime que nous portons tous en nous&amp;nbsp;-&amp;nbsp;&lt;i&gt;suis-je mort ou vif&amp;nbsp;?&lt;/i&gt;&amp;nbsp;-&amp;nbsp;domine. La liberté ambitieuse d'Estelle et Hervé est une force. Elle irrigue la composition d'oeuvres qu'ils jouent ensemble. Pas d'outrance démonstrative donc mais bien une pudeur remarquable, phosphorescente et sans mots vains&amp;nbsp;-&amp;nbsp;suaire, linceul, draps immaculés semblent s'extraire comme évanouis de la blancheur des murs de la maison aux alentours des oeuvres&amp;nbsp;-, dont l'on perçoit le souffle longtemps encore après avoir quitté l'exposition.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Non adossée à un grand groupe multinational ou à une grande institution publique ou privée, la &lt;a href=&quot;http://www.fondationfrances.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Fondation Francès&lt;/a&gt; est le pur produit de l'amour des Francès pour l'art. &quot;Mort ou vif&quot; est une exposition qui dit bien son nom. Il n'y aura pas de détours, juste une succession d'émotions fortes, d'étonnements mémorables. Une exposition qui réunit des artistes venus de Russie, du Guatemala, d'Autriche, des Pays-Bas et des Etats-Unis. Nous reproduisons, à l'occasion de &quot;Mort ou vif&quot;, le texte que nous avions consacré à l'artiste Dimitri Tsykalov sur le blog topolivres. Dimitri Tsykalov (&lt;a href=&quot;http://www.rabouan-moussion.com/fr/rm_fr.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Galerie Rabouan-Moussion&lt;/a&gt;) se trouve en dialogue avec des oeuvres de &lt;a href=&quot;http://www.desireedolron.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Desiree Dolron&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.reginajosegalindo.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Regina José Galindo&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.loevenbruck.com/artist.php?id=reiterer&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Werner Reiterer&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.andresserrano.org&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Andres Serrano&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.agencevu.com/photographers/photographer.php?id=213&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jeffrey Silverthorne&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;Mort ou vif, exposition &quot;Dialogue&quot; à la Fondation Francès&lt;br&gt;
Du lundi au jeudi sur rendez-vous, vendredi et samedi de 10h à 13h et de 14h30 à 19h&lt;br&gt;
Jusqu'au 19 novembre 2009&lt;br&gt;
27, rue Saint-Pierre - 60 300 Senlis&lt;br&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.fondationfrances.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.fondationfrances.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h2&gt;&lt;b&gt;La chair au canon&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Dimitri Tsykalov&lt;/b&gt; part de loin. Des bouleaux des forêts immenses de sa Russie natale, il a d'abord tiré la matière première pour des installations boisées. Contes drolatiques et tendres requalifiés sous forme d'objets tirés de l'ordinaire, ses premières oeuvres élaborent un lexique de duplication du monde vertigineusement mis en doute. Oreillers replets abandonnés sur un lit et manteau pendu à la patère (l'ensemble chevillé en bois), poulet en cours de cuisson sur son réchaud (manufacturés en bois), télévision reflétant sur son écran -&amp;nbsp;contreplaqué&amp;nbsp;- un revers ensorcelé du monde, ou encore vase aux tulipes menuisées (pour Tsykalov, la nature intime de la fleur s'incarne dans le bois), ces esquisses végétales d'une vie interrogative posent toutes l'équation d'inertie et de mouvement d'où s'échappe le Temps.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;img width=&quot;520&quot; height=&quot;350&quot; src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/dimitritsykalov_01.jpg&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;© Dimitri Tsykalov&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Puis, l'oeuvre de Dimitri Tsykalov a poussé ses branches bourgeonnées jusqu'à la floraison. C'est la période des cartes bancaires en pelouse plantée ou en fibre de laine effilochée, tandis qu'une Porsche 911 en bois reproduite à l'échelle 1 contient son propre destin à l'intérieur de son coffre&amp;nbsp;: un kit du parfait jardinier y donne à chacun le moyen de hâter la destruction de l'oeuvre afin de la rendre à sa destination initiale&amp;nbsp;: végétale. L'assassinat lent et moussu est perpétré avec arrosoir, binette et force pelletées de terre. C'est peu de dire que cette voiture roule à tombeaux ouverts.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Ce monde parallèle, fruste et subtil propose un tour de force métaphysique. Chacun des objets tsykaloviens est doué d'un magnétisme botanique dont la beauté pourrit à vue d'oeil. Dégagées de leurs ronces originelles par l'artiste armé d'une scie faussement hâtive et de clous plantés à vif, ces oeuvres évoluent en représentations sibyllines et crâneuses&amp;nbsp;: ce sont des vanités contemporaines. Tout l'art de Dimitri Tsykalov tient dans le détournement des signes. Ses objets, farcis du fantasme d'ultra-modernité, verront leurs fonctions court-circuitées&amp;nbsp;; voiture, télévision et ordinateur présenteront au monde une image parfaite évidée de tout contenu. Puis, tout et parties, ils retourneront à la nature, terreau supposé du cosmos.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;img width=&quot;520&quot; height=&quot;350&quot; src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/dimitritsykalov_02.jpg&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;© Dimitri Tsykalov&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Parti de loin, parti du bois, Dimitri Tsykalov quitta sur ces entrefaites son matériau privilégié et changea le geste de sa découpe du monde. Mutation. Ainsi, le cerf abandonne-t-il un jour sa ramure.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Du bois Dimitri Tsykalov passa à la chair.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Il commença par un décor d'hôpital (encore en bois) organisé pour recevoir un corps souffrant. Il façonna les projecteurs, la table d'opération, les pinces ténues, ciseaux et clamps aseptisés. Manquait un corps à réparer qui arriva bientôt par organes démembrés. Un par un et de tailles hypertrophiées, réalisés en humus, racines et fines veines de bois, un coeur, un foie, un sexe et un cerveau se balancèrent alors, plus vifs que morts, au-dessus d'un espace sous anesthésie générale. Notre espace. Notre corps.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;img width=&quot;520&quot; height=&quot;350&quot; src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/dimitritsykalov_03.jpg&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;© Dimitri Tsykalov&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Le travail exposé en 2009 à la &lt;a href=&quot;http://www.fondationfrances.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Fondation Francès&lt;/a&gt; est l'aboutissement de ce chemin et les corps qui s'y exhibent sont tous les blessés en attente de réparation de la salle d'opération que je viens de décrire, ronces et racines, attelles et ligatures.&lt;br&gt;
D'évidence, la chambre noire de Tsykalov est d'abord une chambre à opérations. Les corps s'y ouvrent avant que d'y être observés.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Or ces corps produisent chacun leurs propres blessures et leurs propres chairs. Ils fleurissent de tripes et de sang comme la fleur s'épanouit et comme le bois propage ses branchages. La destruction niche toujours, incluse, dans l'objet -&amp;nbsp;ici dans le sujet&amp;nbsp;-, cependant elle vient pirater la peau en lui ajoutant de la peau, le sang s'abreuve de sang à même l'épiderme et les organes devenus hybrides amplifient leurs excroissances car la chair animale s'est jointe à la plasticité humaine, le temps d'une prise de vue.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Dimitri Tsykalov finit par dénouer sur ces tableaux de chair ce que propose vraiment la photographie lorsqu'elle exhibe ses planches contact. Chaque cliché d'individu armé par les soins de l'artiste de rehauts de chair et de sang sous forme d'armes charnues allume un éclair de violence, d'érotisme et d'effroi qui assaille le cortex du spectateur. Chaque sujet photographié vient de lui-même au contact et attaque à la tête et au regard. Ces séries à un ou plusieurs sujets ne sont rien d'autre que des commandos artistiques.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Chacun peut y heurter du regard l'exhibition d'un corps à l'enveloppe intouchée, brandissant pourtant une blessure ouverte dans un débordement optique qui catastrophe, au travers d'une arme de chair génératrice de crime et grâce à laquelle il pourra se faire exploser encore et encore exploser plus avant les limites de la représentation.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Les coutures internes, plis de peau et jonction des membres des sujets mis en pièces par l'artiste finissent par tous mener comme sur un gigantesque hub corporel à la chair à canon qui fixe d'un second regard celui qui les observe.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;img width=&quot;520&quot; height=&quot;665&quot; src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/dimitritsykalov_04.jpg&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;&lt;i&gt;Tonfa&lt;/i&gt; © Dimitri Tsykalov&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

En lieu et place du petit &lt;i&gt;Fifre&lt;/i&gt;, peint par Edouard Manet en 1866, Tsykalov impose la pudeur retenue d'un adolescent travaillé par la vulgarité des boyaux et crépinettes de chair collés à sa taille et plaqués contre ses omoplates saillantes, perpétuation de lui-même dans le temps et dans l'espace.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

La chair à canon trouvera sous la lumière des spots, dans les interstices et plis du corps, des anfractuosités et des orifices où pénétrer. Anamorphoses étrangement réifiées et pactes de sang, chaque posture, chaque attitude, chaque corps ainsi au contact pense son propre corps blessé. Le corps en charpie que chacun porte en soi, avec soi, accroché autour des cous et des tailles est invisible. Tsykalov rend sa visibilité à la part de l'autre incarnée en nous. Et c'est terrifiant.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;img width=&quot;520&quot; height=&quot;665&quot; src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/dimitritsykalov_05.jpg&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;&lt;i&gt;Hostage III&lt;/i&gt; © Dimitri Tsykalov&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

L'essentiel ici tient dans la monstration de la sauvagerie&amp;nbsp;: la chair tranchée tranchera bientôt son prochain. Il ne s'agit pas de montrer l'irregardable ni le liseré de la frontière de ce qui peut être montré. Personne ne sait voir la mort ou la douleur. Mais le talent littéralement fantastique de Dimitri Tsykalov désigne un supplément de chair qui est aussi un supplément d'âme.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Ses sujets captés par la photographie sont blessés de l'extérieur dans une intimité animale qui déroute. Ce sont des corps conscients de ce qu'ils deviendront un jour&amp;nbsp;: bribes de nerfs et de muscles. Ils le portent en totem sur leur thorax, leur dos ou leur sexe. L'animal superlativise l'homme et sa mort dans un accouplement troublant.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

En lieu et place du &lt;i&gt;Radeau de la Méduse&lt;/i&gt;, Dimitri Tsykalov propose des hommes casqués de viande animale, tenant à bout de bras un drapeau de tissus conjonctifs, de chairs recousues dans un sac de civilisation ensauvagée, meurtrie, tendre et violente... confondant.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;img width=&quot;520&quot; height=&quot;665&quot; src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/dimitritsykalov_06.jpg&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;&lt;i&gt;Commando IV&lt;/i&gt; © Dimitri Tsykalov&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Une frontalité extrême est requise pour chacune de ces visions au contact, où les contours des corps exposés tressaillent, accolés et nus, couturés par la seule force de la vision à une chair animale, fibreuse et tressée, cousue, collée et ficelée.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Fusils, mitraillette, revolver de viande reconstitués viennent se plugger aux corps multiples, tatoués et raturés par la vie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Devant ces abats, ces oripeaux et ces restes, la photographie fait reddition. Le pigment pictural jaillit du noir profond des fonds, du carmin puissant des sangs et de l'albâtre irisé des viandes. Comme si chaque photographie pissait, vomissait et excrétait la peinture. Le format de la chair s'expose en grand et se vit en petit, dans le détail fourmillant des anatomies. Sur son billot visuel, notre oeil tranche et découpe ces corps rebondis d'armes de guerre comme un paysage étal sans temps et sans histoires. Ne reste que les restes, et au centre d'eux deux regards, celui du canon et celui de l'Homme qui le tient, aux chairs unies pour un assaut photographique où la beauté tragique d'une vision respire, à fleur de peau.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;img width=&quot;520&quot; height=&quot;400&quot; src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/dimitritsykalov_07.jpg&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;&lt;i&gt;Commando I&lt;/i&gt; © Dimitri Tsykalov&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Violents et terriblement doux, les commandos de &lt;b&gt;&lt;i&gt;Meat&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; sont nos miroirs autant que nos planches contact. Miroirs que la photographie people désormais partout starisée et débordante de VIP avait quelque peu oubliés. Non pas dans le processus d'identification mais dans celui de la reconnaissance ultime, au même titre que la vanité qui décrit en nous les prémices de la fin de notre image, belle et lisse.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Dans ces images, je reconnais la meurtrière en moi, je reconnais l'amour et la morte en moi, dans ces images, je reconnais ma chair à canon pour la suite de mon existence. Par contraste, la viande secondaire sur les clichés, celle qui pourrit et tue, la viande animale qui reconstitue les armes charnues, apparaît indemne de peau, sanguine et élégiaque. Elle est incroyablement vive, chair au canon, et nous sommes déjà mortels.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/dimitritsykalov_english.html&quot;&gt;English translation&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;gt;&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/dimitritsykalov_russian.html&quot;&gt;Russian translation&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;gt;&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;topoastroentete1&quot;&gt;&lt;form method=&quot;post&quot; name=&quot;topolivres_20091004&quot; action=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/newsletter.php&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/lalettre.html&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Inscrivez-vous&lt;/a&gt; à la lettre de &lt;b&gt;topolivres&lt;/b&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;input name=&quot;email&quot; size=&quot;20&quot; maxlength=&quot;100&quot; class=&quot;text&quot; value=&quot;votre adresse e-mail&quot; onFocus=&quot;efface('topolivres_20091004','email');return true&quot; type=&quot;text&quot;&gt;&lt;input name=&quot;liste&quot; value=&quot;1&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;format&quot; value=&quot;2&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;action&quot; value=&quot;inscription&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;wanewsletter&quot; value=&quot;ok&quot; class=&quot;sbutton&quot; type=&quot;submit&quot;&gt;&lt;/form&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;topoastroentete2&quot;&gt;Pour réagir à cette note,&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/post_comment.php?w=blogtopolivres&amp;e_id=4580&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/1x1&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;210&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/signup.php&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Créez votre blog&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
<link>http://blog.topolivres.com/blogtopolivres/4580/</link>
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<title>Georges Lautner, LES TONTONS FLINGUEURS &gt; ON AURA TOUT VU :: publiciscinémas :: septembre 2009</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Un adorable Tonton flingueur&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/georgeslautner_tontonsflingueurs.jpg&quot; width=&quot;520&quot; height=&quot;250&quot; alt=&quot;Les Tontons flingueurs&quot; title=&quot;&quot;&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Gag. Toutes les mêmes ou en tout cas d'un genre identique. Des Porsche, absolument cultes, des noires, des bleues, des rouges, des blanches, type 911, qui filent sur les Champs Elysées. Au bas mot une centaine de prototypes. Burlesques, les secondes qui suivent&amp;nbsp;; ni les sprinters de l'Avenue, le fil de leur iPod à la main, ni les deux hommes assis sur les marches devant le cinéma ne remarquent le spectacle. Si l'un d'eux levait la tête, la vision de cette surréalité le cueillerait autant qu'un Tonton flingueur réincarné. Un touriste remonte les Champs, mini DV à hauteur de taille&amp;nbsp;; il marche avec une souplesse élégiaque comme en terre d'élection. Il zoome vers l'Etoile et ignore le ballet des automobiles. Les Porsche sont vraiment très nombreuses, ce sont des perles planant sur l'asphalte. Je me pince&amp;nbsp;: &quot;Encore un coup du papa des &lt;i&gt;Tontons flingueurs&lt;/i&gt;&quot;. Entre Georges Lautner et la vitesse des bolides d'anthologie existe plus d'une coïncidence. Aérodynamisme, amour de la mécanique, goût de la cascade aventureuse, sourire déluré, allure frimeuse. Le &lt;a href=&quot;http://www.publicisdrugstore.com/Website/site/fra_publiscinema_cineclubdigital.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;publiciscinémas&lt;/a&gt; programme ce matin &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=4327.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Les Tontons flingueurs&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&amp;nbsp;; je suis chargée de recevoir le cinéaste avant de l'entraîner boire un café, puis de le passer à la question autour du film. Une heure avant la séance, les addicts sont arrivés, &lt;a href=&quot;http://boutique.gaumont.fr/fr/produit_5_Gaumont_43210_acheter_DVD_Les_Tontons_flingueurs_en_stock.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;DVD&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=18867&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;autobiographie&lt;/a&gt; de Lautner en poche, dialogues en bouche. On fuse, on se souvient, on échange.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Je ne saurai jamais à quel concile annuel se rendaient les Porsche ce matin-là, mais à force d'observer le ruban de l'avenue, je vois la petite voiture piler à la seconde. C'est le suppositoire visé par Gabin dans &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=12037.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Pacha&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, un petit modèle de ville. Le réalisateur y prend une place comique. Je fonce, trajectoire drue, allure militaire. Lorsque j'arrive à sa hauteur, fenêtre ouverte, il lance un &quot;-&amp;nbsp;Qui êtes-vous&amp;nbsp;?&quot; les yeux dans les yeux, quasi guerrier. Lautner est un vrai courageux, un téméraire, c'est essentiel pour comprendre qui il est et ce qu'il a fait de sa vie. La guerre, la résistance, il en parle dans son autobiographie avec des mots qui visent à l'essentiel&amp;nbsp;: &quot;&lt;i&gt;Quand le nouveau pape Benoît XVI était dans les Jeunesses hitlériennes, moi j'étais sur les barricades à Paris au Quartier latin. (...) J'étais planton au coin de la rue de Rivoli et de la place de la Concorde, lors du défilé du Général de Gaulle. A cette occasion, on nous a distribué des fusils neufs qu'on avait évité de nous donner pour les combats. Ah, la politique&amp;nbsp;! (...) Comme disait Francis Blanche&amp;nbsp;: 'je suis né pendant la paix de 1918-1939'&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&quot;. Comme d'habitude, il fait mine d'avoir été présent, adolescent, par hasard, en dilettante. Un peu comme ses films, tous troussés &quot;à la déconne&quot;, &quot;à la démerde&quot;. Des films incroyablement travaillés, scénarisés à l'extrême, filmés avec rigueur, laissant pourtant une place monumentale à ceux qu'il apprécie le plus au monde&amp;nbsp;: les acteurs, hommes et femmes, filmés avec amour, de préférence en gros plan. &quot;&lt;i&gt;Dans les années 70, la mode était aux plans séquences. Jean Gabin les appréciait particulièrement. Il entrait dans une pièce et il faisait presque toute la scène en mouvement d'un seul coup. Page, son opérateur, lui faisait une lumière très belle, et à l'arrivée, on avait un joli tableau... Moi sans chercher à savoir pourquoi, je n'aimais pas ça. Moi, je n'aimais que les gros plans. Je me disais que, si j'avais un acteur, c'était pour le montrer et que si j'avais des dialogues, c'était pour qu'on les voie, je dis bien qu'on les 'voie'&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&quot;.&lt;br&gt; 
Lautner aura joué sur tous les claviers, à l'écriture aux côtés de Pierre Laroche, de Michel Audiard, mais aussi auprès de Jacques Audiard, Bertrand Blier, Francis Veber, Albert Kantoff et même Pascal Jardin, pour un bref parcours sur la &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=21305.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Route de Salina&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Il est étroitement lié à son chef op, Maurice Fellous, qui l'accompagne quasiment toute sa carrière. &quot;&lt;i&gt;Nous nous sommes entendus comme larrons en foire et nous avons fait 24 films ensemble. La lumière était primordiale, à condition que ça aille vite et que je ne perde pas de temps, et avec Maurice, la complicité était totale, nous ne nous parlions même pas, nous nous regardions, je lui faisais un signe et il me comprenait. (...) Avec Maurice Fellous qui est un vicieux comme moi&amp;nbsp;-&amp;nbsp;quand je dis &lt;/i&gt;vicieux&lt;i&gt; c'est qu'il cherche la petite bête&amp;nbsp;-, nous faisions nos trucages nous-mêmes&lt;/i&gt;&quot;. 46 ans plus tard, l'équipe des survivants est au taquet. Une dream team troublante de jeunesse qui a envie de raconter, venue regarder les &lt;i&gt;Tontons&lt;/i&gt; en haute définition.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/georgeslautner_photo.jpg&quot; width=&quot;520&quot; height=&quot;250&quot; alt=&quot;Georges Lautner&quot; title=&quot;&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;Georges Lautner&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Georges Lautner chambre toujours autant. Mais désormais, une tendresse tempétueuse colore ses réparties, son esprit anar, la grâce de son regard si sombre, finement observateur. Biberonné par les Prévert de &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=42.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L'Affaire est dans le sac&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, très grand amateur de cinéma américain, notamment de Welles, Georges Lautner sera toujours passé pour un artisan un peu vulgaire, détesté par l'intelligentsia, plutôt que pour le cinéaste azimuté, doué et inattendu qu'il est. Souffrance finalement payante&amp;nbsp;: la salle ce dimanche est remplie de cinéphiles, de férus, d'acharnés et au centre de leurs applaudissements il y a bien plus qu'une reconnaissance pour des dialogues cultes ou un casting irréprochable. Tous ont depuis longtemps relu en boucle Bost et Aurenche, connaissent leurs Prévert et leurs Audiard sur le bout des doigts. Lautner bat tout le monde en popularité et sur le &quot;par coeur&quot;. Peu de cinéastes peuvent se prévaloir d'avoir écrit et réalisé des films dont les spectateurs se récitent les dialogues et les situations scénaristiques intégralement. C'est plus que surprenant, c'est mystérieux. Un secret comme un uppercut en direction de nos inconscients. Un rapt réussi, plus souvent qu'à son tour, par Lautner.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Le petit-fils de Charles Lautner, bijoutier viennois (Autriche), le fils du bijoutier qui se tue en avion lorsque Georges atteint ses 12 ans, le fils de la divine comédienne Renée Saint-Cyr est enfin reconnu pour ce qu'il est&amp;nbsp;: un orfèvre véritable.&lt;br&gt;
A ses côtés, Maurice Fellous est le bon partner. Ils sont Laurel et Hardy, exactement comme Bernard Blier et Jean Lefebvre dans les &lt;i&gt;Tontons&lt;/i&gt;. Petit, dessiné tout d'un trait, mince comme un fil, le visage irradiant la générosité, l'intelligence et même l'ouverture de focale, Fellous est le tonton bicéphale de Lautner. Il se souvient, comme Georges, de tout dans les détails. Les décors, les accessoires, les inventions de dernière minute, les ratages, les anecdotes, les orages et les éclaircies. Pour leur premier film avec la Gaumont, ils sont acceptés mais n'ont pas pour autant remporté le cocotier. Lautner écrit le scénario des &lt;i&gt;Tontons&lt;/i&gt;&amp;nbsp;-&amp;nbsp;appelé alors &lt;i&gt;Le Terminus des prétentieux&lt;/i&gt;&amp;nbsp;-&amp;nbsp;au Royal Trianon à Versailles en compagnie de Michel Audiard et Albert Simonin, l'auteur de &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/search/Default.aspx?source=BOOK&amp;auteur=simonin&amp;titre=grisbi+not&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Grisbi or not Grisbi&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (le livre dont est tiré le film, trois pages en fin de compte c'est-à-dire la mort du &quot;mexicain&quot;). Mais le film se tournera entièrement dans la villa &quot;à tout faire&quot; de Rueil-Malmaison, propriété de la Gaumont&amp;nbsp;: c'est ça ou rien. Dans la voiture qui les emmène à Rueil, Maurice Fellous hérite comme toujours de la place du milieu, à l'arrière&amp;nbsp;: celle du plus petit voyageur, mais aussi celle qui permet de contempler le travelling de la route.&lt;br&gt;
&quot;&lt;i&gt;Dans la voiture de la production nous étions 5. A l'avant&amp;nbsp;: Sussfeld, le directeur des productions Gaumont, et Irénée Leriche, le directeur de production du film. A l'arrière Maurice Fellous, Claude Vital et moi. Avant de démarrer, Sussfeld se retourne et nous déclare&amp;nbsp;: 'Vous savez, il n'y a aucun tournage sur Paris. Nous pouvons entreprendre ce triste film à la condition que ce soit avec de sérieuses économies. Sinon ce serait peut-être plus simple de ne pas le faire, car il vaut mieux perdre cent millions tout de suite plutôt que d'en perdre beaucoup plus après le tournage avec un scénario pareil&amp;nbsp;!'. Ce film, c'était &lt;/i&gt;Les Tontons flingueurs&lt;i&gt;.&lt;/i&gt;&quot;&lt;br&gt;
Après la projection, ce dimanche de septembre 2009, un déjeuner des amis a lieu chez les Lautner. Maurice Fellous me demande si une voiture est prévue. 46 années plus tard, il aura hérité, à coup sûr, de sa place favorite.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

