Aujourd’hui, on est le lundi 22 Septembre de l’année 2008 sur la planète terre ! J’ai vérifié sur le calendrier de la Poste !!!!(Cette année, en guise de calendrier illustré toujours avec un goût très sûr, j’ai pris une pin-up (ce n’est pas un gros mot) sur l’endroit et sur l’envers, un routier qui lève le pouce au volant de son camion décoré de nanas savamment dévêtues !!!).
Ca me rappelle un resto routier où nous fîmes étape pour le déjeuner. Il était 13 heures, l’heure des infos… Une ribambelle de camions tous plus beaux les uns que les autres étaient garés en épis (de blé et non pas l’épi rebelle de ma chevelure au petit matin) ! Tout en rangeant notre véhicule, on se disait que le menu avait bonne réputation ! Quelle ne fut pas notre surprise d’être accueillis par une soubrette en dessous avantageux dont les hanches ondulaient sous un pagne rose fluo !!!!
Il n’y avait que des hommes au cou épais et rouge (red necks) qui avaient le regard lubrique et la face congestionnée (à mon avis la congestion avait dû gagner une partie de leur anatomie que la décence m’interdit de nommer ici) ! Tatouages et biceps faisaient bon ménage tandis que le pastis remplissait les verres gracieusement servis par une autre barmaid dont le décolleté pigeonnant vous invitait à y descendre sans cordée !!!
Nous eûmes bien du mal à nous concentrer sur nos paupiettes du chef et le fou rire nous secouait convulsivement !!!! Un vrai délire !
A propos de délire, lequel vient quotidiennement me chatouiller les orteils, le délire naturel, spontané, sans chichi, le délire qui vous laisse zen et réconciliée avec le quotidien !!!!En évoquant mon quotidien, j’ai oublié d’acheter des tomates cerises, au fait on sort ce soir, mon brushing est à plat, je n’ai rien à me mettre, dimanche j’ai du monde et le frigo est désespérément vide !! Sans compter le nettoyage complet de l’appart à faire et le linge à laver…
Devant ce salmigondis répugnant de tâches ingrates, invisibles à l’œil masculin, lequel mec vous dit en rentrant le soir qu’il a travaillé, lui, et qu’il n’a pas la force de vous aider, je plonge à nouveau dans mon délire, les yeux fermés et à pieds joints …
Dans mon rêve de liberté, je chevauche une Harley, mon casque est futuriste, la voix de C. Maë susurre à mon oreille des mots doux, je décolle, montant toujours plus haut,traçant un sillage nacré dans le bleu azur du ciel. La terre m’apparaît comme une sphère précieuse chamarrée de bleu et de verre, elle illumine le vide astral dans lequel je m’engloutis, émerveillée, parmi une poussière d’étoiles filantes.
Je suis désincarnée, je plane, dans mon esprit se forme une pensée :
Ma planète d'amour, tu es menacée,
nous te sauverons ensemble,
la main dans la main