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Fraternité - Welcome

39 - À quoi bon...

par Couraud

À quoi bon fanfaronner? Le temps se révèle plus fort que moi, la maladie plus forte que moi, au point que pour être franc, non seulement ça ne me laisse pas de marbre mais ça m’y fait penser. Cela étant, et hormis le fait que cela m’attriste d’attrister, je m’en fiche un peu puisque rien ne me semble plus à faire que je n’aie déjà fait. Oui, je sais... L’orgueil n’est qu’une défiance, elle-même dérisoire, mais je n’ai plus guère le choix et dois donc m’en nourrir... Cependant, je m'adapte: les matins de soleil, je vais dire bonjour à mes amis de la Comète et emplis ensuite mes poumons - ou ce qu’il en reste - de cet air iodé que je leur sais pourtant néfaste, comme ce jus que l’on m’instille pour mieux les visiter juste avant que l’IRM ne vienne rien démentir, puis je rentre chez moi pour vite vous retrouver et donc soliloquer devant mon écran vide. Car un blog, c’est comme un éditeur, ça vide un auteur (lisez cela à votre façon, il y a matière à rire!) Nulle autre envie d’écrire que celle-ci, passagère, ni d’autres mots à dire que ceux que vous n’osez croire, bref, un élan d’allant, un jeu de dupe tacite et, la mission bouclée, un sourire, un soupir... Bon sang, moi qui pensais que je me survivrais, qui croyais dur comme fer que rien ne se ferait sans moi... ( ça ne vous rappelle rien? “ Mon bras qui, tant de fois, a sauvé cet empire ./. trahit donc ma querelle et ne fait rien pour moi? " Décidément, même out, j’me la pète, moi!) À mon avis, la solitude, le face-à-soi, ne font rien qui ne vaille d’être mis en exergue. Mieux vaut se taire. D'autre part, la capitulation naît d’un manque d’espoir, qu’il ne faut pas confondre avec le désespoir. J’espère que ceux que j’aime me pardonneront un jour d’avoir si vite failli, si vite lâché la rampe. Non sans rappeler ceci: de la même façon que sans préservatif, un teste-amant peut en amener un autre, un mot d’amour non dit peut en chasser un autre, et ça me paraît si nul que je ne peux que vous dire le mien: salut, et à jamais. Bien cordialement, Alain
:: note publiée par Couraud :: le mardi 1 avril 2008 à 10:17 ::
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38 - De temps en temps...

par Couraud

Le temps et la mémoire s'affrontent à longueur de temps, mais la mienne m’est fidèle, même si cette valeur n’est plus dans l'air du temps. Qu'êtes-vous donc devenues, vous et votre “librairie buissonnière”, chère Tippi? Et vous, Sarah, dont les notes aériennes me faisaient m'envoler? Et vous, Bertrand, qui parliez de vie aboutie à la parution d’un roman? Et vous, Angélique, qui pleuriez votre solitude à larmes que vous estimiez perdues? Pourquoi ce silence? Est-ce le signe d'un renoncement, d'un lâcher prise, ou bien n'avez-vous plus le temps (toujours lui) de nous offrir vos mots d’humeur? Je me le demande parce que vous me manquez et que le manque est une malignité qui s’accentue avec le temps, le cancer de l'âme. Allez, sans doute suis-je un peu trop “fleur bleue” Peut-être me faut-il simplement accepter la fugacité des étoiles filantes... J’espère toutefois qu’il vous est possible de temps en temps de prendre le temps de passez furtivement visiter vos amis blogueurs d’antan? Si tel est le cas, vous aurez certainement remarqué cette soudaine accélération, cette profusion de mots et de nouveaux talents au sein de Topolivres. Soyez cependant certains qu’un clou ne chasse pas l’autre, que vous vous êtes inscrits à jamais dans la seule éternité à laquelle je puisse croire, la transmission orale, en l’occurrence, écrite! Bien cordialement, Alain
:: note publiée par Couraud :: le mardi 25 mars 2008 à 20:06 ::
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37 - Ordem i progresso?

