53 - J'ai besoin de vous!
J’ai pour habitude de tenir mes promesses, et comme je me suis engagé fin juillet à soutenir la Fondation du Centre Régional de Lutte Contre le Cancer René Gauducheau, lequel a eu l’amabilité de me débarrasser de ce crabe qui me rongeait, je m’y emploie aujourd’hui. Comment? En multipliant les séances de dédicaces à son profit, organisées pour l’occasion par l’enseigne "SUPER U" particulièrement répandue en Vendée, du samedi 27 septembre au mardi 23 décembre. Les librairies COIFFARD de Nantes, AGORA de La Roche-sur-Yon et GIBERT de Poitiers, se sont également portées volontaires, mais il va de soi que l’important est de vendre et que pour y parvenir, il me faut le soutien des médias. De mon côté, je me suis débrouillé pour rencontrer Fr3, TV-Vendée, France bleu Loire Océan, Ouest-France et quelques autres encore, tous sensibilisés par l’initiative, mais vous vous doutez bien que cela ne va pas permettre au CRLCC d’acheter la caméra TEP/scanner indispensable à son évolution. Pour cela, j’ai donc besoin de vous, de vos contacts et relations, d’une écoute au plus haut niveau, bref, d’un véritable mouvement concentré sur l’événement. Pour la petite histoire, cette pathologie m’a cueilli sans crier gare alors que je me croyais à l’abri de tout, une prétention qui m’a fait un temps perdre les pédales, m’éloigner de moi, et ce n’est pas mon ami Topodoc qui prétendra le contraire! Par chance, ce type de cancer est facilement curable - d’autres sont autrement menaçants - et c’est parce que j’ai eu cette chance, et que je pense à ceux qui en manquent encore, que je veux réussir ce challenge un peu dingue. Bon, certains penseront que c’est là une façon détournée de me faire de la publicité, auquel cas je leur répondrai que “Elle, la fin du samsara” s’est vendu à 7000 exemplaires et que “Elle, la Coulée Douce” paraît promis à la même destinée, alors, qu’ils le sachent, je me moque de la pub. J’ai déjà deux pages sur Google, de quoi vivre et faire vivre, et n’ai pas pour ambition ultime de mourir le plus riche du cimetière! Bien cordialement, Alain
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52 - Confucius a dit:
| Si je me souviens bien - puisque ce jour là je lui servais de chauffeur - l'homme illustre a dit devant le cénacle des "vioques", un aréopage de tronches méga calibrées: " - mes chers vous-autres, très chers nuls, rappelez-vous qu'il ne faut pas confondre enjamber et marcher dedans! " Et il avait raison, le bougre! Pourquoi ces propos? Mais parce que je viens de comprendre ce qu'il y a d'intéressant dans la vie, pardi! Que, de nos jours, seules les histoires de cul suscitent un réel intérêt! Deux jours. Ma note prétendue sulfureuse n'est restée que deux jours en ligne, mais cent-vingts visiteurs sont venus s'en repaître! Trop cool, non? Je le conçois, vous ne devez rien comprendre à cette sombre histoire, vous qui ne faites que passer innocemment et par hasard juste après la tempête, mais ne regrettez rien car c'est bien mieux ainsi: votre candeur va offrir à ce blog ce qu'un glaçon offre au whisky. Bien cordialement, Alain |
51 - Arf! ( comme dirait mon amie Casa )
| Pas facile de mettre un litre et demi dans un litre, j'aurais dû commander un frère jumeau à ma môman! Je ne sais pas ce qui m'attend dans les semaines à venir mais pour l'instant ça roule, et ce n'est rien de le dire: 9000 kms dans le mois! Encore une preuve que cette " Coulée douce " n'en est pas vraiment une, mais je ne vais pas me plaindre... En fait, ce bouquin soulève pas mal de questions auprès des médias. Heureusement pour moi que le violeur en série qui y tient le pire des rôles a été arrêté, sinon je vous écrirais depuis ma cellule! Dernièrement, parce que l'action se déroule à Poitiers, je suis allé m'expliquer avec Centre Presse, puis avec La Nouvelle République, puis avec France bleu Poitou, et dès lundi, je remets ça: Radio France, Ouest France Nantes, France Bleu Loire Océan (Nantes puis La Roche sur Yon) tandis qu'à Paris, en ce moment même, Albin Michel Jeunesse s'occupe de " Petit-Tom et la maison mystère", vous savez, cet album illustré par Sandra Reichardt qu'elle et moi, avons imaginé pour les élèves de CP/CE1. Attendez, hein, je ne suis pas en train de me la jouer, je vous informe simplement de ce qui se trame en ce moment, d'autant que 47OO visites en un an ce n'est pas rien et qu'en réponse à votre intérêt, je vous dois bien cette politesse. Bien cordialement, Alain |
50 - Avis aux " amateurs"
| Je vous invite à aller faire un tour sur le site “ Rue des livres” que j’ai placé en marge de ce blog. Cliquez ensuite sur “Sites Internet” puis sur “Publier” et enfin, sur l’article de Lire, publié en 2005. Pourquoi? Pour peut-être davantage relativiser et ainsi, vous préserver de souffrances inutiles. De quoi je me mêle, me direz-vous... C’est vrai, je n’ai pas à faire une affaire personnelle des complaintes d’auteurs en mal d’édition mais, que voulez-vous, on ne se refait pas... On essaye simplement de comprendre pour tenter d’évoluer puis on partage, c’est la moindre des choses, même pour un rebelle. Qu'entends-je? Mais non, je ne suis pas éteint, juste à l'écoute... Bien cordialement, Alain |
49 - Tout va bien!
