topoastro #26 samedi 29 et dimanche 30 juillet
 Samedi 29 et dimanche 30 juillet J'ai reçu des amis à vous, Bélier, tout à l'heure. J'étais un peu surpris, car l'après-midi, à l'heure de la sieste, je ne reçois d'ordinaire personne. C'est que je passe l'essentiel de mes nuits à scruter le ciel, alors vous imaginez, j'ai bien droit à une petite sieste. Cependant vos amis étaient insistants, alors j'ai obtempéré. L'un portait une petite veste pied-de-poule cintrée (par ces chaleurs) et un colt et l'autre arborait une étoile de sheriff sur son imperméable, tout ça avec un je-ne-sais-quoi anachronique qui lui donnait l'air smart. Ils voulaient savoir ce que vous allez faire ce week-end. Evidemment moi je le sais déjà. Même si vous ne le savez pas encore, moi je le sais parfaitement. A peu près 4-5 jours à l'avance. Avant, c'est moins fiable. Vous pouvez compter sur moi, je leur ai tout dit. Vous avez des amis qui se soucient vraiment de votre bien-être, ça fait plaisir. Ils m'ont dit qu'ils vous rejoindraient pour le brunch de dimanche. Sympa hein ? Avec une telle chaleur humaine, pas de souci à se faire, le week-end promet, pour vous, Bélier. topoastro vous souhaite une belle journée. Votre phrase destinée du jour :" J'en suis encore à me demander si pareilles péripéties sont illusions ou réalités." Extraite de La Vie est un songe de Pedro Calderón de la Barca (Gallimard 2006, folio bilingue, trad. de l'espagnol et annoté par Lucien Dupuis, préface d'Olivier Poivre d'Arvor).
 Samedi 29 et dimanche 30 juillet J'ai reçu des amis à vous, Taureau, tout à l'heure. J'étais un peu surpris, parce que d'ordinaire on ne trouve pas comme ça mon adresse personnelle. Mais vos amis étaient malins et ils m'ont débusqué sur les pages jaunes. Chapeau. Car il faut deviner ma couverture, ça il faut y songer (non non non je ne vous dirai pas ce que c'est ma couverture). Bref vos amis avaient une très bonne nouvelle pour vous et ils souhaitaient que je vous la communique, étant donné que vous et moi on est en rapport journalier. Enfin je suppose que l'on peut dire ça. J'étais assez flatté car il s'agit quand même d'une mission de confiance, et puis vos amis m'ont dit qu'ils m'avaient choisi car ils trouvaient si romantique l'idée de vous faire passer un message par mes aériennes voies. Evidemment c'est autre chose qu'un texto. Alors j'ai dit "- Oui, volontiers". Vous aurez donc deux messages. Le premier, le mien, celui que vous attendez, est conforme à notre contrat de confiance : ce week-end, le dernier si je ne m'abuse de ce mois de juillet, sera l'un des plus spectaculaires de cet été 2006. Vous vous en rappellerez longtemps. Le second message, celui de vos amis, est plus lapidaire et paraît même en contradiction avec le sens profond de mon message à moi. Encore que. Ça dit : "- T'as intérêt à te montrer, on sait où t'es". Je suppose que c'est un message d'amitié codé, pour une soirée privée ou un truc dans le genre, enfin c'est ce que je leur ai dit tout de suite, à ces deux charmants camarades que vous avez. J'ai pas l'air mais je suis assez instinctif comme topoastro. Vous avez raison, Taureau, l'amitié y a que ça de vrai. C'est l'un des sentiments parmi les plus nobles dont sont capables les humains. topoastro vous souhaite une belle journée. Et surtout veillez à vos amis. Votre phrase destinée du jour :" Venez avec moi, étrangers." Extraite de La Vie est un songe de Pedro Calderón de la Barca (Gallimard 2006, folio bilingue, trad. de l'espagnol et annoté par Lucien Dupuis, préface d'Olivier Poivre d'Arvor).
