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Un Monde à Part

Et Derrière La Colline Des Suppliciés - Premier Chapitre (1ère partie)



Comme prévu, je publie donc le premier chapitre de Et derrière la colline des suppliciés, en espérant que cela confirme les impressions des quelques visiteurs qui ont peut-être lu le prologue


N.B : Je tiens à préciser que tous les textes que je publie sur ce Blog sont le fruit de mon travail et que pour préserver l'intégrité de ma propriété intellectuelle, j'ai protégé officiellement l'intégralité de ces textes.




Chapitre Premier

 

 

 

 

    Mercredi. 08h25

    Alors que le réveil sonne pour la énième fois, Léon émet un énième grognement. Une sorte de langage bien spécifique entre lui et son réveil. Ce dialogue de sourd finit souvent par dériver brusquement sur un acte de violence, le réveil se prenant un direct sur le coin du nez. Cela suffit généralement à taire son alarme stridente. KO, 15e round.

    « Merde ! »

   Léon se lève en sursaut, ne se rappelant que trop que ce jour de vacance, n’est pas comme les autres. Non, Laura ne va pas venir le réveiller tendrement dans son lit, s’il traîne encore, il risque fort le célibat. Arriver en retard au rendez-vous qu’elle lui a fixé à neuf heures, alors qu’elle lutte âprement pour inculquer la ponctualité à son tendre et cher, serait très malvenu.

    En deux temps trois mouvements, il enfile, caleçon de la veille, baggy de l’avant-veille, et pull d’il y a trois jours. Tant pis, le temps n’est pas à la sélection vestimentaire.

    Sprint. Il stoppe sa course brusquement devant le miroir du couloir. Ses cheveux hirsutes témoignent plus que jamais d’un réveil hâtif et les traces d’oreiller sur la joue n’arrangent pas les choses. Demi tour, direction la salle de bains. Claquement de porte.

    18 secondes plus tard Léon ressort avec exactement la même tête et reprend son sprint où il l’avait interrompu. Premier obstacle : une chaussette qu’il a négligemment expulsé de la salle de bains la veille au soir avant de prendre sa douche. Heureusement que sa mère n’est pas encore montée à l’étage. Son jeu de jambe lui permet d’esquiver la pseudo peau de banane et d’atteindre le second obstacle : l’escalier. Les choses se compliquent et c’est avec un superbe dérapage contrôlé qu’il négocie l’épingle et se retrouve dans la cuisine, un brin déstabilisé. Il n’en revient pas, de si bonne heure tout le monde est debout et déjeune tranquillement.

   Eberluée, sa mère le scrute de deux yeux ronds.

-          Léon ?? C’est toi ? Mon dieu, mon fils se lève tout seul, à tout juste 19 ans, c’est un miracle, ironise-t-elle avec un clin d’œil.

Pour guise de réponse Léon lève les yeux au ciel un sourire mi-figue, mi-raisin aux lèvres.

-          J’étais prête à venir te réveiller grande marmotte, ça serait de mauvais goût que tu fasses attendre Laura, n’est-ce pas ? taquine-t-elle, sachant de quoi elle parle.

-          Plutôt oui, je n’ose même pas imaginer si j’avais été en retard ce matin, j’en aurai pris pour mon grade.

Elle s’affaire à tartiner quelques biscottes pour son fils, les yeux fixés sur la cuillère de confiture.

-          Entre nous, je sais bien que je me répète, mais… j’aime vraiment bien cette fille. Et, je trouve que ça serait si chouette si… 

-          Maman, coupe Léon faussement agacé, on a déjà eu cette discussion des centaines de fois. J’ai 19 ans, je n’ai pas fini mes études, et on est bientôt au 21e siècle. Ok, toi et papa vous m’avez eu à 17 ans, ok vous vous êtes mariés à 18, ceci dit, arrête de me harceler avec ça.

-          Te harceler ? s’indigne-t-elle amusée. C’est la meilleure !

Derrière son bol, qu’il boit lentement, Andrew les regarde avec attention durant tout leur dialogue et se délecte de cette confrontation mère-fils assez comique de par son caractère chronique et habituel.

