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The Night Of Wolf |
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Par Lupa |
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dimanche 8 juillet 2007, 17:41
La peur du loup | |
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Depuis des siècles, le loup a la réputation d'être une bête cruelle. La légende populaire l'a décrit comme un être sanguinaire, lâche et sournois. L'église en a même fait une représentation du Mal. Mais comment expliquer cette haine viscérale de l'homme envers le loup ?
Au Néolithique, la domestication et l'agriculture rendent l'homme sédentaire. Jusqu'alors tolérant, l'homme devient un farouche protecteur de ses biens. La seule espèce capable de menacer ses troupeaux est le loup. Il n'est plus considéré dès lors que comme un parasite qui s'attaque aux moutons, chèvres, et autres animaux domestiqués.
Les cultures paysannes moyenâgeuses associent le loup aux famines et épidémies qui les frappent, et l'affublent de terribles légendes et histoires effroyables. Les exemples ne manquent pas et nous ne citerons que les plus célèbres : le mythe du loup-garou et la bête du Gévaudan. Cette image sera même propagée par la religion chrétienne, voyant en cet animal l'incarnation du Mal absolu. Ces prétextes servent à transformer le combat justement livré par l'homme primitif pour défendre ses biens en véritable guerre aveugle. Tous les moyens seront alors utilisés : Meutes de chiens, armes à feu, poisons, pièges, chasse en hélicoptère. Le loup est ainsi chassé, persécuté et massacré. En France, la "louveterie", corps d'armée destiné à éradiquer le loup du royaume et qui subsiste toujours, sera même créée par François Ier. Les tribus primitives d'Amérique du Nord, population nomade n'élevant pas de bétail, ont une approche toute différente du loup. Il le considère comme un maître de la chasse, rusé et puissant, dont ils ont beaucoup à apprendre. Du moins jusqu'à l'arrivée des Européens au XVIe siècle, qui sonnera le glas de cette cohabitation et le début de l'extermination.
Ce n'est qu'avec l'arrivée de l'étude du comportement animal (en particulier grâce aux travaux de Konrad Lorenz sur les oies) il y a une cinquantaine d'année que notre vision du loup a changé. Loin du barbare assoiffé de sang ancré dans l'inconscient collectif par des siècles de superstitions, nous avons découvert un animal au comportement social très élaboré, dont l'identité se fonde fortement sur son appartenance à un groupe. Le loup est aujourd'hui un animal protégé dans la plupart des pays. Plusieurs conventions internationales, dont la convention de Berne, visent à le réhabiliter. Il tente depuis de reprendre la place qui était la sienne par le passé… Et peut être aurez vous la chance d'entendre au détour d'un sentier son hurlement, chœur où s'unissent harmonieusement les voies graves et aiguës de la meute, en un chant ondulant, mystérieux et plaintif. | |
| Par Lupa LouveGrise | 1 commentaire(s) | Ecrire un commentaire | Lien permanent | Signaler à un(e) ami(e) | |
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dimanche 8 juillet 2007, 17:34
Loup-Garou , Lycanthrope et Homme loup | |
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Même si l’on est pas certain de ses origines, les histoires de loup garous semble très ancienne. On retrouve certain texte parlant d’homme se changeant à loup dans les plus anciens documents de l’antiquité. Dans la Démonomanie des Sorciers, J. Bodin nous parle de plusieurs cas d’homme se changeant en loup, certains se déplaçant à plusieurs ayant tuer et massacré des enfants à l’aide de leurs griffes et de leurs crocs qu’ils possédaient lorsqu’ils étaient à l’état de loup. Tout ces hommes auraient été arrêté et emmener devant le tribunal pour être juger de leurs actes. Il nous raconte un cas où un loup garou fut poursuivit par des hommes à cheval, et que la créature courrait tellement vite qu’ils eurent du mal à la rattrapé, mais finalement à bout de souffre ils parvinrent à le capturer, ils lui tranchèrent les pattes et au même instant il se retrouva de nouveau avec son corps d’homme mais avec les bras et jambes coupé... C’est surtout au 15eme et 16eme siècle que les histoires de loup garous sont les plus fréquente, la peur du loup, de l’inconnue ainsi que toute les superstitions que les villageois ont font qu’ils croient fréquemment à des manifestations de monstre alors que bien souvent ce sont simplement d’autres hommes qui commettent ces crimes. Même