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ARMANJAC:*** TEXTES, CHANSONS, POESIE et Libre Expression *** |
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*** Ce blog est destiné à la publication de textes divers, nouvelles, chansons et poésies dont je suis le créateur, ainsi qu'à l'expression libre de l'auteur. *( A venir: Prémaquettes de chansons et textes versifiés récités sur fond musical...(en cours d'élaboration) - LIEN avec mon Blog principal: http:armanjacanimation.spaces.live.com Par Armanjac |
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jeudi 25 décembre 2008, 07:32
*** La voie de la Mère *** | |
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En ce Décembre vingt deux
Qui leur fut un jour bien heureux Souvenez vous de ce lundi Où pourtant tout ne fut pas "dit"! Mariés sur leur trente et un, ils furent, De treize en treize, Tout à leur aise, Croisons les doigts pour que ça dure De curieux hasards en mystères Doit-on en parler ou se taire? Depuis ce jour ancien où Myriam, Divin, y devint Mère en son âme, De quatre vingt seize à deux mille neuf Sur la terre qu'y voit on de neuf, De la Poule ou du Coq, ou de l'œuf, Sinon que la Vierge du Puy Y traça un Chemin long, depuis! En son sourire étrange que dit-elle? "Tournez vos yeux vers Compostelle! Là, sous le ciel de Voie Lactée L'étoile un jour s'est arrêtée" Sondez ces Chiffres et ces Nombres, Levez le voile qui les ombre. Devinez dans la nuit la Lumière, Ouvrez les portes et barrières, N'écoutez que la raison du Cœur Près du silence, loin des clameurs. Sur votre oreille, un coquillage Vous contera ce beau Voyage, Écoutez-y la voix de mer Écoutez-y la Voie chantée, Vague murmure, comme une mère, Voix douce, lointaine, enchantée. Elle n'est point la voix de sirène Mais la Voie d'amour d'une Reine Couronnée d'étoiles et sereine. En Compagnon faut écouter, Écouter encore...Écoutez! Et il faut en croire ses oreilles: Ainsi de l'Amor tout s'éveille, Tout au bout de l'étroit Chemin, Cœur dans les cœurs, mains dans la Main, Bien heureuse sanctification, Prodigieuse unification, Aux cœurs vaillants ce beau Travail Il n'y a rien d'autre qui vaille! Au chant du Coq, au clair Matin Voyez Noël et ses lutins Qui vous offrent en cadeau, ravis, La teinte rouge de la Vie Et l'échanson de la Zoé oZé AnnA! oZé Vive la Vie, ohé! ohé! Mais encore faut-il écouter... Écouter, encore écouter Tout au cœur profond du sommeil Posée là, sur son oreille La coquille Oméga de Saint Jacques! Initié * Irène Zoé et ArmAnjAc *** En ce matin de Noël 2008 à Gisèla maman de "Zoé" (L'enfant qu'elle était) Zoé, du grec...Signifie: VIE * | |
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lundi 3 novembre 2008, 17:49
*** LES GRANDES ILLUSIONS *** | |
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Les grandes illusions Vivent jusqu'à minuit Et puis l'horloge sonne Douze coups, douze fois Et s'éveillent douze hommes Les grandes illusions C'est quand on voit bien clair Pas plus loin que son nez Et qu'on entend si bien Qu'on oublie de rêver. Les grandes illusions C'est de croire que la pierre Est enfant du hasard Et que les cimetières Sont de vastes charniers. Les grandes illusions C'est d'aimer la lumière Fermer ses yeux la nuit Oublier son étoile Qui brille loin d'ici Les grandes illusions Vivent jusqu'à minuit Et puis l'horloge sonne Douze coups, douze fois Et s'éveillent douze hommes! Et se lèvent douze hommes Qui sortent de la terre Douze hommes en colère qui frappent douze fois Et s'effondre la terre et succombent les rois. Les grandes illusions Vivent jusqu'à minuit Et les horloges sonnent Douze coups à la fois Alors celui qui dort Ne s'éveillera plus Que la prochaine fois. Les grandes illusions Vivent pendant la nuit Et quand le temps frissonne D'effroi Il éveille des hommes Parfois... * Armanjac | |
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lundi 3 novembre 2008, 16:04
