Tu sais il est temps j’ai le cœur au lent droit qui longe oui qui
longe et comme il pleut ton corps j’ai les larmes bien en chair
Tu sais
Quand tu reviens vers moi comme chaque matin
Quand tu reprends ton cœur de ma main
Le vois-tu le voile de la nuit qui retombe c’est un funeste chagrin
Des nuées de pleurs et mon sang qui s’en va au froid
Et lorsque je me relève
lors que je me réveille je crie je n’ose pas ouvrir les yeux
même si je le sais
non tu n’es pas à coté de moi
Et si là j’étends la main que je perle mes mots sur le chemin que je
soigne la phrase et son dédicat oui alors que je suis devant toi même
si c’est cœur à cœur et nos infinis besoins que ceux là se saisissent
de nos caresses pour les protéger
Et si las que je veuille me recoucher que je sache pourtant que je
dormirai sans toi et si là j’étends ma main le ressens tu toi aussi ce
besoin d’amour qui ne se cache pas lui
Et s’il brille comme un soleil c’est novateur c’est éclatant et
vivant comme ce bruit mat dans mon cœur qui je sais teinte aussi chez
toi des nuages bleus rouges et verts que tu sauras mélanger comme en
passing by...
Dans l’étanche douceur du parapluie qui loin te sert de pinceau sur
ce ciel immense de ta peau je les sens les voiliers que tu envois chez
moi pour que je les voile toi la Belle Dévoilée oui que tu envois pour
que je les voile et qu’ils ne soient plus qu’à moi.
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