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&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;&lt;i&gt;Les Tontons flingueurs&lt;/i&gt;, bande annonce originale&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Lautner sait regarder et anticiper. Il n'est pas grand connaisseur de BD et de science-fiction par hasard. La question de la cuite dans la cuisine fuse du public, comme à l'accoutumée. C'est la rumeur obligée du film, la question culte pour une scène culte. Alors&amp;nbsp;? Cuits ou pas cuits, les acteurs&amp;nbsp;? Lautner jure la sobriété et on le croit&amp;nbsp;: la scène a été tournée trois jours durant. Et puis, Lefebvre, oui, on lui a posé des larmes de glycérine. Mais le soir, ah le soir, bien sûr, c'était permis&amp;nbsp;! Certains ont cependant raconté que Lefebvre avait eu droit, lui seul, et pour rire, à un cocktail vodka, tord-boyaux, poivre, ce qui n'exclut pas la glycérine.&lt;br&gt;
S'ensuivent des questions plus techniques, les plus intéressantes. Fellous et Lautner rapportent des anecdotes à propos des capotes qui permirent de faire voler harmonieusement des pantalons depuis les fenêtres du Danieli à Venise ou de sonoriser en douceur les silencieux des revolvers, au fond d'une baignoire. Le son. Travaillé avec beaucoup d'excellence dans le cinéma de Lautner, que l'on écoute avec une attention décuplée. &quot;&lt;i&gt;Le cinéma triche sur l'importance du bruit. Quand on veut un effet dramatique, on augmente l'effet son. Le bruitage au cinéma permet aussi de tricher sur le temps, car la réalité est souvent trop lente. Lorsqu'un homme marche ou court, dans la rapidité du montage, on fait parfois sauter un temps, un pas. En revanche, au son, on doit l'entendre ou avoir l'impression de l'entendre. Le bruiteur doit ainsi faire disparaître les erreurs volontaires du montage. Seule l'impression reçue par le spectateur compte&lt;/i&gt;&quot;.&lt;br&gt;
La question qui bruit dans ma tête, je ne la pose pas. Chacun en préserve une pour la prochaine fois. Avec Georges Lautner, les films possèdent l'attractivité, le magnétisme, la richesse des souvenirs d'enfance. On éprouve un soupçon d'angoisse à l'idée qu'une lumière différente les pousse soudain hors du cocon bien archivé de la mémoire. Etrangement, la réception de ces films est littéraire autant que visuelle, c'est un cinéma que l'on chérit à la manière d'un livre préféré, lié à soi intimement, où la frappe des mots&amp;nbsp;-&amp;nbsp;choisis, très écrits&amp;nbsp;-&amp;nbsp;est aussi nécessaire que le rythme des images. Lautner est parvenu à faire entrer son sourire, son humanité libertine et anarchiste dans le sanctuaire de nos cerveaux. Plutôt rare pour un joueur de comédies ou de polars.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Au moment des dédicaces, Georges Lautner s'applique. Il interroge, écrit trois lignes à l'écriture serrée, deviendrait presque potache. Fidèle à sa légende, aussi, il vanne ses fidèles&amp;nbsp;:&lt;br&gt;
&quot;-&amp;nbsp;Martin, ah non&amp;nbsp;! Pas ce prénom&amp;nbsp;!!&quot;&lt;br&gt;
&quot;-&amp;nbsp;Vous êtes designer&amp;nbsp;? Expliquez-moi ce que c'est et je vous signe le livre&amp;nbsp;!&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Alexandre Astier, on le sait, récite depuis qu'il est tout petit, avec son père, les dialogues d'Audiard. On rêve de la rencontre inédite entre le créateur de &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.m6.fr/serie-kaamelott/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Kaamelott&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; et le papa des &lt;i&gt;Tontons&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
Dans sa passionnante autobiographie, traitée à la façon d'un abécédaire, Lautner raconte entre autres Alain Delon, Mireille Darc, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura, les Blier, les Audiard et Jean Yanne lors de magnifiques portraits, à hauteur d'yeux de réalisateur&amp;nbsp;; on trouve les entrées technologie, publicité, direction d'acteur(s), philosophie&amp;nbsp;; mais la lettre X est une voie d'accès surprenante à l'imaginaire fantasque et érudit de Lautner. Une plongée dans cette énigme qui fait son talent, cette manière sobre et éclaboussante, ce naturel sophistiqué pourtant instinctif, cette culture élaborée qui adore se frotter à la culture populaire.&lt;br&gt;
A la fin de la rencontre, Dany Cogan prend la parole. Elle est la fille d'Henri Cogan, qui envoya son collègue catcheur Ventura (Lino) jouer chez les acteurs, après lui avoir cassé involontairement la jambe. C'est sur &lt;i&gt;Les Tontons flingueurs&lt;/i&gt; que Lino se venge, envoyant un pain qui n'a rien de cinématographique à Henri&amp;nbsp;: &quot;C'est pour ma jambe&amp;nbsp;!&quot;. Les deux amis se retrouvent avec plaisir sur le plateau de Lautner. Lorsqu'il est plus tard lui aussi au tapis, ne sachant plus que faire de son talent, Georges est tiré de chez lui manu militari par Cogan qui le traîne au stade, lui rappelle qu'il aime la vie. Dans le portrait que Lautner croque de Cogan, on lit le tempérament du réalisateur et l'intuition qu'il a des hommes&amp;nbsp;: &quot;&lt;i&gt;Pendant l'occupation, Henri habitait avec sa famille dans un immeuble, quartier pauvre&amp;nbsp;: immeuble pour les pauvres. C'est en rentrant, un jour, qu'il voit la fameuse voiture noire s'éloigner et disparaître. Le concierge les avait dénoncés comme juifs (sa mère, son frère, sa petite soeur). Pourquoi&amp;nbsp;? Pour rien. Pour le plaisir. A la Libération, il est revenu avec un fusil pour tuer le concierge. Quand il l'a vu à genoux, pleurant, entouré de ses deux enfants, il n'a pas pu. (...) Quand, en 1958, je me suis retrouvé en chômage longue durée, sans assedic, Cogan est venu me sortir du canapé sur lequel je me laissais aller au découragement. Je me suis retrouvé dans un stade. A suer, à me remettre droit&lt;/i&gt;&quot;. Dany, face à la salle de cinéma, ce dimanche 13 septembre 2009, jour de l'anniversaire de son père, raconte comment Robin Davis, Claude Vital et Georges Lautner sont venus chanter &lt;i&gt;Happy Birthday&lt;/i&gt; à son père souffrant. &quot;Exactement comme dans les &lt;i&gt;Tontons&lt;/i&gt;&quot;, ajoute-t-elle, le sourire aux lèvres.&lt;br&gt;
Avant de remonter dans sa voiture, Georges Lautner promet de revenir en décembre pour la projection du &lt;i&gt;Pacha&lt;/i&gt;. &quot;Seulement si Gabin vient&quot;. Il sera là et nous aussi.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=4327.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Les Tontons flingueurs&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, un film de Georges Lautner, 1963&lt;br&gt;
au &lt;a href=&quot;http://www.publicisdrugstore.com/Website/site/fra_publiscinema_cineclubdigital.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;publiciscinémas&lt;/a&gt;, 129 avenue des Champs Elysées, Paris 8ème&lt;br&gt;
(version numérique restaurée projetée en haute définition)&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;a name=&quot;commander&quot;&gt;&lt;/a&gt;
&lt;table border=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;5&quot; cellpadding=&quot;5&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td width=&quot;400&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Georges Lautner&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=18867&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;On aura tout vu&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Ed. Flammarion 2005&lt;br&gt;
19,90 euros&lt;br&gt;
&lt;table align=&quot;right&quot; cellspacing=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot;&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;
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&lt;br&gt;&lt;br&gt;

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</item>

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<title>Erik Gerets, le Prince et les supporters : match amical Al-Hilal Riyad - Atalanta Bergame :: Cannes :: 6 août 2009</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Erik Gerets, le Prince et les supporters&amp;nbsp;:&lt;br&gt;
match amical Al-Hilal&amp;nbsp;-&amp;nbsp;Bergame&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/erikgerets2.jpg&quot; width=&quot;520&quot; height=&quot;250&quot; alt=&quot;Erik Gerets&quot; title=&quot;&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;© alhilal.com&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&quot;Appelez le service des sports, nous on ne s'en occupe pas&quot;. A l'AS Cannes (club de National), c'est du bout des lèvres qu'au téléphone on supporte la rencontre amicale entre l'Atalanta Bergame et Al-Hilal Riyad disputée ce 6 août, à 18 heures.&lt;br&gt;
Seule la tribune ouest est ouverte au public international, italien et saoudien. Derrière moi, à une travée d'écart, se sont installées trois générations d'hommes, le vrai classico des stades. Le grand-père habite Cannes, son fils et son petit-fils à Strasbourg. Le grand-père est revenu voir Erik Gerets, qu'il a vu jouer à maintes reprises&amp;nbsp;: &quot;un vrai gagneur&quot;. Depuis le stade râblé cannois, même la Meinau paraît démesurée. Ces hommes-là ne croient pas du tout à la bouture Gress, l'entraîneur phénix du Racing de Strasbourg. &quot;Ça ne marchera pas. Il exige trop de ses joueurs, le fossé entre eux est vertigineux&quot;. Le fils connaît Papin personnellement et regrette son départ. &quot;Il voulait rester&quot;.&lt;br&gt;
Le petit-fils ne dit mot, il a 9 ans, l'âge où le dialogue au débotté entre adultes paraît profondément énigmatique. Il me sourit périodiquement, comme si nous échangions tous sur un rythme sportif des blagues tordantes.&lt;br&gt;
Sur l'herbe, les joueurs s'ébrouent.&lt;br&gt;
Erik Gerets est assis sur le banc, en face de moi exactement, soudain je l'aperçois entouré de son nouveau staff, aligné, sage comme une image, mi-belge, mi-arabe. Sur le terrain, un sosie amateur de Dominique Cuperly navigue entre les joueurs. Dans une clameur, Al-Hilal forme un noyau en fusion, continue à agiter les jambes, bustes collés, avant de s'écarter en figure géométrique parfaite et altière.&lt;br&gt;
L'Arabie a ajouté une encre ardente au bleu petit bateau du maillot marseillais. Les maillots sont désormais bleu profond, comme lavés dans une mer plus absolue, plus violente que la Méditerranée. Et si Moby Dick jouait au foot&amp;nbsp;?&lt;br&gt;
Et les Marseillais&amp;nbsp;? Quelques-uns sont venus en délégation avec une banderole, service minimum. Cinq doigts de la main pour saluer le talent de Gerets et lui signifier en douce leur amour indéfectible. Il s'est passé quelque chose entre eux, qu'eux seuls connaissent. C'est l'une des empreintes de Gerets, cet attachement passionnel résumé par le boxeur Louis Acariès, parfait diagnostiqueur de l'OM&amp;nbsp;: &quot;Gerets, il est venu avec sa petite valise, seul, et puis il est reparti avec sa petite valise, toujours seul&quot;. Entre-temps il aura métamorphosé l'équipe. Dans la fameuse petite valise, se cache le génie qui transforme le visage des clubs que Gerets traverse. Les supporters le savent.&lt;br&gt;
Les présentations des équipes sont exécutées en italien et en arabe, alors que la tribune ouest se remplit et que les supporters italiens lancent vers le ciel les premiers chants de conquête, assemblés en petits escadrons, pieds joints, sauts en extension. Le Prince (trois membres de la famille royale sont présents) est annoncé. Le patriarche cannois me désigne le bloc de béton derrière lequel les princes se sont aussitôt retranchés&amp;nbsp;: &quot;Ici c'est la loge princière. Nous, à Cannes, on fait plus fort que la tribune présidentielle&quot;. Il se gondole. Un ballet de courtisans démarre, qui ne cessera plus durant le match.&lt;br&gt;
Au fur et à mesure de leur arrivée, jeunes filles et jeunes gens iront faire leurs doléances dans le mini-bunker aux baies rectangulaires, avant de flotter entre buvette et tribune. Les filles déploient un défilé de marques de mode inédit, dans un sport de l'extrême inattendu et brutal. Gucci, Dior, Chanel, Vuitton, rien qui ne soit siglé ne les touche. Il se dissipe quelque chose dans ce stade cannois entre &lt;i&gt;Mission impossible&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Dallas&lt;/i&gt; très seventies, un mélange impétueux de ridicules et d'arrogances.&lt;br&gt;
En apparence imperméables au foot mais pas aux footballeurs qu'elles acclament en supportrices zélées, les jeunes filles volettent de place en place. La majorité d'entre elles ne porte ni foulard, ni voile, ni clichés.&lt;br&gt;
Vont-elles également au stade à Riyad&amp;nbsp;? C'est peu probable, mais ici on est à Cannes, c'est-à-dire au cinéma. Les hommes sont souvent athlétiques et ne parlent pas anglais ou alors peu volontiers. Ils échangent uniquement entre eux, ne regardent que leur équipe, sans même un soupçon de curiosité pour les Italiens. Ils rient, laissent transparaître sous leurs sourires une exigence redoutable. Dans la tribune, se gèrent des rapports de force, une pression intense mêlée à la folle décontraction de l'argent. On discernerait presque d'ici les studios de cinéma de la Victorine&amp;nbsp;: stade décati, réminiscences de stars, robes d'apparat et opulences démonstratives. Les tribunes en face de nous sont peuplées de fantômes, la plupart des supporters de la tribune ouest ne reviendront jamais à Pierre de Coubertin. Ce match amical demeurera un incident dans le calendrier des uns et des autres. Dans un stade se croisent des trajectoires qui n'auraient jamais dû se chevaucher, ce soir particulièrement. Blanchi à la chaux et repu de soleil, le stade de la Bocca garde jalousement ses archaïsmes, c'est un îlot de simplicité au milieu des décors carton-pâte des palaces et des palais.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Je veux le croire&amp;nbsp;: les yachts s'immobilisent lorsque le match démarre enfin sous la houle musicale rituelle.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Al-Hilal, supérieure tactiquement et techniquement, place immédiatement son fond de jeu, libère son joueur le plus téméraire, Young Pyo Lee, tandis que le renommé n°7, Thiago Neves, propose sa course chaloupée, effectue quelques dribbles un rien prétentieux, sans encore justifier son récent transfert. Dans les cages, Mohammed Aldeayea, expérimenté, assoit avec flegme son autorité et Bergame joue les mouches du coche sans conviction, perdant ses ballons systématiquement malgré les efforts d'un impétueux n°21.&lt;br&gt;
Al-Hilal ébauche un canevas de jeu à travers des joueurs qui se placent grâce à des automatismes perfectibles. Les duels retiennent l'attention sans jamais affoler, les dribbleurs ont du mal à se concentrer, on survole. On est en match amical, retour de stage, début de saison. Christian Williamsson, milieu de terrain, déplace parfois son centre de gravité vers l'arrière. Il m'évoque de loin en loin Peter Crouch, le dégingandé joueur de Portsmouth. Les mobiles Abdellatif Alghannam et Abdallah Alzori, respectivement milieu de terrain et défenseur, promettent&amp;nbsp;: changements de rythme et vitesse, ils sont explosifs. La seconde mi-temps, vierge de tout goal, offre un spectacle encore plus décousu. Aux actions organisées, succèdent des périodes débraillées où les deux équipes se perdent. Erik Gerets fait entrer ses sprinters, véloces et pointus jusqu'à la dernière minute sans que leurs attaques portent. Les occasions sur le but du gardien italien pleuvent au-dessus, à côté, sur le poteau ou bien haut dans les travées vides. Ces imprécisions irritent le coach, posté au bord du terrain, dans l'une de ses poses favorites&amp;nbsp;: bras croisés, deux doigts placés en indices de réflexion sur la bouche, jambes écartées. Un instant de téléportation, retour à Marseille, et l'on revoit le coach mutique et minéral, posté au milieu du stade en ébullition. Ici, le match s'achèvera sur le score de 0-0.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Al-Hilal, dans les grands jours, sera un stade immense et plein, comme Galatasaray, comme Marseille, c'est bien ce qu'anticipe déjà Gerets. Je le vois à son attitude. Le goût de la pression, le sens du goal et de la gagne sont intacts en lui. Dans le stade cannois, les minutes filent et &quot;Mister Eric&quot;, comme l'appellent désormais ses joueurs, veut à tout prix marquer. Il décoche des ordres arides. Il écarte les bras largement et longuement, teste l'arbitre, dont les épaules rentrent. Young Pyo Lee est derrière tous les ballons, de la poitrine, de la tête, des pieds. Il est phénoménal.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Cette équipe est plus petite qu'Erik Gerets.&lt;br&gt;
C'est un fait. Forcément, il va anticiper. Il veut réussir. Ambitieux et orgueilleux, il veut emporter quelque chose d'impérial, gagner en Coupe d'Asie. Et obliger ainsi les Français et les Belges, les Allemands, à se questionner et à l'interroger au-delà de Marseille, du Championnat de France, de la Ligue des champions européens.&lt;br&gt;
C'est encore impalpable, mais Erik Gerets, après la très douloureuse rupture marseillaise, dont même Georges Simenon n'aurait osé imaginer la tragique tabula rasa, est reparti pour un défi qui dépasse, tout en les endossant, les mannes financières qui poussent d'ordinaire les entraîneurs au Qatar, à Dubaï, aux Emirats. Il entame ces jours-ci à Al-Hilal un conte oriental, qu'il n'entrevoit que légendaire. Je ne pense guère qu'une retraite s'amorce en Arabie saoudite, j'ai plutôt l'impression qu'une conquista sportive inédite, un défi encore rejoué, s'y annoncent.&lt;br&gt;
La morale de cette rencontre sera issue des mille et une nuits offensives du sport&amp;nbsp;: les matchs amicaux les plus anecdotiques sont riches d'enseignements. C'est le pompier cannois, de service au stade, qui me confie le dernier mot&amp;nbsp;: &quot;Erik Gerets, il a hurlé très fort. Je l'ai entendu. Cet homme-là, c'est pas du pipeau. Il a pas fini&quot;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;topoastroentete1&quot;&gt;&lt;form method=&quot;post&quot; name=&quot;topolivres_20090809&quot; action=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/newsletter.php&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/lalettre.html&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Inscrivez-vous&lt;/a&gt; à la lettre de &lt;b&gt;topolivres&lt;/b&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;input name=&quot;email&quot; size=&quot;20&quot; maxlength=&quot;100&quot; class=&quot;text&quot; value=&quot;votre adresse e-mail&quot; onFocus=&quot;efface('topolivres_20090809','email');return true&quot; type=&quot;text&quot;&gt;&lt;input name=&quot;liste&quot; value=&quot;1&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;format&quot; value=&quot;2&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;action&quot; value=&quot;inscription&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;wanewsletter&quot; value=&quot;ok&quot; class=&quot;sbutton&quot; type=&quot;submit&quot;&gt;&lt;/form&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;topoastroentete2&quot;&gt;Pour réagir à cette note,&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/post_comment.php?w=blogtopolivres&amp;e_id=4282&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/1x1&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;210&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/signup.php&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Créez votre blog&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
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</item>

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<title>Erik Gerets, l'OM, le football français et la passion de voir</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Erik Gerets, le football français et la passion de voir&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/erikgerets.jpg&quot; width=&quot;520&quot; height=&quot;250&quot; alt=&quot;Erik Gerets&quot; title=&quot;&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;D.R&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Il n'y a pas que l'Olympique de Marseille. Pour le PSV Eindhoven et le Galatasaray, Wolfsburg ou Kaiserslautern, le choc fut identique.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Lorsqu'Erik Gerets arrive dans un club, il ne coache pas seulement une équipe. A travers elle, il identifie aussi le coeur d'une ville.&lt;br&gt;
Peu après, la confiance aidant, c'est une population entière qui l'interroge sur sa mobilité, sa modernité, attendant les réponses fameuses du coach. C'est alors au visionnaire que chacun s'adresse, comme si l'entraîneur de foot, le meneur d'équipe était devenu en pleine ère technologique le médecin des mentalités pour peu qu'il s'agisse de football. Voilà où mène le ballon rond.&lt;br&gt;
Plus tard, lorsqu'Erik Gerets quitte le club, la ville et le pays, les questions affluent à nouveau, toutes liées à l'abandon. Car quitter Erik Gerets n'est pas si simple. En 2009, c'est au tour de Marseille de s'en apercevoir.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Au diapason du foot, lieu ultime de la rencontre populaire, la passion est incarnée et le choeur narratif effectif. Rares sont les personnalités aptes à endurer la pression d'une telle alchimie, prêtes à raconter la chronique des hommes dans le jeu politique, social, culturel, pour finalement trouver le scénario d'une Histoire et écrire collégialement une épopée. Passées les figures de l'élu, du guide, du messager auxquelles Gerets échappe -&amp;nbsp;trop libre, trop épicurien&amp;nbsp;-, reste la figure de l'artiste. Et Gerets évidemment en est un.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

J'ai observé chez lui une légère désynchronisation des gestes et de la parole. Dans cet interstice s'engouffre tout ce qui ne s'énonce pas mais se ressent. Une conférence de presse donnée par le coach belge est un opéra lent et caustique où chaque mot retentit, puissant, du fait même de sa littéralité. Les journalistes ont vu de la drôlerie décalée là où l'éloquence lapidaire affirmait à chaque fois un peu plus de maîtrise. Instinctif, percutant, capable d'éprouver l'empreinte réelle d'un peuple au travers de la vive passion du foot, après le joueur, le coach artiste s'est trouvé&amp;nbsp;: il entraîne avec lui et emporte tout sur son passage. Expert en gestuelles, stratégies et confrontations dans le jeu, il rassemble sur une même palette le souci de vaincre -&amp;nbsp;la gagne&amp;nbsp;- et celui de la beauté, de l'émotion, avec un art consommé. Je ne parle pas forcément de championnat remporté, ou du temps perdu d'un match, je parle tension du jeu, forte conviction, réassurance des joueurs.&lt;br&gt;
Issus des mains du coach, ces joueurs ont paru réinitialisés. Généralement, ils lui sont redevables d'un indicible qui ne ressemble pas à de la soumission, mais à de la reconnaissance&amp;nbsp;: reconnus à leur valeur véritable, hissés à leur meilleur niveau par cet homme qui marche lentement, court vite, énonce sobrement, adore l'ellipse et part dans des fous rires qui surprennent. Lorsqu'il ne laisse pas à son cigare ou son chien Georges la latitude de jouer le sketch médiatique à sa place.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Gerets lui-même s'étonne de la vitesse presque excessive avec laquelle il étreignit Marseille, en capta les moindres caprices baroques. Trois heures, dit-on, pour un coup de foudre jamais démenti. Peut-être. Au-delà de cette vision romantique et de la grande capacité de la cité phocéenne à fasciner ses observateurs, je remarque que l'expérience aidant, le radar hypersensible du coach lit de mieux en mieux les cartographies mobiles qui lui sont proposées. Son métier, c'est-à-dire sa passion pour les fouleurs de paysages, pour les hommes courant et traversant les paysages, en font un peintre esquissant au cours des entraînements les reliefs et perspectives de ses tableaux. On a peu souvent vu artiste aussi proche de sa toile et stade si intensément ramené à sa nature profonde&amp;nbsp;: le cadre d'une expérience visuelle et émotionnelle.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