| C'est gentil de passer me voir, ça me change de la semaine dernière, au Centre de Lutte Contre le Cancer René Gauducheau de Nantes où je ne suis resté que quatre jours mais qui, je vous assure, m'ont parus les plus longs de mon existence. Pas une visite! Trop loin, trop court, trop en vacances, etc... Ce qui fait que, la gorge tranchée de frais et le poitrail bleui, j'ai vite compris qu'il fallait que je taille la route: le lendemain de l'opération, je courais déjà comme un lapin, certes, qu'on aurait pu croire atteint de myxomatose, mais instinctivement déterminé à vite s'évader! Deux jours plus tard, j'étais dehors. Blessé, mais seulement, et fichtrement heureux de respirer un autre air! C'est drôle, autrefois, Lapin était le surnom que m'attribuait mon père lorsque je lui paraissais à peu près digne de porter son nom... À présent, c'est couru, je ne regarderai plus jamais un garenne de la même façon, peut-être parce qu'à me souvenir, je partagerai instantanément sa peur? Bien cordialement, Alain |
48 - J'me"livre"!
| C’est vrai que d’une façon générale, j’aime bien savoir où je mets les pieds. Or, là, je ne sais strictement rien de ce qui m’attend, juste ce que l’on m’en a dit, ce qui n’est pas fait pour me rassurer! Bon, je peux en rire, hein? Par exemple dire que je passe sur le billard et que, parce que je suis prévoyant, j’ai déjà les boules - stop, pas d'autre allusion, mécréants! - mais le coeur n’y est pas... Cela dit, ce qui m’arrive n’est rien au regard de ce qui se passe un peu partout. C’est flagrant, il n’y a plus un sou pour quoi que ce soit, pas même pour l’essentiel. Au point que je me sens gêné quand je vois le prix de vente de mon petit dernier. Chez L’Idole, avec 20€, on peut s’offrir trois repas plus que convenables, alors, pourquoi se ruiner à peut-être mal nourrir son esprit? Croyez-moi, les libraires en font salement les frais! Une débandade, une déroute, une fuite en arrière toute! Affligeant... Je ne suis pas voyant mais, parti comme c’est, je suis sûr que dans quelques décénies, nos gamins auront le crâne vide et les yeux au format 16/9ème! La télé prédigérée, la console réconfortante, le GPS anti géographie, tout contribue à les formater dans le sens convenant pour que le fric puisse circuler dans le sens prévu. Vous n’en avez pas marre, vous? Moi, si, mais je fais comme tout le monde, j’attends qu’un autre que moi prenne la bonne initiative... Quand je serai grand, je serai un héros! Bien cordialement, Alain |
47 - Troublant...
