Comme première note, je publie donc, le prologue de mon premier roman intitulé Et derrière la colline des suppliciés. J'attends bien sûr avec impatience tous vos commentaires, constructifs ou simplement ressentis, toutes les critiques sont bonnes 
A titre indicatif, j'ai écrit ce roman à l'âge de 16 ans, puis j'ai décidé de le réecrire, il y a environ 2 ans et demi, en gardant la trame principale, mais en retravaillant la psychologie des personnages autant que le scénario et bien sûr le tout avec un style plus abouti et plus mature (et fort heureusement après les 6 ans écoulés depuis la première mouture). Il est tout de même bon de noter qu'au cours de cette réecriture mon style a encore évolué, et que si le prologue peut paraître un peu simpliste, mon style prend d'avantage de corps par la suite.
N.B : Je tiens à préciser que tous les textes que je publie sur ce Blog sont le fruit de mon travail et que pour préserver l'intégrité de ma propriété intellectuelle, j'ai protégé officiellement l'intégralité de ces textes.
Prologue
Blackburry. Un petit lycée très atypique, comptant quelques neuf cents élèves. C’est le seul lieu d’enseignement secondaire et supérieur de cette petite ville qu’est Creep Side. Léon Kennedy. Un de ses élèves les plus brillants de la promotion 98. Ayant prouvé ses valeurs tant sportivement que studieusement durant trois ans, il fait l’objet de toute l’attention administrative de Blackburry. « Cet élève est promis à de grandes choses » avait commenté le recteur lors de la remise des diplômes. Et ce, malgré cette coutumière apparition cul nu sous sa robe de lauréat, avec salutation distinguée personnelle de son arrière train devant tout le lycée. Tout comme sa petite sœur, Jessica, il est natif de Creep Side. Alors âgé de dix-neuf ans, il va entamer dès l’année prochaine des études qui lui permettront d’accéder au perron de son rêve, devenir inspecteur à la crim’. Il faut dire, depuis tout jeune, les mômes sont conditionnés par les séries policières, les thrillers hollywoodiens, et les dessins animés avec pour héros des flics sans vergogne aux apparences de super héros de comics. Léon fait partie de ces gamins et, intégrant la faible minorité des rejetons ayant poursuivi leur rêve préprogrammé jusqu’à l’âge adulte, il est en passe de devenir le bon face aux méchants, le flic face aux criminels, le preux chevalier face à la racaille du peuple, et d’une manière plus générale, un petit halo de lumière dans la dense obscurité du monde. Les gosses les plus réceptifs aux conditionnements présents dans les médias s’identifient fort bien à leurs héros, et s’en retrouvent le crâne bourré d’images plus ou moins réalistes. Le lot courant d’ambitions d’un gamin futur flic est assez étoffé : course poursuite dans les rues de Los Angeles, arme de service asseyant la sensation de pouvoir, gloire et renom acquis grâce au palmarès des arrestations des plus grands criminels d’Amérique, avantage de l’uniforme assurant le succès auprès de la gent féminine, etc. Quant à sa petite sœur, Jessica, elle a seize ans et n’est qu’en seconde mais son cursus scolaire est déjà tout tracé dans sa tête. Elle aussi, très tôt, a su ce qu’il lui convenait de faire, et elle s’oriente déjà vers des études de droits, qui lui permettront d’accéder à la barre d’une cour avec fierté. Elle n’est pas au bout de sa peine, et compte encore quelques années de dur labeur en milieu studieux afin d’obtenir les clés du cabinet d’avocats qu’elle convoite déjà. Un métier intéressant mais à double tranchant. Bien sûr il est fort utile d’en avoir un sous la main, lors de divers et moult procès inutiles qui rythme les démêlés législatifs des états unis, mais à contrario, certains savent très bien se faire les avocats du diable et faire acquitter des individus qui mériteraient bien plus que l’emprisonnement. Cause de cela, les aléas très contestables de certains chapitres du code pénal, manquant souvent, de par ses textes inappropriés, de discernement sur chaque situation. Conséquence à cela, un pouvoir exécutif par trop généraliste, souvent injuste. Quant à leurs parents, Andrew et Brooke, ils mènent la parfaite petite vie de vieux couple stéréotypé, ils ont rempli avec brio leur premier devoir, celui de parents. Leurs deux enfants bâtissent leur avenir de leur mieux, et ne sont pas sujets aux mauvaises influences de la post-adolescence. Ils ont de bonnes fréquentations, par exemple, cette Laura Leighton, la petite amie de Léon, remporte tous les suffrages au sein de la famille Kennedy. Pour Andrew, Laura est un petit saphir brut qu’il faut tailler le plus finement