par Couraud

La première fois que je l'ai vue, elle avait treize jours et pesait deux kilos sept. C'était une crevette, une pathétique mais magnifique crevette. Je n'ai rien compris à l'alchimie qui s'est alors produite, je l'ai prise contre moi et l'ai instantanément aimée. Bien sûr, son jeune âge écartait la barrière du langage, et ses origines m'apparaissaient avant tout comme un enchantement tant elles la façonnaient jour après jour à l'image de ces cariocas de rêve. Les années ont ensuite défilé. Très vite dix ans, puis quinze, puis dix-huit... Moi, qui ne la quittais pas du coeur, la trouvais douce, tendre, intelligente, perspicace, habitée de mille dons et, bien qu'un rien secrète, faite pour le bonheur. Le sien, le mien et plus encore... Qui aurait pu prévoir qu'un jour cette barrière se redresserait pour nous distancer, fermer la porte de la compréhension? Oh, c'est sûr, je n'ai pas toujour été le père idéal, celui qu'elle aurait aimé avoir un peu plus souvent à ses côtés, mais cela n'a joué en rien sur la force de l'amour que je lui ai porté et que je lui porte encore puisqu'il est ainsi, définitif, inéluctable, irréversible. Pourquoi je vous en parle ce soir, de ce ton de couillon? Parce qu'elle est née au Brésil le 25 mars 1986 et que, dès demain matin, elle aura vingt deux ans. Vingt deux ans... Bon anniversaire, Moça. Papa
:: note publiée par Couraud :: le lundi 24 mars 2008 à 14:52 ::
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36 - Une journée au Salon

par Couraud

Six heures du mat', on the road again! Neuf heures. Bonjour Paris, ces trois semaines loin de toi m’ont parues ( sans jeu de mots ) une éternité... Voyons, voire: Porte de Versailles? Ah oui: bus 92 puis 80. J’aime bien me balader en bus, ça va aussi vite qu’en taxi, c’est moins cher et ça permet de garder le nez en l’air. Salon du Livre. Je suis invité mais je paye mon entrée, pour le ticket-souvenir. Lecteur studio? Stand B21. J’y fonce, mais point de Topodoc... Plus tard, peut-être? Action: palabres à droite, attente à gauche, report d'un rendez-vous ici, décalage d'un autre là, petit crochet au Lecteur Studio: toujours pas de Topodoc. Plus tard peut-être... Hop, un café puis un petit Passage aux éditions du même nom. Génial, comme espéré. Dix heures trente, j’ai le temps d’aller saluer mes amis de l’Afnil. Zut, personne! Alors, Dilicom? Oui, et dans de bonnes conditions: référencements mis à jour, nouveau roman pris en compte + un petit café + une chaleureuse poignée de mains. Que demande le peuple? Ah, il faut que j’aille faire un tour du côté de la BnF, histoire de m’assurer que tout va bien. Adorables demoiselles, et compétentes, en plus! Dossier révisé en un clin d’oeil, visages enfin mis sur des noms + petit café + chaleureuse poignée de mains, trop chouette! Onze heures, je n’en peux déjà plus... Pourtant, je dois rencontrer les gens de Milan puis ceux d’Albin Michel Jeunesse. Ben oui, tiens, pour “Petit Tom et la maison mystère” qu’illustre Sandra Reichardt alors que moi je n’ai fait que l’écrire. Vendu? Super! À présent, il faut que... Euh.., il faut que... Ah oui, il faut que j’aille saluer cet éditeur qui tient absolument à .. ( suspence ) .. m’inviter à déjeuner! Mais non, c’est pour de rire: en tout bien tout honneur, nous n’avons pas fait que ça! Quatorze heures trente. Choses promises, choses faites. Tant mieux, il est tard et j’ai deux bornes à me taper pour aller rejoindre mon amie blogueuse: bonjour Anouchka! Seize heures, déjà. À bientôt, Anouchka, il faut que je me sauve car le TGV n’attend pas! Erratum: Lui, non, mais moi... Deux heures à me les geler dans ce hall qui porte bien son nom, les pas perdus... Pas perdus pour tout le monde, ça c’est sûr! Obligé de prendre un quatorzième café pour me réchauffer, puis de mal dîner mais, au dessert, m’offrir enfin le délice suprême: m’asseoir dans le bon train sur le premier siège venu: “ Pardon, m’sieur l’ contrôleur, mais l’affichage de dernière minute du n° de voie a provoqué une telle cohue que j’n’ai même pas eu l’temps de composter mon.. “ “ Pas grave pour cette fois, m'sieur, mais n’y r’venez pas! “ N’importe quoi... Comment s’imaginer que je ne puisse revenir au Salon du Livre? Bien cordialement, Alain
:: note publiée par Couraud :: le mercredi 19 mars 2008 à 10:53 ::
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35 - Cache coeur