| Je sais depuis belle lurette qu’en confrontant un acide à une base on obtient un sel. Ce qui revient à dire que je suis hors normes puisque, moi, je multiplie les crises de coliques néphrétiques alors que je suis chaque jour un peu plus acide et qu’aux yeux de bon nombre d’érudits, je manque de bases! Troublant, comme diraient mes urines... Et pourquoi suis-je de plus en plus acide? Ben, parce que tout m’agace, pardi! Surtout en ce moment, avec ce que j’entends au cours de mes modestes séances de dédicaces! Par exemple: “ Ah, bon? Vous n’avez pas de prix littéraire? “ Ou encore: “ Pourriez-vous me résumer vos deux livres en deux mots?” Je trouve ça un peu chiant, à la longue! Pour la prochaine fois, je ferai imprimer des bandeaux rouge et blanc et répondrai à la première question : “ Si, bien sûr, regardez, c’est marqué: Prix T.T.C. ” Et pour la seconde: “ Vous résumer mes deux bouquins en deux mots? OK: cul, polar!” Non mais, sans blague! On ne va quand même pas se laisser marcher sur les oreilles sans réagir! Bien cordialement, Alain |
46 - Lettres et maths:
| Il est dit communément que les éléphants d’Afrique sont appelés à disparaître, et ce constat consternant - en maths, ça fait: con facteur de stat + sternant - me bouleverse. Ces pôv zéléphants là sont si paisibles, si peu belliqueux... Pas comme les nôtres, hein? Ceux de l’édition qui, eux, ne pensent qu’à écraser, dominer, profiter, s’enrichir... Ah, là là! Quel con(stat+sternant)... Je suis persuadé que certains ne savent même plus ce qu’est un livre, un vrai livre écrit par un véritable auteur... À quoi leur servirait de le savoir? Il leur est tellement plus facile de rebondir sur un people de renom, un mec au parcours de feu d’artifice mais de renom et donc, porteur... C’est comme ça qu’ils nomment ces auteurs là, des “auteurs porteurs”! En maths, ça fait: au+por(teurs)... Pourquoi iraient-ils soutenir un nouveau-né de l’écriture balbutiant et inconnu? Hérésie! Connerie primaire... Ah, là là! Pôv zéléphants d’Afrique... J’espère au moins que les nôtres n’auront pas l’audace d’aller les achever à cheval - en maths, ça fait: ache(ver + val) - pour le plaisir égoïste d'un faux retour aux sources! Ce serait, là encore, con(1 + sternant)! Bien cordialement, Alain |
45 - Éditions de Rouffignac
| Fichtre! 137 mails en quatre jours, dont presque autant de questions! Que faire? Impossible de répondre individuellement dans les temps, je ne tape qu'avec deux doigts! Remarquez, je peux toujours parer au plus pressé en utilisant ce blog, hein? Ce sera déjà ça... Ensuite, c'est promis, je m'y collerai jusqu'à épuisement du stock, voire, du bonhomme! Premièrement, oui, j'ai quelques soucis avec la Fnac qui, pour l'instant, bug sur notre historique, mais ça va s'arranger. Deuxièmement, oui, j'ai eu un petit problème technique avec Chapitre, mais il est à présent résolu. Troisièmement, oui, Amazon se bat encore avec les articulations de mes référencements, mais l'affaire sera règlée dans la semaine. Quant aux libraires dits traditionnels - dont je ne sais personnellement me passer - tous peuvent contacter Dilicom ou s'approvisionner comme à leur habitude, c'est en place! Voila pour les questions principales, passons aux questions secondaires auxquelles je vais répondre au moyen de ce court rappel: mon premier roman s'intitule " Elle, la fin du samsara" et retrace une partie prépondérante de ma vie, l'avènement d'une prédiction; le second, La coulée douce, est lui-même autobiographique mais j'y ai glissé une intrigue policière, ce qui en fait une autofiction; Le troisième, L'esprit cannibale, va étaler mes divagations dès la rentrée prochaine; Le quatrième, Petit-Tom et la maison Mystère, est un album destiné aux CP-CE1 et paraîtra début octobre; le cinquième, La jachère de Chantebise, patiente actuellement dans un recoin de mon ordi tout en louchant vers le graveur, son échapatoire! Enfin, et pour clore ce chapitre égo où je tire une fois de plus la couverture à moi, je précise que les éditions de Rouffignac sont on ne peut plus accessibles. La preuve, vous y êtes! Bien cordialement, Alain |
44 - De qui se moque-THON?