*** TA ROSE *** | |
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Tu vis à l'ombre d'une fleur Dont le parfum sent bon l'amour Et dans ton cœur au fil des jours Résonne un mot, le mot bonheur. Tu vis au cœur d'une autre lune Dont la lumière n'est pas d'ici Et dans tes yeux brillent aussi Mille autres lueurs importunes. Tu vois au grand jour le soleil Qui ne réchauffe que ton corps Jamais la nuit tu ne t'endors L'astre du jour, il t'ensommeille. Tu vis à l'ombre d'une fleur Dont la couleur est irréelle Mais cette fleur elle est si belle Qu'en son regard nait ton bonheur. Tu sais qu'un jour la fanera D'avoir trop brillé le soleil En un instant te la tuera Cette rose, merveille vermeil. Ta vie alors s'envolera Elle et ton âme s'en iront Bien au-dessus de l'horizon Près des astres là-haut, je crois. Tu meurs à l'ombre d'une fleur Dont le parfum sent bon l'Amor, Et dans ton cœur qui bat encore S'éteint un mot, le mot encore Mais dans ton cœur qui bat moins fort Ta rose est là, ta rose rouge, Ta rose croit et bouge Encore! * Armanjac | |
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lundi 3 novembre 2008, 14:39
*** NUAGES *** | |
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Les nuages s'en vont Là où le vent les pousse Qui pareil un berger Les rassemble et les mène Vers d'autres rivages Vers d'autres pâturages. Ils n'arrêtent jamais Qu'en de rares accalmies Et puis ils meurent un jour Au hasard d'une pluie Pour s'épandre brisés En gouttes de rosée. Les hommes qui les regardent Ne savent que penser Mais aucun ne prend garde En les voyant passer Et nul d'entre eux ne sait Ou même n'imagine Que pareil aux nuages S'en va leur destinée. Où les nuages vont Nous y allons aussi Et comme eux c'est un vent Qui nous y mène ainsi. Les nuages s'en vont Là où le vent les pousse Vogue, vogue petit mousse Un jour pour toi il sera temps De chanter ta chanson Tout à la fin des temps. Armanjac | |
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lundi 3 novembre 2008, 03:20
*** AU DELA DES ETOILES *** | |
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* *** Y'a t-il, au delà des étoiles Plus haut que tous les ciels Y'a t-il derrière le voile De nos réalités cruelles, faussement belles, Y'a t-il des âmes nobles qui nous cherchent? Oui, quelque part, si loin, Au-delà de l'espace et du temps Y'a t-il des êtres qui nous aiment Et dont on ne sait rien, Aux corps évanescents et glorieux de lumière Au pays des humbles et de la paix, Une céleste cité lointainement cachée Loin, très loin de notre enfer quotidien? * Y'a t-il au-delà des étoiles * Et des fausses réalités Derrière le voile, Cachée Y * Y'a t-il une ile de bonheur Que l'on cherche ailleurs qu'en soi Et qu'on n'a point trouvée? Là bas Au bout du firmament, Si loin et si près à la fois Y'a t-il celà auquel on croit, Y'a t-il cela Vraiment? *** * ArmAnjAc | |
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dimanche 2 novembre 2008, 18:28
*** Tu T'EN VAS *** | |
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Tu n'as pas eu le temps de vivre
Tu n'as pas eu le temps d'aimer Tu n'as pas eu le temps de suivre Ta liberté. Tu n'as pas eu le temps de croire A un monde meilleur Jamais le temps de voir Un bout d'ailleurs, d'ailleurs "Je m'en vais M'as tu dis, Je quitte cette vie, Cette vie de dingue Et ses hommes mauvais Avec leurs flingues." Appuies sur la seringue Et remontes le temps, Tu t'envoles en fumée Tu t'en vas en plaisir Et tu n'es animé D'aucun autre désir Que de celui d'aimer Et, libre d'apesanteur Tu t'élèves en couleurs. Il s'en va... Ne le retenez pas Il est des paradis que l'on ne connait pas, Ne le retenez pas Car il n'est plus, déjà! Armanjac | |
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dimanche 2 novembre 2008, 09:13
*** AMES AMIES *** | |
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Je t'emmènerai