-          Tu sais mon fils, j’ai pour habitude de dire, ne rate pas ton train, tu ne sais pas s’il en passera un autre avant longtemps, lance Brooke moralisatrice. Regarde, imagine deux secondes ton avenir amoureux, en admettant que par manque de prise de responsabilités tu perdes Laura. Tu ne te vois pas souffreteux, la goutte au nez, avec pour seule compagnie ton bon vieux Yorkshire ?

La femme glousse doucement de l’ineptie volontaire qu’elle vient de soumettre à son fils. En réponse, son mari éclate d’un gros rire tonitruant, littéralement subjugué par l’image caricaturale que vient d’évoquer sa femme. Même Léon se surprend à plisser les commissures des lèvres. Jessica n’a toujours pas levé les yeux de son magazine, délaissant son chocolat désormais froid et ses tartines encore intactes.

-          Ah, au fait, j’allais oublier, s’exclame Léon, on compte partir camper ce week-end Tony, Billy et moi, ça vous dérange pas ?

-          Non, pas du tout. Vous partez seuls ? questionne son père ironiquement sachant pertinemment, qu’il ne laisserait pas Laura une seule journée.

-          Non tu plaisantes. On sera six, on y va en couple.

-          Ah bon ? s’étonne Brooke. Tony et Billy fréquentent aussi ?

-          Maman…, laisse tomber Léon d’un ton moqueur. Tony sort avec Claire, vous savez Claire Locklear ? Son père était passé à l’eau au concours de pêche il y a quelques années.

-          Comme quoi le monde est petit, commente Andrew, amusé par le souvenir.

-          Et la dulcinée de Billy, qui est-ce ? demande sa femme, décidemment très curieuse.

-          Courtney Burn-Smith, une copine de Claire. Une blonde, mais adorable, précise-t-il en rigolant.

Jessica, qui semblait avoir tendu l’oreille dès que son frère avait parlé de camping, tente de convaincre celui-ci de l’emmener avec elle, espérant que son accord suffira à décider sa mère très stricte à son égard pour des raisons qu’elle ne connaît que trop. Une sortie pouvant la changer du train-train quotidien de la maison la fait trépigner d’excitation.

-          Dis Léon, ça te dérangerait si je m’incrustais dans votre camping, parce que les vacances c’est bien, mais dans un bled désertique, je préfère de loin le lycée. Ça me ferait vachement plaisir de venir avec vous, s’il te plaît… En plus toutes mes amies sont encore parties, elles !

Elle lance un regard réprobateur à sa mère pour bien lui manifester la colère qu’elle lui voue depuis que son refus, cet été, l’a empêché de partir un mois à L.A. avec ses copines, tous frais payés qui plus est.

-          Ca ne sert à rien de me lancer ce regard Jessica, tu sais très bien que tu n’es pas en mesure de me faire culpabiliser, tes pitoyables résultats scolaires l’année passée ne risquaient pas de te permettre d’aller t’exhiber dans une ville aussi malsaine que Los Angeles. Et quant au camping, c’est hors de question, une explication est bien sûr inutile très chère.

-          Oh, maman tu sais, intervient Léon, elle ne gêne pas du tout, et puis elle ne craint rien avec moi. En outre, c’est mieux qu’elle passe le week-end avec moi, plutôt qu’elle fasse le mur pour aller rejoindre son copain ? précise-t-il ironiquement.

-          Quel copain ?? s’insurge Brooke.

-          Léon a raison, reprend Andrew en chuchotant à l’intention de sa femme. On ne peut pas la brider de la sorte, quoi qu’on fasse elle finira par faire ce qu’elle veut et ce, avec ou sans notre accord, et je pense préférable savoir ce qu’elle fait, entre les mains de son frère, plutôt qu’une nuit on ne sait où avec on ne sait qui, non ?

Brooke semble réfléchir un instant, imaginant la scène de nuit que vient de lui évoquer son mari.

-          Bon, consent-elle, ton père vient de me convaincre que le fait que tu partes n’est peut-être pas une si mauvaise chose, pour toi, comme pour nous. Je ne te mentirai pas en te disant que je préfère te savoir avec ton frère, et puis, c’est vrai que ça fait un bon moment que tu n’as pas fait quelque chose.