par Couraud

Je sens bien que l'habitude n'a pas guidé tes pas vers ce bar de solitude où je vis mon trépas, un jeu fait de cartes vides sans reine pour son roi, une existence insipide, un long chemin de croix... Tu fais semblant d'être à l'aise mais tu viens te cacher, j'en mettrais mes mains aux braises, ma belle effarouchée. Ta voix brise le silence, tu dis: "- excusez-moi", puis, superbe de prestance, t'assieds auprès de moi. Le miroir, derrière les verres, renvoie l'image noire de ce qui te désespère, l'agonie d'une histoire, mais toi tu ne vas pas souffrir jusqu'à la fin des temps, je le vois à ce sourire qui découvre tes dents. Tu minaudes, tu hésites, ta bonne éducation prétend que je vais trop vite, qu'il faut faire attention, qu'un solitaire n'est souvent qu'un voleur d'émotion, que ses mots ne sont que du vent, un jeu de séduction... C'en est fini des distances, tu t'approches de moi; tu retrouves ton aisance, tu me parles de toi; j'entends même ton audace affirmer qu'ici-bas, l'amour prive de ses grâces l'homme qui n'ose pas! Ma conscience se trémousse, se régale déjà: j'ai joué à la mangouste, tu étais le naja... Mais là, mon joli reptile, mieux vaut cesser le jeu, nous serions trois imbéciles, ma mémoire et nous deux! Il faut dire que l'habitude n'a pas guidé mes pas vers ce bar de solitude où je vis mon trépas, à ressasser le souvenir d'un amour passionné fait de serments sans avenir, mort avant d'être né...
:: note publiée par Couraud :: le dimanche 16 mars 2008 à 19:06 ::
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34 - Salon du Livre

par Couraud

Deux invitations inattendues, des contacts professionnels, des rencontres, franchement, ça fait battre le coeur! Cet évènement va peut-être même m’offrir le plaisir de jouer à “ ghost busters “ avec certains d’entre-vous, chers fantômes qui ne cessez d’activer mon compteur? Allez, patience, patience: je le saurai mardi soir! Bien cordialement, Alain
:: note publiée par Couraud :: le mercredi 12 mars 2008 à 17:36 ::
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33 - De ma fenêtre...

par Couraud

De ma fenêtre, je vois le ciel et son bleu de dragée. Deux palmiers s’en détachent pour faire la pige au mimosa voisin, un frimeur éphémère aux millions de poussins nains. De ma fenêtre, j’entends ce chien prisonnier de sa courette qui, perdu dans ses entrelacs, se distrait d’aboiements en me les brisant d’importance... De ma fenêtre, je m’évade de cette suite laborieuse que j’aimerais tant marier à ce chapitre impatient. De ma fenêtre, je suis le vol groupé de bigotes corneilles qui regagnent leur église en rigolant bêtement. De ma fenêtre, je vois mes chats partir puis revenir, bien aimables d’avoir fait leurs besoins chez le voisin. De ma fenêtre, je pense à elle, et à elle, et à elle, et bien souvent à vous, qui ne vous en doutez pas. Ce qui n’est plus la réalité puisque, maintenant, vous le savez. Bien cordialement, Alain
:: note publiée par Couraud :: le lundi 3 mars 2008 à 18:27 ::
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32 - La Comète, en passant...

par Couraud

Ce bar, je m’y tiens chaque jour, la tête dans les étoiles. Cliché ou jeu de mots facile, qu'importe le taux d’usure, je ressens cette sensation spatiale chaque fois que je pousse la porte de cet établissement pourtant éminemment terrestre. Celui-ci me sert de bulle à rêveries, de havre de réflexion, de marché d’échange: échange de sourires, échange de vibrations, échange de complicité, le plus souvent tacite. De mon point de vue, cet espace respire le respect d’autrui, la disponibilité en toute discrétion, bref, la classe. Luxe et, sur ce point, gratuite. Étrangement, le panorama océanique offert d’où que l’on se tienne n’est pas au prime abord ce qui captive le plus, ni même la style cosy de l’harmonie ambiante. Non, ce qui ressort en premier lieu est l’accueil en un glissement puis l’aptitude qu’a Romain à se mettre instantanément au diapason, et, si le jour le permet, l’intense et irresistible présence de Stéphanie qui, pourtant et paradoxalement, se tient le plus souvent discrètement à l’écart. Pourquoi cela, me suis-je d’ailleurs demandé? Je n’en sais rien... Peut-être parce qu’au plus profond d’elle-même se cache la peur du prédateur, de l’empêcheur de rêver en rond qui, s’il survenait brusquement, assombrirait alors ce regard clair qu’elle porte alentour, cela malgré cette ombre étrange qui rôde imperceptiblement dans ses pupilles inoubliables. C'est ainsi, je n'en sais rien, mais ce que je sais en revanche, c’est que j’adore les Sables d’Olonne! Bien cordialement, Alain Couraud
:: note publiée par Couraud :: le vendredi 15 février 2008 à 17:51 ::
:: 32 - La Comète, en passant... ::
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31 - États d'âme, mais pas seulement...

