Bonjour,
Je viens vers vous sur le conseil d'un animateur de Radiofrance bleu Poitou - lequel m’a reçu en septembre suite à la parution de mon dernier roman, “La coulée douce”. Les raisons de ce courrier sont probablement inhérentes à un égo exigeant, voire maladif, mais tant pis, je me lance, avec l'intention de faire court car je sais votre temps précieux: - En 2001, j’ai publié une autobiographie intitulée “Elle, la fin du samsara”, laquelle s’est finalement vendue à 7OOO exemplaires. Il faut dire qu’un libraire Nantais a eu la bonne idée à l'époque de faire part de son existence au bi-mensuel “PAGE”, et comme son témoignage s’est retrouvé juste à côté de celui consacré à Tahar Ben Jelloun, prix Goncourt de cette même année, l’aubaine m’a largement et vite profité. - Ensuite, je me suis lancé dans une action caritative au profit des victimes d’AZF, parce que Toulouse m'est chère et que la souffrance résultant d’une telle injustice m’apparaissait alors totalement insupportable. Du coup, la chance s’est à nouveau manifestée par le biais de "M Toulouse", la radio locale créée pour la circonstance et dans l’urgence par Monsieur Cavada, cette dernière ayant eu la gentillesse de m’inviter pour en parler de nuit. Une heure d’échange non-stop a ainsi suffit à mieux me faire connaître du grand Sud-Ouest, et surtout autorisé l’envoi d’un chèque de 1000 € à la Fondation de France. - Puis il y a eu les inondations du Gard. Mon épouse et moi avions vécu un temps à Sommières, aussi avons-nous cherché un moyen de lui venir en aide. En un mois, 800 exemplaires vendus aux mairies d’Aquitaine et sur les marchés de Blaye ont permis l'achat de nouvelles tables et chaises pour l’école maternelle de cette ville blessée. - Deux ans plus tard - vous allez voir, c’est du Zola - Nad, mon épouse de 29 ans ma cadette, se découvre brutalement atteinte de sclérose en plaques. Je vous passe les détails : notre panique, nos angoisses, nos peurs... Par chance, nous sommes mis en contact avec un médecin chercheur de Bordeaux, lequel l'invite à adhérer au protocole d'un nouveau traitement qu’il vient tout juste de déposer auprès du Ministère de la santé. Elle, accepte pour échapper aux effets dévastateurs de l’Interféron, et bien lui en prend puisqu’elle recouvre rapidement la vue et, au fil des mois, 95% de sa motricité. Aujourd’hui, le protocole n’a toujours pas abouti, mais Nad va mieux, et cela nous aide à croire à une issue favorable. - L’heure de ma retraite sonne en mai 2007. Une nouvelle liberté que je réserve à l'achèvement de ce second roman, “La coulée douce”, une autofiction située entre polar et réalité que je publie en mars 2008. Et c’est parce que l’action se déroule à Poitiers que cet animateur poitevin me contacte en cours d'été, d’autant qu’un article géant paru dans “Centre Presse” titre en quatrième de couverture: “Le crime de Couraud ” - Peu après, une fatigue incompréhensible me fait me rapprocher de mon médecin. J’apprends très vite que je suis atteint d’un cancer de la thyroïde, et me laisse alors docilement balader de services médicaux en centres d’examens. Début août, je suis opéré au Centre Régional de Lutte Contre le Cancer RENÉ GAUDUCHEAU de Nantes, lequel me débarrasse de ce vilain crabe en à peine une semaine. Imaginez ma joie! Une reconnaissance telle qu’à présent guéri, je vends mes deux bouquins au bénéfice de sa Fondation - à hauteur de 50 % - en partenariat avec l’enseigne Super U de Vendée, quelques journalistes régionaux coopératifs et la chaine de télévision locale TV-Vendée ( Hello, Aïda!). Vous l’aurez compris, c’est avant tout cette raison qui m'amène à vous contacter aujourd'hui, parce que j’ai besoin de votre aide pour réussir mon challenge : contribuer à l’acquisition d’une nouvelle caméra-scanner dont le CRLCC a un besoin urgent. Une autre cause me tient cependant à coeur : comme vous l’avez peut-être remarqué, je déteste l’injustice, or, nous sommes nombreux à la subir au jour le jour, nous, les obscurs, les oubliés de la littérature actuelle. Pourquoi ne favoriser que les écrivains dont on sait déjà tout? Pourquoi ne jamais parler des auteurs en mal d’édition ou de soutien médiatique, de ces gens de coeur et de talent qui foisonnent partout en France? Soyons logiques, cela fait des siècles que l’on nous pousse aux études, et maintenant que tout le monde sait écrire, on s’étonne qu’il y ait pléthore d’écrivains! Pourquoi les gens dits “ordinaires” n’auraient-ils, eux aussi, de belles histoires à raconter? Certes, Marc Lévy est un homme au talent incontestable, qui plus est, modeste, humain et sympathique, mais d’autres, moins illustres, ne mériteraient-ils d’être cités ou accueillis sur les ondes, ne serait-ce qu'un instant? C'est connu, charité bien ordonnée... Et c'est précisément le cas : j’aimerais tellement, dans le rôle de Candide, aborder ces sujets en votre compagnie! Merci de m’avoir lu. Bien cordialement, Alain
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