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Je m'ennuie chez moi, comme d habitude je tchat avec mon tel, je connais personne dans cette ville de merde, et L. est loin de moi et m a surement deja oublié.
et la ce mec, qui a un profil que j'aime bien, il a l'air sérieux normal cool, allez je lui envoie un message, evidemment il me repond, et voila que la vie va encore me laisser un gout amer...il etait le nuage qui cachait l'orage, si j'avais su, jamais je n'aurais envoyé ce message.
Une conversation téléphonique qui dure tout une nuit, un homme qui vous promet monts et merveilles, à l'entendre vous etes fait l'un pour l'autre et l'idiote romanticosexuelle que je suis tombe dans le panneau. Une soirée sympa et alcoolisée plus tard le voila dans mon lit, et ce fut mémorable: peut etre une vengeance de ma part pour ce fameux L qui ne souhaitait plus me voir, peut etre de nouveau cette connasse de solitude qui pointait le bout de son nez, j etais de nouveau importante pour quelqu'un c'est tout se qui comptait pour moi.
Une semaine et des ebats sexuels plus tard, premier mensonge, premiers cris et des pleurs. Monsieur a menti, s'est inventé une vie, un metier,une situation pour me seduire. Mais il regrette, il pense qu'il m'aime, veut tout faire pour me garder, se met à genoux, supplie, pleure et reussit a ses fins, et me revoila de nouveau les jambes en l'air...
Et nous voila aujourd'hui, 6 mois plus tard, une dizaine de séparations et reconquetes a son actif comment vous racontez la derive qui s'est emparée de moi
La premiere scène de violence, une soirée au casino, on finit par boire une coupe en boite, monsieur allume une cigarette bien que le commun des mortels lui sort fumer,j'ose lui dire de l'eteindre ou de la fumer dehors. Je sors, et la tout bascule. Les yeux plein de haine, je suis devenue une pute, une salope, il va me tuer, il donne des coups de pied dans les voitures autour de la mienne, hurle en pleine rue, me menace, m insulte. Je veux rentrer chez moi au plus vite, et je ne sais pas comment sortir de cette situation. En trajet sa haine finit par sortir, il me crache son malheur " " voila t'es contente" "vous etes personne vous,tous des mange merde t es qu une sale pute" "fais moi descendre, FAIS MOI DESCENDRE". un pare brise pété et le souvenir de ses mainssur mon visage plus tard me voila en bas de chez moi, tremblante, il est la lui aussi, la soirée ne fait que commencer
Je m'excuse, je ne savais pas comment t'en parler, je l'ai pas mérité tout ça, j'essaie de le comprendre, il me demande de l'aider, je crois a l'illusion de l'amour, le voila de nouveau en moi...
Comment abréger? une jeune fille qui essaie de reconstruire sa vie rencontre un voyou, sa vie bascule, il lui promet de changer de vie, finit le casino, les courses de chevaux, l'alcool, la violence, je vais travailler et avoir une vie rangée...au fur a mesure que tous ses vices eclatent au grand jour, la honte s'empare d'elle, ele a un double visage, celui qui aime et qui croit qu il peut changer et celui qui le deteste et qui se rapelle de toute cette souffrance infligée la violence les insultes les menaces.
Elle s'isole, n'arrive plus a tout gérer, les soirs ou il rentre le visage en sang, les jours ou son avocat lui annonce de mauvaises nouvelles, les nuits ou il part à 3h rejoindre des amis qui le reclament pour leurs affaires, ses problemes à elle, elle prend du poids, se retrouve a vivre avec un homme qu elle loge, nourrit, entretient. La solitude est devenue sa meilleure alliée et son pire ennemi, le mensonge prend le dessus sur l'amitié, l'inavouable est devenu son quotidien, aucune solution à l'horizon, chaque separation accentue la violence et leurs malheurs.
Elle le deteste pour ça : j'aurais du te laisser te foutre en l'air par cette fenetre, t'avais pas les couilles pour le faire, t etais ridicule avec ton rasoir en plastique et quand tu me menacais, rapelle toi, quand tu voulais faire violer ma soeur, lui faire lamer le visage, qu il arrive du mal a mon petit neveu, appeler ma mere pour lui dire comment tu me baisais, me regarder souffrir, "tu vivras avec la honte et ce malheur qui est arrivé par ta faute pendant que je boirais un coupe de champagne avec mes amis", la fois ou a bout j ai pris ce couteau que tu tenais dans tes mains et que je l'ai retournée contre moi, que tu me l'as mis sous la gorge en me disant tu veux crever alors tu veux crever. Je me déteste de t'avoir pardonné tout ça.
Jusqu'ici, jamais de marques, seulement a l'intérieur, jusqu'a ce jour ou tu as voulu m'etrangler, que tes mains serraient ma gorge, que tu m'as secoué. Et les bleus sont apparus, le mensonge a continué, "c'est rien je me suis cognée", la raison de ses marques etait restée discrete mais les marques elles meme, je ne les cachais pas, je voulais que tu les vois, que tu souffres, comme j'ai souffert. Ce jour la j'ai eu une victoire a mon actif, et l'espoir de te faire revenir à la raison...
Je me deteste aujourd'hui et malgré tout je pense vouloir vivre, l'ame impregnée de ce malheur incrusté que j'aimerais decollé comme un pansement, mais qui ne partira plus, comme un parasite qui a besoin de son hote, je devrais endurer cette symbiose qui n'aura pas raison de moi.
Demain tu partiras, et je ne sais pas ce qui fera place à ton ombre. Tu sortiras de cet appartement, mais pas de ma vie, je le sais bien mais cette idée suffit a me redonner espoir. Je lui dirais au revoir, en pensant adieu. L hypocrisie survit au malheur et aux epreuves.
Ami priez la vie, savourez le bonheur, un jour tout bascule et le temps des regrets s installe, n'attendez pas ce jour, car lui vous guette déjà.
Ne le jugez pas, ne me jugez pas, soyez seulement plus attentif à ce qui vous entourent.
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