par Couraud

J’hésite... Je me sens partagé entre le désir d’encore vider mon sac et donc, de maintenir ce ton frondeur que j’entretiens depuis le début, et celui de me contraindre à davantage de retenue pour que plus rien ne pique, ne vexe ni ne dérange. Mais si je m'y résigne, qui va s’y retrouver? Moi? Certainement pas! M'étendre et non plus m'épancher ne serait plus que frustration... Qui d'autre alors? Vous, qui visitez ce blog pour peut-être y récupérer l’echo de vos propres ressentiments? Non plus, cette forme de silence ne vous ferait que raccrocher... Conclusion, il faut que j’arrête de tergiverser et que je reparte de plus belle dans ce sens qui me sied le mieux, le contre-courant! C’est parti donc et, à nouveau, tous azimuts! Pour commencer, parlons de cette Société Générale que l’on prétend perdue, à tort et rien que cela: c’est quoi, cette connerie, cette panique, cette débandade? Ainsi, les rats quittent le navire parce qu’un surdoué, qui s’est jeté à l’eau, s’est obstiné dans l’erreur pour finalement se planter? Et alors? Qui d’entre-nous peut jurer ne s’être jamais laissé entraîner? C’est facile de jeter la pierre, quand elle n’est plus philosophale! Moi qui suis client de cette banque, un client satisfait, pense qu’il faut au contraire l’aider à se relever, mettre la main au porte-monnaie autant que faire se peut afin de relancer la confiance et réactiver les cours! Quels sont les risques? Vous pensez réellement qu’un bâtiment de cette assise va se laisser sombrer sans lutter, sans mettre en contrepoids ses réserves d’oxygène? Ce n’est pas imaginable, trop d’intérêts sont en jeu et l’État lui-même aurait trop à y perdre. En tous cas, moi je n’y crois pas. Si ma mémoire est bonne, d’éminents économistes se sont eux aussi plantés, tout dernièrement. C’est la raison pour laquelle je vais faire abstraction de leur formidable prospective et, bien que n’étant ni financier ni super gestionnaire, vais réunir quelque argent pour acheter de cette action qu’ils disent faite de vent, d’autant que celle-ci est à la baisse comme l’est d’ailleurs ladite tourmente! On en reparle dans deux ou trois mois, vous verrez! Ensuite, et juste pour faire un point avant d’attaquer un tout autre sujet, je vais répondre à ces correspondants qui ont eu la gentillesse de manifester de l'intérêt envers ce mal qui affecte Nad, la sclérose en plaques. Comme vous le savez, cette pathologie véhicule la pire des réputations puisque on la dit incurable et évolutive, mais ce n’est plus d’actualité et je suis formel! Un nouveau traitement existe bel et bien, obtient d’excellents résultats et chemine désormais vers une reconnaissance officielle. Ce n’est pas trop tôt, me direz-vous, mais tout s’explique: au départ, les médecins prétendaient cette saleté exclusivement virale, ce qui est aujourd’hui démenti, puis on l’a dite psychosomatique, ce qui n’est toujours pas prouvé. Un docteur en biologie particulièrement avangardiste s’est alors lancé dans un autre type de recherche et s’est vite aperçu que le corps développait cette maladie parce que le système immunitaire se dégradait de lui-même. (je simplifie mais, en gros, c’est ça) Un autre médecin a démontré, lui, que d’une façon générale, les ondes électromagnétiques communes détruisaient la myéline, cette gaine protectrice des neurones finalement comparable au plastique d’isolation des fils électriques. Enfin, tout récemment, la justice a mis en cause deux vaccins contre l’hépatite B, en reconnaissant qu’ils pouvaient se révéler à l’origine de cette dégradation. C’est la thèse que nous retenons aujourd’hui car Nad a été vaccinée d’autorité en 1998 (je dis d’autorité parce que rien ne l’exposait à cette maladie sexuellement transmissible) puis sa SEP s'est déclarée en 2001 pour n'être officialisée qu'en 2004 (!) à la suite d’une névrite optique rétro-bulbaire, symptôme fatal parce qu'incontestable. Bien sûr, et pour clore le sujet, elle et moi allons bientôt rejoindre le groupe des plaignants. Enfin, et parce qu’il est temps que je revienne à mes moutons, je vais vous faire part de mes impressions concernant deux bouquins lus dernièrement à près de 300 Km/h dans le TGV, notre glorieux bébé national. Le premier, L’Imposture, de Camille Quentin, m’a sidéré par sa propre vitesse, son aimable cynisme et cette défiance que l’auteur impose à la Raison, cette empêcheuse de vivre en rond. Le deuxième, L’interprète de Poivre, de Hélène Fillet - Phan Van Song, m’a lui impressionné par la qualité de son écriture et l'aisance dont l’auteur fait preuve pour immerger le lecteur dans une histoire a priori rebutante, celle du commerce maritime au temps du Comptoir des Indes dans la Cochinchine du XVIII éme siècle. Tous-deux sont parus aux Éditions de l’Écriteau, une maison spécialisée dans le livre à grands caractères qui, aujourd’hui, étend dans l'enthousiasme un champ d’action déjà considérable. D'ailleurs, pour tout vous dire, j'adorerais que vous sachiez vous souvenir de son existence à la fin du printemps, spécialement dans le cas où "Elle, la fin du samsara" ne vous aurait pas laissé de marbre! Bien cordialement, Alain Couraud
:: note publiée par Couraud :: le mercredi 6 février 2008 à 20:46 ::
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30 - Reçu cinq sur cinq!