possible. D’une manière générale Laura est belle, que ce soit d’un point de vue intrinsèque ou extrinsèque. Dotée d’une grande douceur, elle sait faire ressortir sans contraste toutes ses autres qualités humaines. Son charme souligne avec beaucoup de simplicité sa générosité, sa gentillesse ou encore sa sympathie. Ses longs cheveux d’un noir brillant tombent en cascades voluptueuses, venant couvrir ses épaules minces, et créent un contraste éblouissant avec ses petits yeux vert-bleu en amande fine. Son nez est petit et fin, sa bouche pourvue d’un sourire continuel, mais une mâchoire affirmée lui compose un visage à la fois autoritaire et ensorceleur. Brooke, la mère de Léon, aime ce caractère qu’a Laura, elle est déterminée, elle sait ce qu’elle veut et elle est ambitieuse. De plus, ses études en psychologie lui confèrent un avantage sociable qu’elle sait exploiter au mieux. Et puis elle a réussi où Brooke s’est résignée, à savoir motiver Léon, ce qui n’est pas chose aisée, quand on connaît son potentiel de paresse. Laura s’avère être un vrai moteur pour lui. Depuis deux ans de relation, elle a su créer des changements significatifs dans le comportement de son petit ami, même s’il se montre encore quelque peu récalcitrant à changer quelques aspects de sa personnalité. Jessica, quant à elle, vit, côté cœur, une grande expérience de solitude qui serait, d’après ses parents, une situation bénéfique au bon déroulement de ses études. D’ailleurs, les exemples qui illustrent ce raisonnement ne manquent pas, à chaque fois qu’elle présentait un nouveau prétendant à ses parents, s’ensuivait une grande période de chaos scolaire caractérisé par un absentéisme proche de la perfection, des moyennes flirtant avec l’infiniment petit, et des comportements flirtant avec la stupidité bien singulière de l’âge ingrat. Il est donc des personnes, comme Jessica, pour qui le loisir de choisir entre étudier ou s’amuser n’a pas lieu d’être, alors que pour d’autres, comme son frère, la question ne se pose même pas. Tony Dison et Billy Rutherford. Les deux meilleurs amis de Léon. Tout trois du même âge, ils se connaissent depuis le placenta, et ont toujours poursuivi les mêmes objectifs, en premier lieu, sortir sa tête de l’utérus maternel. Puis pour continuer dans l’ordre, marcher, parler, dire des gros mots, faire du vélo, être le détenteur du record du plus long jet d’urine, manier les pistolets de l’us army reproduction plastique comme personne, devenir Quater Back de l’équipe de foot du lycée, être la coqueluche de toutes les plus belles filles de Blackburry et enfin intégrer la brigade spéciale de la criminelle. Ah, et peut-être aussi cette manie presque obsessionnelle d’enregistrer la moindre série télévisée policière, d’acheter le moindre polar, ou encore de collectionner la totalité des revues portant sur le CSPD (Creep Side Police Department), quatre lettres qu’ils rêvent déjà de prononcer en pénétrant tout azimuts dans un hangar, servant de QG à un réseau de trafiquants de stupéfiants, armé d’un Beretta 9mm parabellum. « Ci S Pi Di » dirait-on à l’américaine, un chamallow dans la bouche. Non loin de cette petite ville qu’est Creep Side, un sinistre manoir entretient ses fondations au pied d’une colline proche de quelques kilomètres de la petite bourgade. Principal objet de nombreuses rumeurs qui devinrent récits puis à leur tour légendes, ce manoir est associé à un nom : Ammock. Le nom du comte qui y a vécu lors du 19e siècle. En réalité, l’existence du comte relève presque autant de la légende que les rumeurs qui circulaient sur son manoir, tellement il fut rare de le voir au village. Tout ce qui est flou intrigue les gens, tout ce qui est tabou excite les imaginations trop fertiles, tout ce qui est inconnu terrifie et tout ce qui terrifie incite le respect. Les gens craignaient le comte et son manoir, et s’effrayaient eux-mêmes par des récits parfois à dormir debout, mais qui prenaient toute leur signification lorsque des disparitions étaient signalées dans la forêt qui borde la colline du manoir. Qui plus est lorsque ces personnes avaient initialement projeté de rendre visite au comte. Prés d’un siècle auparavant, Creep Side n’était alors qu’un village bien insignifiant face à la métropole que représentait déjà à l’époque Chicago, située à tout juste une centaine de kilomètres de là. La comtesse descendait parfois au village pour faire ses courses, mais elle n’adressait la parole à personne. Ce que tout le monde prit pour de l’arrogance ou du dédain au début, finit par ressembler au fil du temps, à de la timidité, voire même à de la peur. Elle s’imposait