 Samedi 29 et dimanche 30 juillet J'ai reçu des amis à vous, Gémeaux, tout à l'heure. J'étais un peu surpris, car, moi qui n'ouvre pas ma porte à des inconnus ni n'écoute leurs confidences (c'est mon boulot, alors, chez moi faut pas pousser, je coupe net entre ma vie professionnelle et ma vie privée), je me suis vu entouré de deux personnages mal en point, psychologiquement parlant. Ils voulaient tout savoir de vous, c'était, m'ont-ils dit, une question de vie ou de mort. Ça m'a interpellé, forcément. Il m'a semblé qu'ils avaient des sentiments un peu, fort, disons, à votre égard. Un peu comme les fans de Madonna ou de Bob de Niro. Vous voyez ce genre, qui ne laisse aucun détail au hasard. Cette fan attitude qui veut tout savoir de la personne qui l'obnubile. J'étais un peu hésitant, je ne vous le cache pas. Alors j'ai demandé à ma boule, la n°8, celle qui débite de bienfaisantes formules définitives. En général, elle ne se trompe jamais. Elle pensait qu'il fallait ouvrir, laisser les gens aller les uns vers les autres. Alors, moi je me suis dit : "- Que fais-je ?". Non, non, je vous jure, c'est en ces termes que je me suis pris la tête pour vous. Bon, j'ai fait une seconde tentative avant de prendre ma décision car je n'étais pas sûr de moi. Un peu comme à Qui veut gagner des millions ? J'ai redemandé son avis à la boule : 50/50. Bon. Alors ok pour les détails. J'ai dit à vos amis de s'asseoir et de prendre un thé en attendant que votre vie se pointe devant nous. C'est comme ça que je me suis retrouvé avec quantités de photographies et de vieilles vidéos à moitié mangées par l'air atrophié d'oxygène pur que nous respirons en ce moment. Faut dire que vous en avez, vous, des preuves d'existence !! Ça, on peut pas dire. Et encore, j'ai réquisitionné au service des archives que l'essentiel, hein ! Un carton géant plein (500 kg). J'en connais, c'est 30 grammes qu'ils ont d'essentiel. Mais vous, il y a de la matière. Bon, alors on a fait le tri ensemble, avec vos potes. Ils pleuraient tout le temps, tellement ils étaient émus. Ils ont une question, en vérité, qui les lie étrangement, tous les deux, à vous. Mais ils n'osent pas vous la poser, depuis le temps. Vous comprenez, c'est délicat. Après tout, ce sont des amis avec les affects que cela suppose, et ils hésitent à venir vous embarrasser avec ça. Enfin, je crois. La question est la suivante : "- Avez-vous bien lu Kafka à douze ans, et est-ce la raison pour laquelle vous leur parlez tout le temps du Château qu'ils sont censés garder ?". Je leur ai promis une réponse. Enfin je la connais, moi, la réponse, puisque je sais tout. Alors, voilà, je la leur ai soufflée, qu'ils ne perdent pas leur temps. Petit coquin de Gémeaux, allez ! Faut mériter d'être votre ami hein ! Pour la prévision, c'est comme chez Kafka. Tout dépend de ce que l'on sent. Ou pas. Et là tout est possible, c'est même assez désespérant quand on y pense. D'ailleurs Kafka, ça l'a parfois attristé de comprendre que certains ne sentent rien. Apparemment. Car là non plus on n'est pas sûr, et c'est encore plus inquiétant. N'oubliez pas ça, Gémeaux, tout est possible, pour ceux qui ressentent le monde. topoastro vous souhaite une belle journée. Votre phrase destinée du jour :" Qui donc a vu si étranges péripéties ?" Extraite de La Vie est un songe de Pedro Calderón de la Barca (Gallimard 2006, folio bilingue, trad. de l'espagnol et annoté par Lucien Dupuis, préface d'Olivier Poivre d'Arvor).