par Couraud

Même si, au départ, j'avais annoncé la couleur en précisant que ce blog serait la vitrine de mes états d'âme au jour le jour, tu as raison, mon cher Arnaud, et je te sais gré de cette vigilance de chroniqueur à qui “on ne la fait pas”, d’autant qu’elle met en évidence tant ton assiduité que notre belle amitié! Pour ces raisons donc, et parce que l’instant s’y prête, je vais museler mon égocentrisme et rappeler l'existence d'un bouquin quelque peu oublié, déniché par hasard et que je viens de dévorer: “ La volupté d'être” de Maurice Druon. Mon avis? Une merveille d'originalité doublée d’une incroyable leçon d'écriture, qu’il m’est agréable d’avoir aujourd’hui en référence au coeur du rayon phare de ma bibliothèque perso. Sinon, en plus actuel, je te recommande tout particulièrement “Qui a tué Glenn?“ de Léonie Swann, une allumée de la plume comme je les aime, apte à faire mener une enquête policière à une brebis dénommée Miss Mapple et par ailleurs capable de te tenir par les yeux d’un bout à l’autre de la nuit. C’est tout pour cette fois car, pour être tout à fait franc, je n’ai pas vraiment eu la possibilité de lire, ces derniers temps, mais je vais me rattraper dès que mes propres B.A.T. seront signés et ne manquerai pas alors de m’étaler sur ce qui m’aura touché le plus, c’est promis-juré! Bien affectueusement, ton ami Alain P.S. je dois également t'avouer que j'ai une vague réticence à parler de mes lectures quand je vois le talent qu'ont Leslie, la Rédaction de Topolivres et Baronrouge à commenter les leurs!
:: note publiée par Couraud :: le lundi 14 janvier 2008 à 18:30 ::
:: 30 - Reçu cinq sur cinq! ::
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29 - Chère Laure, si tu me lis...

par Couraud

Fichtre, quelle fin d'année alternative! Un président amoureux, une essence hors de prix, des otages libérés ou sur le point de l'être et, au milieu de tout cela, une Laure Manaudou traînée dans la boue! Mais là, sans blague, quelle méchanceté crasse, et quelle bêtise! Franchement, ceux que ça excite n'ont qu'un Q.I. de bulot! Pourquoi s'acharner sur cette fille de 21 ans qui, reconnue extraordinaire, s'est seulement laissée manipuler par l'homme auquel elle s'offrait par amour et par jeu, comme nous-mêmes le faisons et l'aurions fait à sa place sans surtout nous préoccuper d'une rabat-joie de notoriété! De mon point de vue, là, il n'y a pas photo: mis face à eux-mêmes, certains mecs se révèlent infiniment petits, et certains lecteurs particulièrement crétins! Très chère Laure, si tu lis ces mots ( par je ne sais quel prodige ) sache que moi, je te comprends et qu'aujourd'hui plus que jamais, je crois en toi et en ta victoire aux J.O. de Pékin! Vas-y, fonce, et ne te laisse pas déstabiliser par ces pauvres décérébrés qui te jugent et te fustigent alors qu'eux-mêmes ne nagent bien qu'en eau trouble! Ton ami, Alain.
:: note publiée par Couraud :: le vendredi 11 janvier 2008 à 18:00 ::
:: 29 - Chère Laure, si tu me lis... ::
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28 - Une de plus, une de moins...