La première fois que j'ai vraiment porté attention au léger décalage que j'évoquais plus tôt, cette infime désynchronisation entre la parole et le geste du coach, j'ai songé à John Ford. Le cinéaste cyclopéen répond aux énigmes, assis imperturbable sur un simple pliant, dans un entretien vidéo célèbre, entre rire et teigne, coupant sur le paysage en perspective derrière lui comme s'il en était le viseur éprouvé. Gerets lui aussi a un temps d'avance sur ses interlocuteurs. Il le leur offre sur un plateau, oscillant de la tête, coulant un regard vers la fenêtre, laissant à chacun le temps de s'imprégner de ses énoncés à l'architecture massive&amp;nbsp;: sujet, verbe, complément. Non pas qu'il soit question de langue française méconnue. Au contraire, le coach nomade a le don mimétique des langues. Tout juste construit-il ses discours, son projet et ses joueurs comme une maison. Je gage qu'il n'aime pas l'idée de finir de la construire et d'achever le chantier. La maison de Rekem (Belgique) est à peine façonnée (une dizaine d'années de labeur) qu'une maison provençale perle déjà à l'horizon entre Aix et Marseille.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Du réalisateur de cinéma, Gerets a le goût prononcé des espaces dans lesquels une action se joue à durée déterminée. Il en manifeste aussi la radicalité&amp;nbsp;: on vit une histoire ensemble, on la bâtit, on se quitte. A ceci près qu'à Marseille, le sort en a décidé autrement.&lt;br&gt;
Gerets est reparti meurtri, Marseille est restée apeurée, Pape Diouf, l'homme fort de l'OM, parla d'amputation. Tragédie phocéenne d'un abandon joué de part et d'autre, dans la peur de décevoir et d'être le premier quitté. Double bind assassin.&lt;br&gt;
Puis Gerets a trouvé l'élégance d'aller cacher sa grande mélancolie, la cité a dardé ses feux vers Didier Deschamps, éprise au point de laisser libre de partir celui qu'elle aimait.&lt;br&gt;
Pourquoi s'interrogent les Marseillais. Personne ne connaît la réponse. Qui sait pourquoi on aime&amp;nbsp;?&lt;br&gt;
Dans cette équation à plusieurs inconnues l'argent tient un rôle essentiel, si le salaire de Gerets en Arabie Saoudite est l'un des moteurs de son départ. Rôle, ordinaire, du cache-misère mais aussi rôle plus inattendu du cache-sexe&amp;nbsp;: quelque chose de crucial, proche des entrailles du jeu, des raisons politiques et originelles du sport collectif, s'est joué à Marseille durant ces deux saisons et a métamorphosé la vision du Vélodrome, le statut des supporters et la réception de Marseille par les Français, les autres pays. Comme une nouvelle énergie, une modélisation de la cité redessinée par une main inédite&amp;nbsp;: Diouf, Gerets, Anigo, Cuperly, Dreyfus. Cinq hommes pour l'autoportrait intuitif et réflexif d'une ville qui cherche à se relever, à s'identifier. On le mesurera, sans doute, avec la déflagration du temps.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Je crois, pour ma part, que la Montagne Sainte-Victoire est la jeteuse de sorts véritable et que Cézanne a frappé Gerets au coeur de sa Vista, au centre d'un espace ensauvagé, encore peu franchi. Là où le joueur se distinguait par sa violence assumée, une osmose parfaite du jeu et de sa nécessité, le paysage entre Aix, Marseille et Fuveau aura élargi singulièrement l'écran de vision du Lion de Rekem et formalisé sa passion de voir.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Les Editions Hugo et Cie publient un petit ouvrage qui passionnera les amateurs de football, &lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://213.186.56.135/sites/hugo/hugo_a/cms/index_public.php?&amp;ui_id_site=1&amp;ui_id_doc=1050300048&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Gerets par Gerets&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;. Il laissera cependant sur leur faim les insatiables de Gerets, dont je suis, auxquels il manque le livre de référence, celui de la vision spécifique d'un coach, ouvrage ambitieux, enseignant, que je rêve d'écrire.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;a name=&quot;commander&quot;&gt;&lt;/a&gt;
&lt;table border=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;5&quot; cellpadding=&quot;5&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td width=&quot;400&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Erik Gerets&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://213.186.56.135/sites/hugo/hugo_a/cms/index_public.php?&amp;ui_id_site=1&amp;ui_id_doc=1050300048&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Gerets par Gerets&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Ed. Hugo &amp; Cie 2009&lt;br&gt;
12,95 euros&lt;br&gt;
&lt;table align=&quot;right&quot; cellspacing=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot;&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;
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&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

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</item>

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<title>BERNARD LAMARCHE-VADEL ET LES ARTISTES, DANS L'OEIL DU CRITIQUE :: exposition au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris :: 29 mai - 6 septembre 2009</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Dans l'oeil du critique&lt;br&gt;
Bernard Lamarche-Vadel et les artistes&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;image_gauche&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/affiche_dansoeilcritique.gif&quot;&gt;&lt;/div&gt;

&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.mam.paris.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Musée d'Art moderne de la Ville de Paris&lt;/a&gt; s'apprête à ouvrir ses portes le 29 mai sur une exposition singulière et très passionnante, fascinée par le regard d'un critique d'art&amp;nbsp;: Bernard Lamarche-Vadel.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Sous le titre &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=6450&amp;document_type_id=2&amp;document_id=65851&amp;portlet_id=15515&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Dans l'oeil du critique, BLV et les artistes&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; elle présente une réflexion sur le rôle du critique d'art à travers les choix d'une personnalité flamboyante, caractérisés par la prise de risque et le refus du goût commun, ne suivant aucune piste déjà tracée ni groupe constitué.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Ses choix sont marqués par la diversité et son attachement à la singularité de grands artistes&amp;nbsp;: Arman, Martin Barré, Lewis Baltz, Joseph Beuys, Jean Degottex, Erik Dietman, Gérard Gasiorowski, Mario Merz, Helmut Newton, Roman Opalka, Richard Serra...&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Bernard Lamarche-Vadel (1949-2000) incarne la diversité de la scène artistique en France des années 1970 et 1980, il est critique théoricien, commissaire d'exposition, préfacier, directeur de la revue &lt;i&gt;Artistes&lt;/i&gt;, collectionneur éclairé, poète et romancier. Il a fait de sa vie une oeuvre aux dimensions multiples, portée par l'art et la littérature et hantée par la mort.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Conçue comme un grand cabinet de lecture, l'exposition aborde cet enchaînement de prises de positions. Le public est invité à lire, voir, écouter les analyses de Bernard Lamarche-Vadel en regard de plus de 250 oeuvres (peintures, sculptures, installations, photographies) qu'il a commentées, aimées, ou acquises. Une centaine d'artistes sont présentés, témoignant du lien fort qui les unissait à celui qui fut leur ami, leur porte-parole, leur collectionneur.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Un catalogue d'exposition est édité à cette occasion sous la direction de Sébastien Gokalp par les éditions Paris Musées. Textes de Bernard Blistène, Nicolas Bourriaud, François Cheval, Stéphane Corréard, Michel Enrici, Sonia Floriant, Marie Gautier, Sébastien Gokalp, Cécile Guilbert, Fabrice Hergott, Jan Hoet, Olivier Kaeppelin, Cécile Marie-Castanet, Pierre Nahon, Isabelle Rabineau, Isabelle Sobelman, Erik Verhagen. Anthologie de textes de Bernard Lamarche-Vadel.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Voici un extrait du texte que m'a demandé Sébastien Gokalp, dont on pourra lire la suite dans le catalogue d'exposition.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Un recueil d'articles consacré à Bernard Lamarche-Vadel paraît également aux éditions Inculte sous la direction de Mathieu Larnaudie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/bernardlamarchevadel.jpg&quot;&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Les animaux Lamarche-Vadel&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;i&gt;Ma première émotion esthétique, le premier tableau que j'ai regardé, c'était des poissons rouges. Des scalaires, dans un aquarium. Il m'apparaissait flotter à dix mètres de hauteur. Mon premier tableau est en mouvement. Et avec des animaux&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;#notes&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Bernard Lamarche-Vadel sait que le Musée d'Art moderne de la Ville de Paris fera retour sur son oeuvre. L'institution muséale se penchera sur sa vision de l'art et des artistes. Ici ou là, des publications à la page s'empareront de son nom comme d'un drapeau ambitieux. Peu ou prou dix ans après sa disparition, pense-t-il. Il n'a pas tort. Non pas que Bernard Lamarche-Vadel joue les fins oracles ni qu'il travaille particulièrement à l'édification de son personnage, comme certains tenteront de le démontrer. Il se saisit des symboles&amp;nbsp;; il s'en revêt exactement comme il a observé Andy Warhol et Joseph Beuys porter leur art au paroxysme d'eux-mêmes.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Un chapeau, un manteau, une certaine désinvolture, un poignet fin et un étrange flottement à mi-corps, observable sur toutes les photographies. Bernard Lamarche-Vadel est d'une beauté fascinante, immédiatement perceptible. Profondément seul, à l'écart de tout ce qui respire le social, c'est un animal au milieu des hommes. Il en a l'acuité, il en déploie la constante promptitude et la ruse d'approche. C'est un loup.&lt;br&gt;
Il fait effraction lorsqu'il pénètre dans une pièce et apprécie la dramaturgie des espaces. D'instinct, il se sait cerné par une perspective qui fuit dans son dos. Bernard Lamarche-Vadel n'est ni un dandy, ni un aristocrate décadent. C'est un misanthrope manqué, il a la tendresse à fleur de peau, encore affleurante sous le muscle. Il flirte avec la férocité lorsque son sourire l'emporte sur la cruauté. On rit à mort, avec lui.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Au fil des années, depuis sa chambre d'adolescent constellée d'ossements jusqu'au loft qu'il aima habiter s'édifient autour de lui nombre de compositions parfaitement adaptées à ses gestes, des espaces hantés par l'idée de l'infini.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;i&gt;Il y avait sur le mur qui dominait mon lit au Perreux une collection d'ossements. J'avais essentiellement des crânes, d'espèces différentes. Des crânes d'oiseaux, de chiens, de boeufs. J'avais choisi un papier rouge sang monochrome d'un mauvais goût absolu et dessus il y avait mes crânes. De 10 à 14 ans, je composais ce décor. Le centre de tout cela consistait en une bibliothèque&amp;nbsp;: deux planches avec des montants, soit une ligne pour mettre mes livres. Je dormais sous ce mur&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;#notes&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Plus tard et comme dernière demeure surgira un château massif avec un parc, un étang à flanc droit le long d'une allée libertine et altière, perchée d'arbres frêles, par laquelle on accède au lieu-dit La Rongère, en Mayenne. Ce sera son encerclement, il y dépose toute sa collection, qu'il dompte et par la grâce de laquelle il se protège. Ce sera son enfermement. Il promet&amp;nbsp;: obtiendra-t-il le Goncourt avec &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://ad.zanox.com/ppc/?6879575C912331192T&amp;ULP=http://livre.fnac.com/a193265/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Vétérinaires&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://ad.zanox.com/ppc/?6879575C912331192T&amp;ULP=http://livre.fnac.com/a1004734/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Tout casse&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://ad.zanox.com/ppc/?6879575C912331192T&amp;ULP=http://livre.fnac.com/a942157/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Sa vie, son oeuvre&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; qu'il inventera autour de cette bâtisse des murailles inédites. A l'entendre ainsi se prédire une solitude sans accrocs, on songe aux contes dans lesquels des échelles végétales montent jusqu'aux ciels, faisant alternativement des étoiles et de la terre des hauts et des bas retenus illusoirement, absurdes parachutes.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

En guise de paradis, Bernard Lamarche-Vadel dispose d'une expression, esquissée entre ses lèvres lorsqu'il devient certain qu'il aime un artiste. Le désignant alors à lui-même&amp;nbsp;: &quot;Le grand fou&amp;nbsp;! L'immense fou&amp;nbsp;!&quot; Plus qu'une reconnaissance, c'est un salut véritable qui admet l'autre au centre de son zoo intime. Dans cette exclamation, qu'il prononce avec une parfaite distribution des syllabes, on saisit que le &quot;grand fou&quot; est forcément un animal, lui aussi.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;i&gt;Michael Kohlhaas&lt;/i&gt;, le roman d'Heinrich von Kleist&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;#notes&quot;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, est un livre lu et relu. Ce merveilleux roman raconte l'histoire d'un homme accusé à tort, mis au ban de la société. Un cheval hante l'ouvrage. Bernard Lamarche-Vadel l'a monté. Il n'y a pas d'obstacle lorsqu'une image s'impose, elle est réelle, elle est là. Lorsque Bernard Lamarche-Vadel évoque le photographe et cinéaste Robert Frank, qu'il aime&amp;nbsp;-&amp;nbsp;l'exercice d'admiration est revendiqué par lui comme l'une des vertus essentielles du critique&amp;nbsp;-, c'est qu'il s'est trouvé sa place à l'intérieur des photos. Celle des enfants enfermés dans une voiture, laquelle s'enfonce doucement dans l'air, dans l'eau. Celle d'un cheval pendu à un anneau. Bernard Lamarche-Vadel parle du centre d'une toile, parle depuis le vide intérieur d'une sculpture. Ou encore du ventre tumultueux d'un animal ébranlé de sensations&amp;nbsp;-&amp;nbsp;vitesse et peur. L'écorché de Rembrandt lui tire des cris de joie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;i&gt;L'art est arrivé à partir du moment où j'ai commencé à avoir conscience de m'isoler et de regarder la nature, seul. C'est l'époque de Bry-sur-Marne, de 55 à 57. Après cela devient un vrai système à partir de 1957, au Perreux. Je me mets dans des dispositions de contemplation de la nature. Je trouve une souche, un pneu, une pierre, et je regarde la nature. Une action qui a pris de très longues heures de ma jeunesse. La solitude. Cela se joue aussi sur un autre registre plus pénible&amp;nbsp;; mon père pour des raisons que j'ignore ne voulait pas d'animaux. Et moi je ne rêvais que de cela. J'avais ce système qui consistait à m'inventer des animaux, des chiens et des chevaux soit les espèces qui me requéraient le plus. Et je m'entourais d'animaux qui n'existaient pas. Activité très profonde de mon imaginaire qui me semble aujourd'hui avoir pris quasiment tout mon temps&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;#notes&quot;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;a name=&quot;notes&quot;&gt;&lt;/a&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;[1] B. L.-V., &quot;A bruit secret&quot;, entretien avec Isabelle Rabineau, in &lt;i&gt;Bernard Lamarche-Vadel, entretiens, témoignages, études critiques&lt;/i&gt;, éd. Méréal 1997.&lt;br&gt;
[2] &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
[3] Heinrich von Kleist, &lt;i&gt;Michael Kohlhaas&lt;/i&gt;, in &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742733453&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Théâtre complet&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, trad. de l'allemand par Ruth Orthmann et Eloi Recoing, éd. Actes Sud 2001, coll. Babel.&lt;br&gt;
[4] &lt;i&gt;Op. cit.&lt;/i&gt;, voir note 1.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;a name=&quot;commander&quot;&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;tr&gt;
&lt;td width=&quot;400&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;Dans l'oeil du critique&lt;br&gt;
Bernard Lamarche-Vadel et les artistes&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Catalogue de l'exposition au Musée d'Art moderne&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
(29 mai - 6 septembre 2009)&lt;br&gt;
Ed. Paris Musées 2009&lt;br&gt;
35 euros&lt;br&gt;
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&lt;option value=&quot;http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/collectif/dans-l-oeil-du-critique-bernard-lamarche-vadel-et-les-artistes,23438895.aspx&quot; title=&quot;Dans l'oeil du critique, Bernard Lamarche-Vadel et les artistes / chapitre.com&quot;&gt;chapitre.com&lt;/option&gt;
&lt;option value=&quot;http://www.cultura.com/livre/litt%C3%A9rature/romans-francophones/collectif,dans-l-oeil-du-critique,3215801.prd&quot; title=&quot;Dans l'oeil du critique, Bernard Lamarche-Vadel et les artistes / cultura.com&quot;&gt;cultura.com&lt;/option&gt;
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&lt;br&gt;&lt;br&gt;

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&lt;b&gt;&lt;i&gt;Face à Lamarche-Vadel&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Ed. Incute 2009&lt;br&gt;
30 euros&lt;br&gt;
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&lt;/table&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;topoastroentete1&quot;&gt;&lt;form method=&quot;post&quot; name=&quot;topolivres_20090518&quot; action=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/newsletter.php&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/lalettre.html&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Inscrivez-vous&lt;/a&gt; à la lettre de &lt;b&gt;topolivres&lt;/b&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;input name=&quot;email&quot; size=&quot;20&quot; maxlength=&quot;100&quot; class=&quot;text&quot; value=&quot;votre adresse e-mail&quot; onFocus=&quot;efface('topolivres_20090518','email');return true&quot; type=&quot;text&quot;&gt;&lt;input name=&quot;liste&quot; value=&quot;1&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;format&quot; value=&quot;2&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;action&quot; value=&quot;inscription&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;wanewsletter&quot; value=&quot;ok&quot; class=&quot;sbutton&quot; type=&quot;submit&quot;&gt;&lt;/form&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;topoastroentete2&quot;&gt;Pour réagir à cette note,&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/post_comment.php?w=blogtopolivres&amp;e_id=3758&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/1x1&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;210&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/signup.php&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Créez votre blog&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
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</item>

<item>
<title>Jacques Séguéla, AUTOBIOGRAPHIE NON AUTORISEE :: signature entretien à la librairie du publicisdrugstore</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Petit bras et gros micros&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

Il reste peu de librairies sur les Champs Elysées, celle du &lt;a href=&quot;http://www.publicisdrugstore.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;drugstore publicis&lt;/a&gt;, petite sans être toutefois confidentielle, conserve sa clientèle d'habitués et de curieux des livres. Elle propose sa sélection parmi l'exponentielle actualité de l'édition. De temps en temps, on y invite des auteurs à réaliser une signature.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Rendez-vous a été pris avec Jacques Séguéla, bien avant sa piètre sortie sur la &quot;Rolex&quot;. La campagne de pub relative à la parution de son livre s'est faite, entre autres, sur les pages d'un quotidien gratuit déclarant&amp;nbsp;: &quot;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.plon.fr/ficheLivre.php?livre=9782259209083&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Autobiographie non autorisée&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, par Jacques Séguéla, Plon éd. Un livre en vente partout même au drugstore&quot;. Les agences Havas et Publicis sont rivales et confraternelles. L'occasion était trop belle, nous avions donc invité Jacques Séguéla avec un sourire malicieux. Répondant à sa propre demande, en quelque sorte.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Quels que soient les auteurs invités, il y a toujours conversation sonorisée au sein de la librairie du drugstore. Les lecteurs nous en savent gré, posent des questions. C'est souvent passionnant. L'exercice de la signature est noble, simple et concret. Pour les auteurs, rencontrer son public&amp;nbsp;-&amp;nbsp;surtout au beau milieu de la ruche parisienne&amp;nbsp;-, c'est important. Le drugstore a un statut particulier, dû à son histoire, à son ancrage dans Paris et à l'international. Patrick Eudeline (il publie en mai chez Grasset un roman d'apprentissage) cite lui aussi abondamment le drugstore. C'est ainsi, le drugstore garde quelque chose de rock'n'roll, d'authentique et de singulier. Il possède sa personnalité, son tempérament.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Le livre de Jacques Séguéla m'a surprise. J'ignorais qu'il avait approché, et durant de longues séances de travail, Pierre Lazareff, Serge Gainsbourg, Claude Puel, Robert Delpire, Pierre Prévert ou Salvador Dalí. A plus d'un titre, cet autoportrait réalisé à partir des visages des autres est pertinent. Sur la très regrettable affaire de la &quot;Rolex&quot;, l'auteur s'est expliqué et excusé à la télévision. Je décide d'en reparler le moment venu, sans pression. Mitterrand comprit parfaitement pourquoi Séguéla aurait été un très médiocre politique&amp;nbsp;: il ne sait pas se taire et cède aisément à la provocation, c'est Séguéla lui-même qui l'écrit. Dont acte, Mitterrand avait raison, Séguéla est un instinctif. Une part de son talent, certainement. Parfois peut-être aussi la raison de ses déroutes. &quot;Mitterrand ne se trompait pas. Je suis bien trop impulsif pour m'adonner à une carrière où le dérapage verbal tue. Je n'aurais pas tenu plus d'une semaine&quot; (p.169).&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Nous entamons le second round d'entretien lorsqu'une opération médiatique se lève, exactement à la manière d'une tempête. C'est un coup de force, plutôt bien organisé puisque personne n'a rien vu venir. Des appareils photo se mettent à zoomer, une caméra cherche un angle, une dizaine de personnes revêt des tabliers blancs. On est entre la blague de potaches et l'atmosphère de carabins. En professionnel parfait de la communication, Jacques Séguéla entre dans le petit jeu qui lui est proposé. Il s'agit de surfer sur la bonne occasion de la &quot;Rolex&quot; en plein G20. Le collectif, puisque c'en est un, l'interpelle, lui offre une civière, car il est, selon eux, malade du grand capital. Le reste est à l'avenant, parachutes dorés, salaires, patrons forcément voyous, tout y passe. Le parallèle avec les prises d'otages de patrons saute aux yeux.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Le collectif cherche l'impact nécessaire à sa campagne de promo, mais quelque chose cloche. L'envergure médiatique de l'opération est évidente et le buzz à destination d'internet assurément probant. Mais j'ai l'impression que ceux qui crient là sont des grands gamins bien propres sur eux venus se faire connaître en développant une stratégie médiatique assez peu reluisante. Jacques Séguéla est maintenant assis à deux doigts du sol sur un drap-civière qui menace de craquer. C'est assez indigne et c'est faire peu de cas de l'âge du capitaine.&lt;br&gt;
J'en suis pour ma part révoltée et coupe court, au soulagement des apprentis communicants peu fiers de l'image qu'ils avaient eux-mêmes mise en place. Les tabliers blancs recouvrent des personnes qui ont entre 25 et 30 ans. Pas tout à fait des étudiants, pas encore des patrons, à leur tour. Ils s'expriment avec aisance mais systématiquement, répètent des phrases slogans sans subtilité. Je les imagine bien en écoles de commerce, voire en agence de communication &quot;alternative&quot;, sûre que ça existe. Ils déballent un plan de métro (c'est sous terre et ça roule, s'écrient-ils), une baguette de pain, des coquillettes (le menu de base de bon nombre de français) et une montre Casio (6 euros). C'est le traitement de choc qu'ils préconisent aux riches, disent-ils. Soit. Peut mieux faire.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

