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Aperçu sur les rives d'un Pant

Sans titre

Dans les matins  loin ailleurs.



Est-elle dans la latitude bleue de l’enfer celle qui se dresse au mieux des dix doigts qu’elle porte en griffures amincies


Quand elle s’ébroue c’est dans la neige que les flammèches tombent en pluie c’est ainsi qu’elle pose sa colère


Quand elle se dresse sur les pieds hauts de la lune c’est aussi qu’elle s’ennuie et que le voyage ne fut pas bon ni le vin d’ailleurs non ni celui d’ailleurs cet endroit qui est trop loin et plus proche de nos âmes


Quand elle rit elle porte ses doigts à la bouche peut être par dégoût mais elle se teinte de bleu encore oui car le rouge est noir sans oxygène qu’elle se damne dans mon sang c’est ainsi que les matins je me réveille sans aile car tout à fait je ne suis pas plus jamais été non plus un ange mais plutôt un monstre de papier carné


Est-elle silence ou solide ou bolide ou sordide non est-elle sapience plutôt que fleur même si son silence est dentelé et qu’il perle à ses étamines


Je me penche sur ses caractères sur ses mots sur ses dédicaces mais oui je m’y vois pourtant je n’y suis pas non jamais c’est trop général oui trop gêné et je râle ça c’est mon souffle qui déraille pas elle qui défaille elle ne sait pas non elle ne fait pas elle chante seulement car elle se met en transes avant le voyage elle pose oui elle dépose oui elle se repose après parfois âpre et

Tout ce qui est dit est géré oui elle sait ce que je ne vis pas car elle l’a vu antan dans celle-là ou dans celle d’avant ailleurs


Est-elle dans la plénitude alors qu’elle est la donneuse de miel non pas l’abeille pas plus que la reine non plus que la ruche mais la vie sucrée qui est la vie d’elle dans ce qu’elle est d’amour mais le vit-elle pour elle alors que moi je l’ai vue


Oui au moins une fois je l’ai vue dans ses voyages fait en moi fait avec moi sans que je bouge sans que je meurs plus de quelques fois non elle a fait fuir d’ivresse mes démons alors que oui alors que ivres ils l’étaient déjà souvent tout le temps en moi car ivre est le mot qui se colle à l’autre pour se donner encore et encore se donner et se transformer car c’est dans une danse dionysiaque que la touche se crée que la toile se bée et que la porte se tisse


Au mot tel qu’il est de l’Amour


ps: Fatale dédicace à Cat

P.07

:: note publiée par Pant :: le mercredi 21 mars 2007 à 22:37 ::
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