par Couraud

Bonne année à tous! Que ce millésime 2008 sache être à la hauteur de vos souhaits les plus chers, et qu'il soit le metteur en scène idéal de ce nouvel épisode de vie où vous tenez le rôle principal! Bien cordialement, Alain
:: note publiée par Couraud :: le mardi 1 janvier 2008 à 11:35 ::
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27 - Pause sur image...

par Couraud

L'heure est venue pour notre chère Planète de nous imposer son gentil mensonge, mais est-ce réellement un mensonge? Ce n'est pas à moi de l'affirmer: la trêve de Noêl (ou crève, me concernant) devait en toute logique retarder l'évènement, or, ce dernier s'est produit et je suis même autorisé à vous le faire savoir: La coulée douce, mon second roman, verra le jour dès le printemps! Belle saison pour une naissance, n'est-ce pas? Promis, je vous en dirai davantage dans les semaines à venir, car l'essentiel a été évoqué mais d'autres points valent d'être sus. D'ici-là, joyeuses fêtes à vous et merci encore de votre fidélité! Cordialement vôtre, Alain
:: note publiée par Couraud :: le dimanche 23 décembre 2007 à 19:07 ::
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26 - N'importe quoi!

par Couraud

Une chaîne de télévision va prochainement voir le jour pour que les enfants de 0 à 6 mois puissent se retrouver avec des yeux rectangulaires au format 16/9 ème! Par pitié, manifestez votre désapprobation en adhérant à la pétition organisée à son encontre et, pour cela, signez de vos noms à l'adresse suivante (à recopier): http://squiggle.be/appel/?petition=2 ___________ Merci pour eux, qui ne se doutent encore de rien, et également pour moi qui, par contre, ne doute pas de votre clairvoyance. Bien cordialement, Alain
:: note publiée par Couraud :: le mercredi 12 décembre 2007 à 18:46 ::
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25 - Ces quelques lignes pour toi, mon amour...

par Couraud

J’ai envie, j’ai envie... Envie de toi, ma Vie, envie de ton regard, de tes mots dans le noir; de glisser dans ta soie, de crier dans ta joie, de vivre le plaisir jusqu’à nous faire souffrir... J’ai envie de nos mains, j’ai envie de ta fièvre, de sentir au matin ton sourire sur mes lèvres; je sais que nos blessures ne seront pas mortelles, que nous tuerons l’usure aux tendances infidèles; que l’esprit se jouera des souffrances ordinaires, qu’autour de toi et moi brillera la lumière, que le jeu du plus fort, la folie du plus faible, s’offriront sans remord aux assauts des ténèbres... Nous n’aurons jamais froid, nous n’aurons jamais mal et nous saurons chasser nos anciens souvenirs pour en sortir indemnes et répondre au désir: toi, tu seras ma Loi, je serai ton vassal... Rapproche-toi encore et souffle à mon oreille que nous serons fidèles à nos tendres promesses, que nos âmes côtoieront à jamais le Soleil pour que son feu attise à nouveau nos caresses... J’ai envie, j’ai envie, mon amour, ma folie, de lire ton sourire qui se joue de la nuit, et même si je sais que c’est un fol espoir, de croire en ton regard qui me dit: moi aussi... ---------------------- (Tiens bon, bébé, je t’en prie, tiens bon!)
:: note publiée par Couraud :: le vendredi 23 novembre 2007 à 10:35 ::
:: 25 - Ces quelques lignes pour toi, mon amour... ::
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24 - Message à l'attention de Sebastien.