Le visage de Jessica s’illumine déjà.

-          Merci maman ! T’es adorable, ça me fait vraiment trop plaisir, s’exclame-t-elle avec enthousiasme.

Brooke éprouve un sentiment qu’elle n’avait pas ressenti depuis bien longtemps. Satisfaire les désirs de sa fille par un simple accord. Elle se rend compte combien il est agréable de pouvoir faire plaisir à ses enfants. Andrew scrute sa fille de derrière son journal, sa réaction lui fait chaud au cœur, même s’il ne le laisse pas paraître, et au fond il espère qu’elle le remerciera d’avoir plaidé en sa faveur.

    Léon explique alors qu’ils vont bivouaquer du côté de la forêt de Creep Side. A cette nouvelle, Jessica change de couleur. L’idée d’aller camper à proximité du château ne l’enchante guère. Léon le remarque et s’en amuse. Il sait pertinemment que sa sœur viendra quand même, elle irait au fin fond des marécages Papou asiniens s’il le fallait pour échapper à l’ennui de Creep Side désertée.

    09h05.

    La pendule de la cuisine affiche l’heure, implacable.

-          Merde ! s’affole Léon. Chui à la bourre, ça va chier !

-          Sois prudent sur la route, lance à tout hasard sa mère.

Mais il a déjà franchi la porte d’entrée. En descendant les marches du perron, il remarque cependant à travers la baie vitrée que sa sœur s’approche de son père et le prend dans ses bras. Elle a toujours été très proche de lui, peut-être plus qu’avec leur mère.

 

 

    Le Millers. Un endroit parfait pour prendre un café bien noir en attendant un ami qui, décidemment, aime se faire attendre. Sur un coin de table Courtney pose ses mains couvertes de ses éternels gants noirs en laine. Elle fixe l’inscription sur sa tasse « o’millers ». Lettres d’or sur tasse beige. Elle repense au diplôme qu’elle a reçu, il y a maintenant quatre mois, clôturant quatre ans de labeur au lycée de Blackburry. Elle a redoublé sa seconde, puis s’est donc retrouvé dans la classe de Claire, et sont restées ensemble tout au long du lycée. Elles ne se sont plus quittées et aujourd’hui encore, elles se retrouvent ensemble à attendre Léon, accompagnées de Laura, Tony et Billy son petit ami.

    Elle remonte le col de sa parka, prenant soin de faire passer ses cheveux fins et blonds par-dessus. La fraîcheur automnale s’est vite installée cette année. Ils se sont mis en terrasse, mais elle aimerait bien profiter de la chaleur de l’intérieur, surtout que Léon ne se décide toujours pas à se montrer. Elle observe Laura en face d’elle. Elle aussi semble frileuse. Harnachée de son grand manteau noir, elle réduit en confetti l’emballage d’un sucre et commence déjà à s’attaquer à celui du chocolat. Le retard de Léon la travaille. Stressée de nature, elle s’impatiente pour la moindre chose. Très à cheval sur la ponctualité, elle effectue un travail de fourmi pour corriger son petit ami. Qui ne semble pas porter ses fruits, ou tout au moins pas entièrement.

    Courtney en vient alors à observer son amie, Claire. Elle est blottie dans les bras de son chéri, Tony. Elle est très amoureuse, d’ailleurs, au début, Courtney l’a plutôt mal vécu, Claire ne se consacrant quasiment plus qu’à Tony. Elle se sentait mise à l’écart par sa meilleure amie, ça a été une dure période. Puis, passé le feu de la passion naissante, Claire a pris un peu de recul et a repris ses activités normales. Ensuite, Courtney est sortie avec Billy. Ça l’a aidée à mieux accepter le fait que Claire ne lui consacre plus tout son temps. Billy justement finit sa nuit sur la chaise, l’anorak remonté jusqu’au front, ne laissant que sa chevelure frisée dépasser, les mains dans les poches, les jambes étirées et croisées.

    Soudain, Billy s’étire et regarde l’horloge.

-          09h20 ! Allez, plus qu’une demi heure à attendre, ironise-t-il, amusé.

