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...ma plume attaque, le temps l'emporte...la plume diseuse de vérité, j'espère vous déranger...

Merci à tous.

dimanche 20 juillet 2008

je tiens juste, même à 600 km de chez moi, à dire à mes fidèles que le succès que vous me prédisiez m'a porté bonheur puisque deux maisons d'édition m'ont contactés à ce jour !! Merci à tous pour votre soutien.

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Lettre de demande d'édition...

jeudi 26 juin 2008

 

 

 

 

Gentes demoiselles et damoiseaux,

 

Serait ce nécessaire de me blâmer d’impertinence que de vous mander respectueusement de considérer avec une attention toute particulière mes textes, de véritables œuvres d’art il en convient, griffonnés selon mes émois, mes contre-révolutions, ma folie et bien sûr mon génie sans qui rien ne serait possible.

 

J’ai pu festoyer de bon cœur en novembre en célébrant mes dix-huit printemps bien que la saison ne s’y prêtait allégrement. Appelez-moi ainsi ma Dame. J’ai passé un baccalauréat littéraire et je viens d’achever ma première année de faculté de droit. Saint Yves, le grand manitou des juristes, est d’ailleurs un professeur admirable.

 

Férue de lecture et de calligraphie, j’écris depuis ma plus tendre enfance, des essais, romans, poésies, paroles de litanies et turlurettes, articles…

 

Etant solide et froide telle une porte de prison ou encore telles les armures des soldats de mon ami Louis, immatricule 16, toutes mes émotions et ma sensibilité, mes folies et mes fureurs sont transcris dans mes écrits, n’ayant le pouvoir et le courage d’exprimer mes émois autrement.

 

Espérant que mes écrits vous intéressent au point de vous faire « un honneur» de les éditer.

 

Veuillez agréer demoiselles et damoiseaux à mon humble révérence qui vous est destinée ainsi qu’à toutes les civilités que je ne vous alléguerais tant vous les devinez aisément et les mots pour le dire me viennent difficilement.

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complexité...

mardi 3 juin 2008






Il y a de ces personnes qui sont attirées par les chemins tortueux, par les situations complexes, par les douleurs perverses, celles qui attaquent lorsque le cœur est à vif. Ce sont leur oxygène ou leur fatalité. Ce sont leur récompense ou leur châtiment. Ils mènent leur existence de cette manière et l’acceptent. De la même façon que d’autres individus acceptent que leur existence ne soit qu’une longue et mélancolique valse, rythmée par aucun crescendo. Une même valse sans aucune fausseté.

    Peut-on décider de quel bord appartenir ? Sommes nous, dès la naissance, répartis arbitrairement dans l’un des deux groupes par une main invisible ayant survécu à l’époque des classiques ? Sommes-nous maîtres de nos destinées ? Karl Marx nous avait-il pas prévenu que nos différentes classes sociales nous empêchaient de vivre librement et nous imposaient nos humeurs et nos actions ?

    L’interrogation primordiale est : « peut-on passer outre cette « destinée » » ?

    Il me semble qu’il le faut car c’est à ce moment-là que le sentiment d’être sujet passif de sa propre vie intervient et c’est à cet instant même que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue.

    Les ressources d’un homme ne se mesurent pas à ce que l’on décide pour lui, bien loin de là. Alors bien sûr, l’homme est souvent indécis et bien sûr il prend parfois de mauvais choix mais n’est-ce pas plus valorisant que le fait que l’on décide de sa vie pour lui ? 


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vie privée....Vie publique

samedi 31 mai 2008



Quelle drôle d’habitude prenons nous là : exhiber à qui veut bien l’entendre sa vie privée devant quelques caméras, une drôle de personne qui nous regarde avec ce sourire niais de complaisance naïve, je devrais même plutôt dire de pitié malsaine qui pense sûrement à son conjoint et ses enfants parfaits qui l’attendent le soir venu sans oublier cet amas de clowns qui se cognent les mains les unes contre les autres dès que l’on lui demande.