 Samedi 29 et dimanche 30 juillet J'ai reçu des amis à vous, Cancer, tout à l'heure. J'étais un peu surpris, car enfin, notre relation est duelle, on danse un tango à deux, vous et moi, comme on dit. Alors quand la sonnette de ma porte s'agite de cette façon, - avec un déhanchement frénétique je dirais - je sais immédiatement que c'est l'un de mes signes qui a pété les plombs, ou l'un de ses proches. Ce qui est le cas, le plus souvent. (Si vous êtes encore en train d'imaginer le déhanchement de ma sonnette, dites-vous bien que je veux pas de votre modèle ancien qui date du Chaperon rouge, la mienne est top contemporaine. C'est un ukrainien qui l'a dessinée, et elle représente une Joconde sur pieds. C'est pour ça que je peux parler de déhanchement sans que l'on se gausse de moi dans les mondes mobiles.) Revenons à nos moutons. On ne se doute guère de la jalousie qu'éprouvent les signes les uns à l'égard des prévisions des autres, surtout lorsqu'ils vivent en couple ; alors là c'est fou. J'ai vu des trucs pas possible, moi. Enfin ça c'est hors sujet. Donc j'ouvre la porte, et que vois-je ? Trois Gremlins qui se tiennent par la pince absolument pas gênés de se pointer comme ça à plus d'heure chez un honnête citoyen qu'ils ne connaissent ni d'Eve ni d'Adam. Le premier Gremlin a filé droit dans la cuisine sans que je puisse esquisser un geste. Le second a essayé tous mes chapeaux, j'en ai plein dans l'entrée ; c'est mon seul vice. Et le troisième, pointant son regard dans le mien m'a ordonné, il n'y a pas d'autre mot, de vous prévoir pour cette fin de semaine un truc pas piqué des vers, du genre "ça va être drôlement moche". Moi je trouvais la blague plutôt moyenne, surtout pour des amis. Je l'ai dit au Gremlin n°1, celui qui revenait sur ces entrefaites de la cuisine avec un bout de pizza qu'il avait à peine décongelée et qu'il mordait pourtant furieusement. Il m'a dit qu'il éprouvait une peur atavique des micro-ondes, ce que je peux comprendre pour ma part. Bref, je leur ai promis ce qu'ils voulaient car je les trouvais un peu encombrants et sans gêne, vos amis. Et je n'aime pas les inélégants. En général l'âme suit, et ce n'est pas une question d'argent, pas du tout. Bref le Gremlin n°2 en était à arborer mon haut-de-forme en bambou du XIXème siècle, une pièce que je chéris particulièrement qui me permet de me ressourcer dans des époques que vous n'imaginez même pas. C'est là que j'ai dit : "- Ça suffit". Car mon week-end s'annonçait "drôlement moche" à cause d'eux. Pour ce qui vous regarde, Cancer (vous êtes toujours là ?), c'est zénithal. Et à tous les sens du terme. Hmm. Vos amis, la prochaine fois… OK. A double tour, cadenassés, les Gremlins. topoastro vous souhaite une belle journée. Votre phrase destinée du jour :" Les autres ne sont-ils pas nés ?" Extraite de La Vie est un songe de Pedro Calderón de la Barca (Gallimard 2006, folio bilingue, trad. de l'espagnol et annoté par Lucien Dupuis, préface d'Olivier Poivre d'Arvor).