-          Tu parles, rétorque Tony sur le même ton, comme je le connais, je suis sûr qu’il est encore en train de roupiller.

-          Mauvaises langues ! reproche Laura, qui a foi en son élève de la ponctualité. Je suis certaine qu’il était dans les temps, et qu’il a eu un empêchement. D’ailleurs, je suis sûre qu’il ne va plus tarder.

Comme par le biais d’une synchronisation répétée à la perfection, Léon se pointe au bout de la rue dans sa Pontiac Firebird bleu métal de 1992. Véhicule acheté d’occasion par ses parents pour ses seize ans. Ces Firebird ont de la gueule, elle a de suite plu à Léon. Il était aux anges, un sacré cadeau que lui avaient fait ses parents. D’ailleurs, ils réservent le même style de surprise à Jessica, même si, ni Léon, ni elle ne s’en doutent.

    Laura affiche déjà un sourire satisfait et narquois.

-          T’es tombé du lit ?! se moque Tony.

Petit rire discret de Léon.

-          Sans déconner, je vous jure j’étais à l’heure, vous demanderez à Jess, je parlais du camping à mes parents, ça s’est éternisé et j’ai pas vu l’heure tourner.

-          Alors ? s’enquiert Billy, enthousiaste. Tu viens ou pas ?

Léon s’approche alors de Laura et l’embrasse tendrement en guise de bonjour, avant de répondre, les yeux baissés :

-          Ben nan. Je leur ai parlé du projet, et puis ma sœur s’en est mêlée et…

Le barman, ayant vu Léon arriver, vient prendre sa commande.

-          ‘lut. Un café ?

-          Heu, ouais, je veux bien, c’est pas de refus, balbutie Léon.

-          Mais comment vous faites pour rester dehors avec ce froid de canard, vous vous les gelez pas ?

-          Le froid ça conserve, plaisante Claire, on se dirige vers des études en cryologie, on s’enrichit d’expériences personnelles en milieu à basses températures.

-          Ah bon ? lâche le barman, crédule.

Claire répond d’un sourire à peine moqueur, le regard malicieux. Ce dernier comprenant alors, affiche une moue renfrognée et tourne les talons sans demander son reste, en précisant seulement une fois le dos tourné :

-          Bien noir je suppose le café ?

Sans même attendre de réponse, il rentre dans son bar, prenant soin de bien refermer la porte vitrée.

    De son côté, Billy en revient au camping, auquel il attache une importance particulière :

-          Alors, quoi ? Tes parents ne sont pas d’accord ?

-          Bien sûr que si ! dit Léon. Comme si mes parents avaient pour habitude de m’interdire quoi que soit. Par contre, il y a un petit changement. Ma sœur m’a demandé à ce que je l’emmène, et elle a même réussi à convaincre ma mère. Faut dire, elle se fait royalement chier depuis le début des vacances. Ça dérange quelqu’un ?

-          Non, pas du tout s’empresse de répondre Tony. D’ailleurs, je comptais te demander à l’inviter avec nous, elle est plutôt mimi ta sœur, commente-t-il en adressant un petit clin d’œil à Claire, qui ne manque pas de réagir au quart de tour.

-          J’en étais sûre ! J’avais déjà remarqué comme tu la regardais, il y a quelque temps, et…

-          Je te taquine ! Elle a trois ans de moins que moi, dit-il en rigolant. Pis, je pourrais jamais me passer de toi, tu le sais bien ma puce, la rassure-t-il avec un nouveau clin d’œil.

-          Te passer de moi peut-être pas, mais te rincer l’œil ça c’est fort probable, poursuit Claire râleuse.

-          Heu, dites, coupe Courtney, initialement on avait prévu de se donner rendez-vous pour aller faire des courses, en prévision du week-end non ? Alors on devrait y aller, parce que moi cet aprem c’est pas possible, j’ai des milliards de choses à faire, je dois passez chez le coiffeur, aller aider ma mère à inventorier le stock de son magasin, aller à mon rendez-vous chez l’esthéti…

-          Bon, pas la peine d’épiloguer sur ton interminable et inintéressant emploi du temps où je n’ai pas ma place, hum ? coupe Billy, railleur.