    Quand notre vie privée devient publique. Le drame.

    Il est sûr que nous avons tous entendus qu’il était bon pour notre état psychique de se dévoiler à une personne, de se laisser ouvrir les entrailles afin de se vider de quelques déchets, de quelques aliments mal digérés ou encore de certaines blessures qui saignent encore. Cela devrait nous permettre d’évacuer tous les traumatismes ou fantasmes inconscients car ceux-ci handicaperaient la stabilité de notre psychisme. Cette personne peut être soit un parent proche ou encore celle qui partage notre vie ou bien un grand ami. Mais celui qui se doit d’être le plus apte à tendre l’oreille tout en faisant preuve de compréhension et d’intelligence telle qu’il puisse entendre ce que le patient ne lui dit pas semble être…Non pas le cartomancien mais le psychologue ou psychanalyste. Ces derniers reconnus comme nos médecins des maux de l’âme, par leur parole le plus souvent, arrivent avec beaucoup d’efficacité à nous guérir de nos troubles ainsi que de nos maux sensibles.

    Dans quel but alors alimenter le voyeurisme des Français avec notre vie privée ? Pourquoi leur faire un tel plaisir ? Vous rendent-ils la pareille ?  En quoi cela peut-il remplacer le spécialiste et donc avoir une valeur thérapeutique ?

    Il est certains que l’homme qu’importe sa nationalité, son éducation est un voyeur. Nous sommes tous et toutes des commères. Mais, finalement, en sommes nous les coupables ? Il nous suffit d’allumer la télévision pour voir une personne éplorée, larmoyante car elle a été violée ou battue, car son enfant a fugué ou que son conjoint a demandé le divorce, car ses dettes l’écrasent ou qu’elle a tenté de mettre fin à ses jours…  Cela n’étonnera personne que des émissions soient même créées afin de donner la chance aux bavards de s’humilier.

    Paix à nos ancêtres. Les pauvres âmes si elles nous voyaient…

    Bien sûr il faut bien s’ôter toute culpabilité alors on se prend pour le petit saint Maritain car pour sûr nous ne racontons notre vie en long en large et en travers que dans un seul but : aider nos amis, nos semblables, à ne pas vivre la même chose ! Mais réveillons nous ! Quelle naïveté. Avouons le nous : bien que compatissant pour la personne souffrante nous nous réjouissons dans notre petit canapé confortable de ne vivre la même chose ! Cela nous aide en rien si ce n’est nous conforter dans notre petit bonheur égoïste enfermé dans notre petit chez nous se situant à deux pas de notre petit bureau.

    Mais une question subsiste : que devient l’affabulateur lorsque sa vie privée est devenue publique ? Remarques t-on une évolution dans la manière de vivre des habitants du pays ?

    Il n’est guère complexe d’y répondre.  L’homme dénudé s’en retourne dans sa petite vie misérable avec un arrière-goût de culpabilité de s’être donné au pays dans sa globalité sans but ni fin ainsi qu’amputée d’une quelconque dignité dû à ces aveux déplacés. Quant à l’habitant, il s’endort avec le sourire de ne vivre le même cauchemar. Nous en parlions précédemment de cette complaisance déplacée et égoïste : malheureusement elle est un fait récurent chez l’homme.

    Il arrive aussi que des personnes se sentant incomprises ressentent le besoin d’être reconnu par le plus grand nombre de personnes. Soit, mais après ? Comment savoir si leur message a été entendu et apprécié à sa juste valeur ? Les autres Français sont-ils plus intelligents que leur propre entourage ? Baliverne. Le nombre ne fait pas la qualité, le saviez-vous ? plus on est de fou, plus on rie… De votre solitude ainsi que de votre apitoiement.