si ces sources anciennes ne sont pas forcément sûr, en effet au moyen âge et plus tard encore il était dure de ne pas avouer quand on était torturer... La légende raconte que pour devenir un loup garou il faut soit être née loup garou par ses parents, ou bien avoir été infecter par la maladie en ayant été mordue par l’une de ces créatures. Dans certain légende la transformation se fait seulement les soirs de pleine lune, mais il semble aussi que pour d’autre elle peut se faire a volonté. D’après des ouvrages comme la Démonomanie de Bodin, la lycanthropie serait dû avec un pacte avec le démon ou bien un sorcier se transformant en loup. En fin de compte pour tuer un loup garou seul les armes en argent peuvent les atteindre... En fait la Lycanthropie est aussi une maladie mentale qui fait pensée à celui qui en est touché qu’il est un loup, et il se comporte alors comme tel... | |
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dimanche 8 juillet 2007, 17:33
La meute | |
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Le loup est l'animal social par excellence. Son identité se fonde sur l'appartenance à sa meute. Il s'agit le plus souvent d'une "famille" : un couple, les petits de plusieurs générations mais aussi : oncles, tantes, demi-frère ou demi-sœur, et quelquefois même des individus étrangers. Elle compte le plus souvent entre sept et douze loups. Cet effectif varie cependant en fonction de la région, il peut atteindre une trentaine d'individus dans les régions boréales (Alaska, Canada, Sibérie), alors qu'autour du bassin Méditerranéen, il n'y a en générale que quatre à cinq. La vie en communauté implique des contraintes. Pour permettre une bonne entente entre tous, chacun possède une place bien définie dans la hiérarchie. Le couple qui se trouve au sommet de la pyramide s'appelle couple alpha. Chaque partenaire du couple règne sur les individus de son sexe. Le mâle alpha prend les décisions pour la meute. C'est lui qui décide ainsi des déplacements et de la chasse. C'est lui également qui sera le premier à manger, mais pour autant, il est loin d'être un dictateur et affiche une patience certaine envers ses subalternes, sauf à la saison des amours. L'envie pour un jeune loup d'accéder à un statut plus élevé, en général à l'approche de la période d'accouplement, provoque des combats entre individus dont l'issue n'est que très exceptionnellement la mort. Ces coups d'Etat ont comme conséquence un changement de la hiérarchie de temps en temps, en sélectionnant les meilleurs individus pour la reproduction. Pendant les périodes de famines hivernales, tous les membres de la meute se concentrent sur la recherche de nourriture.
La meute vit sur un territoire dont la superficie varie généralement de 200 à 1000 km² selon le nombre d'individus de la meute bien sûr, mais aussi de la topographie, de la richesse et de la taille des proies.Le loup peut ainsi se déplacer au trot pendant près d'une dizaine d'heure par jour, parcourant jusqu'à 60 kilomètres à la recherche de nourriture ou pour fuir l'homme. Dans les régions très enneigées, les membres du groupe se relaient en tête de la file indienne afin de faciliter le passage des autres (d'où l'expression, aller à la queue leu leu, leu signifiant loup en ancien français). C'est uniquement lors de la chasse que le loup atteint sa vitesse de pointe qui est estimée à 70 km/h. Le plus souvent, les loups qui attaquent un troupeau d'ongulés (caribous, bœufs musqués,...) isolent l'individu le plus faible, vieux ou malade, avant que l'un d'entre eux ne le prenne à la gorge pendant que les autres membres le mordent aux pattes pour l'immobiliser. Une autre technique de chasse sera l'épuisement de la proie, après une poursuite qui peut durer plusieurs jours, ou encore l'utilisation de rabatteurs qui vont contraindre la future victime à se "jeter dans la gueule du loup". La meute fait souvent beaucoup d'efforts pour peu de résultats puisque que neuf tentatives sur dix se solderont par un échec. Le loup possède des moyens de communication très variés. Au sein d'une même meute, les individus communiquent par toutes une variété d'expressions et de gestuelles mettant en œuvre principalement les mimiques faciales, la position des oreilles et de la queue. Ainsi un subalterne pourra exprimer sa soumission au mâle Alpha par une position fléchie, les oreilles couchées et la queue basse. Les membres de la meute se reniflent, se touchent et jouent ensemble fréquemment, ce qui maintient la cohésion du groupe.