| J’avais décidé de vous laisser respirer, de vous faire des vacances, de me faire plus discret, mais là, franchement, je ne peux pas: il faut que ça sorte, que ça pète, que je me lâche! Alors, comme ça, messieurs les marins-pêcheurs sont mécontents parce que le gasole s’est pris 30% en un an? Oooh! Les pauvres... Et messieurs les routiers font la gueule pour la même raison? Oooh! Les malheureux... Mais de qui se moque-t-on? À quand la manif des taxis, des livreurs, des ambulanciers, des démarcheurs, des VRP, des médecins, de tous ces gens qui, d’une façon ou d’une autre, répercutent ce surcoût sur la note qu’ils nous tendent? Car les plus à plaindre sont, me semble t-il, ceux qui ne font que payer et seulement payer, c’est à dire vous, qui n’avez pas de compte de commerce pour compenser cette déroute! Oh, moi, je ne me plains pas: l’État ayant pris le relai, je n’ai plus à bosser pour vivre, mais je pense à ces gens obligés de s’adapter à cette pantomime éhontée en dépit de leur salaire de misère, ceux qui ne peuvent que continuer à utiliser leur pauvre bagnole achetée d’occase et de plus, gourmande parce qu’obsolète, techniquement dépassée, le tout dans l’angoisse puisqu’ils ne savent pas combien de temps elle tiendra encore... De vous à moi, même si j’égratigne à tort çà ou là, par irréalisme ou je ne sais quoi, je trouve que le sujet mérite d’être évoqué, qu’il serait même logique de voir les médias soutenir davantage ces laissés-pour-compte, ces oubliés de l’actualité qui, à longueur de temps, rament en courbant le dos parce qu’ils n’ont pas le choix, que le bâton les menace, que leur sens de la responsabilité eu égard à leur famille se fait le plus fort... Vous l’avez bien compris, je n’ai rien contre les marins-pêcheurs, les routiers ou ces diverses corporations citées plus haut, je me fais juste un devoir d’utiliser mes droits, ceux qui sont aussi les vôtres et qui, rappelez-vous, ont été gagnés à force de courage et de ténacité par des hommes et des femmes attachés à l’équité, à l’honnêteté et à la justice, pour nous, rien que pour nous. Grandiloquent, moi? Non, dégoûté, tout simplement dégoûté... Bien cordialement, Alain |
43 - Tout vient à point...
Puisque je marque une pause, utilisez ce marque-page: il est là pour vous rappeler que l'histoire se poursuit si vous le voulez bien! Bien cordialement, Alain |
42 - Des nouvelles:
| Après ces divagations faites à l’emporte-pièce, principalement écrites par jeu car il arrive que l’ombre de Peter Pan se fonde encore à la mienne, voici quelques nouvelles de mon aventure éditoriale: "La coulée douce", Éditions de Rouffignac (ISBN : 978-2-9517165-1-3) est d'ores et déjà en vente chez votre libraire ou sur Internet, via Dilicom, Amazon, Fnac, Alapage, Chapitre, Lalibrairie.com, etc.., ainsi qu’ "Elle, la fin du samsara" (ISBN : 978 -2-9517165-0-8), de nouveau disponible. "L’esprit cannibale", lui, va se glisser dans le flux de la rentrée littéraire, accompagné de “Petit-Tom et la maison mystère”, un album illustré par Sandra Reichardt et destiné aux élèves de CP/CE1. Par ailleurs, j'ai été contacté pour le Prix Littéraire Vendée/France-Québec, ce qui, vous vous en doutez, me comble de fierté! Revers de la médaille, je vous avais annoncé en tout début d’année que deux éditeurs s’étaient manifestés pour publier "La coulée douce" mais, hélas, le premier s’est désisté - allez savoir pourquoi - et l’autre ne peut rien faire avant octobre, mois de parution de son catalogue 2009! J’ai donc repris les manettes pour répondre en temps et heure à la proposition de quelques amis journalistes et à la suggestion de certains libraires “estivaliers”, lesquels, coopératifs, souhaitent me faire profiter d'une affluence qu'ils savent furtive. Comme quoi, la vie d’un nouveau-né de l’écriture peut se révéler furieusement impétueuse, et donc, se tenir à l'opposé d'une douce coulée de long fleuve tranquille! Bien cordialement, Alain |
41 - Petite voix...