 Samedi 29 et dimanche 30 juillet J'ai reçu des amis à vous, Lion, tout à l'heure. J'étais un peu surpris, car vos amis, qui étaient quand même au nombre de 36, un chef et 35 larbins autour de lui, avaient l'air persuadés que j'étais votre amoureux(se). Rien à faire, c'est un problème d'éducation, je pense. C'était sans appel : pour eux, topoastro, ça n'existe pas. Nous étions forcément amants pour que j'en sache autant sur vous. Alors là. Alors là. Je n'ai rien de prévu, moi, pour me sortir de telles situations, je ne suis pas un méchant, ni un acariâtre. Mais c'est vrai qu'il ne faut pas me chercher. Et là, ils ont commencé à me courir à regarder tous mes livres comme si c'était à eux et surtout comme si un livre avait des tas d'autres propriétés autres que la lecture ; par exemple l'un s'est assis sur une pile d'entre eux et un autre s'est mis à tourner les pages en rythme, avec un air abruti, vérifiant s'il n'y avait pas de lettres d'amour à l'intérieur (des lettres de vous à moi évidemment). Vous, je ne sais pas, mais moi les jaloux, les envieux, ça m'ennuie encore plus que le reste. Ils passent d'abord par une période d'incompréhension (ils sont fascinés par le fait que l'on ne pense pas de la même manière qu'eux) puis ils vous copient en tout, vous pompent, puis tombent dans la marmelade de la jalousie, en décrétant que vous êtes un idiot, généralement. Puis ils vous dansent sur la tête et leur arrogance est fatigante. Et tellement vaine. Bref, je n'ai fait ni une ni deux et connaissant votre force de caractère je me suis dit que vous vous remettrez vite et je les ai tous dézingués avec ma carabine d'occas. Celle que ce Mr Moore a tenté de me revendre pendant plus de trois mois jusqu'à ce que je craque. Paraît qu'on lui en a offert plein, durant l'une de ses études de moeurs. Bref, je suis pas là pour balancer, car les gens qui me lisent adorent les gens vertueux. Ils viennent vers moi comme vers une eau de jouvence. Mon conseil du week-end, Lion : choisissez bien vos amis, c'est essentiel. Vous savez de quoi je veux parler puisque vous en avez de très anciens, des vrais amis. Je parle des autres, les passagers. Oui, je sais, votre instinct, votre intuition ne vous trompent jamais. Mais parfois, bon, vous vous laissez embarquer. Un peu malgré vous. Eh ben ça, maintenant, c'est terminé. Vous pensez "non, pas lui (elle)", ça doit rester "non pas lui (elle)". Ok ? Ok. topoastro vous souhaite une belle journée. Votre phrase destinée du jour :" Je suis un humain de l'espèce des fauves et un fauve de l'espèce des humains." Extraite de La Vie est un songe de Pedro Calderón de la Barca (Gallimard 2006, folio bilingue, trad. de l'espagnol et annoté par Lucien Dupuis, préface d'Olivier Poivre d'Arvor).
 Samedi 29 et dimanche 30 juillet J'ai reçu des amis à vous, Vierge, tout à l'heure. J'étais un peu surpris, car ils m'ont dit qu'ils avaient loué mon appart par votre intermédiaire. Ça alors, je me suis dit. Ils ont même ajouté que c'était pour tout l'été, et que la vue sur les mondes mobiles était encore plus belle qu'ils l'avaient imaginé. Ça m'a fait drôle, quand même, car je ne savais pas que vous étiez agent immobilier, Vierge. Et puis je ne savais pas non plus que j'étais à louer. Enfin dans le sens "vacant pour cet été", quoi. C'était quasiment le psychodrame, parce que vos amis sont arrivés avec leurs malles pleines. Ils ont commencé à jouer avec mes balles à réponses définitives et mes longues vues. Ils ont regardé ma carte des mondes mobiles et d'inerties. Ils ont essayé mes déguisements d'astro. Ils ont ouvert les placards et les armoires et toutes les portes. Il ne me restait plus aucune autre solution, Vierge. J'ai été obligé de boire la potion magique et de leur faire peur. Maintenant ils croient aux fantômes. Je leur ai donné l'adresse web des relais & châteaux. Ils pourront loger là-bas et aussi rencontrer des fantômes. En été, ils viennent parfois se rafraîchir. Pour vous, Vierge, ma prévision pour ces deux jours est très bienheureuse, très joyeuse. Vous voyez que je ne suis pas rancunier. Maintenant si vous voulez louer mon appart et que vous n'osez pas le demander, écrivez-moi. On peut en parler. topoastro vous souhaite une belle journée. Votre phrase destinée du jour :" Se peut-il que même dans l'inquiète république des oiseaux, il s'en trouve pour jurer obéissance à d'autres ?" Extraite de La Vie est un songe de Pedro Calderón de la Barca (Gallimard 2006, folio bilingue, trad. de l'espagnol et annoté par Lucien Dupuis, préface d'Olivier Poivre d'Arvor).
