topolivres autres topoblogs créer un topoblog connexion

Le blog de plume

FEMINISTE ... AH BON ! VOUS TROUVEZ ?

Commentaires : 1 vendredi 26 septembre 2008 à 09:46 par anouchka

Pourtant je ne conçois pas la vie sans un homme à mes côtés. Certains jours, il m'arrive d'énumérer leurs douces qualités et leurs caractères si altruistes et pacifiques que Jeanne d'Arc, elle-même, hésiterait à retourner à Rouen visiter le monument qui lui est dédié.

Vous vous demandez ce que la sainte pucelle vient faire là ? He bien, c'était une féministe avant l'heure, puisqu'elle a cru en elle et aux voix qui lui serinaient dans le creux de l'oreille :"Boute les Anglais hors du royaume de France". L'entraineur du XV de France a à peu près le même discours avant de disputer un match avec la Rose. On en est encore aux conséquences de la guerre de cent ans, les préjugés ont la peau dure comme l'évêque Cochon avait ses certitudes pour lui, en condmanant notre Jeanne nationale.

Je m'égare et je suis, du coup, hors sujet. Féministe ? Simone de Beauvoir le fut, assurément. Moi aussi, mais si peu !

Je regarde les hommes et j'analyse (froidement et sans préjugés !)

Ne sont-ils pas singuliers et surtout pluriels avec la manie qu'ils ont d'afficher leur amour du sport - dans un fauteuil - leur attirance presque sexuelle pour les belles et les grosses cylindrées qui font vroom, vroom et vous ruinent en un clin d'oeil le porte-feuilles. D'autant plus qu'ils en parlent tout le temps, avant toute chose et en dernier lieu. Votre esprit s'égare alors dans les multiples appréciations techniques, telles que l'excellente tenue de route, la ligne à tomber par terre en pâmoison en se relevant complètement toqué, la reprise exceptionnelle et les capacités à séduire n'importe quelle jeune femme passant à proximité.

Quand un homme, assis au volant de la voiture de ses rêves, le caresse tendrement d'un air rêveur, vous pouvez vous poser la question de savoir dans quel ordre il répondrait au test hebdomadaire figurant dans sa revue macho :

Il préfère :

en un : sa femme

en deux :sa voiture

en trois : sa télé (de merde)

en quatre : son ordinateur (sites roses)

L'énoncé se poursuit en expliquant qu'il convient de classer ces quatre

exemple dans l'ordre de leurs priorités.

Un goujat n'hésite pas. Il inscrit  "femme" en dernier, "télé" vient ensuite puis "ordinateur" et enfin en premier "voiture"(vroom, vroom).

Le macho simple (je n'ai pas dit "simple d'esprit") classera sa femme en avant-dernier, traversé par une onde fugace de remords ligth ou zéro si on considère que "remords" devrait faire l'objet d'un autre test avec la question principale libellée ainsi : "Qu'est-ce que le remords ?"

Autre exemple : Quand l'Homme rentre le soir, fatigué de sa journée, excédé par les clients potentiels, harcelé par sa hiérarchie, énervé par son entourage immédiat qui affiche une incapacité majeure à le seconder, vexé par le refus de la nouvelle stagiaire de se comporter comme les précédentes, c'est à dire de tester le tout nouveau canapé installé pour son usage personnel, dans son bureau équipé d'un parcours de golf miniature, il s'affale lourdement dans son vieux fauteuil et pose la question rituelle, celle qui vous fait dresser les cheveux sur la tête et qui vous fait horreur , à savoir :

- "Qu'est-ce qu'on mange ?"

Vous exhalez un soupir émis depuis  votre côte flottante gauche surnommée "côte d'Adam" (contrairement à la pomme qui se situe dans la gorge masculie, résidu évident du trognon resté coincé dans les amygdales, pendant l'accomplissement du péché originel).

Votre journée, la vôtre, celle qu'on occulte au moment de briller dans les dîners, celle qui vous tombe dessus dès que vous avez mis un pied par terre, celle enfin qu'on vous abandonne bien volontiers, sous-estimant la somme de travail ingrat qui vous incombe et vous empêche de lire la presse, vos livres en retard et le courrier qui s'amoncelle. Je vous épargne tout ce que j'ai envie d'accomplir et qui me passe sous le nez, faute de temps (faire de la poésie, écrire un roman, me remettre au piano, partir en randonnée, visiter l'Anatolie...). Pourquoi l'Anatolie, parce que ce nom me fait rêver c'est comme Zanzibar !