    Enfin, comment une personne réellement souffrante d’un fait qu’il l’a détruite au plus profond de son être peut ainsi faire de sa souffrance un étalage de brocante où toutes les estimations sont permises ? Cela m’est inconcevable. La réelle souffrance ne se dit pas, elle ne se raconte pas non plus mais elle se devine. La souffrance véritable est fière et n’ôte aucune dignité à l’homme blessé. De nos jours, le deuil d’une souffrance ( du latin dolore : souffrance) ne se fait plus discrètement mais il s’expose vêtu de son plus bel habit de foire.

    J’en viendrai presque à me demander si dans un monde aussi matérialiste et superficiel que celui dans lequel nous vivons nous puissions ressentir une réelle souffrance du sensible.

    La pollution a t elle anesthésier notre âme ?  Notre sensible est-il autant susceptible que les gens simples d’autrefois armés de ces valeurs que nous ne partageons ou simplement ne connaissons plus?  L’argent nous a t il corrompu au point de s’imaginer une souffrance affreuse afin d’en obtenir quelques bénéfices intéressants ? « Bénéfice » : quel mot abject !

    Respectez vous, vous et votre âme, et le monde vous respectera.


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Tourbillonne la vie

jeudi 29 mai 2008


Pourquoi me séparer violemment de mon ombre
Celle ci encore frêle, chancelante, potelée
L'enfant exige son dû : l'insouscience ; Occultée
                                        Par un nuage si sombre

Echeance de malheur, rythmes endiablés
Qui m'emportent, m'assomment, m'abandonnent si loins
De mon droit le plus pur : garder ma liberté
                                        N'être qu'un chérubin

Permettez moi au moins de dire mes adieux
Aux heureux dont le temps n'est pas encore venu
De boire ces rires si doux, de voir mon ciel bleu,    
                                        Vous n'avez pas voulu

Il ne m'a permit d'exiger, m'a interdit
La liberté, je m'en vais alors rencontré
Mes nouveaux compagnons de cellule endurcis
Par les décisions de ce temps qui sans arrêt
                                        Se conduit en enfant.

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l'AME SOEUR

jeudi 29 mai 2008




Tout le monde est en quête de trouver un jour l’âme sœur, pas une personne parfaite mais l’amour, le vrai, celui avec qui rien ne semble insurmontable. Nous avons tous été persuadé un jour d’être tombé sur cet oiseau rare jusqu’au moment où…

    Jusqu’au moment où il ne vous a plus aimé, plus désiré ou même sans raison quitté. Jusqu’à ce que vous ne puissiez faire face à la terrible et tenace routine même en s’appuyant sur l’œuvre de Cioran : lorsque des soleils se lèvent en nous comme profession de foi :  « …la ténacité du soleil, du nuage brillant de la lampe, c’est-à-dire la lumière mentale. Entre autres chefs-d’œuvre, elle magnifie et laconise l’œuvre de Georges de la Tour, elle met à part pour nous bouleverser les fleurs du mal… », Lorsque ses paroles ne vous parlent plus, lorsque celles de Baudelaire ne vous transpercent plus : « un soir fait de rose et de bleu mystique, nous échangerons un éclair unique, comme un long sanglot, tout chargé d’adieux : Et plus tard un ange, entr’ouvrant les portes, viendra ranimer, fidèle et joyeux, les miroirs ternis et les flammes mortes… » , Lorsque cette  mort des amants  ne vous concerne plus…

    Alors il faut céder, céder au temps qui décide de tout. Céder à ce cruel qui fait de nos vies des tragédies, qui nous impose à se plier à cette terrible philosophie : le déterminisme.  Il nous laisse aimer sans vergogne, projeter enfants, maisons, éternité… Tout en sachant qu’il devra agir et un jour séparer ces couples qu’il a fait se rencontrer. Le temps est un maître, le malheur est qu’il tue ses élèves disait Berlioz. Sinistre vérité.