| " - Alain, mon lapin - tu permets que je t’appelle mon lapin? - j’trouve qu’en ce moment tu déconnes grave! Je ne sais pas si tu le fais exprès mais sache une chose, tu commences à me les briser! C’est quoi, ce jeu de ouf? Tu mens, tu triches, t’avances, tu recules... Vas-tu te décider à être ce que tu es en dedans, celui qui te fout les jetons mais qui t’excite un max? C'est vrai, quoi, lâche-toi une bonne fois pour toutes, pauv' naze, et montre enfin ce côté sombre qui fait de toi ce que tu es vraiment, ce déjanté largué, ce décalé sans règles ni concepts, ce fou furieux aux crises parfumées d’absinthe, cet enfant de la balle au calibre 11,43, bref, ce taré que rien ne choque hormis sa tronche dans un miroir! Ne te cache plus, j’te dis, tu t’fais de l’ombre!" " - Heu.. t'es sûr? " "- Ben tiens! Qu'est c'tu crois que les autres se disent quand ils te matent tel quel? Qu’t’es un mec super? Super intéressant? Super intelligent? Super tout? Mais tu te le mets profond, mon pote! Ils n’en ont rien à foutre de toi et de ce que tu peux dire ou faire! Tu sais quoi? Rien ne les intéresse davantage que ce que tu cherches précisément à camoufler! Et puis, autre chose, tu crois p’têt qu’ils vont se jeter sur Internet ou chez leur libraire pour acheter ton dernier bouquin? Alors là, tu rêves, Herbert! Ils vont juste chercher à savoir si ta nana te trompe, si tu picoles en douce ou si ta fille n’est pas celle du facteur, tu sais, celui qui ressemble à Raphaël, en plus beau?" "- T’es un peu dur, là, non?" "- C’est ça, j’suis un peu dur et toi t’es carrément con, y a pas d’aut’ mots! Je sais de quoi je parle: rappelle-toi que j’suis la tronche de la famille!" "- Ah ouais? Et moi, j’en suis quoi, alors, la queue? Parce que c’est facile de bramer à qui veut l'entendre que je me suis vautré dans tous les pieux de rencontre, que j’ai seulement séduit celles qui ne savaient pas dire non, ou que je n’ai jamais eu le courage d’affronter la vérité! D’abord, c’est quoi, la vérité? Ce qui est écrit dans les livres? N’importe quoi, j’en écris!" "- Ouais, mais tu n’es pas reconnu!" "- Non, mais ça va venir!" "- Ah ouais? Et comment?" "- Ben, toi-même viens déjà de me lire, non?" "- Hola! Mais c'est qu' t'es en train de prendre la super grosse tête, toi! Et puis, d’abord, t’as oublié un p'tit truc!" "- Mais non, j’l'ai pas oublié, regarde: “Bien cordialement, Alain!” |
40 - Chut!
| Petite séquence " silence" pour l'instant, mais un peu de bruit dans les semaines à venir, je m'y emploie activement! Cela signifie pour ceux qui me voyaient m'enfuir que je ne déserte pas le navire mais qu'au contraire, je le brique et le chouchoute en vue d'une chouette traversée sur laquelle je vous dirai tout, dès mon retour de Barcelone. Bien cordialement, Alain |
39 - À quoi bon...
| À quoi bon fanfaronner? Le temps se révèle plus fort que moi, la maladie plus forte que moi, au point que pour être franc, non seulement ça ne me laisse pas de marbre mais ça m’y fait penser. Cela étant, et hormis le fait que cela m’attriste d’attrister, je m’en fiche un peu puisque rien ne me semble plus à faire que je n’aie déjà fait. Oui, je sais... L’orgueil n’est qu’une défiance, elle-même dérisoire, mais je n’ai plus guère le choix et dois donc m’en nourrir... Cependant, je m'adapte: les matins de soleil, je vais dire bonjour à mes amis de la Comète et emplis ensuite mes poumons - ou ce qu’il en reste - de cet air iodé que je leur sais pourtant néfaste, comme ce jus que l’on m’instille pour mieux les visiter juste avant que l’IRM ne vienne rien démentir, puis je rentre chez moi pour vite vous retrouver et donc soliloquer devant mon écran vide. Car un blog, c’est comme un éditeur, ça vide un auteur (lisez cela à votre façon, il y a matière à rire!) Nulle autre envie d’écrire que celle-ci, passagère, ni d’autres mots à dire que ceux que vous n’osez croire, bref, un élan d’allant, un jeu de dupe tacite et, la mission bouclée, un sourire, un soupir... Bon sang, moi qui pensais que je me survivrais, qui croyais dur comme fer que rien ne se ferait sans moi... ( ça ne vous rappelle rien? “ Mon bras qui, tant de fois, a sauvé cet empire ./. trahit donc ma querelle et ne fait rien pour moi? " Décidément, même out, j’me la pète, moi!) À mon avis, la solitude, le face-à-soi, ne font rien qui ne vaille d’être mis en exergue. Mieux vaut se taire. D'autre part, la capitulation naît d’un manque d’espoir, qu’il ne faut pas confondre avec le désespoir. J’espère que ceux que j’aime me pardonneront un jour d’avoir si vite failli, si vite lâché la rampe. Non sans rappeler ceci: de la même façon que sans préservatif, un teste-amant peut en amener un autre, un mot d’amour non dit peut en chasser un autre, et ça me paraît si nul que je ne peux que vous dire le mien: salut, et à jamais. Bien cordialement, Alain |
38 - De temps en temps...