Billy n’est pas du genre possessif, et heureusement, auquel cas il cèderait vite aux crises de nerfs.

-          Un café noir, annonce sobrement Matt, le barman. Huit dollars soixante-dix pour les six cafés.

Billy sort négligemment un billet de cinquante dollars tout fripé de la poche de son anorak. Typique de lui comme attitude nonchalante. Il traite l’argent pour ce que c’est, du papier. Evidemment, avec un père chirurgien et une mère dentiste, négliger l’argent est chose aisée. Preuve en est, il insiste toujours pour payer, même si les autres râlent parfois de se sentir assistés.

    Bon, et puis au final, c’est plutôt appréciable d’avoir un ami si bien loti, ça résout pas mal de problèmes d’ordre financier.

    Avalant d’un trait son café encore fumant, Léon remercie Billy qui, déjà sort les clés de son Pick-up, un superbe Dodge Dakota de 95 anthracite. Cadeau de ses 16 ans flambant neuf à l’époque. Ses géniteurs n’avaient pas lésiné sur la qualité de son premier véhicule. De plus, contrairement à la Firebird de Léon ou même à la Plymouth de Tony, son pick-up a le gros avantage d’être spacieux, donc idéal pour les emplettes encombrantes.

 

 

 

-          Bonjour. Bienvenue dans les supermarchés Mall, toute notre équipe vous souhaite une bonne et agréable visite.

La voix de l’hôtesse émanait de sa bouche fichée d’un sourire niais, de manière presque automatisée, comme programmée pour ne dire qu’une seule et unique chose toute la journée durant.

-          Ah c’est cela qu’ils appellent l’amabilité typiquement commerciale, raille Claire un peu plus loin. Comment elles font ces gonzesses pour faire la potiche toute la sainte journée en répétant la même chose ? En plus, ça fait pas du tout sincère, c’est inutile et stupide comme politique.

Ils avaient sorti le grand jeu, ils visitaient pour la première fois le centre commercial en périphérie de Creep Side depuis son inauguration, il y a six mois. Au moins ils étaient sûrs de trouver tout ce dont ils avaient besoin ici.

    Soixante-neuf. C’est au bas mot le nombre de rayons que compte en tout le magasin à proprement parler, hors galerie marchande. Trouver ce qu’on veut à la première visite relève de l’exploit, enfin, c’est sous-estimer l’adaptation naturelle déconcertante des trois filles à ce genre de milieu.

    Près de deux heures plus tard, tout les six doivent affronter l’ultime obstacle. Quelques quarante-huit caisses, dont chacune exhibent prés d’une vingtaine de clients poussant des chariots surchargés, traînant des paniers qui vomissent sacs en plastique et autres cartons d’emballage.

    Ils choisissent une file et font le pied de guerre avec, pour bannière, la sorte de marabout qu’ils ont dégotés pour compte de tente. La seule qu’ils aient trouvé qui puisse les abriter tous les sept.

-          Bienvenue au purgatoire, lance Léon désespéré. Pour la pesée des âmes, c’est au bout de la file…

 

 

:: note publiée par Paul Styng :: dans Et Derriere La Colline Des Supplicies :: le samedi 5 mai 2007 à 12:12 ::
:: Et Derrière La Colline Des Suppliciés - Premier Chapitre (1ère partie) ::
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Commentaire sans titre

commentaire du mardi 8 mai 2007 à 10:30 :: un visiteur

Bonjour Paul,

Le calme d'un coin d'Amérique peu avant que les éléments ne se déchaînent, si je vous suis...

La fin de ce premier chapitre ne serait-elle pas lég...èrement tronquée ?

A vous lire !





Commentaire sans titre

commentaire du mardi 8 mai 2007 à 12:07 :: ArKoNiTe

Oui, en effet, je suis désolé, je n\'avais pas fait attention, je vais immédiatement remédier à ça.

Je pense peut-être que la cause est la place limitée dans une note...



Merci en tout cas de votre lecture, et oui il s\'agit bien d\'un petit coin tranquille d\'Amérique avant la \"tempête\" :)

Pour ma part, je pense que l\'histoire réellement intéressante au 3e chapitre.



En attendant je complète la fin du 1er.





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