A aucun moment, je le note, ils ne s'excuseront auprès de moi pour m'avoir interrompue, ni, pourquoi pas, me faire risquer de perdre mon job de consultante auprès de la librairie. Que nous ayons reçu David Lynch, Claro ou Viken Berberian à la librairie du drugstore, ils ne veulent pas le savoir. Ce qui se fait ici est dénué d'intérêt à leurs yeux quoi qu'il arrive, et nous sommes tous, employés ou intermittents, pris sous le sceau du &quot;riche&quot;. Plutôt inquiétant. Ce mépris à l'égard du monde des livres me rappelle de très mauvais souvenirs. Dans la manière et le mode d'emploi de cette occupation des lieux, dans la négation des individus (clients et salariés) qui les peuplent, il y a du populisme pur et simple.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Et la Nave va... Nos blouses blanches s'éternisent. Et ça se précise. Ils sont uniquement là pour se faire voir grâce&amp;nbsp;/&amp;nbsp;aux côtés de Jacques Séguéla, lequel leur répond courtoisement. Et c'est là que le bât blesse. Dans l'agressivité qui est la leur, aucune douleur sociale, aucune authenticité non plus dans leurs slogans, ils parlent au nom du média. Au nom d'un slogan qui est le nom de leur collectif que je me plais à ne pas nommer ici, détricotant à plaisir leur visée publicitaire.&lt;br&gt;
J'ai l'impression d'avoir en face de moi de pseudo-entarteurs nuls, sans aucune déontologie ni réflexion. A quoi sert l'anarchie sans contenu, à quoi riment les indignations des zutistes, des dada et des autres empêcheurs de tourner en rond si la ligne d'horizon est bêtement médiatique&amp;nbsp;?&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Ils critiquent l'ouvrage mais ne l'ont pas lu (je leur ai posé la question), font référence uniquement aux grands groupes de presse français, d'où originent leurs interventions, comme s'ils parlaient d'or. &quot;Vous avez dit ça sur France Info, vous avez dit ça sur BFM&quot;... Navrant. Quand à bout de forces et d'arguments ils en viennent au délit de richesse (un riche est obligatoirement un salaud), la crise de 2009 n'excuse pas leur parfait poujadisme. Je me demande ce que RTL et Europe 1, dont j'aperçois les micros, font dans cette galère. Pas de place à Londres, difficile d'en obtenir à Strasbourg, alors on a décidé de réchauffer le gimmick de la &quot;Rolex&quot; avec ses bons vieux ressorts&amp;nbsp;?&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Je demande à reprendre le cours de la signature, nous pourrions continuer ces réflexions intéressantes de manière plus apaisée et surtout collective&amp;nbsp;: car enfin le public ne voit rien, puisque les blouses blanches (nos vaillants inquisiteurs sont restés anonymes, pris dans la véhémence de la meute) tournent le dos, magnétisées par les micros, appareils photo et caméras. Pitoyable. Je suis promptement renvoyée à mes livres. Un photographe, derrière moi, me donne des coups et dit à son collègue&amp;nbsp;: &quot;Moi je peux pas travailler dans ces conditions&quot;. Ben voyons. Et moi donc&amp;nbsp;! Puis me menaçant&amp;nbsp;: &quot;Va falloir que vous vous tiriez&quot;. C'est bien mal me connaître, autant vouloir me donner encore plus envie de rester. Un comble pour la lectrice que je suis, peu encline à défendre le périmètre de sécurité d'un Jacques Séguéla&amp;nbsp;-&amp;nbsp;qui n'a du reste pas besoin de moi&amp;nbsp;-&amp;nbsp;et pourtant contrainte de reconnaître à l'auteur non seulement du calme et du talent, mais aussi un charisme bien supérieur à ces émules aux petits bras, tous communicants amateurs, rêvant absurdement de célébrité médiatique, creuse et vide, malgré qu'ils en aient.&lt;br&gt;
Les micros sont rangés. Je remercie Jacques Séguéla pour sa patience, c'est le moins que je puisse faire. Je suis sifflée, et avec houle. Je déteste qu'on me dise ce que je dois penser et comment.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Quelques minutes plus tard, un peu penaud, l'un des anciens du bal costumé vient me demander si je n'ai pas retrouvé son sac, nous interrompant à nouveau comme si mes questions n'existaient pas, et d'ailleurs moi non plus, pas plus que la séquence de signature&amp;nbsp;/&amp;nbsp;itw en cours. Irréalité. Il a perdu son sac à dos vert, de marque. L'aurais-je retrouvé&amp;nbsp;? Fin de partie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

P.S&amp;nbsp;: Le collectif, je l'apprends par voie de presse, dépend en réalité d'Europe Ecologie (nullement mentionné durant l'opération).&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;a name=&quot;commander&quot;&gt;&lt;/a&gt;
&lt;table border=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;5&quot; cellpadding=&quot;5&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td width=&quot;400&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Jacques Séguéla&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.plon.fr/ficheLivre.php?livre=9782259209083&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Autobiographie non autorisée&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Ed. Plon 2009&lt;br&gt;
21 euros&lt;br&gt;
&lt;table align=&quot;right&quot; cellspacing=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot;&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;
&lt;form name=&quot;commander20090403&quot;&gt;
&lt;select name=&quot;librairie&quot; class=&quot;commander&quot;&gt;
&lt;option selected=&quot;selected&quot;&gt;commander ce livre sur&lt;/option&gt; 
&lt;option value=&quot;http://www.jdoqocy.com/click-2849706-10478215?url=http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/9782259209083/&quot; title=&quot;Jacques Séguéla, Autobiographie non autorisée / alapage.com&quot;&gt;alapage.com&lt;/option&gt; 
&lt;option value=&quot;http://ad.zanox.com/ppc/?6879575C912331192T&amp;ULP=http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2259209084/&quot; title=&quot;Jacques Séguéla, Autobiographie non autorisée / amazon.fr&quot;&gt;amazon.fr&lt;/option&gt;
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&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;
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&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;topoastroentete1&quot;&gt;&lt;form method=&quot;post&quot; name=&quot;topolivres_20090403&quot; action=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/newsletter.php&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/lalettre.html&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Inscrivez-vous&lt;/a&gt; à la lettre de &lt;b&gt;topolivres&lt;/b&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;input name=&quot;email&quot; size=&quot;20&quot; maxlength=&quot;100&quot; class=&quot;text&quot; value=&quot;votre adresse e-mail&quot; onFocus=&quot;efface('topolivres_20090403','email');return true&quot; type=&quot;text&quot;&gt;&lt;input name=&quot;liste&quot; value=&quot;1&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;format&quot; value=&quot;2&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;action&quot; value=&quot;inscription&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;wanewsletter&quot; value=&quot;ok&quot; class=&quot;sbutton&quot; type=&quot;submit&quot;&gt;&lt;/form&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;topoastroentete2&quot;&gt;Pour réagir à cette note,&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/post_comment.php?w=blogtopolivres&amp;e_id=3502&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/1x1&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;210&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/signup.php&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Créez votre blog&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
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</item>

<item>
<title>Alexandre Astier, Nuit KAAMELOTT, Livre 6 :: avant-première au Grand Rex</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Nuit Kaamelott au Grand Rex&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/kaamelott_nuit.jpg&quot; width=&quot;520&quot; height=&quot;240&quot; alt=&quot;Nuit Kaamelott au Grand Rex&quot; title=&quot;&quot;&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Alexandre Astier veut le grand écran pour &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://kaamelott.m6.fr/html/series/kaamelott/index_kaamelott.shtml&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Kaamelott&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; et il a raison. Les 7 premiers épisodes du Livre VI ont cueilli cette nuit les fans les plus exigeants, avec sous le bras leur livre de référence (&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editionstelemaque.com/site2/f/index.php?sp=liv&amp;livre_id=68&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Kaamelott Livre I texte intégral&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Télémaque) dont les dialogues, ricochés par coeur, fusaient çà et là de fauteuils en fauteuils, lors des deux entractes.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

C'est donc le Roman d'apprentissage du Roi de Bretagne que le Grand Rex proposait en ouverture du festival &lt;a href=&quot;http://www.parisfaitsacomedie.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Paris fait sa Comédie&lt;/a&gt;, rajeunissant en 7x40 minutes l'auditoire de 15 années, rien que ça. A commencer par les acteurs dont les réapparitions en jeunes godelureaux tirèrent à la salle des cris de liesse et de surprise pour une inouïe remontée dans le temps. Voyage nocturne accéléré en grand cinémascope by Astier Alexandre.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Ce Livre VI clôture en beauté les saisons télé de &lt;i&gt;Kaamelott&lt;/i&gt;. Il en révèle certains mystères mais dévoile surtout la structure sur laquelle repose tout l'édifice, signant par ce trajet à rebours la capacité d'autonomie d'une fiction nerveuse et stylée, libertaire et formidablement douée pour éveiller l'esprit aux plaisirs d'imagination et de création. Comme à l'accoutumée, Alexandre Astier, tel Karajan au centre de sa Philarmonie, a tout conçu, de la musique à la réalisation en passant par les textes et le cast, épaulé, pour ce très gros oeuvre filmé à Cinecittà, par Emmanuel Meirieu, Jean-Christophe Hembert et Christophe Chabert, entre autres fidèles.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Ceux qui regardent médusés l'aventure depuis ses débuts l'ont vue se métamorphoser au fur et à mesure, de Livres en épisodes. C'est une mue constante qui préserve inventivité expressive et rigueur narrative. Ceux qui furent absents lors de l'avant-première au Grand Rex seront bientôt fascinés eux aussi par cette nouvelle tournure, aux rythmes savamment alternés -&amp;nbsp;encore plus subtils que précédemment&amp;nbsp;-, aux décors enfin exponentiels, dégoupillés en plein air, aux costumes comme toujours sobres et intelligemment allusifs (Anne-Gaëlle Daval). La partition musicale renouvelle ses standards, offre de nouveaux accords ondulatoires, à l'émotion foudroyante. Elle régit les voix avec une maîtrise folle, comme autant de sons en osmose&amp;nbsp;: c'est l'un des génies qui habitent le talent d'Alexandre Astier, cette intuition des mots qui vont aux voix et aux âmes, cette prescience des regards et des bouches, des profils et des dos qui vont à ses récits.&lt;br&gt;
 De cette puissance symphonique dans la composition, les paroles et les visages des acteurs sortent révélés, emplis d'une véritable fureur de jouer. Du coup, l'image est charnelle, au-delà de sa toute nouvelle redéfinition ocre, tout en réminiscences pompéiennes, mosaïquée, évanescente. Comme si le temps infiltré s'évaporait peu à peu comme un regret alors que la mémoire d'Arthur le hante.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Car &lt;i&gt;Kaamelott&lt;/i&gt;, s'il redispose à l'envi ses best of, va toujours plus loin, si bien que le public entonne comme autant de refrains les jeux dialogués qu'il aime et reconnaît, avant de dévorer les formes entièrement réinventées que ce Livre VI lui propose. En peu de Livres, relativement, des gimmicks d'une longueur inhabituelle se sont forgés, des séquences entières sont vécues par les spectateurs comme des histoires quasi familiales, ressenties de manière intime. C'est assez souvent le fait des séries, des sagas, mais assez rarement sur d'aussi longs dialogues. Et c'est assez troublant.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Tous les acteurs sont exceptionnels. On n'a sans doute jamais vu Patrick Chesnais ainsi, même au théâtre. L'éventail de son jeu est démultiplié, insensé de justesse et de doute, de pouvoir captif, à la fois assumé et écrasant (c'est simple on dirait le &lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr/Gallimard-cgi/Appli_catal/fs_detail.pl?nutitre=10002242&amp;nuauteur=416&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Ponce Pilate&lt;/a&gt; de Roger Caillois). Revoir Philippe Morier-Genoud tentaculaire et elliptique, Tcheky Karyo sépulcral,François Rollin casuistique et au mot près, tous les Astier and co... est un moment d'intenses retrouvailles. On découvre Pierre Mondy post-2000, qui affiche avec un naturel dément toute la minéralité d'un Romain à l'écran (une effigie gravée). On peine à comprendre pourquoi et comment on a pu se passer si souvent de lui. D'une humanité confondante, jouant César avec la hardiesse candide du héros entré dans le panthéon de la vieillesse à son corps défendant, Mondy assistait jusqu'au bout à la nuit Kaamelott, souriant aux stupeurs et rires du public, écoutant l'écho des répliques remonter du parterre jusqu'à la mezzanine du Grand Rex où il se trouvait. Lorsque je le félicitais, il eut cette phrase, digne de Jules&amp;nbsp;: &quot;C'est loin d'être fini&quot;. Comme dans le Livre VI c'était là une remarque qui pouvait s'appliquer autant à l'homme qu'au héros. Un peu comme cette arme d'invulnérabilité lancée à Arthurus (Alexandre Astier) au travers de ces mots&amp;nbsp;: &quot;Ne te laisse pas avoir, c'est un ordre&quot;. L'une des plus belles répliques de la saison, déjà culte. Chapeau, César.&lt;br&gt;
 Quant à Alexandre Astier, il campe -&amp;nbsp;mais qui en doutait&amp;nbsp;?&amp;nbsp;- merveilleusement cet étourdi aux instants autistes sur lequel le destin (c'est-à-dire la fiction) a jeté son dévolu pour en faire le héros malgré lui de ses propres aventures. Démêlant l'air de rien des écheveaux d'histoire politique et stratégique, les rendant pour tous à peu près limpides sous forme de mythes racontés, il élucide d'un sourire en coin les mécanismes humains les plus complexes avec cette seule devise&amp;nbsp;: &quot;Défendre la dignité des plus faibles&quot;. Cela s'entend, semble-t-il dans la fiction et en dehors d'elle, par un sens très intense de la liberté, la sienne propre et celle d'autrui.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Malentendus et défauts de compréhension jalonnent les textes de cette saison VI. Chez Astier c'est régulièrement l'endroit d'une pure poésie. Son personnage, Arthurus Rex, fait l'objet d'un souci particulier. Mis à part des autres tout bonnement parce qu'il utilise le langage de manière rigoureuse, voire absolutiste, il use, en sus, très peu fréquemment de questionnements. C'est sans doute la raison pour laquelle, justement, on lui répond si souvent. Plus que la notion d'absurde ou de non sense, ces dysfonctionnements basiques de la compréhension sont décisifs dans l'aboutissement des scénarios du créateur de &lt;i&gt;Kaamelott&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: il y a toujours un temps d'avance dans le discours d'Arthurus lequel n'interroge guère le monde, lequel, en retour, le torpille de questions, quêtes, demandes diverses.&lt;br&gt;
 Le silence -&amp;nbsp;au sens musical&amp;nbsp;- prend de l'espace, se dilate à l'image. C'est l'une des singularités sublimes de ce cinéma-là, ce personnage principal, qui dans le fond, se tait. Les autres parlent pour lui&amp;nbsp;; il accueille leurs bruits.&lt;br&gt;
En attendant la diffusion du Livre VI sur M6 au mois d'avril, on lira les extraordinaires aventures du &lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lieutenant Kijé&lt;/a&gt;, de Tynianov (disponible en folio), dont la drôlerie et le tourment (héros malgré lui) aideront toujours à patienter...&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;petit2&quot;&gt;&gt; Critique et teaser sur le site du magazine &lt;a href=&quot;http://www.generiques-mag.com/episode_reviews/1192-kaamelott/148-premieres-impressions.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Générique(s)&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&gt; &lt;a href=&quot;http://onenagros.free.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;On en a gros&amp;nbsp;!&lt;/a&gt; Le blog des fans de &lt;i&gt;Kaamelott&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;a name=&quot;commander&quot;&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;tr&gt;
&lt;td width=&quot;400&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Alexandre Astier&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editionstelemaque.com/site2/f/index.php?sp=liv&amp;livre_id=68&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Kaamelott Livre I texte intégral&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Ed. Télémaque 2009&lt;br&gt;
16,50 euros&lt;br&gt;
&lt;table align=&quot;right&quot; cellspacing=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot;&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;
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&lt;br&gt;&lt;br&gt;

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&lt;b&gt;Alexandre Astier&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://kaamelott.m6.fr/html/series/kaamelott/produits/produit_DVD.shtml&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Kaamelott Livre V l'intégrale&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Coffret 4 DVD&lt;br&gt;
M6 vidéo 2008&lt;br&gt;
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&lt;option value=&quot;http://ad.zanox.com/ppc/?6879575C912331192T&amp;ULP=http://video.fnac.com/a2418885/&quot; title=&quot;Kaamelott Livre V / fnac.com&quot;&gt;fnac.com&lt;/option&gt; 
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&lt;br&gt;&lt;br&gt;

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<title>Salon du Livre de Paris 2009 :: Ecouter en ligne les entretiens du Lecteur Studio SNCF</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Salon du Livre de Paris 2009&lt;br&gt;
Réécoutez les entretiens du Lecteur Studio SNCF&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;topolivres vous propose de découvrir ou réécouter ci-dessous une sélection de lectures et interviews d'auteurs invités du Lecteur Studio SNCF édition 2009.&lt;br&gt;
Entretiens réalisés par &lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;Passez sur les carrés pour les faire apparaître, cliquez-glissez pour les déplacer.&lt;br&gt;
Les enregistrements sont disponibles aussi sur le site internet du &lt;a href=&quot;http://www.salondulivreparis.com/site/FR/Goodies__videos/Podcasts,I281.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Salon du Livre&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

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&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

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<link>http://blog.topolivres.com/blogtopolivres/3447/</link>
</item>