Où tu n'es pas allé Tout au cœur des forêts Lorsque chante l'été. Je t'emmènerai Pour y faire des folies Tout près des grands marais Plein de ces fleurs jolies Et je te conduirai Au cœur du paradis Mon ami. Comme deux âmes réunies Alors nous seront deux Et nous serons heureux, Nous n'aurons plus qu'à vivre Et n'aurons qu'à suivre Le cours de l'onde bleue. Si parfois la pluie tombe Nous nous mettrons à nu Mélangeant nos cheveux, Si jamais la nuit tombe, Si l'heure en est venue, Nous irons tout ensemble Dormir en haut des nues. Loin du monde qui tremble Oui, je t'emmènerai Tout au cœur des fougères Toi, mon petit frère Et nous nous perdrons En cette foret d'herbes gigantesques Où nous tracerons mille et mille arabesques, Fous l'un et l'autre, ou presque Et d'un même souffle pittoresque En un même élan réunis Nous serons deux âmes amies Mon ami... Ainsi dit l'âme dans la nuit Si doucement, vraiment pas fort, Étoile au ciel qui sourit, Secrètement...En métaphores. Armanjac | |
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lundi 27 octobre 2008, 07:42
*** La Bourse ou la Vie *** (Dédié à Irène, le 5 Avril 2007) | |
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Dans ta vie qu'affole cette course
S'épuisant en vain au bonheur, Ces années qui fuient, et ces heures Passées de la vie à la bourse Misérable au chant de ton cœur, Fils d'argent, ta chevelure Que le temps te prend en voleur Embusqué là, en cet obscur, Déjà si loin de ta jeunesse Dont les images disparaissent Inexorablement et s'enfuient, Comprends tu le piège ennemi? En ce chemin sombre et opaque, Dans ce trou noir, ce cloaque Où des voleurs mauvais te crient: "Donnes tout...C'est la bourse ou la vie!" Pourtant, loin des noirceurs du monde, Loin du vacarme et des cris, Saches qu'une vie douce abonde, Cherches en ton cœur où c'est écrit. Quand le silence au fond de toi Tout doucement vient t'apaiser Écoutes alors comme une voix, Si douce, un peu comme un baiser, Et qui vient d'où, de nulle part Sinon du plus profond de toi. Ni mirage ou fruit du hasard Entends la bien, à chaque fois, Qui te dit que tu es aimée Là, tout au fond de toi-même, Sans que tu saches qui a parlé Tu comprendras comme l'on t'aime... Où s'arrête le temps, l'espace, Quand tout autour s'immobilise, Ouvres ton cœur à ce qui passe Si doucement, comme la brise. Ho! Petite âme chavirée Dans les tempêtes océanes Du gouffre inconscient bigarré De ton mortel ennui qui plane. Au fond de toi cette présence En deçà de toute violence, La Vie Vraie, là qui se cache Comme Vie Vierge Immaculée. Ecoutes, il faut que tu le saches, Au-delà des incertitudes, Comment si fort tu es aimée. Dans la nuit de ta solitude Une étoile d'Or a brillé. * Au-delà des fureurs animales Et des sanglantes arènes La Vie Vraie triomphe du mal Et se dévoile en une reine D' Amour et de beauté sereine. Ecoutes bien, au plus profond, Mais je ne dirais pas son nom Car tout au fond de ces abimes Il faut en deviner la cime Où s'arrête le temps, l'espace, Là où pur, le plomb brille en Or, Car la Vie Vraie jamais ne passe Et transmute en Feu Ardant la mort. Quand le silence au fond de toi Tout doucement vient t'apaiser... Alors ton cœur entend et voit Ce murmure qui devient clameur Et qui en toi jamais ne meurt Quand le Prince charme l'Aimée Délivrant sa vie d'un baiser... Mais encore faut-il bien choisir L'étroit chemin dissimulé En ton cœur voulant te parler, Entre vivre "Vrai" ou courir Après la Bourse ou bien la Vie. (En ce jour de Fête...particulier) à Irène...En ce monde où je l'emmène * Texte: Armanjac Interprétation: Irène Zoé/Armanjac Fond musical: "Manoir de mes rêves" (Django Reinhard) * | |
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dimanche 26 octobre 2008, 08:20
*** FRANCE DOUCE *** | |
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Ho, France douce aux beaux trains bleus