 Samedi 29 et dimanche 30 juillet J'ai reçu des amis à vous, Balance, tout à l'heure. J'étais un peu surpris, car ils m'ont dit qu'ils venaient pour la carte. Manquait plus que ça ! Je ne suis pas un restaurant, et on ne vient pas comme ça se sustenter à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Ils venaient pour la carte du ciel, ils ont dit… Vous leur aviez annoncé que j'avais tout ce qu'il fallait chez moi. Franchement vous auriez pu m'en parler avant car moi je ne savais pas du tout quelle attitude adopter. Ils m'ont dit que c'était très urgent, car ils pensaient avoir laissé tomber un boulon dans la stratosphère. Et c'est un boulon-souvenir, manifestement. Ils pensaient comme ça que j'avais le détail de toutes les petites planètes et autres poussières et boulons de grandeurs diverses qui dansent la java dans la galaxie. Franchement Balance, ce n'était pas très malin de vous débarrasser de vos amis robots de cette manière. Ben oui ce sont des robots. Je les ai vus. Moi ? Non. Bien sûr que non, je ne suis pas un robot. Décidément… on croit bien se connaître, on vit avec les gens des trucs aventureux et beaux, comme cet horotopo, et puis d'un seul coup d'un seul on s'aperçoit que l'autre vous imaginait avec une tête d'ordinateur. Franchement, ça blesse. Pour ce we, sans boulons, avec un peu d'orage, plus d'air mais attention va faire chaud quand même. Santé : brumisez. Amour : en cours. Travaillez un peu mieux. A part ça, ça va. topoastro vous souhaite une belle journée. Votre phrase destinée du jour :" Sigismond : Non, je ne rêve pas puisque ce que j'ai été et ce que je suis, ce sont des réalités palpables dont je ne puis douter." Extraite de La Vie est un songe de Pedro Calderón de la Barca (Gallimard 2006, folio bilingue, trad. de l'espagnol et annoté par Lucien Dupuis, préface d'Olivier Poivre d'Arvor).
 Samedi 29 et dimanche 30 juillet J'ai reçu des amis à vous, Scorpion, tout à l'heure. J'étais un peu surpris, parce qu'ils ont commencé à tout embarquer. Soi-disant qu'il y avait une expo topoastro et que moi je n'étais pas au courant, moi le principal intéressé, ce qui était un évident scandale. Mais là je me suis posé deux secondes et je me suis dit : "- Bon tu es nul pour l'auto-préview mais enfin, il y aurait une expo, tu serais fatalement au courant. Fatalement." Alors je me suis planté devant le camion de location en bas de chez moi et je les ai empêchés d'avancer. J'ai appelé mes instances supérieures qui m'ont donné l'autorisation des grêlons, ce qui a perturbé mes voleurs. Puis j'ai demandé l'invasion des sauterelles. Alors là ils ont fui. La seule énigme qui demeure c'est votre lien d'amitié avec ces mauvais plaisants. Ça me crispe un peu, Scorpion. Le problème que j'ai, ce n'est pas le soupçon, c'est l'excès de confiance. En effet, s'ils n'avaient pas été vos amis, je l'aurai deviné immédiatement. Ils l'étaient. C'est après que ça se gâte. J'ai parfois du mal à anticiper les mauvais coups. Une sorte d'aveuglement qui remonte à mon enfance. Et ce qui tourne autour de moi, j'y vois mal. C'est trop près. Pardon ? Vous préparez cette surprise depuis un an et c'est une vraie expo ? Bon, bon, on refait vite les cartons, Scorpion. Désolé. En plus il n'est question que de la vie de topoastro dans cette prédiction, vous allez être furieux, Scorpion. Attendez je me concentre : plein d'espoir, je vois aussi un bout de tunnel et surtout une plage avec des chevaux ; ça c'est toujours très bon signe. Ça va être grand… topoastro vous souhaite une belle journée. Votre phrase destinée du jour :" Sigismond : Allons régner, fortune. Ne m'éveille pas si je dors, et si c'est la réalité ne m'endors pas." Extraite de La Vie est un songe de Pedro Calderón de la Barca (Gallimard 2006, folio bilingue, trad. de l'espagnol et annoté par Lucien Dupuis, préface d'Olivier Poivre d'Arvor).