<item>
<title>Alain Bashung, BLEU PETROLE &lt; L'IMPRUDENCE &lt; FANTAISIE MILITAIRE (entretien)</title>
<description>&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/bashung_remix.jpg&quot; width=&quot;520&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Bashung remix&quot;&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Beaucoup de géographies personnelles, intérieures, traversent les chansons.&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;En hommage à Alain Bashung, nous republions un entretien paru en décembre 2003 dans le numéro 1 du magazine topo livres, entretien explicitement centré sur la littérature.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;topolivres&amp;nbsp;: Avez-vous des livres fétiches&amp;nbsp;?&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;color&quot;&gt;Alain Bashung&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; Je lis des poèmes ou des essais pas seulement pour ce qu'ils racontent sur le fonctionnement de l'esprit ou pour l'aspect humain, je m'intéresse surtout aux formes. Je cherchais des auteurs contemporains, j'ai lu &lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr/gallimard-cgi/Appli_catal/vers_catal.pl?nuauteur=2505&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jean Tardieu&lt;/a&gt;. J'en ai lu bien sûr beaucoup d'autres mais je ne leur trouvais pas une structure tellement frappante. J'y découvrais souvent quantité d'orages et puis la mer, le vent et les feuilles... tous ces éléments qui parsèment la poésie et que je fuis. D'autres étaient carrément plus déchirés, surtout ceux qui faisaient des tentatives contemporaines. C'était violent, je ne suis pas sûr d'en avoir forcément retenu quelque chose. Je me souviens pourtant très exactement de ce poète français immobilisé sur son fauteuil d'hôpital, &lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr/gallimard-cgi/Appli_catal/vers_catal.pl?nuauteur=326&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Joë Bousquet&lt;/a&gt;. Il racontait sa situation, évoquait son inertie et son esprit vagabond. A cette époque, je n'étais pas moi-même extrêmement bien dans ma peau.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;t.&amp;nbsp;: Lorsque vous évoquez votre enfance alsacienne, vous dites avoir beaucoup écouté la radio allemande. Cela a-t-il déclenché chez vous un goût particulier pour la littérature germanique&amp;nbsp;?&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;color&quot;&gt;A.B&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; Je me souviens très bien des villes qui défilaient lorsque je cherchais les stations sur les gros postes de radio, les noms apparaissaient, lumineux, il y avait Baden-Baden, Stuttgart. A l'école, les professeurs nous enseignaient d'abord la littérature française, on évoquait par-ci par-là le romantisme allemand. Nous connaissions par coeur les fables alsaciennes, pleines de sorcières machiavéliques, de diables dessinés, avec toutes sortes de personnages qui circulaient du côté de la Forêt-Noire. Nous possédions des almanachs qui racontaient ce qu'il fallait planter à telle lune au mois de mars, l'ensemble était assorti d'une morale. J'ai plutôt eu accès à la musique par l'intermédiaire de ma grand-mère qui ne parlait pas le français et écoutait les stations allemandes. Moi, je captais tout, de Johann Strauss à Kurt Weill, et puis les chanteurs à la mode, plus ou moins prestigieux, comme Katarina Valente, les soeurs Kessler, Peter Krauss...&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;t.&amp;nbsp;: Dans vos disques, il y a toujours un air, une chanson, une diction particulière qui évoque la langue allemande.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;color&quot;&gt;A.B&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; Ça ne disparaît pas comme cela bien sûr, cette langue, son phrasé, ses sonorités, c'est une autre sensibilité, et c'est aussi ce mouvement en forme de boucle qui fait qu'on revient toujours vers soi. Avec Rodolphe Burger, nous avons récité, dans une petite église, le &quot;Cantique des cantiques&quot;. J'ai aussi chanté &quot;Samuel Hall&quot;, la chanson d'Olivier Cadiot et Rodolphe Burger qui figure dans l'album &lt;i&gt;Fantaisie militaire&lt;/i&gt;. Les paroles disent &quot;Allez au diable... Je vous déteste tous&quot;. D'un seul coup, je me suis souvenu de l'époque où j'étais enfant de choeur en Alsace, c'était impensable alors de m'imaginer prononcer de telles phrases. Il ne s'agissait pas d'irrespect, c'était autre chose, les gens jubilaient, le sentiment était celui de la communion, avec la tension exacte d'un courant électrique. De même, lorsque je suis remonté de Los Angeles à Carmel en passant par Big Sur, je me suis aperçu que le paysage était jurassien, en tout cas cela y ressemblait beaucoup, il y avait des sapins avec un ciel assez bas. Juste après ce voyage, je suis retourné à Sainte-Marie-aux-Mines, en Alsace&amp;nbsp;-&amp;nbsp;il y avait eu entre-temps le film de David Lynch, &lt;i&gt;Twin Peaks&lt;/i&gt;&amp;nbsp;-, je me suis dit&amp;nbsp;: &quot;Sainte-Marie-aux-Mines, c'est Twin Peaks&amp;nbsp;!&quot;. On n'est jamais tout à fait éloigné de son enfance. On réalise un mouvement en boucle, même si on pense avancer droit devant soi. On est tous sollicités par des images toutes faites qui entrent directement dans nos rêves et racontent un imaginaire défini, fabriqué, exactement comme dans les jeux vidéos. Moi, je dispose de sons et de textes. A chaque fois, pour réaliser les images, les photos des CD ou les vidéos, il faut trouver une idée particulière de traitement, un mouvement précis. Jean-Baptiste Mondino, avec lequel j'ai travaillé depuis le début, comprend en dix minutes comment et quoi faire par rapport à ces deux données. Cette histoire d'image a pas mal influencé pour moi le fait de rentrer en littérature. Parfois, c'est un dégoût de l'image qui permettait d'y revenir. Il me fallait rester curieux, pour voir d'où ça venait.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;t.&amp;nbsp;: Dans les années 70 vous découvrez le texte de &lt;a href=&quot;http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/search/Default.aspx?auteur=robert+sheckley&amp;sortMode=PriceMin&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Robert Sheckley&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;La Dimension des miracles&lt;/i&gt;.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;color&quot;&gt;A.B&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; Avec Boris Bergman, on s'était retrouvés dans un film d'Arrabal, &lt;i&gt;Le Cimetière des voitures&lt;/i&gt;. L'histoire se déroulait après l'Apocalypse, une communauté de gens se réorganisait, on tournait dans un studio énorme avec deux cents voitures rouillées entassées les unes sur les autres. Nous portions des haillons que nous fabriquions et nos dialogues étaient bibliques, du genre &quot;Heureux les simples d'esprit...&quot;. C'était la première fois que j'apparaissais devant une caméra, je jouais une sorte de Jésus qui répondait au nom d'Emanou dans le film. On me crucifiait et je faisais des miracles, j'avais trente-trois ans, justement. Je me demandais &quot;Est-ce véritablement une bonne chose ce qui m'arrive là&amp;nbsp;?&quot;. Robert Sheckley est l'auteur de &lt;i&gt;La Dimension des miracles&lt;/i&gt;, qui est un bouquin insensé, je n'avais jamais lu une chose pareille auparavant. C'est un ami qui m'a guidé, il m'a fait lire rapidement les très bons auteurs de S.F. comme &lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr/gallimard-cgi/Appli_catal/vers_catal.pl?nuauteur=5355&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Asimov&lt;/a&gt;. Le livre de Sheckley racontait avec minutie une autre dimension. C'était aussi drôle que les Monty Python, sérieux et barjo, je me souviens que j'éclatais de rire tout seul dans le train en le lisant. A l'époque, en Californie, des savants, des chercheurs, des biologistes essayaient des pilules, ils étaient leurs propres cobayes. Ils testaient vraisemblablement les amphétamines et ces cocktails donnaient un fond de véracité à leurs récits, ils utilisaient une grammaire particulière où tout était raconté à la manière d'un savant qui rédige une thèse. Nous croyions alors absolument ce qu'ils racontaient. Pendant dix ans, j'ai dévoré des bouquins de science-fiction.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;t.&amp;nbsp;: Dévoré... c'est-à-dire&amp;nbsp;?&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;color&quot;&gt;A.B&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; Je relisais trois ou quatre fois la même chose pour ne rien perdre, pour savourer la moindre virgule. Aujourd'hui, quantité de films sont réalisés d'après des univers de science-fiction&amp;nbsp;; parfois ils valent à peine en intensité l'équivalent d'une page de ce que j'ai pu lire. Certains se rapprochent de ce que j'imaginais à l'époque, c'est le cas de &lt;i&gt;Blade Runner&lt;/i&gt;. Tous ces univers parallèles sont extrêmement difficiles à incarner au cinéma. Pour moi, &lt;i&gt;Star Wars&lt;/i&gt;, c'est d'abord une compilation de ces textes. A sa sortie, c'était un événement, mais c'est avant tout un digest de nouvelles extraordinaires. Il y avait aussi cette série américaine talentueuse et très imaginative, &lt;i&gt;La Quatrième dimension&lt;/i&gt;. D'un seul coup, apparaissait dans la vie quotidienne un élément à peine décalé et tout devenait crédible, ça pouvait démarrer dans une ville de province aux Etats-Unis et pas forcément avec une soucoupe volante. Tous les cinéastes contemporains ont dévoré ces livres, c'est une culture dont je retrouve des bribes partout. Aujourd'hui les auteurs de S.F. sont reconnus, à l'époque c'était une sous-littérature&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr/gallimard-cgi/Appli_catal/vers_catal.pl?nuauteur=11238&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Philip K. Dick&lt;/a&gt; est désormais absolument lu comme le grand écrivain qu'il est.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;t.&amp;nbsp;: Vous lui rendez directement hommage dans la chanson &quot;Etrange été&quot; où son patronyme, K. Dick, est répété en refrain et devient d'une certaine manière un &quot;ça claudique&quot; angoissant.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;color&quot;&gt;A.B&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; Il fait partie de ceux qui ont beaucoup compté pour moi. Je lisais sa biographie et je me demandais comment il avait survécu. Je crois qu'il a fini un peu fou, avec tout ce qu'il a avalé comme drogues. C'était avant Woodstock, un temps où les substances illicites circulaient beaucoup.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;t.&amp;nbsp;: Il y a une longue tradition de ce point de vue chez les écrivains, certains dandys du XIXème siècle ont fréquenté de manière régulière leur pipe à opium, plus tard &lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr/gallimard-cgi/Appli_catal/vers_catal.pl?nuauteur=1756&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Henri Michaux&lt;/a&gt; a publié ses poésies écrites sous mescaline.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;color&quot;&gt;A.B&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; Il y avait aussi Malraux et sa gestuelle saccadée. On avait du mal à comprendre tout ce qu'il disait, il essayait d'accentuer sur la dernière syllabe, on ne comprenait pas le reste, mais ça faisait très chic, ce n'était pas le drogué qui se roule par terre dans le caniveau, c'était l'élite... Il était sincère, lorsqu'il disait aux responsables du ministère de la Culture &quot;Faites de la place au culturel, sans l'aspect péjoratif de ce mot&quot;. Il faut se rendre compte que c'est la chose la plus importante, avant même la politique. Ce n'était pas seulement la connaissance mais le fait de dire aux gens&amp;nbsp;: &quot;Vous avez un outil magnifique, servez-vous de cet outil, c'est l'imaginaire&quot;. La vie est faite de telle manière que tout va aller très vite. Autant envisager l'inattendu, anticiper et développer ses capacités imaginatives, c'est un apprentissage. J'ai vu, dans les livres de science-fiction, les individus se transformer à une vitesse incroyable. Ces oeuvres montraient des hypothèses de société future qui racontaient ce qui nous arrive aujourd'hui.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;t.&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr/gallimard-cgi/Appli_catal/vers_catal.pl?nuauteur=1927&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Orwell&lt;/a&gt;&amp;nbsp;?&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;color&quot;&gt;A.B&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; Oui, mais aussi tout ce qui a à voir avec l'intox, la pub, les médias.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;t.&amp;nbsp;: C'est la leçon d'auteurs américains comme &lt;a href=&quot;http://www.10-18.fr/bibliographie-auteur-4820.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Bret Easton Ellis&lt;/a&gt; ou de jeunes écrivains russes comme &lt;a href=&quot;http://www.editionsduseuil.fr/auteur/Viktor+Pelevine/4885&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Viktor Pelevine&lt;/a&gt;&amp;nbsp;?&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;color&quot;&gt;A.B&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; Tous ces auteurs, cette génération encore plus que les autres, a rendu un sacré service en écrivant en substance&amp;nbsp;: &quot;Essayez d'être à l'affût, parce que l'avenir ne va pas être seulement incertain, il va être beaucoup plus compliqué pour les mentalités&quot;. J'ai remarqué pour ma part que ce sont les paradoxes qui affolent le plus fortement les gens. Ils se mettent à flipper, et c'est le bogue général.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;t.&amp;nbsp;: Et &lt;a href=&quot;http://www.christianbourgois-editeur.com/fiche-auteur.php?Id=167&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;William Burroughs&lt;/a&gt;, avec ses cut up, on ne peut pas ne pas imaginer que ses romans vous ont, à un moment, influencé&amp;nbsp;?&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;color&quot;&gt;A.B&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; C'est comme pour &lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr/gallimard-cgi/Appli_catal/vers_catal.pl?nuauteur=1381&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jack Kerouac&lt;/a&gt;, je l'ai sans doute lu, mais j'ai surtout entendu des choses, j'ai vu des films issus de cette culture et j'ai imaginé encore mieux qui il était et pourquoi il écrivait. Peut-être qu'un jour j'y reviendrai, ces livres sont des Bibles aussi. Ils portent en eux toute la culture qu'ils ont générée. Puis est arrivé Dylan, vous voyez qui je veux dire, ce Bob qui faisait d'un seul coup le lien entre la littérature, la vie et la musique... Les albums s'approchaient très près de la littérature, John Cale par exemple, un de ses disques pouvait être un poème ou un roman. C'était vraiment la grande époque des concepts, toutes les semaines arrivaient des ovnis, on n'avait jamais entendu ça auparavant. Bien sûr, il ne s'agit pas de remplacer l'expérience de la lecture, mais cela faisait appel à des passerelles similaires, c'était une introduction souple à la complexité des choses. C'était moins évident qu'une chanson populaire normale, on voyait des zones d'ombre. Après la vague rock'n'roll sur trois accords, il y a eu Gene Vincent, Eddie Cochran qui se disaient tous &quot;Voilà une matière formidable, on pourrait peut-être la rendre plus formidable, la dézinguer&quot;, et il s'agissait bien souvent de gens qui aimaient aussi la peinture, la littérature, la musique classique. Il ne s'agissait pas forcément de fans de rock, ils puisaient aussi leurs sources ailleurs comme &lt;i&gt;Berlin&lt;/i&gt;, l'album de Lou Reed, qui jouait avec l'esthétique de la décadence des années 30 en Allemagne. Ce sont des gens qui n'ont jamais été décadents pourtant, ce que je comprenais très bien. Ils pouvaient parler de quelque chose qu'ils n'avaient jamais vu de près. Et c'est un modèle que je pratique aussi, c'est très positif. C'est comme vivre à Paris et ne pas pouvoir écrire concrètement sur Paris. Il faut pouvoir s'éloigner. Par ailleurs, c'était assez nouveau cette idée qu'un art essaie d'en prolonger un autre, ou l'utilise pour le rendre plus populaire. Lorsque j'apprenais &lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr/gallimard-cgi/Appli_catal/vers_catal.pl?nuauteur=2381&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Shakespeare&lt;/a&gt; à l'école, on nous expliquait que c'était austère, du sérieux, que c'était un grand auteur respectable et juste après je voyais au cinéma le &lt;i&gt;Falstaff&lt;/i&gt; de Welles. D'une part c'était très lisible, d'autre part c'était passionnant. Ou encore, je voyais puis je lisais &lt;i&gt;Le Procès&lt;/i&gt; de &lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr/gallimard-cgi/Appli_catal/vers_catal.pl?nuauteur=1359&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Kafka&lt;/a&gt;, incarné à l'écran par le même Orson. Ça complétait mes intuitions. La lecture de Kafka m'a surpris&amp;nbsp;: j'y ai trouvé beaucoup de plaisir et de force, je me suis dit&amp;nbsp;: &quot;Nous ne sommes pas loin d'un philosophe grec qui raconte de manière singulière les mécanismes d'une société, ses arcanes psychologiques&quot;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;t.&amp;nbsp;: La volonté de servitude dans &quot;La Colonie pénitentiaire&quot;, par exemple&amp;nbsp;?&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;color&quot;&gt;A.B&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; Oui. C'était comme une base pour connaître la vie. Pour moi ce n'était pas du tout une vision paranoïaque, mais une réalité froide, exacte&amp;nbsp;; sans doute s'agit-il d'une base un peu abrupte, mais c'est comme ça. C'était raconté de telle manière que c'était quotidien, ce n'était pas un discours théorique. A l'époque, les arts s'enchevêtraient. Il y avait encore des cinémas d'art et d'essai, ce n'était pas trop cher, alors j'y allais une fois tous les mois à peu près. Je me souviens très précisément de chaque plan des films. Je n'avais pas la télévision, les images que je voyais imprimaient très fort.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;t.&amp;nbsp;: Vous êtes passé du non-sens, à une poésie vertigineuse. Le texte est travaillé autant que le son avec une distorsion dans le placement et parfois la prononciation. Vous vous saisissez intuitivement des fantasmes et des symboles, on écoute vos disques sans comprendre exactement par quel biais ils &quot;portent&quot; directement à l'imaginaire et au cerveau. C'est au sens propre supersonique...&lt;/b&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;color&quot;&gt;A.B&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; Ces travaux, je les réalise souvent avec des collaborateurs différents. Je pars d'un sentiment, d'une sensation, d'un mot, d'une image qui me sort par les yeux ou par les oreilles. Par exemple un événement d'ordre dictatorial qui m'insupporte. On se dit parfois que les mots sont réalistes, or la réalité, je ne crois pas que quelqu'un puisse m'expliquer un jour ce que c'est. Je savais que ce que je voulais raconter était assez compliqué à expliquer, et par ailleurs je ne voulais pas l'expliquer, j'ai donc abandonné l'idée du commentaire... Et comme la chanson, par essence, ça passe assez vite, surtout si c'est un rythme rapide, que l'on doit saisir au vol, je compte alors sur la juxtaposition des mots. Ça donne bien sûr plusieurs sens à la chanson, on peut comprendre l'essentiel en associant deux mots. Je compte sur l'aspect insidieux, mais pas diabolique pour autant...&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;t.&amp;nbsp;: Un mouvement reptilien qui passe par l'inconscient&amp;nbsp;?&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;color&quot;&gt;A.B&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; Oui, surtout pour ne pas fatiguer trop vite. Quand on dit quelque chose de clair... ça peut ne pas en avoir l'air. Quand j'étais gamin, à chaque fois que je disais la vérité, on ne me croyait pas, et à chaque fois que je racontais une connerie, ça passait. Pourquoi&amp;nbsp;?&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;t.&amp;nbsp;: Le mensonge mène à &quot;La nuit je mens&quot;, chanson que l'on a le sentiment d'avoir déjà entendue alors même qu'on l'écoute pour la première fois. C'est une allusion directe au &lt;i&gt;Silence de la mer&lt;/i&gt;, le livre de &lt;a href=&quot;http://www.omnibus.tm.fr/le-silence-de-la-mer-et-autres-oeuvres-vercors-L9782258058521.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Vercors&lt;/a&gt; qui raconte un huis clos autour de l'occupation&amp;nbsp;; ce texte a été rédigé pendant la seconde guerre mondiale. Un français né dans les années 70 reconnaît encore dans le signifiant &quot;Vercors&quot; l'énoncé du maquis, des résistants.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;color&quot;&gt;A.B&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; C'est une conversation entre un officier allemand et une jeune femme, il y a aussi un homme qui habite là depuis toujours. Sa maison est réquisitionnée. L'officier essaie de leur expliquer que les Allemands ne sont pas totalement méchants. Le vieil homme ne parlait quasiment pas&amp;nbsp;; c'était un grand-père, qui peut-être avait fait la guerre de 14, qu'il n'avait toujours pas digérée, mais la fille voyait les choses différemment, elle était à deux doigts d'aller vers les Allemands.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;t.&amp;nbsp;: &lt;i&gt;Le Silence de la mer&lt;/i&gt; était paru aux éditions de Minuit clandestines... La chanson est construite sur une ellipse, à partir du souvenir du &lt;i&gt;Silence de la mer&lt;/i&gt;. Elle dit &quot;La nuit je mens, je m'en lave les mains&quot;.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;color&quot;&gt;A.B&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; Tout cela n'est pas explicite dans la chanson, moi j'ai aussi lu &quot;ver&quot; et &quot;corps&quot; par exemple... Je raconte encore une autre histoire simultanément&amp;nbsp;: comment je jouais à séduire une jeune fille par amusement, pour la bluffer un peu, lui faire croire que j'étais un héros. Bien sûr, je suis né après guerre, mais on ne sait plus toujours très bien à quoi correspondent les dates. On est donc partis de cette idée, avec le second sens qui est évidemment de savoir comment je me serais comporté, si j'aurais trahi mon voisin pour quelques oeufs. Quand j'étais en Alsace, je voyais plein de vieux qui ne parlaient pas, qui ne pouvaient plus prononcer de mots. C'était une espèce de silence compact. Ce qui est arrivé était tellement monstrueux, ils ne pouvaient plus revenir là-dessus. On comprend mieux un type qui reste dans son coin toute la journée dans ces conditions. Je pensais à tout cela pour &quot;La nuit je mens&quot;. Je n'étais pas d'une époque qui pouvait revivre ça, je sentais pourtant des histoires récurrentes, le Front National par exemple, et je pensais que l'on pouvait très bien retomber dans des choses abominables. Ensuite est revenue l'histoire de ce garçon qui se vante d'avoir fait plein de trucs qui ne sont pas vrais. C'est pervers, parce qu'en plus je dis franchement que je mens, j'envoie un message qui sera reçu comme il sera reçu. Ce qui est important c'est le fantasme qui déclenche, le détonateur. Il y a plein d'histoires derrière les chansons, mais la réalisation finale n'évoque pas forcément avec clarté le fantasme du début.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;t.&amp;nbsp;: Dans l'album &lt;i&gt;L'Imprudence&lt;/i&gt;, le texte de la chanson &quot;Le dimanche à Tchernobyl&quot; est à la fois apaisant et irradiant...&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;color&quot;&gt;A.B&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; Bien sûr, Tchernobyl est une image, on peut imaginer le paysage, pas l'intérieur des corps&amp;nbsp;; il doit y avoir des endroits où les herbes n'ont plus aucune saveur et ce n'est même plus de l'oxygène, c'est une sorte d'air fabriqué ou de résidu d'air. La chanson parle autant de quelqu'un qui pourrait vivre à Paris, qui n'est pas franchement mort, qui n'est pas vivant non plus. Et cet état-là, je l'ai connu moi aussi, et plein de gens le connaissent. Ils ne sont pas dans un état de passion, pas non plus meurtris ou incurables. Ils naviguent en ne sachant pas du tout ce qui va se passer. Ils ne peuvent pas projeter l'avenir. Il y a beaucoup de géographies personnelles, intérieures, qui traversent les chansons.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Propos recueillis par &lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt; (décembre 2003)&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

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&lt;b&gt;Alain Bashung&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://alainbashung.artistes.universalmusic.fr/index.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Bleu pétrole&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Barclay 2008&lt;br&gt;&lt;br&gt;
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&lt;option value=&quot;http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/MUSIC/bashung-alain/bleu-petrole,11565399.aspx&quot; title=&quot;Alain Bashung, Bleu pétrole / chapitre.com&quot;&gt;chapitre.com&lt;/option&gt; 
&lt;option value=&quot;http://ad.zanox.com/ppc/?8292156C13128445T&amp;ULP=http://www.cultura.com/ProductDetails.aspx?pdtId=2808750&quot; title=&quot;Alain Bashung, Bleu pétrole / cultura.com&quot;&gt;cultura.com&lt;/option&gt; 
&lt;option value=&quot;http://ad.zanox.com/ppc/?6879575C912331192T&amp;ULP=http://musique.fnac.com/a2227497/&quot; title=&quot;Alain Bashung, Bleu pétrole / fnac.com&quot;&gt;fnac.com&lt;/option&gt; 
&lt;/select&gt;
&lt;input name=&quot;commander&quot; value=&quot;ok&quot; type=&quot;button&quot; class=&quot;sbutton3&quot; onClick=&quot;if (commander20090320.librairie.selectedIndex != 0)
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&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/blogtopolivres/3420#commander&quot; class=&quot;invisible&quot;&gt;cliquez ici si le bouton est désactivé&lt;/a&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;img src=&quot;http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/Grandes110/6/9/2/0600753059296.gif&quot; width=&quot;110&quot;&gt;&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;topoastroentete1&quot;&gt;&lt;form method=&quot;post&quot; name=&quot;topolivres_20090320&quot; action=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/newsletter.php&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/lalettre.html&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Inscrivez-vous&lt;/a&gt; à la lettre de &lt;b&gt;topolivres&lt;/b&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;input name=&quot;email&quot; size=&quot;20&quot; maxlength=&quot;100&quot; class=&quot;text&quot; value=&quot;votre adresse e-mail&quot; onFocus=&quot;efface('topolivres_20090320','email');return true&quot; type=&quot;text&quot;&gt;&lt;input name=&quot;liste&quot; value=&quot;1&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;format&quot; value=&quot;2&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;action&quot; value=&quot;inscription&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;wanewsletter&quot; value=&quot;ok&quot; class=&quot;sbutton&quot; type=&quot;submit&quot;&gt;&lt;/form&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;topoastroentete2&quot;&gt;Pour réagir à cette note,&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/post_comment.php?w=blogtopolivres&amp;e_id=3420&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/1x1&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;210&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/signup.php&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Créez votre blog&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
<link>http://blog.topolivres.com/blogtopolivres/3420/</link>
</item>

<item>
<title>Salon du Livre de Paris :: Du 13 au 18 mars 2009 :: Programme du Lecteur Studio SNCF</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Salon du Livre de Paris 2009&lt;br&gt;Programme du Lecteur Studio SNCF (Stand G80)&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/salon2007_lecteurstudiomarclevy.jpg&quot; alt=&quot;Lecteur Studio Marc Levy, 24 mars 2007&quot; title=&quot;&quot;&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;Programmation et entretiens réalisés par &lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Vendredi 13 mars 2009&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;10h-11h Petits lecteurs&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Scolaires / Inscriptions des classes
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;11h-11h30 Cinéma&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Lisa Azuelos, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editions-jclattes.fr/livre/jc-lattes-331807-Mon-journal-intime-hachette.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Mon journal intime&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Lattès
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
  
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;11h30-12h SF / Lycéens&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Pierre Bordage, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.audiable.com/auteur/index.cfm?fa=ShowAuthor&amp;Person_ID=32&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Feu de Dieu&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Au Diable Vauvert
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;12h-12h30 Poèmes et orgue&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Marie-Christine Barrault &amp; Pascal Vigneron, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://ad.zanox.com/ppc/?6879575C912331192T&amp;ULP=http://musique.fnac.com/a2615076/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Poèmes d'Armel Guerne&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; et orgue, éd. Quantum
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
  
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;12h30-14h Public Lecteur au Lecteur Studio&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Venez lire et enregistrer le texte de votre choix.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
  
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;14h-14h30 Encyclopédie / Hommage au pays invité&amp;nbsp;: le Mexique&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Jean-Claude Carrière, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.plon.fr/ficheLivre.php?livre=9782259207980&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Dictionnaire amoureux du Mexique&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Plon
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;15h-15h30 Fiction américaine contemporaine&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Irvine Welsh, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.audiable.com/livre/?GCOI=84626100369180&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Glu&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Au Diable Vauvert
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;15h30-16h Roman historique&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Jean Teulé, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.julliard.fr/livre.asp?code=978-2-260-01723-3&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Montespan&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Julliard
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;16h-17h Public Lecteur au Lecteur Studio&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Venez lire et enregistrer le texte de votre choix.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;17h-17h30 Fiction scientifique&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Jean-Pierre Luminet, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editions-jclattes.fr/livre/jc-lattes-276463-L-oeil-de-Galilee-hachette.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L'Œil de Galilée&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Lattès
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;17h30-20h Public Lecteur au Lecteur Studio&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Venez lire et enregistrer le texte de votre choix.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Samedi 14 mars 2009&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;10h-11h Public Lecteur au Lecteur Studio&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Venez lire et enregistrer le texte de votre choix.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;11h-11h30 Fiction française contemporaine&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Sean J. Rose, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.denoel.fr/Denoel/Control.go?action=rech&amp;prod_code=B25927&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Et nos amours&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Denoël
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;11h30-12h30 Public Lecteur au Lecteur Studio&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Venez lire et enregistrer le texte de votre choix.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;12h30-13h Histoire / Essai&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Jean-Jacques Becker, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.tallandier.com/ouvrage.php?id_ouvrage=371&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La Grande Guerre - Une histoire franco-allemande&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Tallandier
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;13h-13h30 Fiction française contemporaine&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Claudie Gallay, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lerouergue.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Les Déferlantes&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. du Rouergue
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;13h30-14h Public Lecteur au Lecteur Studio&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Venez lire et enregistrer le texte de votre choix.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;14h-14h30 Polar américain&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Harlan Coben, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.belfond.fr/site/sans_un_mot_&amp;100&amp;9782714442987.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Sans un mot&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Belfond
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;14h30-15h Voyages&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Michel Le Bris, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.grasset.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La Beauté du monde&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Grasset
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;15h30-16h Fiction française contemporaine&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Mathias Enard, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742777051&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Zone&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Actes Sud
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;16h-16h30 Fiction française contemporaine&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Serge Bramly, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editions-jclattes.fr/livre/jc-lattes-221868-Le-premier-principe-le-second-principe-hachette.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Premier principe, le second principe&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Lattès
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;17h-17h30 Fiction française contemporaine /&lt;br&gt;
Auteure et éditeur à découvrir&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Elisabeth Jacquet, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lactmem.com/medias/livres_2008/jacquet_semelles.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Retour des semelles compensées&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. L'Act Mem
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;17h30-18h Fiction française contemporaine&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Jérôme Clément, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.grasset.fr/nouveautes/01022009.htm#francaise&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Plus tard, tu comprendras&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Grasset
&lt;br&gt;&lt;br