Traversant tes belles campagnes Ho, France douce aux gares de rêve Où l'on aime à rêver de cocagne De bateaux blancs sur la mer bleue De vagues douces léchant la grève. Ho, France douce aux matins clairs, D'aubes scintillantes d'étoiles, Te souviens-tu de ces trains noirs Ton ciel aux douloureux éclairs Et ces fumées formant un voile, Tous ceux qui ne voulurent savoir Pourquoi les trains bleus de la mer Devenaient trains noirs de la mort? Ho, France douce aux cœurs si sourds Aux lendemains gris et amers Les entends tu vraiment encore Ces hurlements en ton ciel lourd? Ho, France douce est-ce que tu dors Aux fourberies des noirs serpents, N'entends tu pas le chant de Vie Oublierais tu l'étoile d'Or? Ho, France douce dis, tu l'entends Ce chant fausset:"Économie...?" Veule et lugubre est sa musique, Inquiétants ses coups de tambour Chanson qui sème la panique, Ho France, n'y préfère tu l'amour? Il est temps de changer de disque, Toi qui fus France de tous les risques! Faut il vraiment que tu écoutes Ces noirs comptables ricanant Contre l'espoir, semant le doute, Ils se croient Seigneurs ces manants, Âmes damnées que ces voleurs, Funestes augures du malheur. France, on meurt de froid dans tes rues Comme mourraient aux arènes En levant leurs yeux jusqu'aux nues Les hommes simples de la Foi France on y meurt comme autrefois, Même ennemi qui les y mène... Même mépris et même haine Et même douleur aux abois, L'innocence portant la croix, Partout ces peuples en souffrance... Douce patrie, toi douce France Est-ce que vraiment, vraiment j'y crois? Ho, France douce as-tu un cœur Ou bien alors n'en as-tu guère Quand tes enfants tremblent de peur Devant l'économique guerre? Toi douce France de nos chansons Toi pays des droits au bonheur Entends ce cri que nous lançons Quand surgit en nous la colère Contre la loi de l'injustice En levant haut nos poings en l'air On ne veut plus boire au calice Jusqu'à lie ce breuvage amer. Ho, France douce de nos vacances On voudrait tant que recommencent Tes jours meilleurs aux douces grèves Où doucement l'on nage et rêve Où l'on aime à fixer le ciel Pour le rapprocher de la terre, A gouter la douceur du miel Quand les étoiles de lumière Scintillent au ciel et aux chaumières Et sourient à la paix des hommes, Ho, France douce il faut voir comme L'on regarde passer tes trains bleus De Lutèce jusqu'à Massilia Quand le vent passe en nos cheveux Et dans nos yeux brillants de rêve Sais tu la joie pure qu'il y a, Ho, France douce aux peines brèves N'est-il pas beau parfois le rêve? Alors vois-tu je rêve...je rêve! Je rêve un peu de temps en temps Que la douce France m'entend... ( ARMANJAC ) | |
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lundi 13 octobre 2008, 03:59
*** Dans le silence de SANTA-CRUZ *** (En souvenir du 22è BIMA-Section spéciale formation sous-officiers) | |
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De tout là-haut, du nid des aigles, J'apercevais si bien la mer, Et si j'étais aussi amer C'est qu'elle était bien dure la règle, Car nous étions si loin de France Dans ce décor presque sauvage, Parfois encore lorsque j'y pense Avions nous seulement du courage?
Mais le vent chaud qui soufflait fort Nous comblait d'un peu d'énergie Si près du ciel, haut dans ce fort Touchant l'astre en déclin qui rougit. Ho! Toi soleil crépusculaire En apaisant le feu de l'air Juste avant la nuit qui surgit, Tu la créais si belle, l'Algérie!
Terre de feu, de sable et de sang, Terre promise par tant d'âmes chérie, Aux mystiques dunes, pourpres versants, A t-il fallu que tant y meurent De tes enfants et de nos pères, A t-il fallu que tant d'horreur Vienne rougir ton bleu de mer Et briser tant de cœurs aimants?
Aujourd'hui ce n'était plus la guerre Mais je dois dire que par moments L'on sentait le cœur qui se serre: Quelque chose arrivait...surement, Comme nuit d'encre sans étoiles, Sournoisement, rampant, le crime Comme un oiseau de proie, malfaisant, Du haut de Santa-Cruz, des cimes.