Pendant leur déplacement, les loups urinent fréquemment. Cela ne sert pas seulement à marquer leur territoire mais aussi à permettre à un membre égaré de retrouver la meute. De même, nous avons longtemps cru que le hurlement avait ces mêmes rôles. Un individu commence son chant, bientôt rejoint par toutes les voix de la meute qui s'accordent en un chœur plaintif et envoûtant .Nous savons maintenant qu'il sert avant tout à renforcer la cohésion du groupe, les loups hurlant aussi pour le plus simple plaisir de hurler | |
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dimanche 8 juillet 2007, 12:31
L'accouplement | |
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Les loups s'accouplent une fois par an. La période de rut s'étale de janvier à avril selon les régions. Dans les meutes de moins d'une dizaine d'individus, seul le couple dominant se reproduit. La louve porte ses petits pendant environ 60 jours. A l'approche de la naissance, entre février et juin, elle se met à la recherche d'une tanière où mettre bas, de préférence près d'un point d'eau. A la naissance, les petits, au nombre de 2 à 5, sont aveugles et désarmés mais dès l'âge de 2 semaines, leurs yeux s'ouvrent et la curiosité les pousse vers l'issue de la tanière. La mère les allaitera pendant 2 mois avant de commencer le sevrage par une alimentation composée de viande régurgitée. Toute la meute participe à l'éducation des louveteaux, y compris les jeunes de l'année précédente qui servent tour à tour de nourrice et de compagnon de jeux. A l'âge de 4 mois, le louveteau prend le nom de louvard. Dès l'âge de 6 mois, il commence son éducation et apprend à reconnaître les pistes, les proies et les limites de son territoire. De taille adulte vers 1 an, il participe à la vie de la meute. Mature à l'âge de 2 ou 3 ans, il pourra choisir de rester dans la meute ou de partir à la recherche l'âme sœur pour fonder une nouvelle famille. Devenu loup solitaire, il devra parfois parcourir de très longues distances, en prenant soin d'éviter les territoires d'autres meutes. L'éparpillement est une nécessité pour l'espèce afin d'assurer un brassage génétique et la conquête de nouveaux territoires. | |
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dimanche 8 juillet 2007, 12:26
Le loup | |
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Le loup est le plus grand des canidés, famille regroupant 41 espèces dont les renards, coyotes, chacals et notre chien domestique (Canis canis). Il existe plus d'une trentaine de sous espèces de loup différenciées par leurs localisations géographiques et leurs caractéristiques morphologiques. Le poids peut ainsi varier de 14 / 25 kg chez le loup de la péninsule arabique (Canis lupus arabs) à 80 kg chez les plus gros mâle du loup boréal américain (Canis lupus arctos).
La morphologie générale du loup évoque immédiatement la puissance, la rapidité et l'endurance. Associé à une intelligence légendaire, une vue et une ouïe excellentes, et un odorat, capable de déceler la présence d'une proie, ou de l'homme, jusqu'à 2,5 kilomètres de distance, le loup est au sommet de la chaîne alimentaire dans la plupart des régions qu'il peuple, là où il n'y a pas de pumas, grizzlis et ours. Sa mâchoire, constituée de 42 dents dont 4 canines, peut exercer une pression de 15 kg / cm². C'est cette formidable "gueule" qui fait de ce prédateur un carnivore particulièrement efficace qui se nourrit en milieu naturel de grands ongulés : chevreuils, chamois, cerfs, bouquetins, élans, rennes… Dans le Mercantour, le mouflon représente ainsi 60 % de son régime alimentaire en hiver, mais seulement 10 % en été. Il faut dire que la capture d'un mouton non gardée est bien plus facile. Affamé, il pourra se sustenter de charognes, petits rongeurs, reptiles, oiseaux et même baies et fruits sauvages. La ration de viande quotidienne est de 2,5 kg, mais ne mangeant pas tous les jours, il est capable d'ingurgiter une dizaine de kilogrammes en un seul repas. Les restes sont ramenés et enterrés à proximité de la tanière.
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