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;18h30-19h Prix SNCF du Polar&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Karine Giebel, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.fleuvenoir.fr/policier-thriller-thriller-noir-gf-fiche-livre-9782265085848.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Les Morsures de l'ombre&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; / &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.fleuvenoir.fr/policier-thriller-thriller-noir-gf-fiche-livre-9782265087668.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Chiens de sang&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Fleuve Noir
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;19h-19h30 Fiction française contemporaine /&lt;br&gt;
Auteur et éditeur à découvrir&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Mathias Richard, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.legrandsouffle.com/livres_Anaerobiose.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Anaérobiose&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Le Grand Souffle
&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Dimanche 15 mars 2009&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;10h-11h30 Public Lecteur au Lecteur Studio&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Venez lire et enregistrer le texte de votre choix.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;11h30-12h Contes&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Muriel Bloch, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.naive.fr/#/work/le-swing-des-marquises&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Swing des marquises&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Naïve
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;12h-13h Public Lecteur au Lecteur Studio&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Venez lire et enregistrer le texte de votre choix.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;13h-13h30 Prix SNCF du Polar européen&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Nick Stone, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr/Gallimard-cgi/Appli_catal/fs_detail.pl?nutitre=10059777&amp;nuauteur=70104&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Tonton Clarinette&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Gallimard
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;13h30-14h Essai politique&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Matthieu Pigasse &amp; Gilles Finchelstein, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.plon.fr/ficheLivre.php?livre=9782259209007&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Monde d'après - Une crise sans précédent&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Plon
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;14h-14h30 Polar américain&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Douglas Kennedy, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.belfond.fr/site/piege_nuptial_&amp;100&amp;9782714445025.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Piège nuptial&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Belfond
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;15h-15h30 Fiction française contemporaine&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Philippe Besson, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.julliard.fr/livre.asp?code=978-2-260-01770-7&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La Trahison de Thomas Spencer&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Julliard
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;15h30-16h Roman graphique&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Posy Simmonds, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.denoel.fr/Denoel/Control.go?action=rech&amp;prod_code=B26043&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Tamara Drewe&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Denoël
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;16h-16h30 Cinéma&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Jean-Pierre Lavoignat &amp; Christophe d'Yvoire, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sonatine-editions.fr/Mesrine-trente-ans-de-cavaleau&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Mesrine - 30 ans de cavale dans le cinéma&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Sonatine
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;17h-17h30 Fiction française contemporaine&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Didier Decoin, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.grasset.fr/nouveautes/01022009.htm#francaise&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Est-ce ainsi que les femmes meurent&amp;nbsp;?&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Grasset
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;17h30-18h30 Témoignage / Autobiographies croisées&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Mémona Hintermann &amp; Lutz Krusche, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editions-jclattes.fr/livre/jc-lattes-304336-Quand-nous-etions-innocents-hachette.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Quand nous étions innocents&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Lattès
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;19h-20h Public Lecteur au Lecteur Studio&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Venez lire et enregistrer le texte de votre choix.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Mardi 17 mars 2009&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;10h-11h30 Petits lecteurs&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Scolaires / Inscriptions des classes
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;11h30-12h30 BD&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editions-delcourt.fr/catalogue/bd/paroles_sans_papiers&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Paroles sans papiers&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, collectif, éd. Delcourt
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;12h30-14h Public Lecteur au Lecteur Studio&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Venez lire et enregistrer le texte de votre choix.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;14h-14h30 Témoignage&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Marine Baron, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.denoel.fr/Denoel/Control.go?action=rech&amp;prod_code=B26023&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lieutenante - Etre femme dans l'armée française&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Denoël
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;14h30-15h Cuisine&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Anne Martinetti &amp; François Rivière, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cahiersducinema.com/article1748.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La Sauce était presque parfaite - 80 recettes d'après Alfred Hitchcock&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Cahiers du cinéma
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;15h30-16h Témoignage&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Raluca Sterian-Nathan, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editionsarchipel.com/catalogue.php?id=9782809801026&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L'Ame tatouée&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. L'Archipel
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;16h-16h30 Prix Essentiel FNAC/SNCF BD Angoulême&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Gally, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.diantre.fr/2008/01/14/le-blog-dune-grosse/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Mon gras et moi&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Diantre
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;17h30-18h Fiction française contemporaine / Humour&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Denis Grozdanovitch, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.denoel.fr/Denoel/Control.go?action=rech&amp;prod_code=B26100&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L'Art difficile de ne presque rien faire&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Denoël
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;19h15-20h Fiction américaine contemporaine&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Viken Berberian, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gallmeister.fr/livre?livre_id=480&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Das Kapital&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Gallmeister&lt;br&gt;
En présence de Claro, son traducteur, pour &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://towardgrace.blogspot.com/2009/01/le-clavier-cannibale.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Clavier cannibale&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Inculte
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;20h-20h20 Fiction française contemporaine&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Maylis de Kerangal, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editions-verticales.com/fiche_ouvrage.php?id=291&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Corniche Kennedy&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Verticales
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;20h20-20h45 Fiction américaine contemporaine&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Steve Toltz, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.belfond.fr/site/belfond_etranger_l_focus_auteur_l_steve_toltz_&amp;300&amp;252.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Une partie du tout&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Belfond
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;21h30-22h Arts&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Jérôme Delaplanche, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://ad.zanox.com/ppc/?6879575C912331192T&amp;ULP=http://livre.fnac.com/a2407911/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Peindre la guerre&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Nicolas Chaudun
&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Mercredi 18 mars 2009&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;10h-11h Petits lecteurs&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Scolaires
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;11h-11h30 Jeunesse&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Madeleine Deny, éd. Nathan
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;11h30-12h30 Slam&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Félix J (Félix Jousserand), &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.audiable.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Basketville&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Au Diable Vauvert
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;12h30-14h30 Fiction française contemporaine&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Georges Flipo, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.castorastral.com/collection.php?id_livre=579&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Film va faire un malheur&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Le Castor Astral
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;14h30-15h Contes en musique / Mini-concert&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Jean-Yves Loude &amp; Frédérick Mansot, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-la-sanza-de-bama-7968.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La Sanza de Bama&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Belin
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;15h30-16h Voyages en train&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Jean des Cars, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.plon.fr/ficheLivre.php?livre=9782259203401&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Dictionnaire amoureux des trains&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Plon
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;16h-16h30 Fiction tchèque contemporaine /&lt;br&gt;
Hommage à la traduction&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
Christine Laferrière, traductrice de &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editions-syrtes.fr/fr/02-Catalogue/Titres/120-Petite-allume-un-feu/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Petite, allume un feu...&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; de Martin Šmaus, éd. des Syrtes
&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;topoastroentete1&quot;&gt;&lt;form method=&quot;post&quot; name=&quot;topolivres_20090304&quot; action=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/newsletter.php&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/lalettre.html&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Inscrivez-vous&lt;/a&gt; à la lettre de &lt;b&gt;topolivres&lt;/b&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;input name=&quot;email&quot; size=&quot;20&quot; maxlength=&quot;100&quot; class=&quot;text&quot; value=&quot;votre adresse e-mail&quot; onfocus=&quot;efface('topolivres_20090304','email');return true&quot; type=&quot;text&quot;&gt;&lt;input name=&quot;liste&quot; value=&quot;1&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;format&quot; value=&quot;2&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;action&quot; value=&quot;inscription&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;wanewsletter&quot; value=&quot;ok&quot; class=&quot;sbutton&quot; type=&quot;submit&quot;&gt;&lt;/form&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;topoastroentete2&quot;&gt;Pour réagir à cette note,&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/post_comment.php?w=blogtopolivres&amp;e_id=3374&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/1x1&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;210&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/signup.php&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Créez votre blog&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
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<title>Sergey Dvortsevoy, TULPAN (Prix Un Certain Regard Festival de Cannes 2008)</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Tulpan, de Sergey Dvortsevoy&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

Debout, jambes écartées, bras croisés dans le dos, l'uniforme de l'Aeroflot qu'il a porté durant neuf années lui colle encore virtuellement au corps et gouverne quelque peu ses gestes. En 1995, &lt;b&gt;Sergey Dvortsevoy&lt;/b&gt; est à &lt;a href=&quot;http://www.visionsdureel.ch&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nyon&lt;/a&gt; en Suisse où il présente son premier film documentaire, &lt;i&gt;Chastié&lt;/i&gt; (Ravissement ou Bonheur&amp;nbsp;-&amp;nbsp;très fort). C'est en survolant la steppe, explique-t-il, qu'il a atterri en plein cinéma. L'image est énoncée avec clarté et révèle une logique d'une simplicité rudimentaire&amp;nbsp;: il aura fallu neuf années de vol et de zoom, pour que l'oeil de Dvortsevoy devienne une caméra.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;i&gt;Chastié&lt;/i&gt; est d'une durée non conforme, ni exactement court métrage, ni complètement long métrage. D'emblée le film opère cette distinction structurelle d'avec ses pairs. Remarqué par le Festival de Nyon qui vient d'être refondé par Jean Perret, le moyen métrage de Sergey Dvortsevoy vit donc ce jour-là sa première grande confrontation face au réel et face à son public. Il s'agit d'un travail de fin d'école de cinéma moscovite (le VGIK). Le réalisateur en est aussi l'auteur, le preneur de son, et quelque peu le producteur au sortir d'un financement rocambolesque, burlesque et décisif. Quittant l'Aeroflot pour faire du cinéma, Dvortsevoy a joué sa vie au hasard. Il aime le Grand Jeu, il en a la force, il va le prouver.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Je n'ai jamais rien vu d'équivalent au cinéma. Les seuls films jouant dans la même catégorie, à ma connaissance, sont ceux de Flaherty et de Parajdanov. La force tellurique de ce cinéma-là est telle qu'elle vous colle au siège, c'est une renaissance et sans doute une mort. Le magnétisme de la pellicule à la fois désirante et rageuse fait du film sur l'écran un animal souple, frondeur, en face duquel vous ne savez comment réagir sinon en l'apprenant aussitôt, c'est-à-dire en vous déshabillant l'âme de tout préjugé et en vivant littéralement le film. Chez Dvortsevoy, le spectateur agit, subit et bouge poétiquement, corps et âme. La grande beauté des récits et la limpidité des archétypes qui fondent son cinéma redonnent vie au spectateur et aussi au cinématographe. Il en avait bien besoin. Le sang coule dans les veines.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

L'extrême dureté des tournages de ses films est, j'ai fini par le comprendre, la répétition du vrai film, tel que le spectateur et seulement lui l'éprouvera. Je veux dire que nous sommes tous les acteurs des films de Dvortsevoy. Plus que l'amour, l'érotisme ou un certain panthéisme, références obligées, c'est l'ambivalence des rapports humains qui l'emportera toujours, dans ces images absorbées en breuvage, avec cette respiration dont nous manquons si fréquemment. Comme si la leçon de cet écran dépouillé refusait paradoxalement la simplification, privilégiait l'énigme humaine, lui facilitant cependant un accès favorisé par l'oeil de Dvortsevoy en pleine steppe, c'est-à-dire dans son matériau de cinéma favori. Car Dvortsevoy est un sculpteur, je l'ai toujours vu comme tel.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

A Nyon, en 1995, il fallut malgré tout faire des pieds et des mains&amp;nbsp;; il y avait une évidence qu'il fallait porter à la lumière. Obliger, avec des ruses, les membres du jury à regarder de plus près ce plus que court métrage, ce moins que long, ce documentaire qui tenait du miracle et pour lequel le mot &quot;magique&quot; revenait sans cesse dans la bouche du public ébahi. &lt;i&gt;Chastié&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: sur l'écran, une famille nomade se déplace. Rien d'autre. Comme dans tous les films de Sergey Dvortsevoy, ils ne se disent rien ou presque, l'essentiel. Mais la sauvagerie et l'amour se reflètent sur chaque visage. Les animaux s'infiltrent dans les humains et les hommes pénètrent les peaux animales, telle est la vision du sculpteur réalisateur et sa formidable capacité cinématographique, au sens propre. Ses films sont des légendes, des fables, des récits intemporels. L'oeil est infiniment libre dans cette oeuvre, c'est sa principale vertu.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Bien sûr, &lt;i&gt;Chastié&lt;/i&gt; a obtenu le Grand Prix. C'était la première pierre&amp;nbsp;; la reconnaissance inaugurale est primordiale, dans le temps de création potentiel d'un artiste, surtout s'il est orgueilleux, absolument sûr de son talent et prêt à se cogner à lui. Il était prêt. Je travaillais pour France Culture alors. La première interview de Dvortsevoy est donc passée un midi au Panorama, en russe, traduite en français. Sergey aussi venait de la radio, en tant qu'ingénieur de sa compagnie d'aviation. Dans tous ses films, une radio fait le pitre et l'humeur, grésille et filtre des sons qui viennent embuer le son direct, réel, celui de la vie. Jean Perret lui aussi venait de la radio&amp;nbsp;: un trio de fous de sons.&lt;br&gt;
Nous parlions le même langage, celui des sons, mais nous ne nous comprenions absolument pas, pour ce qui est des mots. Sergey ne parlait alors pas l'anglais et moi aucunement le russe. Pourtant, je n'ai jamais échangé aussi intensément, des années durant, même si plus tard, Sergey apprit l'anglais. Je le parle très mal, de toute façon, et comme moi Sergey n'écoute jamais que les sons, très attentivement, qui l'informent sur la vie et ses mouvements profonds.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

J'ignore si c'est toujours ainsi, si le temps de reconnaissance d'un cinéaste est ainsi réglé pour être laborieux et pénible, afin qu'il apprenne tout de ses pouvoirs, de ses faiblesses. Année après année, film après film, les prix se sont ajoutés les uns aux autres. Sergey a pu déménager de l'université où il logeait avec sa famille, il a commencé à voyager, est de temps à autre devenu réalisateur résident, en Allemagne notamment. Il a rencontré d'autres cinéastes. Il a enseigné son cinéma tout en continuant à préparer ses films, à les imaginer, alors même qu'ils sont tous tricotés d'anticipation maligne, de présent volé à lui-même, d'excitation et de rigorisme technique mêlés aux déconvenues d'une situation, aux surprises d'un paysage, aux bonheurs météorologiques. Alors que l'attente prolongée, presque surhumaine, et que la sauvagerie du tournage sont les données de base de la réalisation de son cinéma et sa signature même, les pitchs de Sergey sont toujours d'une banalité percutante&amp;nbsp;: des villageois poussent à la force de leurs seuls bras une locomotive parce que le pain n'arrive plus jusqu'à leur village (&lt;i&gt;Bread Day&lt;/i&gt;). Des nomades rencontrent un aigle dans la steppe (&lt;i&gt;Highway&lt;/i&gt;). Un vieil homme aveugle confectionne des sacs en crochet à Moscou mais personne ne veut les acquérir, même gratuitement (&lt;i&gt;Dans le noir&lt;/i&gt;).&lt;br&gt;
Je passais à Sergey des films d'Antonioni, de Pialat, de Losey, de Vigo. Je ne suis pas sûre qu'il les ait véritablement aimés. Même ce cinéma-là était selon lui toujours trop explicatif, parlé, simplifié, alors que le public à ses yeux est mature, c'est-à-dire enfantin comme un nouveau-né et vieux comme un sage. Démoniaque et démiurgique soient les deux grands tropismes de sa filmographie, l'un se confondant souvent dans l'autre.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

L'expérience la plus intense, la plus drôle aussi que je connaisse au cinéma, c'est s'asseoir à côté de Sergey visionnant un film. Concentration d'abord. Puis très vite dissipation. On entend les images rebondir sur son front. Il interroge, scrute, regarde d'un air penché. Ne tient pas en place, finit par se lever et sort prendre l'air. Ne dit rien. Si on l'interroge, il fait la moue, dit que ce n'est pas du cinéma, peut-être du très bon théâtre filmé. Bresson, il le regarde un peu plus, mais il lui manque la maîtrise du français, alors.&lt;br&gt;
Je ne pense pas que le temps ait changé quoi que ce soit aux films de Sergey, ni même que le genre du documentaire soit si différent de sa fiction. Il disposait immédiatement de son geste d'artiste, il avait le son, les visages, l'amour et la haine, l'humour d'impulsion et tout contre la cruauté.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/tulpan.jpg&quot; alt=&quot;Serguey Dvortsevoy, TULPAN&quot; title=&quot;&quot;&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Je l'écris sans souci&amp;nbsp;: les blogs c'est fait pour cela. Ce sont des journaux publics. Je pense que la presse et les distributeurs de cinéma, les producteurs et les critiques ont été incroyablement lents à réagir, alors que les films, de festivals en festivals et d'années en années recueillaient un éloge unanime, fasciné et confondu de la part du public. Combien de fois, Sergey présent à Paris avons-nous tenté d'obtenir un rendez-vous à MK2&amp;nbsp;? Rendez-vous parfois pris, mais sans aucune suite notable. Combien d'articles ai-je écrits, les adressant aux Inrocks ou au Monde, à Libération ou à Télérama, sans les voir jamais publiés, combien de critiques appelés, paresseux autant qu'oisifs&amp;nbsp;? Positif en édita la moitié d'un, en tant que relation d'un festival, c'était pour &lt;i&gt;Bread Day&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Le Jour du Pain&lt;/i&gt;). Grâces lui soient rendues. Je n'ai pas d'amertume, juste de la surprise&amp;nbsp;: fallait-il vraiment attendre le sacre de &lt;a href=&quot;http://www.festival-cannes.com/fr/archives/ficheFilm/id/10802500/year/2008.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Cannes&lt;/a&gt; pour oser le fleuron médiatique&amp;nbsp;? &lt;i&gt;Highway&lt;/i&gt; a reçu un peu plus de crédit critique, il faut dire que les Grands Prix en festivals s'amoncelaient.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Dans le cas de Dvortsevoy, il est donc largement temps que la critique et toute la profession autorisent enfin les films à retrouver leur public, après l'avoir longuement mis sous cloche, délivrant auparavant Ormibaev (bon cinéaste bien qu'inférieur) ou le contestable Borat. On peut légitimement s'interroger sur ce délai infini, sans justification aucune.&lt;br&gt;
Luciano Rigolini, sur Arte, avait toujours une place, lui, dans sa case nocturne pour Dvortsevoy, in La Lucarne, et toujours le temps pour des rendez-vous à la fois apaisants et inquiétants, comme toujours lorsqu'une oeuvre dont l'on est sûr du potentiel attend la légitimité qu'elle mérite.&lt;br&gt;
C'était le charme des conversations avec Luciano, lui-même, maintenant que j'y resonge, un parfait protagoniste de Dvortsevoy. Moi aussi, sans doute.&lt;br&gt;
Chez Dune, Chantal Bernheim, productrice, a permis à &lt;i&gt;Highway&lt;/i&gt; d'exister. La dernière fois que j'ai vu Sergey, il disposait ses photos et ses premiers dessins préparatoires pour &lt;i&gt;Tulpan&lt;/i&gt; devant nous. Il avait son film entièrement dans la tête, avant même de trouver un producteur. Sûr qu'il aura changé, comme à son habitude, le film dans son amplitude mais qu'il en aura gardé le fil secret, toute la structure interne. Sûr aussi qu'il aura défini l'un des personnages censé devenir le démon de son histoire, celui qui risque à chaque instant de la faire basculer, dans l'espace réel du tournage. Territoire de jeu et de cadrage. Dvortsevoy adore le foot. Mais la steppe est infinie et le pari est là&amp;nbsp;: jouer au foot dans l'infini et sans balle. Etait-ce en 2005, à Paris, la dernière rencontre&amp;nbsp;? J'étais en plein topo magazine, l'aventure du mensuel ne me donnait pas la disponibilité habituelle pour échanger avec Sergey des sons, marcher des nuits entières dans Paris, dans Marseille ou dans Nyon, répondre aux inquiétudes, anticiper des difficultés, relativiser les scories financières habituelles. Des années après nous ne nous comprenions toujours pas intelligiblement. C'était bien.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Au bout du chemin, &lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=135786.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Tulpan&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; refait danser devant la caméra de Dvortsevoy deux personnages déjà aperçus dans &lt;i&gt;Chastié&lt;/i&gt; (ou alors ils leur ressemblent beaucoup) quelque 15 ans plus tard. Les années ont passé, la grâce est toujours là. &lt;i&gt;Tulpan&lt;/i&gt; rend hommage à la &lt;i&gt;Chartreuse de Parme&lt;/i&gt; par le biais d'un rideau qui dit l'amour, le désir et le refus, si tant est que l'universel de Dvortsevoy déborde la steppe de très loin, réfutant tout folklore, toute vision régressive. J'en veux pour preuve la radio et ses nouvelles, de la culture kazakhe jusqu'au Forum de Davos. Premier film déclaré de fiction, &lt;i&gt;Tulpan&lt;/i&gt; réalise une synthèse des quatre premiers films (mi-kazakhe, mi-russe) de l'auteur, et est non indemne de quelques maladresses. Un plan au coeur du film retrouve la langueur poétique sans concession si particulière du style de Dvortsevoy&amp;nbsp;: la nuit opacifie le ciel jusqu'à l'étouffement tandis qu'un chien attend la fin des temps ou bien leurs recommencements, posé dans la steppe comme au centre du monde, solitaire et empli d'un bonheur (chastié) qui est l'énergie vitale&amp;nbsp;-&amp;nbsp;comprenez l'énergie du cinéma pour Dvortsevoy. Le vent souffle, soudain, la tempête se lève.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Bouclant la boucle, le Festival Visions du Réel de Nyon reçoit logiquement, 14 ans plus tard, Sergey Dvortsevoy pour un &lt;a href=&quot;http://www.visionsdureel.ch/agenda/les-ateliers2009-sergey-dvortsevoy-joana-hadjithomas-khalil-joreige.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Atelier cinéma&lt;/a&gt;, du 23 au 29 avril, toujours sous la houlette de l'excellent Jean Perret.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;topoastroentete1&quot;&gt;&lt;form method=&quot;post&quot; name=&quot;topolivres_20090305&quot; action=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/newsletter.php&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/lalettre.html&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Inscrivez-vous&lt;/a&gt; à la lettre de &lt;b&gt;topolivres&lt;/b&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;input name=&quot;email&quot; size=&quot;20&quot; maxlength=&quot;100&quot; class=&quot;text&quot; value=&quot;votre adresse e-mail&quot; onFocus=&quot;efface('topolivres_20090305','email');return true&quot; type=&quot;text&quot;&gt;&lt;input name=&quot;liste&quot; value=&quot;1&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;format&quot; value=&quot;2&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;action&quot; value=&quot;inscription&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;wanewsletter&quot; value=&quot;ok&quot; class=&quot;sbutton&quot; type=&quot;submit&quot;&gt;&lt;/form&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;topoastroentete2&quot;&gt;Pour réagir à cette note,&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/post_comment.php?w=blogtopolivres&amp;e_id=3370&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/1x1&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;210&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/signup.php&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Créez votre blog&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
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<title>Exposition PICASSO ET LES MAITRES, dernière : nuit d'orgie au Grand Palais</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Picasso et les maîtres, dernière&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

C'est la nuit au Musée, la dernière des mille et une. Le café du coin de la rue Jean Goujon resté éveillé ne connaît plus de répit, les silhouettes s'y dessinent avec le cerne particulier du petit matin. Mais à l'intérieur les néons pâlissent&amp;nbsp;; la lune l'emportera toujours.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