par Couraud

J'ai apprécié le contenu de ton mail, mon vieux Seb, et suis heureux que tu aies eu une offre de publication pour ton manuscrit, mais, s'il te plaît, prends le temps de réfléchir et de faire tes comptes avant de t’engager. Cet " éditeur" en est-il un? Ne cherche t'il pas plutôt (tu permets que je t'appelle Pluto?) à profiter de ton inexpérience? Vu ce qu'il te réclame, n'as-tu pas intérêt à t'auto-éditer? Pour 2500 €, tu peux faire imprimer un millier d'exemplaires et assurer une distribution régionale! Par ailleurs, les référencements sont gratuits, tant à la Bibliothèque Nationale qu’auprès des vendeurs en ligne. Combien, lui, pour ce même prix, va t-il en éditer? Tu n’en sais rien. Combien va t-il en vendre et comment va-t'il s'y prendre pour le faire? Idem, tu n’en sais rien. Ne te fais pas d’illusions, ce type ne prend aucun risque: s’il en vend effectivement, il sera mieux récompensé que toi, et s’il n’en vend pas, il aura en compensation ces 2500€ que tu lui auras refilé, lesquels viendront s’ajouter à ceux de ses autres proies. Combien en embobine t-il chaque mois? Un max, crois-moi! Super business, hein? Et pas compliqué, en plus! C’est tellement agréable pour un nouvel auteur de voir son nom écrit en première de couverture! Mais ça n’illusionnerait que toi, mon ami, car ces maisons sont connues pour leur pratique douteuse et cela ne t’ouvrirait aucune porte de qualité, alors j’insiste: ne les encourage pas dans leur vice! Travaille à nouveau ton texte, principalement ces passages dont tu m’as dit qu’ils te chiffonnaient un peu, puis tape à d’autres portes ou, comme je le dis plus haut, débrouille-toi par toi-même, tu en retireras une toute autre satisfaction. Je sais, les conseilleurs ne sont pas les payeurs, mais là, ne pas te conseiller serait courir le risque de te voir le payer un jour! Bien cordialement et au plaisir de te lire. Ton ami, Alain
:: note publiée par Couraud :: le mercredi 14 novembre 2007 à 22:15 ::
:: 24 - Message à l'attention de Sebastien. ::
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23 - Où nous mène cette spirale?

par Couraud

Je sais, ce blog est plutôt réservé aux commentaires littéraires, mais vous me connaissez, j'adore les chemins de traverse, alors j'y vais de mon coup de gueule hors sujet, tel l’insoumis que je ne peux m’empêcher d’être. Dites-moi, que sommes nous tous devenus? Comment se fait-il que personne ne bronche face à cet abus formidable qu’est l’imposition des surcoûts occultes perfidement induits par le passage à l'Euro? Suis-je le seul à me rendre compte qu'on nous roule dans la farine, qu'on nous plume en toute quiétude et que d'autres s'engraissent à nos dépens? Vous, je ne sais pas, mais moi, ça me rend grognon! Cela ne peut pas durer, qu'en pensez-vous? Si, comme moi, cette situation vous paraît insoutenable, allez-y de vos commentaires, manifestez votre propre indignation, réagissez massivement afin que de fines oreilles puissent enfin nous entendre! Combien sommes-nous à utiliser Internet? Des milliers, pas vrai? Alors, servons nous sans tarder de cet outil rassembleur et faisons savoir à ceux qui nous “régissent” que nous ne voulons plus qu’ils roulent impunément en Porsche ou Ferrari, celles que nous leur offrons et dans lesquelles ils se pavanent en se moquant de notre stupidité “Panurgéenne”! Cette note n’est pas une incitation à l’insurrection mais un appel à la conscience générale, principalement à celle de ces “décideurs économiques”, s’ils en ont une! Pour l’instant, nous parvenons encore à survivre vaille que vaille mais, bientôt, nous n’y arriverons plus. En tout cas, moi qui ne suis pas le plus exposé n’y arriverai plus, c’est couru! Par ailleurs, puisque nous parlons d’injustice, je rappelle au Ministère de la Santé qu’en dépit des magnifiques résultats obtenus par le traitement de Nad, celui qu’elle suit vaillamment pour lutter contre sa sclérose en plaques, il persiste à ne pas le reconnaître mais rembourse sans sourciller cet Interféron dont on sait pertinemment qu’il ne soulage que peu tout en entraînant à chaque prise d’épouvantables effets secondaires: tremblements, fièvre, nausées et j’en passe... Cela signifie en clair que les labos s’enrichissent alors que ma "Elle" et moi, faute de prise en charge par la Sécu, nous appauvrissons. Sympa, n’est-ce pas? Et ces genres de gaspillage ou de chasses au profit ne manquent pas... Je pense par exemple aux taxes d’État sur les carburants, au prix hallucinant d’une simple pizza, à celui d’une baguette faite de farine à trois-francs-six-sous subtilement transformée en pâton surgelé, au bond prodigieux que s'accorde un modeste caddie, même chez L’Idole des supermarchés, etc.. etc.. Allez, détendez-vous, messieurs les Présidents, j’arrête ma litanie pour aller faire mes comptes, mais je ne lâche pas le morceau parce qu’en ces temps d’incertitude, franchement, trop c’est trop! Peu cordialement vôtre, Alain courroux. Quant à vous, mes chers fantômes, je vous dis à bientôt. Très cordialement vôtre, Alain Couraud
:: note publiée par Couraud :: le mardi 6 novembre 2007 à 23:34 ::
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22 - Un peu de calme après la tempête...