Comme un soudain malaise, vertige En cette obscurité sans lune S'épouvantaient la mer, les dunes, Et le massacre ancien, noir vestige Horrifiant les flots, les armes Et les âmes trahies des marins, Douleur désespérée des larmes, Fantomatiquement sur Kébir
Jusqu'au petit matin, puis plus rien... Plus rien à faire, plus rien à dire. C'est ainsi que je montais la garde Dans la nuit, gardien de mes pensées, Et j'entendais alors: "Prends garde! La mort jamais ne peut suffire, Au monstre obscur rien n'est assez". La main serrée sur mon fusil,
Les nuits là-bas étaient subtiles. Au matin le chant du Muezzin Semblait magique au bleu d'azur, Quand la mer en reflets s'anime On voudrait tant que celà dure, Mais il fallait prendre les armes Et puis souffrir dans le djébel Et s'éloignait alors le charme
D'une méditerranée si belle, Et le port de Mers el Kébir Qu'on apercevait des hauteurs Semblait quelque part me dire: "Soldat, vois d'ici le malheur De ceux qui dans mes eaux sont morts, Trahis, massacrés par les leurs, Et soit donc heureux de ton sort,
Marche et te tais, et marche encore, Courbe la tête et fais silence C'est ainsi que l'on devient fort!" Et aujourd'hui encore j'y pense Pourquoi donc étais-je volontaire Au bataillon de discipline, Quel est donc c'est esprit qui anime Les pauvres hommes ordinaires
Aux vents étranges du destin? Sous le soleil cruel de plomb, Après la nuit, dès le matin, J'ai compris un peu le chemin long Qui mène au Soleil de Lumière Et la truelle du maçon Qui sait édifier la chaumière De trois en trois, de pierre en pierre,
Et puis là, sans plus de façon, L'humble demeure ou bien le fort. De trois en six, et neuf en douze J'ai compris pourquoi de Santa-Cruz J'aimais tant voir, d'en haut, le port Au vol gracieux des goélands, J'aimais tant voir la mer si bleue, Ses petits bateaux oscillants
Et le vent doux dans mes cheveux... Oui, j'ai compris qu'à Sainte-Croix Le temps vraiment s'arrêtait là, Là-haut sur la très haute cime Dans ce vieux Fort des Templiers, Entre le bonheur et le crime Où nos destins étaient liés; M'est venue alors cette Foi
Qu'ainsi le plomb fusionne en Or: Être heureux, souvent, de son sort! Dans le creuset git le trésor Bien caché aux yeux pernicieux. Dans ce silence bien précieux, Ho oui, dans ce grand vide là J'ai appris à dire: "Inch'Allah...!" Invisible... et silencieux.
Armanjac
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samedi 4 octobre 2008, 11:48
*** HERBE MAUVAISE *** (D'après une magnifique et étrange peinture de Alain BLONDEL) | |
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On croirait l'âme d'une fleur
Un peu penchée, légèrement, Fragile et blanchâtre lueur, Comme en la pieuse révérence D'un tout petit Ange charmant Au corps diaphane, en transparence. Serait-ce donc qu'un végétal Puisse sembler aussi humain Et survivre au-delà du mal Mais comment comprendre celà? Regardez! On dirait des mains Lumineuses qui s'ouvriraient là Et deux bras ouverts qui se tendent, Tête penchée, comme accueillant D'un sourire celui qui regarde. Mais attention, prenez y garde! Regardez, mais regardez bien, Surtout que votre cœur entende Ce petit chant léger, gazouillant, Presque inaudible, sauf aux enfants, Comme venu d'ailleurs, si touchant... Mais pour ceux qui n'y verraient rien Qu'une banale herbe mauvaise, Fantaisie légère de pinceau, Extravagance quelque peu niaise Et qui ne sauraient point entendre, Hé bien ceux-là seraient des sots Aux apparences se laissant prendre, Ignorant l'Artiste inspiré D'un monde caché au-delà Du voile, comme un rideau tiré, Car l'herbe étrange que voilà S'est fait messagère d'Au-delà. Herbe mauvaise ou bien Être Ange? Qu'on me dise qui le saura, Bien imprudent qui en rira... Probablement. Armanjac | |
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jeudi 2 octobre 2008, 11:53
*** SOUFFLE d'AUTOMNE *** | |
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Et voici que vient l'automne
Déjà! grands dieux, comme le temps passe Moi chaque fois celà m'étonne Que nos années ainsi s'espacent Au rythme inflexible du temps. On croirait même qu'il s'accélère Serait-il possible? Et pourtant... Levez un peu la tête en l'air, Ne voyez vous pas, c'est étrange, Ces feuilles rousses qui frissonnent? Si la nature cachait un Ange A la trompette qui résonne? Chacun de nous poursuit le cycle Inexorable des saisons, Le jus rouge du raisin qui gicle, larmes des Âmes en prison Comme le sang vif qui s'écoule, Ainsi nos vies roulent et roulent De nos printemps jusqu'aux automnes, Qui donc à ce point s'en étonne? Ho! Travailleur, bête de somme, Ainsi vient le temps des vendanges Pour trancher la tige et la grappe Sais tu que déjà nous y sommes? Qui comprendra le son de l'Ange A l'aube claire de ces Agapes... Et le Souffle des chansons d'Automne? Armanjac | |
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