    Comment vivre avec cette idée ? À l’idée que notre destin est déjà tout tracé et que la vie n’est qu’un enchaînement de causes et d’effets dont l’homme est le pantin. Quel choix nous ai t il laissé sinon celui de vivre ? Sommes nous responsable de nos erreurs puisque l’homme s’achemine nécessairement ( Diderot ) ? La vie n’est elle qu’une indéfinissable aporie ?

    Tournons les choses différemment à présent.

    Que faire lorsque nous sommes persuadés d’avoir trouvé l’âme sœur et qu’il ou elle nous est infidèle? Faut-il céder ? Et si l’amour est toujours là ?  Est il possible de se remettre d’une déception aussi destructrice ? Le temps qui détruit tant de couple peut-il devenir un allié ? Faut-il remettre en question son identité d’âme sœur ? Faut-il prendre cela pour une erreur ou pour l’Erreur, la fatale ? Peut-on à nouveau offrir notre confiance à la même personne qui l’a bafoué par le passé ?

    Par amour tout est-il possible ?

    Quelle drôlerie de penser que seul le temps peut y répondre…

                    L’amour est aveugle, pas la fierté.


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PREFACE

jeudi 29 mai 2008

                                           

Il me prend, rien qu’un soir, l’envie d’écrire. Une carapace s’éparpille et laisse ses épaves choir. Une âme frêle se cache derrière l’ombre. Elle a peur. Elle s’excite.  Quelle en est la raison ? Elle est de celles qui a compris que l’amour seul ne vicie pas. Elle a besoin de tout donner, mais à nu, elle ne sait plus, elle est perdue, violé dans son intimité. La méfiance est une chose inculquée et non innée ; car l’homme, justement, ne sait plus que donner pour qui, comment ?

    Il est un principe qui a jailli des entrailles du monde : l’égalité. Pourquoi devoir ainsi censurer ce surplus d’amour qui vient nous étouffer ? Il ne comble plus car il n’est point partagé. L’homme devrait ainsi se contenir de cette jouissance solitaire sans en offrir à ceux qui l’ont engendré ? Une mère assagit donc ses élans de tendresse pour son enfant comme un homme bride sa passion pour sa bien aimée. L’homme n’a donc plus confiance en son égal.

    Ne plus oser communiquer toutes les réalités de notre existence qui nous oppressent car elles abondent et se cantonnent dans un unique corps, un unique cœur.  Devoir agir en disciple de Descartes, douter de tout. Ne pouvoir dire à un égal, qu’on l’aime profondément sans se voir associer à une groupie en mal de solitude.

    Mais cette âme refuse, elle ne peut se contenter de donner qu’une partie. Où sont donc nos valeurs ? Où s’est donc réfugié l’amour de la nature humaine ? Cherchons le. Fouillons chaque recoin. Aimons à l’unisson. Poussons tous le même cri. Ne nous étonnons plus de cette drôle d’émotion qui nous ait inconnus : l’amour. L’amour de tous pour chacun et de chacun pour tous. Faisons revivre les mousquetaires et mondialisons les !

Ce fut le cri d’une âme en peine qui résiste tant bien que mal à cet égoïsme collectif. Communiquer à tous, nos expériences existentielles, n’est-ce pas de rompre cet égoïsme afin de leur apporter toute notre force, notre cœur pour les aider à vivre mieux ? Mais malgré cela, cette âme s’est vue rejeter toutes ses entreprises pourtant salvatrices d’un monde en perdition. Alors, ainsi que l’évolution de la nature humaine l’exige, elle s’en retournera recoller les morceaux d’une carapace morcelée des violents coups de bâtons qu’elle aura récolté des graines d’amour qu’elle avait ensemencé. Elle s’en ira souffrir, manquer d’air et attendre… Attendre juste la prochaine saison en ne cessant d’espérer qu’elle lui soit favorable.  