le minimum syndical en matière de dialogue afin de s’assurer simplement le bon déroulement de ses achats. Aucun des villageois ne pu se targuer d’avoir eu une seule fois l’intime honneur de faire l’objet d’une quelconque forme de politesse. Ah, pour sûr, autant que son mari, la comtesse suscitait bien des commérages et autres critiques bien senties, cinglantes et perfides à souhait. De la méchanceté gratuite en somme. C’est bien cela, de la surprise à la curiosité en passant par la peur, les villageois en arrivaient au stade du mépris. A tel point qu’ils cherchaient par n’importe quels moyens à la faire parler. Ces moyens mis en œuvre dépassaient l’entendement, mais jamais la comtesse n’eue de réaction mettant à mal cette cruauté typiquement humaine. Elle conservait son attitude calme et renfermée ainsi que son silence d’or. Le sujet suivant favori des commères fut celui de l’alimentation du comte et de la comtesse. Les plus perfides établirent des rapports sur le nombre de descentes hebdomadaires au village de la comtesse, le fruit de ses achats, et en concluaient donc, qu’elle et son mari, ne pouvait certainement pas manger à leur faim en se contentant des courses que la comtesse effectuait au village. Naissaient alors des rumeurs de cannibalisme et autres viles tendances. Au-delà de leur mépris, les villageois cherchaient avant tout à comprendre la comtesse car, passé les différents stades provoqués par l’inconnu, le mystérieux, les questions demeurent, et les gens veulent savoir. Ce fut le boucher le premier à défrayer la chronique en adressant la parole à la comtesse. Pour réponse celui-ci reçut un regard assez sec, mais non pas dénué de sentiments. Sous cette apparence hautaine, se cachait un mal bien plus profond que cette cuirasse superficielle. Oui, la comtesse se décharnait de semaine en semaine, son visage se creusait de plus en plus faisant saillir ses pommettes et lui prêtant des allures effroyablement cadavériques. Oui la comtesse espérait secrètement une aide, une âme compatissante qui l’épaulerait dans le calvaire qu’elle semblait vivre quotidiennement. Ce calvaire qui la dévorait au fil du temps, ce calvaire qui l’avait cloîtré dans un mutisme effrayant, ce calvaire qui lui avait prêté des attitudes fières et dédaigneuses. Malheureusement, personne ne fut à même d’interpréter ce sos subtil. Pendue. Telle une guirlande macabre, son corps se balançait au bout d’une corde au gré du vent. Le crissement du chanvre sur le bois de l’arbre entonnait une sinistre marche funèbre. Un groupe de gamins téméraires avait longuement contemplé le gros chêne à l’entrée du manoir. Ils étaient pétrifiés, seulement capable de fixer cette scène morbide, suivant des yeux le balancement de la dépouille de la comtesse, dont la robe sale et souillée de sang se gonflait sous les légères bourrasques de la brise mordante pré hivernale. Déshonorée. Le cadavre de la comtesse faisait l’objet de visites massives et quotidiennes des villageois assoiffés par la curiosité. Comme une foule de mécréants autour d’un pilori, tous restait là, devant cet immense portail à palabrer sur le dos de feue la comtesse. Tel un métronome, son balancement décomptait les minutes de son ultime spectacle où il n’y avait d’entracte que la nuit. Evidemment un tel évènement occupa longtemps la petite bourgade, et dès lors on ne parlait plus dans les rues que de la comtesse. Sûrement n’aurait-elle jamais osé imaginer pareille notoriété post-mortem. Toujours est-il que c’est de ces nombreux ragots que naquirent les légendes du manoir et de son comte. Bien plus tard, ces légendes devinrent à leur tour des histoires destinées à effrayer les enfants afin de prévenir leurs bêtises. « Si tu n’es pas sage, le comte viendra te chercher et t’enfermera dans la crypte de son manoir » Telle fut la nouvelle devise de ces nombreux parents sans autorité aucune sur leur progéniture. Passé la tendre enfance, ces mêmes gosses projetaient déjà de pénétrer dans le manoir, ce monument étant devenu l’attraction principale des jeunes, bien plus populaire qu’un simple Luna Park. Qui plus est, son entrée ne requérait pas d’argent. Et la sortie ne réservait pas que quelques sueurs froides… Ceci dit, personne n’a encore eu l’audace de fouler la terre de son allée, ou du moins, personne n’en est revenu pour s’en vanter…
Voilà, je publierai, un chapitre par semaine, selon la fréquence de fréquentation du Blog 
Quoi qu'il en soit, je vous remercie de tout coeur pour votre lecture, c'est déjà un témoignage de confiance très important à mes yeux, Merci 
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