par Couraud

Bonjour à tous et, une fois encore, merci de votre fidélité! Je suis toujours étonné de voir ce nombre de visites ainsi croitre sur mon compteur, de cette façon anonyme ô combien mystérieuse! J’en suis flatté mais également frustré, et comme je suis un peu cinglé, j’adore! Mais revenons à nos moutons: que s’est-il passé durant ces deux mois de déconnexion? Pas mal de choses: nous avons quitté la Gironde fin août pour nous rapprocher du littoral vendéen, moins lisse et autrement plus accessible, et avons ensuite consacré un peu de temps à notre installation, comme tout un chacun... Aujourd’hui, la maison est habitable, Nad se remet lentement mais sûrement de ses affres physico-psychiques consécutives à sa dernière poussée, et Lilou s’applique à nous faire admettre qu’elle est désormais Bac -12 puisque en CP. Quant à moi, j’attends impatiemment la fin du mois de novembre car elle va me faire rencontrer ce couple d’éditeurs dont j’espérais le soutien, ce qui est à présent assuré. Je suis bien conscient que vous y êtes pour beaucoup, vous qui vous êtes si gentiment manifestés par e-mail, au travers de commentaires ou par courrier, un support dont je n’imaginais pas l’impact mais qui n’a pas échappé à ces gens de bon sens. Voilà, je vous en dirai un peu plus dans les jours à venir. Mais vous, m'adresserez-vous un signe d'ici-là? Allez, je le verrai bien... Amicalement vôtre, Alain
:: note publiée par Couraud :: le jeudi 25 octobre 2007 à 10:56 ::
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21 - Comme l'avait dit Arnaud...

par Couraud

En 2001, juste après avoir lu " Elle, la fin du samsara", cet ami de Midi Libre avait intitulé son article: "L'instabilité sentimentale et géographique selon Couraud " Aujourd'hui, j'apporte une correction car, sentimentalement, tout va bien. Par contre, rien n'a changé du point de vue géographique puisque nous bougeons à nouveau, comme ces Gens du Voyage qu'a priori, rien ne semble retenir. Peut-être ai-je des racines gitanes, après tout, allez savoir... Qu'en écrirais-tu, Arnaud? La Route du Rom selon Couraud? Ce serait plutôt rigolo! Tout ça pour dire que nous quittons la Gironde sans cependant la rejeter, et nous éloignons de ceux que nous aimons sans pour autant les abandonner. Cela peut paraître égoïste mais nous n'y pouvons rien, l'appel du large reste le plus fort: à lundi donc, chère Vendée! Et à bientôt, vous tous! Bien cordialement, Alain
:: note publiée par Couraud :: le jeudi 23 août 2007 à 09:15 ::
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20 - Merci!

par Couraud

Oui, merci à vous tous qui me faites l'honneur de votre visite et donnez ainsi vie à ce blog zigzaguant. De mon côté, je m'amuse à vous imaginer - puisqu'il ne peut en être autrement - et vous "vois" cliquer de ci de là, tantôt divertis, tantôt agacés, selon ce que mes notes soulèvent ou ratatinent... Puis je me jette dans le fatras de La Jachère de Chantebise, ce recueil fait à l'emporte-pièce que je m'efforce de construire aujourd'hui, en grande partie grâce à vous. Vous l'aurez donc compris, je suis désormais en état d'assuétude, une addiction géniale dont vous seuls êtes reponsables mais, que cela vous rassure, pour mon plus grand bonheur! Bien à vous, Alain
:: note publiée par Couraud :: le dimanche 19 août 2007 à 09:19 ::
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