A 1h30, chacun reconnaît le pas de l'autre visiteur nocturne, son prochain, qui arrive hagard et ébouriffé, du bout de la rue. Il y a du désir dans l'air, du crime et des envies de noir. Picasso rôde. Cette nuit sent fort le cuir de tous les assassins qui veillèrent un jour dans le ventre de Paris. Dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 février nous sommes tous des voleurs d'art que la passion de voir a fait préférer la der des ders au moelleux de la nuit du samedi au dimanche, puisque voilà déjà plus de 48 heures que le Musée oublie de fermer ses portes. Cette ultime nuit au Grand Palais est sans filet, les incorruptibles sont tous au garde-à-vous.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Très jeunes ou très vieux, pas d'entre-deux, c'est remarquable&amp;nbsp;; je n'ai pas d'explication c'est comme ça&amp;nbsp;: ceux qui ne se résolvent pas à fermer l'oeil l'ont gardé grand ouvert pour &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rmn.fr/Picasso-et-les-maitres&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Picasso et ses maîtres&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Devant le Musée, rien à faire, la publicité a trop parlé, trop promis, l'engouement pour les &quot;Grandes Expos&quot; aussi. La foule est imposante, on se croirait 15h un samedi d'été, lorsqu'il fait bon folâtrer aux abords apaisants des statues.&lt;br&gt;
On attend, on avance, on attend, on avance.&lt;br&gt;
Il n'y a pas de bonnes gens, ne sont présents que des mordus de peinture. Réservation ou pas, ils sont là. Internet ou pas, ils en veulent, des images qui vont les frapper au visage.&lt;br&gt;
Tous, du gardien au personnel de sécurité, en sourient. Cette qualité de situation paroxystique flirte avec le punk, pour le moins. Ceux qui ne connaissent pas les after découvrent les joies du bout de la nuit lorsque tout commence.&lt;br&gt;
Les réflexes ont la peau dure&amp;nbsp;: les bras se tendent pour saisir des écouteurs qui vont raconter avec sérieux l'épopée des collections rassemblées ici, pourquoi et comment. On fuit, devant.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/picassomaitres.jpg&quot; alt=&quot;Pablo Picasso&quot; title=&quot;&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class=&quot;petit2&quot;&gt;&lt;br&gt;Arnold Newman, &lt;i&gt;Pablo Picasso&lt;/i&gt;, Vallauris 1954 (détail)&lt;br&gt;
Paris, Musée Picasso, Archives Picasso&lt;br&gt;
© Béatrice Hatala, Arnold Newman Estate/Getty Images, Succession Picasso 2008&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

La première salle est hors d'atteinte. Entre le ballet des manteaux, j'aperçois des blasons, quelques fétiches de tableaux. Il fait très froid sur Paris, tout le monde s'est couvert au-delà du supportable, personne ne veut prendre le temps d'en perdre encore, au vestiaire. C'est dément, c'est absurde. C'est parfait.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Le sol parle, pour une fois et beaucoup, par vagues. La moquette en effet n'avait pas prévu ces hordes de pas sans rémission, elle se soulève par strates entières et chacun manque de tomber, le regard perché sur le détail d'un Velasquez, ou bien happé par un Goya. Les teints sont cireux, les traits hébétés, les gardiens vissés sur leurs sièges, cataleptiques, certains se racontent des trucs pour tenir. Les &quot;pardon&quot;, les &quot;excusez-moi&quot;, les &quot;mais vous me marchez sur les pieds&quot; sont furtifs et cette foule irraisonnée étrangement se respecte et trouve des points de conciliation intuitifs. L'un se relève et un autre s'assoit dans un charmant jeu de chaises musicales très proche de l'esprit d'&lt;i&gt;Alice au pays des merveilles&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
Peu de commentaires. C'est le peintre Alain Blondel (&lt;a href=&quot;http://www.alainblondel.info&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.alainblondel.info&lt;/a&gt;) qui me le fait remarquer&amp;nbsp;: le silence est absolu. On est au choix, dans le recueillement d'un lieu sacré, avec une liberté flagrante dans les déplacements, ou dans l'extase des sens du lupanar. &lt;b&gt;Sur les murs, dans toutes les salles et partout, Picasso se marre. C'est la liesse pour ses Marie-Marguerite méninesques, ses pisseuses, leurs pieds véhéments et leurs bras massifs qui chahutent de salle en salle. Picasso fait mieux que les Marx Brothers au milieu de cette nuit au Musée&amp;nbsp;: il échange mélodieusement avec toutes les toiles dites classiques qui l'entourent sans jamais lâcher du leste. Dans toutes les salles et devant Zurbaran, devant le Greco, face à Chardin, il réplique et part dans des propositions à l'audace vertigineuse auxquelles la nuit répond avec son goût immodéré pour la dramaturgie. Des anges passent. Des siècles défilent, sans pyrotechnie. La salle des &quot;Nus couchés&quot; où Manet côtoie Degas et où Toulouse-Lautrec chuchote des secrets à Cranach est ravie de cette descente nocturne. Les pigments giclent contre les murs.&lt;/b&gt; Je me retourne. La foule trouve des directions en apparence antagonistes mais chacun tient le cap. Certains sont sur le point de chanceler&amp;nbsp;: trop de monde, trop chaud, trop tard, trop de café, trop de vin. Mais on se redresse. Je le sais, ça m'est arrivé, j'ai failli sombrer au moins à trois reprises. Je me retourne encore vers le public... La cour de promenade de détenus volontairement enfermés, un couloir d'HP&amp;nbsp;? J'hésite, les déambulations sont heurtées, les visages imprégnés et marqués par les toiles. Il est plus de quatre heures. Chaque toile tutoie son spectateur qui la salue. C'est étonnamment élégant, c'est un rituel inconnu, inqualifiable. Van Gogh est au diapason des autres. Les maîtres ne se sont pas laissé entraîner hors de leur Musée pour rien, pour une fois. La proposition marketing est forte&amp;nbsp;; on peut lire à l'entrée que la RMN est un producteur culturel d'exception&amp;nbsp;: verbiage d'époque et nouvelles donnes muséographiques. Les critiques et les procès en répartition de dividendes vont bon train. Il n'empêche&amp;nbsp;: c'était l'orgie au Grand Palais cette nuit. On sort&amp;nbsp;: il neige. Les rues, loin du Grand Palais, sont vides, le monde est à nous.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rmn.fr/Picasso-et-les-maitres&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le site de l'exposition&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;gt;&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;

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&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rmn.fr/Catalogue-de-l-exposition-Picasso&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Picasso et les maîtres&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Catalogue de l'exposition aux Galeries nationales du Grand Palais&lt;/b&gt; (8 octobre 2008 - 2 février 2009)&lt;br&gt;
Ed. Réunion des Musées Nationaux 2008&lt;br&gt;
45 euros&lt;br&gt;
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&lt;br&gt;&lt;br&gt;

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</item>

<item>
<title>Steve Toltz, UNE PARTIE DU TOUT (A FRACTION OF THE WHOLE) :: vidéo éditions Belfond</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Steve Toltz&amp;nbsp;: Une partie du tout (vidéo Belfond)&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Interview &lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&amp;nbsp;/&amp;nbsp;Vidéo éditions Belfond&amp;nbsp;/&amp;nbsp;16 janvier 2009&amp;nbsp;
:&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

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/&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;&lt;b&gt;(cliquer sur l'image pour lancer la &lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/blogtopolivres/2951/&quot;&gt;vidéo&lt;/a&gt; - 8 min.)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/blogtopolivres/2651/&quot;&gt;Lire l'article sur Steve Toltz&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;gt;&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;


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&lt;b&gt;Steve Toltz&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.belfond.fr/site/belfond_etranger_l_focus_auteur_l_steve_toltz_&amp;300&amp;252.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Une partie du tout&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Traduit de l'anglais (Australie, &lt;i&gt;A Fraction of the Whole&lt;/i&gt;)&lt;br&gt;
par Jean Léger&lt;br&gt;
Ed. Belfond 2009&lt;br&gt;
23 euros&lt;br&gt;
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&lt;/table&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;topoastroentete1&quot;&gt;&lt;form method=&quot;post&quot; name=&quot;topolivres_20090126&quot; action=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/newsletter.php&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/lalettre.html&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Inscrivez-vous&lt;/a&gt; à la lettre de &lt;b&gt;topolivres&lt;/b&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;input name=&quot;email&quot; size=&quot;20&quot; maxlength=&quot;100&quot; class=&quot;text&quot; value=&quot;votre adresse e-mail&quot; onFocus=&quot;efface('topolivres_20090126','email');return true&quot; type=&quot;text&quot;&gt;&lt;input name=&quot;liste&quot; value=&quot;1&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;format&quot; value=&quot;2&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;action&quot; value=&quot;inscription&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;wanewsletter&quot; value=&quot;ok&quot; class=&quot;sbutton&quot; type=&quot;submit&quot;&gt;&lt;/form&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;topoastroentete2&quot;&gt;Pour réagir à cette note,&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/post_comment.php?w=blogtopolivres&amp;e_id=2951&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/1x1&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;210&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/signup.php&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Créez votre blog&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
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</item>

<item>
<title>Viken Berberian, DAS KAPITAL (A NOVEL OF LOVE &amp; MONEY MARKETS) :: rentrée littéraire janvier 2009</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Das Kapital&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;A peine entamé, le livre de Viken Berberian &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gallmeister.fr/livre?livre_id=480&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Das Kapital&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; emmène à Wall Street, en pleine salle des marchés. Dans cet espace rompu à la Crise, le récit explose aussitôt en micro-événements avec une intelligence romanesque sidérante. Se heurtant à peine aux simulacres financiers, la nef de &lt;i&gt;Das Kapital&lt;/i&gt; va, dérivant à grande vitesse. Dix pages plus loin, rompu à la gymnastique du trader surentraîné qui court à travers &lt;i&gt;Das Kapital&lt;/i&gt;, vous percevrez la mélancolie que vous inspire la nature que vous l'aimiez ou non, à travers &quot;&lt;i&gt;la tapisserie codée de ses motifs&lt;/i&gt;&quot;. Vous serez alors blotti au pied d'un arbre dans la forêt. En réalité couché sous la plume de l'auteur là où le monde apparaît instantané, fasciné par ses logiques impénétrables&amp;nbsp;; inapaisé.&lt;/b&gt; &quot;&lt;i&gt;La nature. Il n'aimait pas ses épines, ses ronces et ses buissons, la précision têtue de ses cycles, son calendrier prédéterminé, la tapisserie codée de ses motifs, l'inflexible et singulière suffisance de ses collines, qui se dressaient obstinément sur le chemin du progrès humain&lt;/i&gt;&quot;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Les personnages de Viken Berberian sont des silencieux qui savent ce qu'ils veulent. Ils écrivent beaucoup et chuchotent leurs manifestes à vos oreilles. Ils diffusent nonchalamment leurs volutes parlées ou rédigées (mails) à l'intérieur du livre avec un goût prononcé pour l'enfance, bonbons acidulés et gadgets numériques plastifiés. Mais tous portent le masque sérieux et ravagé de la lucidité.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Viken Berberian possède, et de loin, les outils pour atomiser la planète en épopée et esquisser avec elle des dialogues d'une extraordinaire cocasserie, quand il ne s'agit pas de valses dansées en apesanteur. Loin d'&lt;a href=&quot;http://www.10-18.fr/bibliographie-auteur-4820.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Ellis&lt;/a&gt;, loin de &lt;a href=&quot;http://www.actes-sud.fr/auteur.php?id=338&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Don DeLillo&lt;/a&gt;, mais très proche de Berberian qui ne ressemble décidément à personne, l'invention avec laquelle Viken décapite d'un trait les choses et les êtres offre un plaisir littéraire rare, abstrait et jubilatoire.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/daskapital.jpg&quot;&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Wayne, principal protagoniste de &lt;i&gt;Das Kapital&lt;/i&gt;, dirige une société de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_alternative&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;hedge fund&lt;/a&gt; largement bénéficiaire qui parie sur le désastre. C'est ainsi qu'il fait fructifier, de crises en cataclysmes et de fins du monde en crépuscules, une entreprise pour laquelle il a engagé des modèles d'intelligence et de prospective. Ce Machiavel au cynisme débordé par sa turbulente poésie est un pragmatique redoutable. Le chiffre est pour lui un dieu contorsionniste à la souplesse hallucinatoire, mais c'est d'abord 1 chiffre. 1 fondation. Or c'est justement la rencontre passionnelle de Wayne avec les chiffres sacrés de l'architecture, son génie mathématique, son aérodynamique et la géométrie de ses ponts, qui va donner à son existence une impulsion révolutionnaire.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Dès lors, le livre pousse de New York jusqu'à Marseille et s'enfièvre pour la Corse. L'île de Beauté apparaît, cinématographique, doublure explosive parfaite de l'îlot de Manhattan. Ce n'est pas la seule vision iconoclaste d'un ouvrage qui emporte comme une Tempête, laisse à la fois ravi et chaviré. Il sera toujours temps, alors, d'embrasser le &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/VIX&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Vix&lt;/a&gt;, l'indice de la peur. Pour voir.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;&lt;b&gt;Viken Berberian est né à Beyrouth et a grandi en Californie. Il vit à Paris.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;bl_soutenu&quot;&gt;&lt;div class=&quot;br_soutenu&quot;&gt;&lt;div class=&quot;tl_soutenu&quot;&gt;&lt;div class=&quot;tr_soutenu&quot;&gt;

&lt;b&gt;Extrait&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&quot;Il s'approcha de la paroi vitrée. Ses pensées erraient dans une forêt de déités verticales. Il mesura l'échelle des immeubles, se demandant ce qui se passait à l'intérieur de chacun d'eux. Il plissa les yeux et isola une fenêtre à la surface d'un immeuble. Il imagina que dans cette pièce deux traders se racontaient des histoires autour d'un feu de camp électrique. L'un d'eux parlait du bruit de l'argent perdu.&lt;br&gt;
Tout ce qui reste alors c'est le silence dans le bureau, disait-il, et une dizaine d'employés de hedge funds qui fixent leurs écrans rouges et tu sais que le fonds est en perte de vitesse et tout le monde se demande à qui c'est la faute bordel et s'étonne de la vitesse à laquelle ça se produit, et tu vois l'orgueil démesuré se racornir en honte blessée, complètement dévalorisé, et tout ce qu'il te reste pour finir la journée, qui semble n'avoir pas de fin, c'est ce silence intolérable de l'argent qu'on perd, des dizaines de millions, et on t'informe après la clôture d'un autre rachat par un autre gros investisseur et tu as l'estomac tout noué et tu sors dans la nuit encore dans le cirage et tu traverses la 59&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Rue devant le Plaza, le parc d'un côté et l'odeur du crottin de cheval dans l'air, et alors tu remarques un mendiant, et au moment où tu passes devant lui il lâche un pet tonitruant, éphémère, qui est également le bruit de l'argent perdu.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Viken Berberian, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gallmeister.fr/livre?livre_id=480&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Das Kapital&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, p. 104&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;clear&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;a name=&quot;commander&quot;&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;tr&gt;
&lt;td width=&quot;400&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Viken Berberian&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gallmeister.fr/livre?livre_id=480&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Das Kapital&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Traduit de l'américain (&lt;i&gt;Das Kapital&amp;nbsp;-&amp;nbsp;A Novel of Love &amp; Money Markets&lt;/i&gt;) par &lt;a href=&quot;http://towardgrace.blogspot.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Claro&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
Ed. Gallmeister 2009, Americana&lt;br&gt;
21 euros&lt;br&gt;
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&lt;option value=&quot;http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/berberian-viken/das-kapital,14540206.aspx&quot; title=&quot;Viken Berberian, Das Kapital / chapitre.com&quot;&gt;chapitre.com&lt;/option&gt; 
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&lt;option value=&quot;http://ad.zanox.com/ppc/?6879575C912331192T&amp;ULP=http://livre.fnac.com/a2503862/&quot; title=&quot;Viken Berberian, Das Kapital / fnac.com&quot;&gt;fnac.com&lt;/option&gt; 
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&lt;input name=&quot;commander&quot; value=&quot;ok&quot; type=&quot;button&quot; class=&quot;sbutton3&quot; onClick=&quot;if (commander20090119.librairie.selectedIndex != 0)
 window.open(commander20090119.librairie.options[commander20090119.librairie.selectedIndex].value);&quot;&gt;
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&lt;/td&gt;
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&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;topoastroentete1&quot;&gt;&lt;form method=&quot;post&quot; name=&quot;topolivres_20090119&quot; action=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/newsletter.php&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/lalettre.html&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Inscrivez-vous&lt;/a&gt; à la lettre de &lt;b&gt;topolivres&lt;/b&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;input name=&quot;email&quot; size=&quot;20&quot; maxlength=&quot;100&quot; class=&quot;text&quot; value=&quot;votre adresse e-mail&quot; onFocus=&quot;efface('topolivres_20090119','email');return true&quot; type=&quot;text&quot;&gt;&lt;input name=&quot;liste&quot; value=&quot;1&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;format&quot; value=&quot;2&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;action&quot; value=&quot;inscription&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;wanewsletter&quot; value=&quot;ok&quot; class=&quot;sbutton&quot; type=&quot;submit&quot;&gt;&lt;/form&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;topoastroentete2&quot;&gt;Pour réagir à cette note,&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/post_comment.php?w=blogtopolivres&amp;e_id=2680&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/1x1&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;210&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/signup.php&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Créez votre blog&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
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</item>

<item>
<title>Steve Toltz, UNE PARTIE DU TOUT (A FRACTION OF THE WHOLE) :: rentrée littéraire janvier 2009</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Une partie du tout&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

&quot;Une partie du tout&quot; est avant tout une &lt;a href=&quot;http://www.10-18.fr/domaine-francais-fiche-livre-9782264037091.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;figure de rhétorique&lt;/a&gt;, c'est-à-dire une métonymie voire une synecdoque. Soit un contournement particulièrement délicat de l'état d'aveuglement. Reconnaître que nous voyons peu, une galaxie de détails peut-être, lesquels ne forment jamais qu'une éclipse instantanée du réel, en partie entr'ouvert.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Mais il s'agit aussi du programme du livre de &lt;a href=&quot;http://www.stevetoltz.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Steve Toltz&lt;/a&gt;, qui promet drôlement &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.belfond.fr/site/une_partie_du_tout_&amp;100&amp;9782714444004.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Une partie du tout&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; en quelque 600 pages ramassées.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/jeanfautrier_teteotage.jpg&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;Jean Fautrier, &lt;i&gt;Tête d'otage n°1&lt;/i&gt; (1944), détail&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Cinglant, enragé, l'ouvrage -&amp;nbsp;premier roman de l'auteur né en Australie il y a trente-six ans&amp;nbsp;- est une mise à disposition à l'intention du lecteur d'une série de têtes à la manière de &lt;a href=&quot;http://www.fondation-giacometti.fr/faag_fr.asp&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Giacometti&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Fautrier&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Fautrier&lt;/a&gt;, qui livrèrent au regard des visages, des attitudes, des gestes et des faits, sous forme de pigments travaillés ou de métal frappé. On trouvera ici, tout en écriture, en actions et en paroles, un père, un frère, un fils et quelques douces femmes folles, telle l'incendiaire &quot;tour infernale&quot;. Tous ces personnages sont abandonnés. Qu'ils forment famille ne change rien au principe de base&amp;nbsp;: chacun doit affronter à chaque instant la solitude et si possible en sourire.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Afin de mieux engager son lecteur à entrer dans la tête de ses personnages, Steve Toltz n'hésite pas à faire en sorte qu'ils donnent de leur personne et se livrent corps et âmes. L'auteur pour y réussir aussi bien, est lui-même passé par la radio et le cinéma, exercices narratifs observés de près -&amp;nbsp;avant de plonger dans un premier ouvrage aussi ambitieux que surdoué. Fort de ses expériences insolites, il ouvre son livre en séquences entières à la voix des protagonistes qui y font leçon comme Platon ou Diderot en leur temps. Ces cours (c'est le terme employé) de vie voire de survie en société sont en général dédiés au fils, au frère, au père. Mais le lecteur qui aura lui aussi pénétré de plain-pied à l'intérieur des cerveaux pour y découvrir des visions époustouflantes d'humour noir, paradoxales, démentes autant que marquées au coin du bon sens, en jouira également.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Toltz parvient à mêler admirablement abstraction et trivialité, mentors et renégats aux existences à la fois héroïques et absurdes, dans des dispositifs qui construisent -&amp;nbsp;en même temps que le livre s'écrit&amp;nbsp;- d'étonnantes machines de destruction et de création, de mort et de régénération. A tel point que si l'on est frappé de trouver un point final à l'ouvrage, car le vertige proposé par &lt;i&gt;Une partie du tout&lt;/i&gt; est infini, on sait d'emblée qu'en soi, ce livre-là, ne finira pas.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/blogtopolivres/2951/&quot;&gt;Voir la vidéo de l'entretien&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;gt;&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;a name=&quot;commander&quot;&gt;&lt;/a&gt;
&lt;table border=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;5&quot; cellpadding=&quot;5&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td width=&quot;400&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Steve Toltz&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.belfond.fr/site/belfond_etranger_l_focus_auteur_l_steve_toltz_&amp;300&amp;252.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Une partie du tout&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Traduit de l'anglais (Australie, &lt;i&gt;A Fraction of the Whole&lt;/i&gt;)&lt;br&gt;
par Jean Léger&lt;br&gt;
Ed. Belfond 2009&lt;br&gt;
23 euros&lt;br&gt;
&lt;table align=&quot;right&quot; cellspacing=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot;&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;
&lt;form name=&quot;commander20090117a&quot;&gt;
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&lt;option value=&quot;http://www.jdoqocy.com/click-2849706-10478215?url=http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/9782714444004/&quot; title=&quot;Steve Toltz, Une partie du tout / alapage.com&quot;&gt;alapage.com&lt;/option&gt; 
&lt;option value=&quot;http://ad.zanox.com/ppc/?6879575C912331192T&amp;ULP=http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2714444008/&quot; title=&quot;Steve Toltz, Une partie du tout / amazon.fr&quot;&gt;amazon.fr&lt;/option&gt;
&lt;option value=&quot;http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/toltz-steve/une-partie-du-tout,18929356.aspx&quot; title=&quot;Steve Toltz, Une partie du tout / chapitre.com&quot;&gt;chapitre.com&lt;/option&gt; 
&lt;option value=&quot;http://ad.zanox.com/ppc/?8292156C13128445T&amp;ULP=http://www.cultura.com/ProductDetails.aspx?pdtId=3105515&quot; title=&quot;Steve Toltz, Une partie du tout / cultura.com&quot;&gt;cultura.com&lt;/option&gt; 
&lt;option value=&quot;http://ad.zanox.com/ppc/?6879575C912331192T&amp;ULP=http://livre.fnac.com/a2515145/&quot; title=&quot;Steve Toltz, Une partie du tout / fnac.com&quot;&gt;fnac.com&lt;/option&gt; 
&lt;/select&gt;
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 window.open(commander20090117a.librairie.options[commander20090117a.librairie.selectedIndex].value);&quot;&gt;
&lt;/form&gt; 
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&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;img src=&quot;http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/Grandes110/4/0/0/9782714444004.gif&quot; width=&quot;110&quot;&gt;&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;topoastroentete1&quot;&gt;&lt;form method=&quot;post&quot; name=&quot;topolivres_20090117a&quot; action=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/newsletter.php&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/lalettre.html&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Inscrivez-vous&lt;/a&gt; à la lettre de &lt;b&gt;topolivres&lt;/b&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;input name=&quot;email&quot; size=&quot;20&quot; maxlength=&quot;100&quot; class=&quot;text&quot; value=&quot;votre adresse e-mail&quot; onFocus=&quot;efface('topolivres_20090117a','email');return true&quot; type=&quot;text&quot;&gt;&lt;input name=&quot;liste&quot; value=&quot;1&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;format&quot; value=&quot;2&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;action&quot; value=&quot;inscription&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;wanewsletter&quot; value=&quot;ok&quot; class=&quot;sbutton&quot; type=&quot;submit&quot;&gt;&lt;/form&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;topoastroentete2&quot;&gt;Pour réagir à cette note,&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/post_comment.php?w=blogtopolivres&amp;e_id=2651&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/1x1&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;210&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/signup.php&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Créez votre blog&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
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</item>

<item>
<title>Jerome Charyn &amp; Frédéric Rébéna, MARILYN LA DINGUE :: signature entretien à la librairie du publicisdrugstore</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Signature / entretien au publicisdrugstore (janvier)&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