| Le temps et la mémoire s'affrontent à longueur de temps, mais la mienne m’est fidèle, même si cette valeur n’est plus dans l'air du temps. Qu'êtes-vous donc devenues, vous et votre “librairie buissonnière”, chère Tippi? Et vous, Sarah, dont les notes aériennes me faisaient m'envoler? Et vous, Bertrand, qui parliez de vie aboutie à la parution d’un roman? Et vous, Angélique, qui pleuriez votre solitude à larmes que vous estimiez perdues? Pourquoi ce silence? Est-ce le signe d'un renoncement, d'un lâcher prise, ou bien n'avez-vous plus le temps (toujours lui) de nous offrir vos mots d’humeur? Je me le demande parce que vous me manquez et que le manque est une malignité qui s’accentue avec le temps, le cancer de l'âme. Allez, sans doute suis-je un peu trop “fleur bleue” Peut-être me faut-il simplement accepter la fugacité des étoiles filantes... J’espère toutefois qu’il vous est possible de temps en temps de prendre le temps de passez furtivement visiter vos amis blogueurs d’antan? Si tel est le cas, vous aurez certainement remarqué cette soudaine accélération, cette profusion de mots et de nouveaux talents au sein de Topolivres. Soyez cependant certains qu’un clou ne chasse pas l’autre, que vous vous êtes inscrits à jamais dans la seule éternité à laquelle je puisse croire, la transmission orale, en l’occurrence, écrite! Bien cordialement, Alain |
37 - Ordem i progresso?
| La première fois que je l'ai vue, elle avait treize jours et pesait deux kilos sept. C'était une crevette, une pathétique mais magnifique crevette. Je n'ai rien compris à l'alchimie qui s'est alors produite, je l'ai prise contre moi et l'ai instantanément aimée. Bien sûr, son jeune âge écartait la barrière du langage, et ses origines m'apparaissaient avant tout comme un enchantement tant elles la façonnaient jour après jour à l'image de ces cariocas de rêve. Les années ont ensuite défilé. Très vite dix ans, puis quinze, puis dix-huit... Moi, qui ne la quittais pas du coeur, la trouvais douce, tendre, intelligente, perspicace, habitée de mille dons et, bien qu'un rien secrète, faite pour le bonheur. Le sien, le mien et plus encore... Qui aurait pu prévoir qu'un jour cette barrière se redresserait pour nous distancer, fermer la porte de la compréhension? Oh, c'est sûr, je n'ai pas toujour été le père idéal, celui qu'elle aurait aimé avoir un peu plus souvent à ses côtés, mais cela n'a joué en rien sur la force de l'amour que je lui ai porté et que je lui porte encore puisqu'il est ainsi, définitif, inéluctable, irréversible. Pourquoi je vous en parle ce soir, de ce ton de couillon? Parce qu'elle est née au Brésil le 25 mars 1986 et que, dès demain matin, elle aura vingt deux ans. Vingt deux ans... Bon anniversaire, Moça. Papa |
36 - Une journée au Salon
| Six heures du mat', on the road again! Neuf heures. Bonjour Paris, ces trois semaines loin de toi m’ont parues ( sans jeu de mots ) une éternité... Voyons, voire: Porte de Versailles? Ah oui: bus 92 puis 80. J’aime bien me balader en bus, ça va aussi vite qu’en taxi, c’est moins cher et ça permet de garder le nez en l’air. Salon du Livre. Je suis invité mais je paye mon entrée, pour le ticket-souvenir. Lecteur studio? Stand B21. J’y fonce, mais point de Topodoc... Plus tard, peut-être? Action: palabres à droite, attente à gauche, report d'un rendez-vous ici, décalage d'un autre là, petit crochet au Lecteur Studio: toujours pas de Topodoc. Plus tard peut-être... Hop, un café puis un petit Passage aux éditions du même nom. Génial, comme espéré. Dix heures trente, j’ai le temps d’aller saluer mes amis de l’Afnil. Zut, personne! Alors, Dilicom? Oui, et dans de bonnes conditions: référencements mis à jour, nouveau