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Ambivalence du temps

jeudi 29 mai 2008



Il arrive un moment où le temps nous guérit
De la douce folie qui a bercé nos vies
L'égoïsme détruit, le temps nous assagit
Première symbiose de l'homme avec le temps chérie

Mais les heures défilent et le temps nous dépasse
Pour nous fortifier, nous mènes à des crevasses
Et à force de chutes, et à force d'impasses
La peau de l'homme se tire, se marque et elle se tasse

Puis le temps nous enlève nos personnes les plus chères
Nous les rejoignons, la fatalité s'opère
Après qu'il nous ai tant donné, il nous enterre
Dernière symbiose de l'homme avec le temps pervers.

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...Un pantin veut régner

jeudi 29 mai 2008



Mon dix-septième automne vient de s'échapper
Toujours ces mêmes larmes que je laisse couler
Ces armes que je vais encore devoir baisser
Regard vers l'horizon mais le coeur enterré

Il avait raison le philosophe Pascal
Pourquoi prévoir ma vie si cet homme bestial
La décide pour moi malgré de souffrants râles ?
Je n'atteindrai jamais la pointe du Grââl

Malgré mes chaînes : ces souvenirs, malgré la haine
De cette vie dont je suis le pantin, je mène
Un semblant de vie : un jeu d'acteur et de scène
Car j'ai des comptes à rendre

                         Je veux devenir reine...

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Exquisement nous

jeudi 29 mai 2008



Voyage de deux âmes liées
Par un sentiment des plus divins
Transport des sens, sensibilité
Entre coups de coeur et coups de reins

Douce ivresse et folle ebriété
Coulent des flots de nectar divin
Mon teint rougit, je suis pénétrée
D'un désir plaisant presque malsain

Odeurs imprégnées, cris étouffés
Lorsque sa main me touche et m'atteint
Au plus profond d'un "moi" censuré
De mes cuisses à la pointe des seins

Le voyage vient de s'achever
Un dernier râle annonce sa fin
Le lion marque sa propriété
Un dernier jet d'ambroisie m'atteind.

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Famille en fuite

jeudi 29 mai 2008


Le père s'est à nouveau enfuit
Laissant impitoyablement
Une demeure couler sans bruit
L'eau emportant femme et enfant

La pauvre submerge la vie
Lâche est l'enfant car en jouant
L'enfant l'entend : la femme crie
A arracher sa vie au temps

Tout celà silencieusement
Les murs ont tous été meurtris
Alors un jour en s'effondrant
En famille, nous nous sommes enfuis.

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Submerger

jeudi 29 mai 2008



Submergée par quoi ? Je ne sais
Etouffée par ce temps maudit
L'angoisse m'abîme les traits
Visage, qui, jamais ne sourit.

Qui va là ? Il m'attendait
Sans crier gard il a surgit
Devant mes yeux. Est ce donc vrai ?
Prétentieux, le temps m'a dit

"je t'ai pressé et torturé
Malheureuse, tu passes ta vie
à fuir ton présent, ton passé
Tu m'abhorres, soit, as tu compris ?

Saisis moi à l'excès, doute, rie
Pleure, car tu vas me regretter"
Sans se retourner, il est parti
Reviens, lui dis je, viens m'épuiser...

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En oiseaux foudroyés

jeudi 29 mai 2008




Mon paladin blessé, insufflons nous la vie
D'une défloraison, nous nous sommes fanés
Flambe de ta lumière, que l'ombre se replit
Deux anges toujours droit, sous la grèle évantée

Confondons, de nos pauvres corps, chaque partie
Aimons à l'unisson, luttons en fiers guerriers
Contre les temps anciens qui nous ont appauvris
En espoir, mais ici il nous ait redonné.

Coeur vaillant, élancé, au regard éclairci
Le soleil enfin tu oses dévisager
"ses rayons d'innocence nous protègent" m'as tu dit
Mais le temps, lui, ne pourrait être innocenté

J'ai caressé ton front, ta peau a bu mes cris
L'affront d'une pendule nous sera donc aisé
En oiseaux foudroyés, combattons l'ennemi
Tournoyons dans le ciel, les ailes déployées.

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