 Samedi 29 et dimanche 30 juillet J'ai reçu des amis à vous, Sagittaire, tout à l'heure. J'étais un peu surpris, surtout qu'ils venaient me présenter des tas de nouveaux modèles d'anticipation. Comme si je n'avais que du vieux matos ! C'est gentil d'avoir songé à moi, Sagittaire, mais je me suis senti vieux tout d'un coup ! Moi qui n'ai qu'un milliard d'années ! Entre nous, vos amis, on leur a refilé du pipeau. Moi j'ai vu ressortir ces gadgets-là au moins vingt fois. C'est cyclique. Il y a toujours des gens qui croient qu'ils ont trouvé le truc, le sésame. Mais il n'y en a pas ; c'est ça la magie, il n'y a rien que le passé dans lequel on lit l'avenir. Les gens ne connaissent pas leur passé, alors faut lire dedans à leur place. C'est pourtant pas compliqué. Et pourquoi j'aurais besoin d'un multiprocesseur qui s'éclaire la nuit pour savoir ça, hein ? Bon. Sagittaire, vous avez retenu la recette ? Non ? Non, ce ne sera pas comme hier, pas exactement. Il y a passé et passé. Mais je vous prévois un petit week-end assez doux, tranquille un peu comme ceux que vous connaissiez il y a dix ans. Un truc allégé. Ça vous va ? topoastro vous souhaite une belle journée. Votre phrase destinée du jour :" Clothalde : - Que dis-tu ? Sigismond : - Que je suis dans un songe et que je veux bien me conduire car on ne perd rien à bien se conduire, même au milieu des songes." Extraite de La Vie est un songe de Pedro Calderón de la Barca (Gallimard 2006, folio bilingue, trad. de l'espagnol et annoté par Lucien Dupuis, préface d'Olivier Poivre d'Arvor).
 Samedi 29 et dimanche 30 juillet J'ai reçu des amis à vous, Capricorne, tout à l'heure. J'étais un peu surpris, parce qu'ils sont arrivés, se sont assis, m'ont dévisagé, et puis ils ont continué à se taire. Franchement, je n'aurais pas été courtois, j'aurais pu les oublier sur leur canapé. J'ai continué à travailler et de temps en temps je relevais la tête et ils étaient toujours là, l'oeil vif, la bouche close. J'ai proposé un thé vert mais ils n'étaient pas bobo pour un sou non plus. J'ai proposé un apéro, ils ont secoué gracieusement la tête. Que voulaient-ils ? Je dis qu'ils étaient des amis à vous car ils portaient un t-shirt à votre effigie. Je me suis inquiété car je ne savais pas non plus que vous étiez un gourou, et comme certains considèrent que je suis leur gourou, on ne sait jamais. Deux gourous bonjour les dégâts. Mais la fois d'après, lorsque j'ai relevé la tête, ils n'étaient plus là. C'est seulement à la nuit tombée lorsque je suis entré dans la cuisine que j'ai vu qu'ils avaient préparé un sandre au citron vert d'enfer. Très bon, du reste. Y a comme ça des choses qui doivent rester inexpliquées. Si c'est un cadeau de votre part, mille mercis ! Tout ira bien. topoastro vous souhaite une belle journée. Votre phrase destinée du jour :" Et moi dont l'instinct est meilleur, j'ai moins de liberté ?" Extraite de La Vie est un songe de Pedro Calderón de la Barca (Gallimard 2006, folio bilingue, trad. de l'espagnol et annoté par Lucien Dupuis, préface d'Olivier Poivre d'Arvor).