roman pris en compte + un petit café + une chaleureuse poignée de mains. Que demande le peuple? Ah, il faut que j’aille faire un tour du côté de la BnF, histoire de m’assurer que tout va bien. Adorables demoiselles, et compétentes, en plus! Dossier révisé en un clin d’oeil, visages enfin mis sur des noms + petit café + chaleureuse poignée de mains, trop chouette! Onze heures, je n’en peux déjà plus... Pourtant, je dois rencontrer les gens de Milan puis ceux d’Albin Michel Jeunesse. Ben oui, tiens, pour “Petit Tom et la maison mystère” qu’illustre Sandra Reichardt alors que moi je n’ai fait que l’écrire. Vendu? Super! À présent, il faut que... Euh.., il faut que... Ah oui, il faut que j’aille saluer cet éditeur qui tient absolument à .. ( suspence ) .. m’inviter à déjeuner! Mais non, c’est pour de rire: en tout bien tout honneur, nous n’avons pas fait que ça! Quatorze heures trente. Choses promises, choses faites. Tant mieux, il est tard et j’ai deux bornes à me taper pour aller rejoindre mon amie blogueuse: bonjour Anouchka! Seize heures, déjà. À bientôt, Anouchka, il faut que je me sauve car le TGV n’attend pas! Erratum: Lui, non, mais moi... Deux heures à me les geler dans ce hall qui porte bien son nom, les pas perdus... Pas perdus pour tout le monde, ça c’est sûr! Obligé de prendre un quatorzième café pour me réchauffer, puis de mal dîner mais, au dessert, m’offrir enfin le délice suprême: m’asseoir dans le bon train sur le premier siège venu: “ Pardon, m’sieur l’ contrôleur, mais l’affichage de dernière minute du n° de voie a provoqué une telle cohue que j’n’ai même pas eu l’temps de composter mon.. “ “ Pas grave pour cette fois, m'sieur, mais n’y r’venez pas! “ N’importe quoi... Comment s’imaginer que je ne puisse revenir au Salon du Livre? Bien cordialement, Alain |
35 - Cache coeur
| Je sens bien que l'habitude n'a pas guidé tes pas vers ce bar de solitude où je vis mon trépas, un jeu fait de cartes vides sans reine pour son roi, une existence insipide, un long chemin de croix... Tu fais semblant d'être à l'aise mais tu viens te cacher, j'en mettrais mes mains aux braises, ma belle effarouchée. Ta voix brise le silence, tu dis: "- excusez-moi", puis, superbe de prestance, t'assieds auprès de moi. Le miroir, derrière les verres, renvoie l'image noire de ce qui te désespère, l'agonie d'une histoire, mais toi tu ne vas pas souffrir jusqu'à la fin des temps, je le vois à ce sourire qui découvre tes dents. Tu minaudes, tu hésites, ta bonne éducation prétend que je vais trop vite, qu'il faut faire attention, qu'un solitaire n'est souvent qu'un voleur d'émotion, que ses mots ne sont que du vent, un jeu de séduction... C'en est fini des distances, tu t'approches de moi; tu retrouves ton aisance, tu me parles de toi; j'entends même ton audace affirmer qu'ici-bas, l'amour prive de ses grâces l'homme qui n'ose pas! Ma conscience se trémousse, se régale déjà: j'ai joué à la mangouste, tu étais le naja... Mais là, mon joli reptile, mieux vaut cesser le jeu, nous serions trois imbéciles, ma mémoire et nous deux! Il faut dire que l'habitude n'a pas guidé mes pas vers ce bar de solitude où je vis mon trépas, à ressasser le souvenir d'un amour passionné fait de serments sans avenir, mort avant d'être né... |
34 - Salon du Livre
| Deux invitations inattendues, des contacts professionnels, des rencontres, franchement, ça fait battre le coeur! Cet évènement va peut-être même m’offrir le plaisir de jouer à “ ghost busters “ avec certains d’entre-vous, chers fantômes qui ne cessez d’activer mon compteur? Allez, patience, patience: je le saurai mardi soir! Bien cordialement, Alain |
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