Mais un cri se propage jusqu'à vous, c'est celui de Tarzan poursuivant Chita de liane en liane que votre frigo vide a appris à moduler losrque ses clayettes sont à remplir.Vous récapitulez votre fastidieuse liste de courses, sans oublier d'aller si possible à votre cours de yoga, chez votre psy adoré et chez votre coiffeur pour rafraîchir votre balayage ...Côté progéniture, vous avez veillé aux listes de la rentrée et répondu par la négative aux caprices rituels de vos ados arrogants et insatisfaits.

Votre belle-mère complète le tableau idyllique en vous assaillant de reproches déguisés lors du repas dominical, formulant des appréciations pleines de sous-entendus négatifs sur vos talents culinaires. Il faudra rester zen pendant que le grand fils à sa maman se laissera caresser béatement la tonsure !

A cette pensée funeste, vous vous brûlez les doigts en soulevant le couvercle instable de votre "cuit-vapeur", lorsqu'une voix sépulcrale résonne lugubrement.

  • As-tu posté le tiers provisionnel ? Tu sais que c'est avant minuit ?

Question condescendante de l'être supérieur auquel vous êtes liée, que vous le vouliez ou non, il fallait réfléchir avant ... De saisissement, vous lâchez le panier brûlant et vos brocolis bios tombent en pluie sur le carrelage étincelant de votre cuisine. Au passage, votre orteil droit est échaudé tandis que vous ramassez piteusement les légumes verts prévus pour le dîner.

Quant au tiers provisionnel, vous l'avez complètement oublié  et il faudra, après le repas (mais qu'est-ce qu'on va manger ?) sortir la voiture du garage en ayant dégagé la grosse cylindrée de votre époux tout puissant, et poster le précieux chèque avant minuit à la perception.

En tout état de cause, vous donneriez cher pour être  assise à la place de l'Homme, zappant d'une chaîne télévisée à l'autre, à la recherche du films érotique de la soirée ou du dernier match de rugby dont il vous rebat les oreilles : le stade français contre Biarritz !

Prise d'une impulsion subite, vous enfilez vote imper, attrapez votre sac, et le chèque entre vos dents bien aiguisées par une envie de mordre, vous abandonnez sans préavis votre tribu indifférente et égoïste. Finalement préférant marcher, vous vous dirigez d'un pas vif vers le centre-ville. La pluie se met à tomber, ruinant votre brushing définitivement. Vous avez cependant plus d'un tour dans votre sac et en extirpez le plus petit parapluie du monde. A l'instant précis où vous vous battez contre les baleines entortillées, une voix chaude appartenant à l'espèce mâle, vous susurre une invitation à vous mettre à l'abri. Votre bouche s'arrondit de stupeur. Devant vous, incliné dans un salut princier, se tient en chair et en os, votre contrôleur des impôts.

Aussitôt la perspective de passer une soirée inoubliable fait miroiter dans vos yeux mille paillettes de plaisir. Il est subjugué. Il ne vous reste plus qu'à vous plier en quatre pour vous installer sur le siège baquet d'une voiture de sport, votre aimable préposé au fisc souriant de toutes ses dents dont vous remarquez l'aspect carnassier. Vous minaudez en lui apprenant que justement, étrange coïncidence, vous vous rendiez pour dîner à ce fameux restaurant situé sur la corniche et dont on dit grand bien. Il obtempère et le bolide démarre avec des "vroom  vroom" d'enfer.

Dans votre sac se froisse le chèque fatidique que vous vous promettez de glisser entre la poire et le fromage à votre séduisant compagnon. Prêtant une oreille distraite à son verbiage incessant, vous vous rendez compte qu'il fait l'apologie de son coupé sport. Le fou-rire vous prend sans pouvoir vous maîtriser. Vous laissez libre cours à votre hilarité tout en cherchant un prétexte plausible pour justifier votre comportement pour le moins étrange.

 

AH ! L'Homme, cet incompris ...

 

Rubrique : HUMEUR DU JOUR

Commentaires : 1

  • génial bien sûr
    mardi 30 septembre 2008 à 22:42 par LEGUIGUI        

    Que dire? C'est trop bien!

Ecrire un commentaire