 Samedi 29 et dimanche 30 juillet J'ai reçu des amis à vous, Verseau, tout à l'heure. J'étais un peu surpris, car j'ai vu en face de moi deux chevaux superbes. Ils voulaient faire partie du cercle des astres. On a fait le tour ensemble des signes astros, et je dois dire que ce fut très passionnant et bien ambitieux aussi. J'ai fini par comprendre que ces deux chevaux venaient d'une autre galaxie astro, asiatique je crois. Ils avaient envie de changer d'air et d'espace. Et s'étaient introduits chez moi en se réclamant de vous. On a évoqué le sagittaire, le centaure... J'ai dit "- oui mais alors pourquoi vous sentez-vous si proche du Verseau". Ils ont dit "parce que c'est le plus beau". Je sais pas vous, mais moi, de la part de ces deux envoyés spéciaux, je trouve que même si ça ressemble pas à une prédiction, c'est une très bonne façon d'appréhender ce week-end. Non ? topoastro vous souhaite une belle journée. Votre phrase destinée du jour :" Et moi qui ai plus d'âme, j'ai moins de liberté ?" Extraite de La Vie est un songe de Pedro Calderón de la Barca (Gallimard 2006, folio bilingue, trad. de l'espagnol et annoté par Lucien Dupuis, préface d'Olivier Poivre d'Arvor).
 Samedi 29 et dimanche 30 juillet J'ai reçu des amis à vous, Poissons, tout à l'heure. J'étais un peu surpris, car j'étais en plein calcul de démarquage de planète. C'est comme au foot, faut penser à la passe, d'accord, mais aussi à ce qui va advenir après. Passer c'est facile, hein. C'est après. Bon, ces poissons étaient tout assoiffés, j'ai été obligé de les mettre dans la baignoire parce qu'ils étaient bleus. Ils ont demandé pourquoi c'étaient les brochets et les requins qui tenaient la rampe. Ça alors ! J'avais jamais songé à ça, moi. Et ils ont ajouté : "- Oui on ne voit qu'eux alors que les poissons représentés devraient incarner tout le peuple des poissons et pas seulement les plus arrogants !". J'en suis resté assez étonné quelques secondes, et j'ai ouvert la bouche un peu comme eux, longtemps, avec un air implorant, mais je n'ai rien trouvé à redire. Va falloir veiller là-dessus. Sur ce, ce we, pas de problème d'air ou d'eau pour vous. Tout va être si formidable que vous aurez l'impression d'être Bill Gates (après qu'il a fait fortune et avant qu'il se demande comment l'utiliser au mieux - ça donne mal à la tête). topoastro vous souhaite une belle journée. Votre phrase destinée du jour :" Le poisson naît, lui qui ne respire pas, rejeton d'algues et d'écumes,et à peine se voit-il sur les ondes vaisseau d'écailles, qu'il tournoie de tous côtés, mesurant l'immensité de toute l'étendue que lui offrent les froides profondeurs." Extraite de La Vie est un songe de Pedro Calderón de la Barca (Gallimard 2006, folio bilingue, trad. de l'espagnol et annoté par Lucien Dupuis, préface d'Olivier Poivre d'Arvor).
 Samedi 29 et dimanche 30 juillet J'ai reçu des amis à vous, Neutre, tout à l'heure. J'étais un peu surpris, mais bon, comme j'ai reçu beaucoup de visites de la part des autres signes cette semaine, j'ai pensé que vous vouliez vous mettre à niveau égal. Et franchement vous ne vous êtes pas beaucoup posé de questions. Vous m'avez envoyé une sorte de mercenaire des signes, ce genre d'incrédule qui veut voir de ses yeux voir pour croire. Et il m'a vu. C'est quand je lui ai demandé qui l'envoyait et par qui il était payé pour venir me scruter qu'il a moins fait le fier. Evidemment, sa cause était moins honorable. N'empêche, il méritait une petite leçon. Alors c'est lui qui s'est trouvé de corvée : il a écrit toutes les prévisions de ce jour. Pas mal, non ? On pourra peut-être en faire quelque chose. topoastro vous souhaite une belle journée. (Si ça change quelque chose pour la prévision ? Evidemment non !) Votre phrase destinée du jour :" Et moi, plus capable de choix, j'ai moins de liberté ?" Extraite de La Vie est un songe de Pedro Calderón de la Barca (Gallimard 2006, folio bilingue, trad. de l'espagnol et annoté par Lucien Dupuis, préface d'Olivier Poivre d'Arvor).
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