&lt;table border=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;5&quot; cellpadding=&quot;5&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td width=&quot;400&quot;&gt;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Vendredi 23 janvier de 12h45 à 14h /&lt;br&gt;
Jerome Charyn &amp; Frédéric Rébéna&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.denoel.fr/Denoel/Control.go?action=rech&amp;prod_code=B25836&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Marilyn la dingue&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Ed. Denoël Graphic 2009
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/couv_marilyndingue.jpg&quot; width=&quot;110&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Interview réalisée par &lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.publicisdrugstore.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Librairie du Publicis Drugstore&lt;/a&gt; - 133, avenue des Champs Elysées - Paris 8ème&lt;/b&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;topoastroentete1&quot;&gt;&lt;form method=&quot;post&quot; name=&quot;topolivres_20090116&quot; action=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/newsletter.php&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/lalettre.html&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Inscrivez-vous&lt;/a&gt; à la lettre de &lt;b&gt;topolivres&lt;/b&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;input name=&quot;email&quot; size=&quot;20&quot; maxlength=&quot;100&quot; class=&quot;text&quot; value=&quot;votre adresse e-mail&quot; onFocus=&quot;efface('topolivres_20090116','email');return true&quot; type=&quot;text&quot;&gt;&lt;input name=&quot;liste&quot; value=&quot;1&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;format&quot; value=&quot;2&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;action&quot; value=&quot;inscription&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;wanewsletter&quot; value=&quot;ok&quot; class=&quot;sbutton&quot; type=&quot;submit&quot;&gt;&lt;/form&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;topoastroentete2&quot;&gt;Pour réagir à cette note,&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/post_comment.php?w=blogtopolivres&amp;e_id=2650&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/1x1&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;210&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/signup.php&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Créez votre blog&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
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</item>

<item>
<title>Lorsque Libé censure :: Au bout du conte :: SNCF</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Lorsque Libé censure&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;br&gt;

&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/libe_railleries.gif&quot; border=&quot;1&quot;&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

On le sait, Libération a connu des problèmes récents avec les commentaires de ses lecteurs sur internet. Le rôle de ses modérateurs s'en trouve accentué. Soit.&lt;br&gt;
Cependant que penser de la censure que ces mêmes modérateurs mettent en pratique, sans justification aucune sinon un corporatisme débilitant&amp;nbsp;?&lt;br&gt;
Le 18 décembre dernier dans la rubrique &quot;On achève bien d'imprimer&quot; sous le titre &quot;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/livres/0101306411-railleries&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Railleries&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&quot;, on pouvait lire un papier comateux d'Edouard Launet, journaliste à Libération. La rubrique est de celles qui revendiquent un angle de frappe et nécessitent une plume. C'est un peu la posture du sniper dans le journal, un des must de Libé que chacun lit en retenant sa respiration pour mieux se gausser de la bêtise de ses contemporains. &quot;On achève bien d'imprimer&quot; se lance dans un exercice périlleux de journalisme in situ, soit&amp;nbsp;: mon rendez-vous comme si vous y étiez. Tout y passe dans le moindre détail. &quot;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Un mercredi de décembre, vers 10 heures. J'ai rendez-vous avec Antonia au café Beaubourg, à un jet de caillou du centre Pompidou, à Paris. Antonia, attachée de presse à l'agence Le Public Système, m'attend pour me présenter Anne, responsable des partenariats culturels de la SNCF. L'idée est de &quot;&lt;/i&gt;révéler&lt;i&gt;&quot; à Libé, en avant-première, la teneur d'une opération de com que les chemins de fer veulent faire autour du livre. Autant dire que l'intérêt de ce rendez-vous est nul.&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&quot; Launet s'ennuie, on l'a presque forcé à se rendre à un rencard de presse autour de la stratégie du livre de la SNCF, mais bon, la boîte de communication a insisté (Launet est visiblement influençable) et notre salonnard s'y rend, déjà mortellement las, en recherche d'indices pour savoir où viser, rapport à sa rubrique. Il assiste aux agapes d'un petit-déjeuner sans y toucher et en se pinçant le nez, se gausse de la communication d'entreprise avec mollesse, trouve qu'il est lui aussi malgré tout un communicant, mais bon la vie est paradoxale, et sape d'une chiquenaude négligente les opérations menées par l'entreprise de transport autour du livre. &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.auboutduconte.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Au bout du conte&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, concours autour du genre mythique, est populaire&amp;nbsp;? Méprisable&amp;nbsp;! La besogne paresseuse de Launet peine pour accéder au nombre de signes requis pour satisfaire aux exigences de sa rubrique. Pas de panique&amp;nbsp;! Un zeste de procès d'intention fera l'affaire. La responsable des partenariats culturels, de bout en bout décrite comme transparente et implicitement débinée, vogue le long de ce que l'on a définitivement du mal à taxer d'article, en fantôme éperdu. &quot;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Anne et Antonia doivent avoir guère plus de 60 ans à elles deux, moi un peu moins tout seul. Nous sommes trois professionnels parisiens de la communication. Rien dans la dernière rentrée littéraire n'a vraiment retenu notre attention. Nous discutons de choses et d'autres, en particulier de l'hiver qui vient. C'est un moment d'une vacuité intéressante. Le café est un peu bruyant. Nous nous quittons bons amis, je crois.&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&quot; Vain, dramatiquement mal foutu et plutôt du genre scélérat, le papier de Launet vaut-il qu'on s'y penche plus&amp;nbsp;? Non, pas au-delà d'un commentaire simple, pourtant à deux reprises censuré par le modérateur de Libération. Au-delà de ce que je viens d'écrire, j'émettais une petite hypothèse, au moment où la SNCF souffre de maux, disons mécaniques (état du réseau et retards), de tempêtes médiatiques politico-fantasmatiques (le réseau ferroviaire français serait désormais aux mains non plus des obsessionnels du modèle réduit mais de l'ultra gauche)... N'est-ce pas le moment rêvé pour casser le joujou que l'on voit passer par-delà nos campagnes et &quot;se faire&quot; le méga transporteur dans le plus pur style poujadiste, avec cette petite touche amalgamante qui vient épaissir un peu plus l'air du temps... Haro sur la loco par la face culturelle, franchement plutôt valeureuse par les temps qui courent... Suis-je de parti pris&amp;nbsp;? En effet, je connais bien pour l'avoir souvent accompagnée la stratégie &quot;livres&quot; de la SNCF et je trouve qu'elle a du bon. Comme tous les auteurs et de nombreux lecteurs, je vois dans le train un allié complice. C'est mal, Docteur&amp;nbsp;? La gratuité de l'attaque opportuniste de Launet, puis la vanité du modérateur de Libé sur internet ne m'incitent guère à la modération. Launet, rhabille-toi pour l'hiver... Joyeuses fêtes&amp;nbsp;!&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;topoastroentete1&quot;&gt;&lt;form method=&quot;post&quot; name=&quot;topolivres_20081224&quot; action=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/newsletter.php&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/lalettre.html&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Inscrivez-vous&lt;/a&gt; à la lettre de &lt;b&gt;topolivres&lt;/b&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;input name=&quot;email&quot; size=&quot;20&quot; maxlength=&quot;100&quot; class=&quot;text&quot; value=&quot;votre adresse e-mail&quot; onFocus=&quot;efface('topolivres_20081224','email');return true&quot; type=&quot;text&quot;&gt;&lt;input name=&quot;liste&quot; value=&quot;1&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;format&quot; value=&quot;2&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;action&quot; value=&quot;inscription&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;wanewsletter&quot; value=&quot;ok&quot; class=&quot;sbutton&quot; type=&quot;submit&quot;&gt;&lt;/form&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;topoastroentete2&quot;&gt;Pour réagir à cette note,&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/post_comment.php?w=blogtopolivres&amp;e_id=2470&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/1x1&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;210&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/signup.php&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Créez votre blog&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
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</item>

<item>
<title>Jean-Yves Jouannais, L'ENCYCLOPEDIE DES GUERRES (chronique)</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Jean-Yves Jouannais n'en fait qu'à sa tête&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;br&gt;

&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/encyclo_guerres2.jpg&quot;&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;C'est le noir. Au bout de la salle, juste une table et une chaise qui ne se décident pas à regarder vers le public, pencheraient plutôt en direction de l'écran sur lequel des images, peut-être, vont se succéder. C'est la guerre qui va se dérouler ici. La Petite salle à Beaubourg est impatiente. Jean-Yves Jouannais prend place et à partir de cet instant, il n'en fera qu'à sa tête.&lt;/b&gt; Ecrivain, commissaire d'exposition et depuis quelques séances, artiste en performance à Beaubourg, l'observateur des guerres propose en public et à haute voix une encyclopédie que n'aurait pas désavouée &lt;a href=&quot;http://site.voila.fr/cendres/Blabla.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;André Blavier&lt;/a&gt;, le génial collecteur de l'&lt;i&gt;Encyclopédie des fous littéraires&lt;/i&gt;. Je m'en souviens parfaitement. Chez lui, en Belgique, assis sur un rebondissant fauteuil club, il parlait avec délices, les avant-bras tendus sur les accoudoirs à idées et à lectures, dont le foin s'effilochait sous ses doigts, ponctuant son discours d'exclamations chevelues. Blavier parlait, le fauteuil approuvait. Sans doute &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/33A78F85FC7AC713C125746C0030F6B7&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;l'Encyclopédie parlée des Guerres&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; de Jouannais est d'ores et déjà identique à celle des Fous littéraires&amp;nbsp;: structurellement inachevée, inédite et irrésolue. Chaque entrée se dérobe à l'analyse conventionnelle, chaque virage opéré par Jouannais échappe à tout contrôle. La voix est le protagoniste principal, et lorsque l'artiste parle la guerre, il découvre en même temps qu'il le décortique en public ce qui fixe son obsession et que nous partageons tous, peu ou prou pour des raisons diverses. Nous sommes partie prenante d'une élaboration sobre, sans faste aucun, dont la provocation réelle a à voir avec les conférences dada, les assemblées zutistes, les exposés d'Isidore Izou ou de Raoul Hausmann. Lorsqu'au détour d'un exposé de sons articulés afin d'honorer l'entrée &quot;BOUM&quot;, Jouannais raconte ce qui fait lien pour lui, depuis son enfance, entre le calcul du temps et la compréhension de la guerre, il a huit ans.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

A propos de son objet fascinant et repoussant, la guerre, il dit en préambule son irritation, l'agacement que lui causent les commentaires sur les guerres. Il est d'ailleurs sans opinion particulière, ne cherche ni des perles littéraires sur le combat des hommes qu'il ne veut ni expliciter ni chroniquer. Il ne suscite pas plus volontiers une réaction du public, qu'il surprend sans cesse et bien souvent enseigne sans désirer son approbation. Jouannais livre une obsession. En même temps qu'apparaît le mot &quot;CAMOUFLAGE&quot;, des images viennent se coller sur l'écran et projettent autre chose que ce que l'on y détecte d'ordinaire&amp;nbsp;: on y lit un projet cohérent, parfois directement artistique, parfois pas. Jean-Yves Jouannais pose des questions, propose quelques pistes. Bien souvent l'heure est grave. Bien souvent quelque chose de très peu décelable, donne profondément le goût de rire.&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Prochaines séances&amp;nbsp;: les jeudis 11 décembre 2008, 22 janvier, 12 février, 26 mars et 16 avril 2009 à 19h30. Petite salle du &lt;a href=&quot;http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/33A78F85FC7AC713C125746C0030F6B7&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Centre Pompidou&lt;/a&gt; (place Georges Pompidou, Paris 4ème), niveau -1, entrée libre.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;bl_soutenu&quot;&gt;&lt;div class=&quot;br_soutenu&quot;&gt;&lt;div class=&quot;tl_soutenu&quot;&gt;&lt;div class=&quot;tr_soutenu&quot;&gt;

&lt;b&gt;A lire&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&quot;Mardi 21 (mai 1940)&lt;br&gt;
Par moments le cauchemar semble se dissiper. Il flotte plus léger comme des souvenirs en déroute, le long des coteaux, s'accrochant à des brins d'herbe&amp;nbsp;: s'attardant parmi les boutons d'or. Les nouvelles ont une rumeur lointaine&amp;nbsp;; comme le canon qui tonne de plus en plus rarement en ce temps orageux. Les Allemands sont maintenant le long de l'Aisne mais progressent vers Cambrai, très certainement vers Péronne. Ce n'est ni une langue -&amp;nbsp;stratèges dixerunt&amp;nbsp;- ni une poche ni une tache d'huile&amp;nbsp;: c'est une véritable morsure. Et pour l'en guérir, la France, ce sera rude.&lt;br&gt;
De longues heures à la traîne. Je passe mon temps à laver trois mouchoirs qui s'assombrissent au fur et à mesure que je les lave, à attendre les informations que l'on devine avant de les avoir entendues, à boire du lait condensé abandonné par les Anglais, à chercher une cigarette dont la pénurie devient de plus en plus irrémédiable, à dormir d'un sommeil plus inquiet que la veille.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Valentin Feldman, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://farrago.populus.org/rub/2/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Journal de guerre (1940-1941)&amp;nbsp;-&amp;nbsp;Imbéciles, c'est pour vous que je meurs&amp;nbsp;!&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, éd. Farrago 2006&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;clear&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;topoastroentete1&quot;&gt;&lt;form method=&quot;post&quot; name=&quot;topolivres_20081208&quot; action=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/newsletter.php&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/lalettre.html&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Inscrivez-vous&lt;/a&gt; à la lettre de &lt;b&gt;topolivres&lt;/b&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;input name=&quot;email&quot; size=&quot;20&quot; maxlength=&quot;100&quot; class=&quot;text&quot; value=&quot;votre adresse e-mail&quot; onFocus=&quot;efface('topolivres_20081208','email');return true&quot; type=&quot;text&quot;&gt;&lt;input name=&quot;liste&quot; value=&quot;1&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;format&quot; value=&quot;2&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;action&quot; value=&quot;inscription&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;wanewsletter&quot; value=&quot;ok&quot; class=&quot;sbutton&quot; type=&quot;submit&quot;&gt;&lt;/form&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;topoastroentete2&quot;&gt;Pour réagir à cette note,&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/post_comment.php?w=blogtopolivres&amp;e_id=2344&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/1x1&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;210&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/signup.php&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Créez votre blog&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
<link>http://blog.topolivres.com/blogtopolivres/2344/</link>
</item>

<item>
<title>Douglas Kennedy, PIEGE NUPTIAL (THE DEAD HEART) :: librairie du publicisdrugstore :: vidéo éditions Belfond</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Douglas Kennedy&amp;nbsp;: Piège nuptial (vidéo Belfond)&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Douglas Kennedy était le 26 novembre l'invité du &lt;a href=&quot;http://www.publicisdrugstore.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;publicisdrugstore&lt;/a&gt;, à l'occasion de la sortie de &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.douglas-kennedy.com/site/piege_nuptial_&amp;600&amp;dok01&amp;9782714445025.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Piège nuptial&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (nouvelle traduction de son premier roman paru sous le titre &lt;i&gt;Cul-de-sac&lt;/i&gt;).&lt;br&gt;
Interview &lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&amp;nbsp;/&amp;nbsp;Vidéo éditions Belfond&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

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/&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class=&quot;petit&quot;&gt;&lt;b&gt;(cliquer sur l'image pour lancer la &lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/blogtopolivres/2334/&quot;&gt;vidéo&lt;/a&gt; - 14 min.)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;a name=&quot;commander&quot;&gt;&lt;/a&gt;
&lt;table border=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;5&quot; cellpadding=&quot;5&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td width=&quot;400&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Douglas Kennedy&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.douglas-kennedy.com/site/piege_nuptial_&amp;600&amp;dok01&amp;9782714445025.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Piège nuptial&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.douglas-kennedy.com/site/piege_nuptial_&amp;600&amp;dok01&amp;9782714445025.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;+ DVD &lt;i&gt;L'Eloge de la fuite&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Traduit de l'anglais (Etats-Unis, &lt;i&gt;The Dead Heart&lt;/i&gt;)&lt;br&gt;
par Bernard Cohen&lt;br&gt;
Ed. Belfond, novembre 2008&lt;br&gt;
23 euros&lt;br&gt;
&lt;table align=&quot;right&quot; cellspacing=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot;&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;
&lt;form name=&quot;commander20081204&quot;&gt;
&lt;select name=&quot;librairie&quot; class=&quot;commander&quot;&gt;
&lt;option selected=&quot;selected&quot;&gt;commander ce livre sur&lt;/option&gt; 
&lt;option value=&quot;http://www.jdoqocy.com/click-2849706-10478215?url=http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/9782714445025/&quot; title=&quot;Douglas Kennedy, Piège nuptial / alapage.com&quot;&gt;alapage.com&lt;/option&gt; 
&lt;option value=&quot;http://ad.zanox.com/ppc/?6879575C912331192T&amp;ULP=http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2714445020/&quot; title=&quot;Douglas Kennedy, Piège nuptial / amazon.fr&quot;&gt;amazon.fr&lt;/option&gt;
&lt;option value=&quot;http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/kennedy-douglas/piege-nuptial,14585861.aspx&quot; title=&quot;Douglas Kennedy, Piège nuptial / chapitre.com&quot;&gt;chapitre.com&lt;/option&gt; 
&lt;option value=&quot;http://ad.zanox.com/ppc/?8292156C13128445T&amp;ULP=http://www.cultura.com/ProductDetails.aspx?pdtId=2615315&quot; title=&quot;Douglas Kennedy, Piège nuptial / cultura.com&quot;&gt;cultura.com&lt;/option&gt; 
&lt;option value=&quot;http://ad.zanox.com/ppc/?6879575C912331192T&amp;ULP=http://livre.fnac.com/a2440566/&quot; title=&quot;Douglas Kennedy, Piège nuptial / fnac.com&quot;&gt;fnac.com&lt;/option&gt; 
&lt;/select&gt;
&lt;input name=&quot;commander&quot; value=&quot;ok&quot; type=&quot;button&quot; class=&quot;sbutton3&quot; onClick=&quot;if (commander20081204.librairie.selectedIndex != 0)
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&lt;/form&gt; 
&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/blogtopolivres/2334#commander&quot; class=&quot;invisible&quot;&gt;cliquez ici si le bouton est désactivé&lt;/a&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/couv_piegenuptial.jpg&quot; width=&quot;110&quot;&gt;&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;div class=&quot;topoastroentete1&quot;&gt;&lt;form method=&quot;post&quot; name=&quot;topolivres_20081204&quot; action=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/newsletter.php&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/infos/blogtopolivres/lalettre.html&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Inscrivez-vous&lt;/a&gt; à la lettre de &lt;b&gt;topolivres&lt;/b&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;input name=&quot;email&quot; size=&quot;20&quot; maxlength=&quot;100&quot; class=&quot;text&quot; value=&quot;votre adresse e-mail&quot; onFocus=&quot;efface('topolivres_20081204','email');return true&quot; type=&quot;text&quot;&gt;&lt;input name=&quot;liste&quot; value=&quot;1&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;format&quot; value=&quot;2&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;action&quot; value=&quot;inscription&quot; type=&quot;hidden&quot;&gt;&lt;input name=&quot;wanewsletter&quot; value=&quot;ok&quot; class=&quot;sbutton&quot; type=&quot;submit&quot;&gt;&lt;/form&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;topoastroentete2&quot;&gt;Pour réagir à cette note,&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/post_comment.php?w=blogtopolivres&amp;e_id=2334&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/1x1&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;210&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/signup.php&quot; class=&quot;topoastrofonce&quot;&gt;Créez votre blog&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
<link>http://blog.topolivres.com/blogtopolivres/2334/</link>
</item>

<item>
<title>L. Sedel, CHIRURGIEN AU BORD DE LA CRISE DE NERF + C. Mabrut, DIM + E. Erwitt, DOGS &amp; NEW YORK + N. Becker, VIDEO D'ENTREPRISE + J.-F. Kahn, POURQUOI IL FAUT DISSOUDRE LE PS + D. Kennedy, PIEGE NUPTIAL + A. Martinetti &amp; F. Rivière, LA SAUCE...</title>
<description>&lt;h2&gt;&lt;b&gt;Signatures / entretiens au publicisdrugstore (novembre)&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;

&lt;table border=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;5&quot; cellpadding=&quot;5&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td width=&quot;400&quot;&gt;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Jeudi 6 novembre de 12h45 à 14h /&lt;br&gt;
Laurent Sedel&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.albin-michel.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Chirurgien au bord de la crise de nerf&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Ed. Albin Michel 2008
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;img src=&quot;http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/Grandes110/3/7/9/9782226186973.gif&quot; width=&quot;110&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;br&gt;

&lt;table border=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;5&quot; cellpadding=&quot;5&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td width=&quot;400&quot;&gt;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Mercredi 12 novembre de 12h45 à 13h30 /&lt;br&gt;
Claire Mabrut&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editionsramsay.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;DIM - 50 ans de mode et de liberté&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Ed. Ramsay 2008
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;img src=&quot;http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/Grandes110/3/7/7/9782841149773.gif&quot; width=&quot;110&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;br&gt;

&lt;table border=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;5&quot; cellpadding=&quot;5&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td width=&quot;290&quot;&gt;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Mercredi 12 novembre&lt;br /&gt;
de 13h30 à 14h / Elliott Erwitt&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.teneues.de/teneuesshop/view_product~id~79257.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Elliott Erwitt's Dogs&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.teneues.de/teneuesshop/view_product~id~79256.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Elliott Erwitt's New York&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Ed. TeNeues 2008
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.topolivres.com/images/blogtopolivres/couv_elliotterwitt.jpg&quot; width=&quot;220&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;br&gt;

&lt;table border=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;5&quot; cellpadding=&quot;5&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td width=&quot;400&quot;&gt;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Mardi 18 novembre de 18h15 à 20h /&lt;br&gt;
Nathanaël Becker&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.vuibert.com/livre30741.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Vidéo d'entreprise et communication&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Ed. Vuibert 2008
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;img src=&quot;http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/Grandes110/7/5/3/9782711787357.gif&quot; width=&quot;110&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;br&gt;

&lt;table border=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;5&quot; cellpadding=&quot;5&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td width=&quot;400&quot;&gt;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Jeudi 20 novembre de 12h45 à 14h /&lt;br&gt;
Jean-François Kahn&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editions-larousse.fr/f2.asp?e=9782035839800&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Pourquoi il faut dissoudre le PS&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Ed. Larousse 2008
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;img src=&quot;http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/0/0/8/9782035839800.jpg&quot; width=&quot;110&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;br&gt;

&lt;table border=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;5&quot; cellpadding=&quot;5&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td width=&quot;400&quot;&gt;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Mercredi 26 novembre de 12h45 à 14h /&lt;br&gt;
Douglas Kennedy&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.belfond.fr/site/piege_nuptial_&amp;100&amp;9782714445025.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Piège nuptial&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Ed. Belfond 2008
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;img src=&quot;http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/Grandes110/5/2/0/9782714445025.gif&quot; width=&quot;110&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;br&gt;

&lt;table border=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;5&quot; cellpadding=&quot;5&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td width=&quot;400&quot;&gt;
&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Jeudi 27 novembre de 12h45 à 14h /&lt;br&gt;
Anne Martinetti &amp; François Rivière&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cahiersducinema.com/article1748.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La Sauce était presque parfaite -&lt;br&gt;
80 recettes d'après Alfred Hitchcock&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Ed. Cahiers du cinéma 2008
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;img src=&quot;http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/0/4/3/9782866425340.jpg&quot; width=&quot;110&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;br&gt;

&lt;b&gt;Interviews réalisées par &lt;a href=&quot;http://blog.topolivres.com/profiles/isabelle/&quot;&gt;Isabelle Rabineau&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.publicisdrugstore.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Librairie du Publicis Drugstore&lt;/a&gt; - 133, avenue des Champs Elysées - Paris 8ème&lt;/b&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

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